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16 DÉCEMBRE 2017

VERBATIM DE  L’ÉMISSION des FAITS MAUDITS

« LES INCROYABLES EXPÉRIENCES DE MADELEINE »

Avec Jean Casault et Joane Bérubé

Voici le lien vers l'émission elle-même.

 

Il est interdit de reproduire cet article en le modifiant. Seul le lien URL peut-être partagé.

Voilà sans aucun doute, l’un des dossiers d’enlèvements les plus remarquables qu’il m’a a été donné d’explorer. Nous sommes en 1997. Ce jour-là, je reçois la longue lettre d’une certaine Madeleine qui cherche à comprendre si les rêves de sa petite fille Julie, 8 ans signifient quelque chose qui pourrait être en rapport avec mes recherches. Le ton de sa lettre démontre qu’on a affaire à une mère particulièrement inquiète.

Tout au cours de cette émission, je vais rapporter les propos et les écrits exacts de Madeleine, sans les corriger le afin d’en respecter le plus possible l’intégralité. Je remercie donc vivement avec toute ma gratitude  Joane Bérubé  qui a accepté de prêter sa voix et son talent pour jouer le rôle de Madeleine .  

Mais avant de rapporter ce qui s’est produit je vais revenir en arrière alors que Madeleine ne sait rien encore de ce qui l’attend.

Toute la famille y est ! Madeleine, son frère, les sœurs, les autres frères et les parents. Dans le grand chalet, le feu du poêle crépite et on frissonne à l'idée d'avoir passé une longue journée de ski de fond au froid. Les conversations vont bon train et comme c'est souvent le cas en famille, on évoque des souvenirs. Roger, le frère de Madeleine, repasse dans sa tête les endroits où toute la famille a vécu et Dieu sait s'il y en a eu des déménagements de toutes sortes. On rit, on s'amuse et pendant ce temps, Madeleine et ses sœurs s'activent dans la cuisine en écoutant distraitement, on sait ben, les réparties comiques de l'un et de l'autre.

Mais là  Roger change un peu de ton et de conversation en ramenant à la surface, l'époque où ils vivaient sur la rue Beechwood à Vanier, en Ontario, tout juste en face de la portion québécoise de l’Outaouais. « Moi ce qui m 'achale quand je repense à cette maison-là, c 'est le maudit rêve pas possible que j’ai fait là. Pis on rit pas, j'avais 10 ans bon yeu, pis je décroche pas, ça me revient  souvent. »

Madeleine tend l'oreille. Ce n'est pas souvent qu'elle entend parler son frère de la sorte, il n'est pas du genre à raconter ses rêves. Elle est curieuse et s’approche pour entendre la suite. « Je me suis réveillé dans la nuit parce que du monde drillait  ça se peux-tu ? Là, je regarde dehors, pis ces 3 ou 4 gars tout en blanc, ils sont là en train de driller quand d'un coup… »

« ...Roger ? »

C'est Madeleine qui vient de surgir dans le salon, un couteau à éplucher dans les mains. Elle regarde son frère le plus sérieusement du monde, s'assis sur un tabouret et lui dit aussitôt. « Roger, tu vas me dire que d'un coup, ils se sont retournés pour regarder dans la même direction. »

Roger ne parle plus, il devient blanc comme un linge, repose son verre et ne comprend pas. Comment se fait-il que sa sœur aînée puisse savoir ce qui s'est passé dans son rêve, son rêve à lui, qu'il n'arrive pas à oublier presque vingt ans plus tard et qu'il raconte pour la première fois à la famille.

Madeleine lui explique alors : « Roger, ce n'est pas un rêve que tu as fait, Ghislaine (leur sœur) et moi étions dans notre chambre cette nuit-là et nous aussi on s'est fait réveiller par un bruit de jack hammer et il y avait des hommes dehors, tout en blanc, de la tête aux pieds, ils étaient cinq. Ghislaine pleurait, elle voulait rien savoir. » Roger n'est pas certain s'il veut entendre la suite. Cela ne lui plaît pas du tout, un malaise s’installe et c’est d’un ton frustré et agressif qu’il balaie d’un revers de main l’explication de Madeleine et met un terme à l’histoire, en changeant de sujet.

Cette petite réunion de famille, très révélatrice pour Madeleine, s'achèvera avec un énorme point d'interrogation. C’est l'aboutissement d'un questionnement vieux de vingt ans. Il y avait donc un troisième témoin ! continuera-t’elle de penser, malgré les objections de son frère. Mais qui étaient ces hommes en blanc ? D'autres épisodes dans l'adolescence de Madeleine sont extrêmement troublants mais là pour le moment ce n’est pas d’elle qu’il est question, elle commence à s'inquiéter sérieusement des propos de sa propre fille de 8 ans, Julie.

Madeleine est devenue membre du CEIPI , l’organisation ufologiste que je dirigeais depuis quelques mois à l’époque où je demeurais dans la région d’Ottawa Hull.  Je ne sais rien d’elle encore à ce moment. Elle assiste aux rencontres et demeure assise calmement sans poser de questions. Elle attend. Peut-être un jour, quelqu'un va raconter une histoire comme la sienne. C'est alors que ce vendredi-là, l'invité de la soirée mensuelle est Pierre Caron, un hypnologue de la région de Montréal, intéressé par mes travaux. Elle écoute attentivement ce qu'il dit. Il parle d'enfants qui ont vécu des épisodes qui ressemblent à ce que sa fille épouvantée lui raconte. Après la soirée, elle le rencontre. Pendant ce temps-là, l'enquêteur Denis Marquis du CEIPI a mis sur pied une collecte de données en incitant toute personne présente ayant fait une observation, même anodine, à se rapporter aux enquêteurs sur place. Madeleine se dit que le moment est venu de déballer son sac.

Elle donne ses coordonnées à Denis avec une mise en garde : « Mon mari n'est pas très chaud sur ce genre d'histoire, je voudrais demeurer discrète, appelez-moi au travail s'il vous plaît ».

Le coordonnateur des enquêtes du CEIPI, Richard Guilbeault et Denis Marquis rencontrent Madeleine. Les discussions vont bon train. Il est alors décidé que Julie sa fille, ne subira pas de sessions d’hypnose. « J'ai trop peur »  dira Madeleine, « Julie dit que ce sont des rêves et j'essaie de lui dire qu’il n'y a rien là, que personne ne veut l'emmener dans le ciel, que ces hommes-là  n'existent pas et en plus, mon mari devient très agressif lorsque je lui dis qu'il faudrait peut-être en savoir plus long. Ce sont des maudits cauchemars, point final ! »

Toutefois, après avoir entendu l’histoire du chalet et du rêve présumé de son frère, il est décidé que je pourrais procéder à une régression hypnotique avec Madeleine et explorer l'épisode des hommes en blanc. À ce moment, j’ignore tout de l'histoire, mais accepte de recevoir Madeleine et Roger. Voici ce qui en est ressorti.

Madeleine et Roger sont assis avec moi, en présence d'Hélène Dupont ma compagne 

dont la formation professionnelle d’analyste lui donne cette capacité d’intégrer froidement toutes données avec une rigueur déconcertante, faisant d’elle un critique extrêmement apprécié. Richard Guilbeault est également présent. Madeleine m'explique alors qu'elle veut comprendre ce premier épisode au cours duquel elle a été réveillée par des sons de marteau-piqueur. J'apprends alors ce qui s'est passé durant la rencontre familiale après l’excursion de ski de fond. Roger écoute tout ce qui se dit mais il est plus distant, il se cale dans son fauteuil et ne parle pas. Il donne l’impression d’avoir été forcé de se déplacer ici et préférerait être à des années-lumières de ce bureau. Interrogé sur ce point, il répond un peu trop rapidement « Moi je dis que c'est un rêve, ça peut pas être autre chose. » Par contre, il est incapable d'expliquer comment il est possible que ses deux sœurs aient vécu le même rêve que le sien, la même nuit !

Certains chercheurs vont alors proposer le transfert inconscient de données. Cela signifie que Roger, plus jeune, aurait raconté son rêve à ses sœurs, qui l'auraient oublié pour ensuite le rapatrier dans leurs propres souvenirs, comme un événement vécu. Sur ce point, Roger admet n’avoir aucun souvenir d’en avoir parlé avant cette rencontre au Chalet mais il ne peut le jurer. Ce phénomène, qui à la rigueur peut expliquer comment un rêve paraît être plus tard une réalité est la cryptomnésie. Mais ici, cela ne s’applique aucunement puisque Roger, Ghislaine et Madeleine auraient tous fait le même rêve ce qui est impossible. Quant à l’idée qu’un rêve raconté puisse à la longue, devenir une réalité, elle ne tient pas la route. Ce genre de situation a même été proposé pour expliquer vainement le cas de Betty et Barney Hill et on a essayé ca avec moi aussi pour mes Vols de nuit. . Dans le cas de Madeleine, Ghislaine et Roger, cela est impossible également

compte tenu du transfert identique de données à deux personnes et non une seule. Déjà que ce transfert inconscient de données est très hypothétique, les spécialistes s’entendent à dire qu’il faudrait un contexte émotionnel très puissant et surtout maintes fois renouvelé, pour qu’un rêve raconté devienne une réalité pour deux personnes Bref la fameuse technique dite du lavage de cerveau qui aurait été pratiqué par les nords-coréens durant la guerre de 1950. Ce contexte et ces circonstances n’ont jamais existés et sur ce

point, Roger reconnaît finalement que ce rêve n’a été raconté qu’une seule fois, au chalet.

PAUSE

Madeleine aura vécu trois épisodes importants.

1. Les hommes en blanc qui font du marteau-piqueur en pleine nuit, sur une rue peu achalandée du centre-ville de Vanier en Ontario.

2. Une gigantesque lumière en plein bois alors que Madeleine, âgée de 14 ans, dort dans une cabane dans les arbres.

3. Un mystérieux objet qui se pose sur la voiture d'un ami causant une panique folle chez ce dernier et un calme profond chez elle.

Voici donc la retranscription exacte de l'hypno-analyse pratiquée le 18 janvier 1997, dans nos bureaux du CEIPI à Hull. Une fois de plus mes remerciements vont à XXX pour son interprétation de Madeleine, cette dernière ne voulant plus revenir sur ces évènements malgré toutes mes supplications.

Dans ce premier épisode, Madeleine n'a que très peu de souvenirs : cinq hommes en blanc, qu'elle n'arrive pas à décrire, travaillent avec un marteau-piqueur et soudainement 

pointent leur regard dans la même direction. Puis, un des hommes se retourne et la regarde. Elle ne voit pas son visage. C'est alors qu'une auto passe, les hommes disparaissent mais la lumière vive qui les entoure demeure. C'est tout. Il est impératif que j’aille voir ce qui se cache dans sa mémoire mais avec prudence. J’ai appris toutes mes techniques de professionnels de l’hypnose psychanalyste et psychologue en psychiatrie générale. Le docteur Paul Labrie de Québec et le docteur Howard Schacter de Nepean en Ontario, près d’Ottawa un collègue du docteur John Mack. J’avais été suivre aussi un week-end dans un séminaire d’hypnose dans les années 80 à Montréal. Cela dit je n’ai pas de diplômes et je n’en ai pas besoin puisque je ne pratique jamais de séances à des thérapeutiques ou autres, ce qui de toute façon me serait désormais interdit en vertu de la Loi 22 si j’ai bonne mémoire.

Voyons la suite. L’induction d’une transe légère suffit à permettre au sujet de se concentrer sur ses souvenirs et graduellement, le praticien maintient le focus sur ce que décrit le sujet. En aucune manière, le praticien ne doit orienter le sujet sur la suite de l’histoire, même si elle lui est déjà partiellement connue. Je fais l’innoncent en d,autres termes. Je  pose des questions, au fur et à mesure que se déroule l’histoire sur un ton neutre, en ne manifestant aucune inflexion de voix qui puisse être interprétée par le sujet comme une approbation ou une désapprobation ou même une surprise. Je dois être neutre, terne, plate à entendre comme les animateurs de nuit autrement dit. Dans les cas précis de régressions sur une expérience d’enlèvement, le praticien ne doit jamais utiliser un vocabulaire suggestif et doit attendre que le sujet lui-même, parle de vaisseaux, d’êtres ou de créatures. Encore une fois, aucune inflexion de voix ne doit trahir les sentiments

personnels du praticien et si des parents ou amis sont présents, ils doivent maintenir un silence sépulcral et s‘abstenir de toute manifestation quelconque.  La seule occasion où le praticien effectue une suggestion directe est au départ, pour situer le sujet sur un aspect qu’il a évoqué, avant la régression. Dans ce cas-ci, , tu es couchée c’est la nuit et là tu  entend le bruit de ce qui te fait penser à un marteau-piqueur. Tous les échanges que vous entendrez au cours de cette reproduction radiophonique ont été retranscrits mot pour mot, sans aucune altération, à partir de l’enregistrement original des sessions d’hypnose. Oui si vous allez dire j’aurais pu utiliser celles-ci, mais je n’ai pas l’autorisation de le faire, Madeleine m’ayant demandé ma parole que jamais on entendrait sa voix en public et 20 ans plus tard, je respecte ca et je vais le faire  encore 20 ans.

Allons-y.

CASAULT: Tu dors dans ta chambre avec Ghislaine, tu as douze ans, tu demeures sur la rue Beechwood à Vanier, c'est alors qu'un bruit te réveille. Quel est ce bruit Madeleine ?

MADELEINE : Y a quelqu'un qui drille dehors !

CASAULT: Qui drille ? Qu'est-ce que tu veux dire par-là  ?

MADELEINE: Ben... avec un jack hammer. Je veux  aller voir.

CASAULT: Qu'est-ce que tu fais pour aller voir ?

MADELEINE: Je vais à la fenêtre.

CASAULT: As-tu peur ?

MADELEINE: Non, je suis curieuse.

CASAULT: La fenêtre est-elle ouverte ou fermée ?

MADELEINE: Elle est ouverte, c'est l'été, il fait chaud.

CASAULT: Qu'est-ce que tu vois ?

MADELEINE: Il y a des hommes, ils ont... ils ont un chapeau, un drôle de

chapeau...

CASAULT: Pourquoi dis-tu un drôle de chapeau ?

MADELEINE: Parce que c'est pas comme un chapeau de construction...

CASAULT: C'est pas des gars de construction ?

MADELEINE: Non, ils sont différents. Ils ont... je ne sais pas... c'est bizarre. Je ne peux pas dire, ils ont quelque chose qui clique pas...

CASAULT: Ce sont des enfants ou des adultes ?

MADELEINE: Des hommes, ce sont des hommes, mais j'ai de la misère à voir...

Je renforce alors sa mémoire, en lui faisant geler l'image. Son inconscient a enregistré des images oubliées et cette technique permet de les ramener à la surface.

MADELEINE: Ce sont leurs yeux...

CASAULT: Qu'est-ce qu'ils ont leurs yeux?

MADELEINE: Ils sont renfoncés...

CASAULT: Dis-moi Madeleine, ces hommes-là, ils sont proches ou loin de la fenêtre ?

MADELEINE: Ils sont proches, à une dizaine de pieds.

CASAULT: Alors tu les vois bien ?

MADELEINE: Oui mais ils sont de côté, je ne les vois pas de face.

CASAULT: De quelle couleur sont leurs vêtements ?

MADELEINE: Oh, c 'est blanc, tout est blanc, leurs mains sont blanches...

CASAULT: Vois-tu leurs pieds ?

MADELEINE: Non...

CASAULT : Est-ce qu'ils ont des bottes ?

(J'essaie intentionnellement de tromper Madeleine en la ramenant à la possible explication des travailleurs de la construction.)

MADELEINE: Non je ne vois pas leurs pieds, il y a trop de lumière, ils ont des jambes mais...

CASAULT: D'où vient cette lumière…d'en haut ? ( Je dirige le sujet une fois de plus intentionnellement pour vérifier sa résistance aux suggestions imposées. C'est une pratique courante dans la mesure ou l'opérateur l'indique clairement, comme c'est le cas actuellement. )

MADELEINE: Non elle ne vient pas de nulle part, c'est d'eux autres qu'elle vient... celui qui drille...

CASAULT: II drille avec quoi ?

MADELEINE: Un jack hammer ?

CASAULT: Tu as déjà vu un jack hammer?

MADELEINE: Oui.

CASAULT: Et c'est la même chose...

MADELEINE: Non, c'est pas pareil, ça fait le même bruit mais, il est plus long, plus pointu et plus gros.

CASAULT : Quelle couleur il a ?

MADELEINE: Blanc comme tout le reste...

CASAULT : Alors tout est blanc ?

. Oui, sauf les yeux...

CASAULT : Qu'ont-ils les yeux ?

MADELEINE: Ils sont noirs... renfoncés, je ne sais pas... ils regardent la même affaire, ils pointent...

CASAULT : Combien sont-ils ? Compte-les!

MADELEINE: Ils sont cinq. (Elle compte et ses yeux indiquent un REM (rapid eye mouvement.}

CASAULT : Ils sont tous de la même grandeur ?

MADELEINE: Non, celui qui drille est plus petit que les autres.

CASAULT : Est-ce qu'il y a un chef là -dedans?

MADELEINE: Y'en a un qui pointe vers en avant, vers le haut... (Madeleine revient d'elle-même au point précis où elle était rendue au moment où je l'ai interrompu. Elle ignore ma question.)

CASAULT : Qu'est-ce qu'il y a  ?

MADELEINE: Je ne sais pas.. Y'en a un qui me regarde.

CASAULT : As-tu peur ?

MADELEINE: Oui. (Elle se crispe légèrement.)

CASAULT : Et Ghislaine ?

MADELEINE: Oh, Ghislaine elle a peur, elle pleure, elle est retournée dans son lit dès qu'elle a vu les hommes. Elle ne veut pas revenir à la fenêtre mais moi je veux qu 'elle reste avec moi. Celui qui me regarde, y'é pas comme les autres.

CASAULT : Qu'a-t-il de différent ?

MADELEINE: Son visage... son visage est différent, ses yeux sont différents, sont pas renfoncés comme les autres, ils brillent, on dirait qu 'il y a une lueur dedans... il veut venir me chercher... y'en a un qui met sa main sur son épaule et dit que non. Ghislaine est avec moi... y'a une auto qui va passer et Ghislaine me dit : Regarde, avec l'auto ils vont s'en aller...

CASAULT : Ils sont dans le milieu de la rue?

MADELEINE: Non, ils sont justes à côté de la maison. Ils sont partis.

CASAULT : Je ne comprends pas !

MADELEINE: Quand l'auto a passé, ils ont disparus, c'est fini... je ne les vois plus.

CASAULT : Est-ce qu'ils sont revenus plus tard ?

MADELEINE: J'entends encore le bruit, ils sont là mais, je ne les vois plus.

CASAULT : Le même bruit ?

MADELEINE: Oui la drille... Ghislaine est allée se recoucher... elle a peur encore...

Je fais avancer Madeleine dans le temps, quelques minutes. En pré-entrevue elle affirmait être simplement aller se recoucher, sans plus.

MADELEINE: II me regarde... il est assis sur le bord de la fenêtre...

CASAULT : Qui est assis sur le bord de la fenêtre ?

MADELEINE: Lui...

CASAULT : Reviens en arrière Madeleine, reviens au moment où l'un des hommes te regardait directement.

MADELEINE: (Après quelques secondes) il me regarde, il veut venir me chercher et l'autre dit non.

CASAULT: II a parlé?

MADELEINE: Non, mais je sais qu 'il veut venir me chercher, mais l'autre ne veut pas, il met la main sur son épaule et l'auto passe.. :

CASAULT: Ils n'ont jamais parlé ?

MADELEINE: Non. Je ne les entends pas mais je sais qu 'ils se parlent.

CASAULT: Sont-ils revenus ?

(En théorie, Madeleine devrait revenir par elle-même à l'épisode de l'homme assis sur la fenêtre. J'attends simplement qu'elle le dise à nouveau sans que j'aie à lui rappeler ce détail. )

MADELEINE: Ils sont là, j'ai une couverte sur la tête, mais ils sont là, il est assis sur la fenêtre...

CASAULT: Qu'est-ce qu'il fait là ?

MADELEINE: il veut venir me chercher.

CASAULT: Tu le vois bien ?

MADELEINE: Non, j'ai les yeux fermés ben tight, Ghislaine dort, elle ne veut pas se réveiller.

CASAULT: As-tu peur ?

MADELEINE: Un peu, je sais qu 'il est là, il est juste à côté de moi...

Figure 1

CASAULT: Est-ce qu'il te touche ?

MADELEINE: Non...

CASAULT: II te parle ?

MADELEINE: Non… il faut que j'oublie...

CASAULT: Pourquoi ?

MADELEINE: II faut que j'oublie...

CASAULT: Qui a dit ça ?

MADELEINE: Il le faut, faut que j 'oublie... il faut que j'oublie tout ça. (Longue pause) Il est parti, là. Il n 'est plus là. Il est parti...

CASAULT: Et le bruit ?

MADELEINE: C'est fini...

Pour Madeleine, le moment le plus poignant fut lorsqu'un des hommes l'a regardé directement. Elle a tenté de le dessiner mais peine perdue, Madeleine n'a pas ce talent en elle. On a donc passé au crible toutes les illustrations possibles et inimaginables dans mes filières C'est avec conviction, et pointant du doigt fermement cette image, que Madeleine a déterminé qu'il s'agissait là de son homme en blanc, en peinture. Assez curieusement, il s'agit d'une image considérée par Whitley Strieber comme étant la seule photographie authentique jamais produite.  Je vais mettre cette photo sur le  site avec le podcast de l’émission.

Madeleine vient de terminer cette curieuse histoire au cours de laquelle des hommes tout en blanc utilisant un marteau-piqueur, l’ont éveillée en pleine nuit, elle, sa sœur, et sans qu’elles ne s’en doutent, leur frère Roger. À ce point-ci de la régression, j’ai entamé le deuxième épisode et dont la trame se résume à ceci. À l’âge de 14 ans, Madeleine, sa sœur Ghislaine et une de leurs amies, ont décidé de passer la nuit dans une cabane de p’tits gars, à environ une centaine de pieds de leur chalet. C’est l’envie de soulager un besoin naturel qui a forcé  Madeleine à s’éveiller. Elle a alors constaté la présence d’une très puissante lumière devant elle. Intriguée, mais pas effrayée, elle raconte l’événement comme s’il était à la fois tout à fait normal et terrifiant. Il est difficile de soupeser l’émotion réelle qui se dégage de cette session. En fait, Madeleine semble considérer cette lumière comme faisant partie de son environnement, sauf que simultanément elle est intriguée et inquiète.

Après quelques instants des visages se forment dans la lumière et à ce moment elle affirme : “C’est juste un rêve, il faut que je me réveille, c’est juste un rêve.” Puis, elle constate qu’elle est couchée sur cette lumière. Finalement, cette dernière semble se reformer pour s’éloigner et à son grand étonnement, Madeleine note que même couchée, elle suit la lumière. Inquiète, elle tente de réveiller sa sœur mais elle n’y est plus. La cabane est très petite et loge à peine les trois jeunes filles. Madeleine ne comprend pas qu’en étendant ses bras, elle ne touche personne et dit alors : « Je suis dans les airs, faut que ce soit ça, je suis dans la lumière, dans les airs. »

Malheureusement La régression n’apportera rien de nouveau. Il est important toutefois de mentionner que la perception des visages ne faisait pas partie des informations reçues avant la session sous hypnose.

Le troisième épisode est difficile à situer dans le temps et Madeleine, malgré tous mes efforts, n’arrive pas à se rappeler le nom du jeune homme qui l’accompagnait Comme elle me l’a dit avec un haussement d’épaules c’était juste une date d’un soir. alors qu’elle avait entre 14 et 16 ans.

Voici la retranscription intégrale de la régression hypnotique. Dès le départ, elle se plaint

CASAULT: Qu’est-ce qui joue trop fort dis-tu ?

MADELEINE: La radio, elle est pas sur le poste, elle joue trop fort et les lumières de l’auto sont parties folles,  pis lui il essai juste d’avoir sa musique.

CASAULT: C’est le soir ou le jour ?

MADELEINE: Le soir... c’est bizarre, les lumières sont folles, allument, éteignent, faut que je regarde... faut que je regarde dehors au-dessus de l’auto...

CASAULT: Qu’est-ce qu’il y a au-dessus de l’auto ?

MADELEINE: Je sais pas... c’est gros par exemple.

CASAULT: La voiture est en marche ?

MADELEINE: Non, on a arrêté...

CASAULT: Où es-tu ?

MADELEINE: En ville, dans une petite rue... c’est gros... y’a plein de lumières après ça...

CASAULT: Quelle forme ce ça a t’il ?

MADELEINE: Je sais pas, je la vois de coté c’t’affaire-là, c’est gros, ça dépasse l’auto...

CASAULT: Combien de lumières ?

MADELEINE: Ben des lumières, des grosses lumières. Ah ! Yé donc ben fatigant lui !

CASAULT: Qui lui ?

MADELEINE: Le gars avec moi, y’arrête pas de zigonner avec sa radio, yé en train de capoter... l’affaire est collée sur le toit, ça dépasse.

CASAULT: Le gars ne voit rien ?

MADELEINE: Il regarde pas, il fait juste essayer d’arranger sa musique... ooooooh !

CASAULT: Qu’est-ce qui se passe ?

MADELEINE: C’est parti ben raide pis ça revient, ça revient sur nous autres ça va nous écraser... bon là, il l’a vu, j’y ai dis : regarde!, pis là, il l’a vu, pis là, il crie, il veut se cacher... madeleine a un ton paniqué

Longue pause.

MADELEINE: Ça me regarde, ça me regarde pis y’a une ombre... yé assis...

CASAULT: Qui est assis ?

MADELEINE: L’ombre, le visage, sur la pointe de l’affaire...

CASAULT: La pointe ? Quelle pointe ?

MADELEINE: C’est ovale, pis au bout c’est comme pointu pis yé assis là... le gars avec moi essaie de prendre son batte de base-ball en arrière, il crie comme un fou.

CASAULT: Il a peur ?

MADELEINE: Oh oui y’a peur.  Il dit qu’il faut se cacher.

CASAULT: Et toi, as-tu peur ?

MADELEINE: Non, pas vraiment.

CASAULT: Parle-moi de la voiture dans laquelle tu es.

MADELEINE : C’t’une vieille bagnole ( elle change de sujet et revient à l’être devant elle)... ça me regarde... pis, il me fait des signes.

(Madeleine est tenace et se moque complètement de la voiture, elle est fascinée davantage par l’être assis)

CASAULT: Qui ça ?

MADELEINE: L’homme assis, il me fait des signes comme ça (sa main baisse doucement à l’horizontale.)

CASAULT: Tu vois bien ses yeux ?

MADELEINE: Non.

CASAULT: Il a l’air comment, gentil ou méchant ?

MADELEINE: Oh pas méchant...

CASAULT: Comment est-il habillé ?

MADELEINE: Tout est blanc.

CASAULT: Parle-moi de sa main.

MADELEINE: C’est comme une mitaine, un gant...

CASAULT: Et son visage ?

MADELEINE: Le gars est après devenir fou, il crie, j’y dis qu’il veut juste nous saluer... faut que je regarde... je suis toute relaxe.

Par la suite, Madeleine explique qu’au retour à l’appartement du jeune homme, celui-ci l’a chassée vivement de chez-lui en criant et manifestant visiblement de la peur. Il plaçait ses mains devant lui et lui disait de s’en aller et qu’il n’irait pas la reconduire. Parions que si l’événement s’est produit tel que raconté, il y a quelque part un type dans la cinquantaine qui a une histoire de fou avec une cinglée dans son auto et des objets immenses au-dessus de sa voiture !!!

C’est alors que j’ai décidé de ramener Madeleine tranquillement à l’état normal. À mi-chemin, elle s’est mise à résister aux suggestions de retour et poursuivit son récit. Lorsque le sujet agit de la sorte, le praticien doit simplement laisser les choses aller, puis plus tard, reprendre la phase de sortie. C’est peut-être ce genre de situations qui a fait naître le mythe qu’on risque de ne jamais se réveiller de l’hypnose.. C,est alors qu’elle crie presque :

MADELEINE: Non... la lumière... la lumière...

CASAULT: Quelle lumière ?

MADELEINE: La lumière, elle me frappe.

CASAULT: Continue, où es-tu ?

MADELEINE: Avec le visage... dans un grand passage et la lumière est au bout...

Très souvent le sujet peut soudainement cesser de voir le déroulement d’une situation et parce qu’il y a un lien sans doute va passer à une autre avec très peu de transition. Je le sais ça, alors je ne sais pas si elle est encore avec le gars dans l’appart ou si elle a changé non seulement de lieu mais d’époque, parce que le sujet vit intensément ces sessions il est pas là pour s’arrêter en plein milieu et dire : Bon là on est à tel endroit c’est tel date. Elle y va, elle fonce et le praticien doit lui faire les manœuvres pour récupérer ces données sans interférer avec le récit.

CASAULT: Tu es dans le passage de l’appartement du gars ?

MADELEINE: Non. (Madeleine répond sèchement, elle a peur de quelque chose.

CASAULT: Est-ce qu’il y a des portes ?

MADELEINE: Non... y’a une lumière au bout, je ne veux pas y aller.

CASAULT: Pourquoi irais-tu, es-tu seule ?

MADELEINE: Oui, je suis seule.

CASAULT: Alors pourquoi y aller ?

MADELEINE: Il faut que j’y aille mais je ne veux pas... y’a du monde là, ils sont debout.

CASAULT: Combien sont-ils ?

MADELEINE: Trois.

CASAULT: Décrit-les moi.

MADELEINE: Je vois juste des silhouettes dans la lumière... ils sont grands.

CASAULT: Es-tu entrée ?

MADELEINE: Y’a quelque chose de rond là... c’est rond, avec des lumières, ça allume,

ça ferme... il faut que j’y aille.

La session se met à tourner en rond avec la même réplique “il faut que j’y aille mais je veux pas” et une obsession avec ce passage. La session s’est terminée et Madeleine a simplement demandé de quitter mon bureau pour se retrouver seule et penser à tout cela. Elle était ébranlée. On a pris un café, parler de choses et d’autres, des banalités et par la suite, on a  jugé qu’elle était en mesure de conduire seule jusqu’à sa résidence.

Voici l’intégral d’une lettre reçue à peine quelques jours après la régression. Les commentaires que je vais faire n’ont jamais été envoyés à Madeleine.   

PAUSE

Bonjour Jean,

J’ai décidé de t’écrire afin de partager avec toi ce que je ressens et subit depuis la session d’hypnose que j’ai eue avec toi.

J’aimerais mettre une chose au clair avant que tu débutes cette lecture, je n’attends absolument rien de toi sinon de la compréhension envers tout ce qui se passe. J’ai pensé exprimer mes sentiments sur papier, cela me semblait plus facile que d’en parler. À chaque fois que je parle de ceci et même en ce moment, je tremble en dedans et je n’aime pas ça. ( C’est un bon point pour elle. Les expérienceurs qui découvrent par hypnose ce qui leur est arrivé et qui ne se questionnent pas, sont toujours un peu suspects. )

 

Au début de la session, j’étais convaincue que je n’étais pas hypnotisée, que je répétais tout simplement les souvenirs que j’ai toujours gardés mais pourtant, je visualisais bien ce que tu me disais comme si c’était en avant de moi. (Madeleine fait allusion ici aux images suggérées durant la phase d’induction. Ces images sont neutres et suggèrent simplement un état de relaxation. Elles peuvent être associées à la visite d’une grande

maison familière, à une plage ou à une sensation quelconque. Autre point, certains confondent hypnose avec sommeil, ce qui est faux, l’hypnose n’est rien d’autre qu’une série de suggestions visant à placer le sujet dans un état réceptif à ses propres images. Comme vous avez pu le constater dans la session intégralement présentée précédemment, aucune suggestion autre n’a été formulée.) Mais lorsque que j’ai vu le regard, les ombrages dans la lumière et le fameux passage avec une table au bout où il y avait trois silhouettes ; cela m’a troublé énormément. Il y avait quelque chose qui semblait me retenir sous l’effet hypnotique à vouloir voir et savoir ce qui était là et même je peux dire que mon désir de vouloir rester était si immense que je ne comprends pas comment tu as fait pour m’en sortir. Je ne voulais pas, je voulais y rester. La session m’a vraiment comblée mais en même temps troublée plus que jamais. Encore aujourd’hui, je me dis c’est arrivé à MOI ? ( Une fois de plus elle démontre l’attitude qu’on attend chez l’expérienceur.)

 

Comme je t’avais expliqué, je n’ai jamais compris pourquoi j’ai toujours eu l’obsession de l’ufologie. Mais maintenant plus que jamais, c’est pire. C’est comme s’il y a quelque chose que je dois savoir. Est-ce normal de penser comme ça ? ( C’est l’œuf ou la poule. Les dénigreurs diront que son obsession pour l’ufologie l’a conduite à fabriquer ces images, alors que j’affirme l’inverse ; ce qu’elle a vécu en partie avec son frère et sa sœur, sont à la source de son obsession.)

La semaine qui a suivi la session, j’avais des flashes comme c’est pas croyable. Partout où j’étais, même au travail pendant que je travaillais sur l’ordinateur, quand je descendais l’escalier, quand je regardais la télé... J’étais troublée par ceci et je me

demandais alors, « Qu’est-ce qu’il a fait ce Casault à ma tête ? » Je me sentais tout à

coup, seule au monde. Pourquoi ? Il y a pourtant plusieurs gens qui ont subi la même chose et ça j’en suis convaincue. J’avais besoin d’en parler. J’ai eu la tentation de te téléphoner mais par la suite j’ai changé d’idée en me disant que tu étais un homme occupé et que j’étais tout simplement un CAS parmi d’autres et que c’était très personnel, que tu ne voudrais pas être achalé avec ça. Ai-je eu tort?

( Tous les enlevés sont unanimes sur ce point. Il n’existe aucun groupe de support permanent pour eux. Ils sont seuls au monde et se sentent rejetés et humiliés lorsqu’ils ont l’audace de s’ouvrir, d’où l’extrême rareté des récits disponibles, notamment ici au Québec. Et oui elle avait tort, elle aurait pu me joindre sans problème.) J’ai donc décidé d’en parler à mes collègues de travail. Quelle erreur ! J’ai été ridiculisée et fait passer pour une folle! C’est la sensation que j’ai reçue d’eux, même s’ils semblaient m’écouter avec fascination. J’ai donc décidé de ne plus en parler et d’en discuter avec mes sœurs. Mais avec mes sœurs, j’ai eu le même feeling. N’est-ce pas fou ! Pourtant, elles m’écoutaient et ne riaient pas du tout !

C’est alors que j’ai eu la chance de voir ton enquêteur, Richard Guilbeault, qui faisait une enquête chez ma sœur la fin de semaine dernière. Je lui ai demandé s’il était normal que j’aie encore des flashes et des tremblements à l’intérieur ainsi qu’une obsession hors de l’ordinaire. Il m’a dit que oui, que c’était normal et que probablement pour le restant de mes jours, j’aurais des flashes. Ça, c’était pas rassurant ! Mais je réalise maintenant que c’est un phénomène avec lequel je dois vivre et accepter. Pourquoi tout d’un coup, je semble accepter la situation? Une chose certaine que je peux dire, c’est que depuis mon expérience, je me sens plus proche avec les « êtres »  Je sens le besoin de vouloir communiquer avec eux et je sens qu’ils me surveillent continuellement. Est-ce mon imagination? ( Si on considère que l’expérience vécue par Madeleine est une réalité physique, il est tout à fait normal qu’elle adopte une attitude franche : soit qu’elle veuille que tout cela s’arrête définitivement, comme c’est le cas pour certains ou que cela se continue malgré la peur, ce qui est le cas pour plusieurs.)  Ce qu’elle va dire dans quelques instants, vous l’avez entendu ici aux Faits Maudits avec mes invités à maintes reprises et là on est en 1995.

Le soir, j’ai toujours hâte d’aller me coucher afin que je puisse communiquer télépathiquement avec eux comme si je faisais une prière à l’intérieur de moi. Je me dis qu’eux seuls peuvent répondre à mes questions et m’aider à comprendre et c’est comme si je ressentais qu’ils m’entendent les questionner. Jamais avant je n’ai ressenti ceci. Je découvre ou peut-être est-ce parce que je porte plus attention à mon environnement, des choses que je ne faisais pas avant et que maintenant je fais. Tel dormir très profondément, ce qui n’est pas dans mon habitude. Habituellement une couverte poussée par les pieds de mes enfants, je l’entends. Tout à coup je n’entends plus rien ? Pourquoi?

Lire un livre ? Je n’ai jamais été capable de faire ça. J’ai essayé à maintes reprises avec des livres qui traitaient de sujets de mon intérêt. Ç’a n’a pas marché. Là, j’ai acheté un livre  « Abduction » par John Mack et je ne suis pas capable d’arrêter de le lire. Dans l’espace de trois jours, j’ai presque terminé. Que se passe-t-il ? La minute que j’ai la chance de lire un peu, je lâche tout ce que je fais pour lire. Ça c’est vraiment pas moi ! ( Que les expérienceurs ressentent que la découverte de leur expérience exercent chez eux une pression à modifier leur comportement est presque généralisée ! ) Maintenant Jean, je dois te dire ce qui se passe la nuit !    La semaine du 20, lorsque je me couchais, peut-être 10 minutes après, je sentais mes orteils, mes doigts, tout mon corps engourdi et paralysé. Je me suis immédiatement posé la question, « que se passe-t-il ? » Je continuais à dénier que ceci était possible et que c’était simplement mon imagination qui l’emportait dû au fait de mes lectures. J’ai senti un coup immense ce qui m’a réveillée car j’avais très mal. (Madeleine se plaint d’une douleur à l’abdomen depuis quelques temps et son médecin parle d’un ulcère. ) Je me suis réveillée à chaque heure afin d’essayer d’aller à la salle de bain en pensant que c’était mes intestins Et bien, à ma grande surprise, le lendemain matin, mon mal avait beaucoup diminué. Pourtant, je n’avais pas été à la selle et dans le passé ce mal pouvait durer jusqu’à une semaine ! 

C’était quoi ce rêve étrange ? C’est peut-être rien tu sais. Et chose bizarre, ma petite fille est venue me trouver le matin me disant que “E.T” avait été dans sa chambre la veille. ( Au risque de me répéter, ce questionnement est très sain !)

Le 25, j’ai eu une nuit très émouvante. Pendant que je me préparais à dormir, j’avais soudainement une tonne de questions. Pourquoi aie-je si peur d’eux, pourquoi moi, est-ce que le moment est arrivé pour que je sache ce qui se passe ? Pourquoi ne prennent-ils pas Jean Casault, il est mieux placé que moi pour répandre des messages ou quoi que se soit ? Moi, je suis une simple femme avec aucune influence sur le public ! (Cette remarque très candide est d’ailleurs la source d’une profonde irritation chez les sceptiques. Inconsciemment, eux aussi se demandent pourquoi des femmes de maison, des fermiers, des gens très ordinaires vivent de telles aventures alors qu’eux, leaders, penseurs, experts ou autres éléments forts de la société sont négligés. Ils ne le sont pas, comme nous le verrons plus loin Et pour répondre à son étonnement j’ai été emprunté moi aussi de l’âge de 4 ans à y’a pas très longtemps alors been there done that !.)

Tout à coup, j’étais complètement paralysée avec mon mari qui dormait à côté de moi. Je ne pouvais même pas bouger un orteil. La seule chose que j’ai pu bouger était mes yeux. J’ai fixé mon cadran à côté de moi pour vérifier quelle heure il était. Il était 12:15 am. Soudain, j’ai eu le rêve le plus étrange. Je me voyais entourée d’êtres sans voir de visage mais je savais qu’ils y en avaient plusieurs autour de moi me tenant la main comme s’ils voulaient que j’aille avec eux quelque part. J’ai résisté et je criais « non je ne veux pas y aller » mais malgré mon effort, j’ai vu une lumière qui me tirait dans le dos (comme mon corridor) et là je me suis vue descendre dans mon squelette, j’ai vu mes omoplates et mes os. Je me suis sentie soudainement libérée de tout sentiment. C’était comme si je sortais de mon corps. ( En 1995 la nouvelle ufologie que je pratique maintenant n’existe pas, mais de nos jours si on tient compte des conclusions de mon dernier ouvrage Révélations spectaculaires sur les faits maudits, les sorties extracorporelles ont toujours fait partie du paysage ufologique des expérienceurs de ce genre de situation. Depuis quelques années, certains ufologues ouverts à autre chose que le vaisseau en métal, commencent à considérer, comme l’a  si bien fait Raymond Fowler cité en référence, que les OBE ( out of the body experiences) font partie intégrante du processus complexe des enlèvements nombreux que peut vivre une personne dans une vie. En d’autres termes, tout porte à croire que généralement, sauf quelques exceptions, l’enlèvement n’est pas un incident unique dans une vie et qu’il peut prendre différentes formes comme les Affaires Andreasson, Napolitano, Sparks etc l’indiquent)

 

Ensuite, je m’entendais dire « maintenant je comprends pourquoi ils ne veulent pas que je me souvienne, j’ai trop de peurs encore qui doivent disparaître et c’est seulement une fois que cette peur sera partie que j’aurai des explications. » Mais c’est pas la réalité, j’ai toujours très peur et je ne comprends rien. J’ai à ce moment ouvert mes yeux et j’étais bien dans mon lit et je pouvais maintenant bouger mais lorsque j’ai regardé le cadran, il était 2h30 am. À ma connaissance, ce rêve n’avait duré que quelques secondes ? Je me suis alors réveillée à chaque heure, 3h30, 4h30, 5h30 et 6h00. Je ne sais pas pourquoi je me réveillais, mais c’était toujours cette histoire de vouloir regarder le cadran. Je me suis habillée pour aller travailler mais je me sentais fatiguée, mentalement autant que physiquement, et vraiment à l’extrême. J’ai failli partir du travail afin d’aller me reposer à la maison. Que s’était-il passé cette nuit là ?

Le 29, je me suis couchée à 11h00 pm. Mon mari était encore debout à étudier dans ses livres dans le petit salon. Je me suis couchée en pensant à pourquoi je disais que je comprenais ma peur car, vraiment, je ne la comprenais pas du tout. Mon angoisse était de retour. Je me disais, si seulement ils pouvaient apparaître dans ma chambre, de voir une lumière ou même un être. Cela confirmerait leurs présences, J’avais un besoin très fort de vouloir leur parler. C’est comme s’il fallait que je parle. J’étais dans une période très fertile. Je sens quand je suis dans mon ovulation. Et cette nuit là, j’ai senti le besoin de me dire dans ma tête, peut-être que j’aurai leur visite, car le moment est prêt pour eux. N’est-ce pas stupide de penser ça? Encore une fois je me suis dit, ce « Christ » de livre me donne des idées folles. ( Madeleine n’est pas sotte, elle se demande sincèrement si ses lectures ne sont pas responsables de son état. Une fois de plus, encore et encore, cela démontre qu’elle cherche malgré tout à prendre ses distances avec ses visions, ce qu’une personne mentalement atteinte par un désordre schizophrénique par exemple ne fera jamais.) Tout le temps que j’attendais mon mari pour venir se coucher, je sentais comme si quelqu’un m’écoutait ou même était présent. J’ai enlevé cette idée de ma tête et j’ai concentré sur un point noir dans ma tête afin de libérer toutes pensées. Je me disais, « ça suffit, je dois enlever ces idées de ma tête et continuer à vivre ma vie normale. »

Mais une fois que mon mari est venu se coucher, je ne dormais pas. Nous avons eu un moment d’intimité mais je ne me sentais pas à l’aise. Je me sentais comme si quelqu’un regardait. Lorsque je me suis rhabillée, j’ai eu l’envie soudaine de regarder et faire certain que mon pyjama était bien mis. Pourquoi ? Lorsque mon mari s’est couché pour la nuit, 5 à 10 minutes après que j’étais juste au bord de dormir profondément, j’ai senti quelque chose ou quelqu’un me flatter le visage, c’était très doux mais à certain moment je me sentais étouffée et je voulais tout simplement dire : « lâchez-moi, ça suffit ». Mon corps ressentait une chaleur immense avec un engourdissement. J’ai même senti quelqu’un me toucher au bas du corps et tout à coup, j’ai senti comme si mes jambes se faisaient ouvrir vite, pourtant il n’y avait aucun mouvement pour confirmer que mes jambes s’ouvraient, j’ai eu peur mais encore une fois, quelque chose me flattait partout comme si c’était pour me calmer. Et ça marcher. Je disais o.k., o.k., je comprends. Mais ce qui est stupide, c’est que je ne comprends PAS. J’ai ressenti un moment de relaxation

et de calme immense et même une sensation dans le vagin qui était très plaisante. Ensuite, plus rien. J’ai tu rêvé ça ? C’est pas possible. Tout est devenu noir et je suis tombée endormie. Mais je me suis réveillée 1h30 pour aller à la salle de bain. Encore une fois, j’avais le sommeil dérangé.

Le lendemain matin, à ma grande surprise, j’ai eu le choc de ma vie. Mon pyjama était complètement à l’envers. Le devant de mon haut de pyjamas était en arrière et je me souviens pourtant d’avoir bien vérifier qu’il était à l’endroit avant de me coucher. Et mon bas de pyjamas aussi était à l’envers. ( Ce scénario est très fréquent dans les dossiers d’enlevés. Vêtements, et bijoux replacés au mauvais endroit, le sujet se retrouve à l’envers dans le lit, dans une autre pièce ou lorsqu’en automobile, à des kilomètres du lieu de l’enlèvement avec évidemment un effet marqué de temps manquant.) Là je me demande encore, que s’est-il passé hier soir pendant mon sommeil. Était-ce un rêve sensuel que j’ai eu ou est-ce qu’il y avait vraiment quelqu’un qui était sur moi ? Je semble tourner en rond avec ces mille questions. Mais je le sens et je le sais qu’ils m’entendent. Ça c’est une sensation que je ne suis pas certaine si c’est l’hypnose qui tout à coup m’a donné l’habilité d’être consciente de leur présence ?

Même en auto depuis mon hypnose, je veux toujours regarder dans le ciel noir avec l’espérance de les revoir. Pourquoi ai-je temps le besoin de les voir ?

Je me suis souvenue à un moment donné que j’étais très jeune dans ma chambre à coucher et que la porte du garde-robe s’est ouverte avec une grosse lumière blanche qui sortait du garde-robe et je me suis levée en courant vers la chambre de ma mère pour lui dire qu’il y avait quelqu’un dans ma chambre, qu’un monstre était sorti de mon garde-

robe. Je me souviens que ma mère était venue dans la chambre et m’avait dit que j’avais tout simplement fait un mauvais rêve et ce que je voyais était une robe de chambre accrochée. Mais elle ne pouvait pas m’expliquer la lumière que j’ai vu par exemple. Tous ces événements me chatouillent. Ne sont-ils pas étranges ? J’espère que je n’ai pas perdu ton temps avec ceci. Tu sais Jean, je ne te connais pas plus qu’il faut mais pourquoi je ne le sais pas mais je sens que je peux me confier à toi et que tu peux m’aider à comprendre le tout.  

Et bien, à bientôt et je peux te dire que si la moindre chose arrive, tu seras le premier à savoir. Je tiens vraiment à ravoir une autre session d’hypnose mais pas tout de suite. Je veux avoir le temps d’accepter tout ceci et d’être plus calme.

Sincèrement,“Madeleine”

PAUSE

Revenons à la rue Beechwood avec les drilleurs.

Résumons. Madeleine a dix ans et demeure à cette époque sur la rue Beechwood à Vanier. Une nuit, elle entend un bruit qui la réveille et constate avec sa sœur Ghislaine que plusieurs hommes en blanc, très étranges sont en train de creuser la rue avec un marteau-piqueur.  Simultanément, Roger, leur frère, voit la même chose mais ignore que ses deux sœurs effectuent la même observation et vice versa. Ce n’est que 25 ans plus tard, au cours d’un party de ski de fond que Roger ramènera ce souvenir, qu’il estime n’être alors qu’un simple rêve. Ce sera la consternation générale lorsque Madeleine faisant irruption de la cuisine, terminera pour lui, ce qui de toute évidence ne pouvait pas être un rêve.

Une pièce du puzzle manquait : Sa sœur Ghislaine. Après plusieurs semaines, on a réussi à convaincre la sœur de Madeleine de se présenter à mes bureaux, ne serait-ce que pour confirmer certains détails. À son arrivée, elle s’empressa de nous dire qu’elle était venue pour faire plaisir à sa sœur (absente de la rencontre à notre demande) mais qu’elle n’avait aucun souvenir très précis. « Vous savez moi, je ne peux même pas dire si j’étais avec ma sœur à ce moment-là. Tout ce dont je me souviens c’est que je me suis levée pour aller aux toilettes, j’ai entendu un drôle de bruit, je suis allée voir à la fenêtre, il y avait trois hommes tout en blanc avec une curieuse machine dans les mains et je suis allée me recoucher de peur. C’est tout. »

C’est dans ces moments-là que la régression hypnotique permet au sujet d’avoir accès à un souvenir conscient. Ce genre de régression est beaucoup plus facile, puisque le sujet se souvient d’éléments précis, alors que dans d’autres cas, il n’existe aucun élément sur lequel on peut s’accrocher. Dans le cas de Ghislaine, il s’agissait simplement de la ramener à cette époque dans une chambre de la maison familiale au moment où elle entendait un bruit bizarre. Le sujet sait très bien à quel incident on fera éventuellement allusion et glisse naturellement vers la description de ce dernier. C’est alors que l’opérateur a la responsabilité délicate de ramener le sujet sur des points précis, sans les suggérer, même si chacun sait que des hommes en blanc ont été vus. C’est un peu comme le savoir, et faire semblant de ne pas le savoir. Il s’agit simplement de diviser l’événement en plusieurs séquences afin que les détails ressurgissent par eux-mêmes. C’est ce que j,ai fait. Bien que courte et peu élaborée, la séance fut un succès.

Ghislaine a alors confirmé sans le moindre doute qu’elle était bel et bien avec sa sœur Madeleine. Elle a fait une description équivalente à celle de Madeleine des hommes en blanc (trois ou peut-être plus selon elle) et a confirmé la peur qui la tenaillait lorsque l’un d’eux l’a regardé. Nous étions très heureux de cette rencontre qui scellait une fois pour toute, l’existence d’un événement fort étrange survenu dans la vie de ces trois personnes.

Bien que Roger n’ait pas accepté l’idée d’aller en régression, son scepticisme et sa conviction qu’il s’agit d’un rêve donnent encore plus de crédibilité à l’affaire. Mais cela n’allait certes pas s’arrêter là. Une fois la régression de Ghislaine terminée, avec une suggestion post-hypnotique de ramener plus facilement des éléments de son observation, elle s’est alors mise à raconter ce qui suit : Bien que XXX a merveilleusement bien interprété Madeleine, cette fois elle interprète sa sœur Ghislaine. « Oh, ça me revient, oui ça me revient, ils avaient le visage long, un visage curieux et même les mains étaient très blanches. Ils m’ont fait très peur avec leurs yeux. La drille ? Oui, je peux la dessiner. » 

Mais le moment le plus spectaculaire de la soirée fut lorsque Ghislaine, en parcourant la quarantaine d’illustrations d’entités présumément observées, n’hésita pas un seul instant à pointer du doigt la même figure que celle choisie par sa sœur. Or, il fut établi que Madeleine n’a jamais montré cette photo à sa sœur et que celle-ci n’en a aucunement pris connaissance. Le dessin du marteau-piqueur réalisé par Ghislaine était très sommaire. Dans un autre dossier, un témoin avait affirmé avoir observé un objet pour le moins étrange. On en avait fait un dessin assez élaboré. C’est alors qu’on a constaté qu’il était remarquablement semblable à la description du marteau-piqueur faite par Madeleine et Ghislaine. Ghislaine et plus tard Madeleine, ont approuvé ce dessin comme étant très représentatif de la portion supérieure du marteau-piqueur.

Dans cet autre épisode, Madeleine revient à mes bureaux. Après avoir exploré la fameuse histoire des trois hommes en blanc qui drillent dans la rue Beechwood, l'affaire de la cabane et de la voiture, après avoir confirmé avec Ghislaine, la sœur de Madeleine, leur présence à eux deux au moment de l'observation de la rue Beechwood, la prochaine étape ne pouvait consister en rien d'autre que l'exploration plus en avant de cette visite dans un corridor blanc. Laquelle avait été suivi par une longue lettre dont on a pris connaissance. Lors de sa première régression, Madeleine terminait en racontant comment le jeune homme l'avait chassée de son appartement après l'incident dans la voiture. J’étais sur le point de sortir Madeleine de transe quand soudain, elle a commencé à me raconter qu'elle était dans un corridor très lumineux et que devant elle, il y avait trois ombrages. Elle est accompagnée de sa sœur plus âgée, de Denis Marquis et de Richard Guilbeault. Le but de la rencontre était de reprendre le récit de Madeleine au moment ou elle se trouvait dans ce corridor. « Cette histoire-là m’obsède, ce que je veux savoir, ce corridor-là c'est très important, plus important que les mains de l'autre soir » « Les mains ? Quelles mains ?"Aie-je demandé.

C'est alors que Richard Guilbeault a invité Madeleine à répéter pour nous ce qui lui est arrivé ce

mercredi le 30 avril. Cet épisode a été repris par la suite sous hypnose, il est donc inutile de le

raconter deux fois.

CASAULT: Décrit-moi ce corridor Madeleine.

MADELEINE: C'est blanc, c'est lumineux... et au bout, il y a trois ombrages.

CASAULT: Est-ce que tu peux me dire à quoi ressemblent ces ombrages ?

MADELEINE: II y a un plus grand au milieu et deux plus petits chaque côté.

CASAULT: Est-ce que tu veux avancer dans le corridor ?

MADELEINE: (Elle semble hésiter, son visage se crispe légèrement.)

Non... ça... ça me pousse dans le dos... ils veulent que j'avance mais moi, je ne veux pas.

CASAULT: Pourquoi tu ne veux pas ?

MADELEINE: Ils vont me faire quelque chose.

J'ai alors procédé à la confection d'une sorte de bouclier protecteur. Le sujet va donc raconter ce qu'il voit, tout en sachant qu'il n'y est pas. Cela élimine dans son conscient le danger de toute entreprise. Il importe alors de rappeler au sujet que nous sommes autour de lui et qu'il n'a rien à  craindre. Madeleine semble acquiescer et avance.

MADELEINE: II y a une grande salle et là il y a un petit qui me tient la main. Il veut me montrer quelque chose.

CASAULT: Parle-moi de celui qui te tient la main.

MADELEINE: II est petit... il n'a pas de linge... il a des grands bras, des grands doigts.

CASAULT: (Je ne veux pas présumer qu'il s'agit d'un être différent de nous.) Quel âge a-t-il ?

MADELEINE: Je ne sais pas. Je ne peux pas dire son âge, il est petit.

CASAULT: C'est un enfant ? Est-ce un petit garçon ou une petite fille ?

MADELEINE: II n'a pas de sexe... c'est juste un corps, un grand corps mais petit, avec des grands bras, des grands doigts.

CASAULT: Quelle couleur sont ses cheveux ?

MADELEINE: Pas de cheveux, il n'a pas de cheveux... je pense qu'il n'a pas d'oreilles non plus.

CASAULT: Est-ce qu'il a les yeux bleus ?

MADELEINE: Non non, ses yeux sont noirs, on dirait une sauterelle !

CASAULT: Une sauterelle ? Mais c'est un insecte ça !

MADELEINE: Oui ben c'est ça, il n'est pas fait comme nous autres, son visage n'est pas normal... (soupir)

Sa réponse est tellement cool et détachée que j’ai presqu’éclater de rire !

CASAULT: Est-ce qu'il te parle ?

MADELEINE : II dit d'aller avec lui.

CASAULT: II a dit ça en français ?

MADELEINE: Oui

CASAULT: Sa voix, est-elle forte ?

MADELEINE: Non non, sa voix, je ne sais pas s'il parle français. Il faut que j'avance. Oh ! pis là  il y a une grande porte et il faut que je passe..(soupir de découragement).

CASAULT: Tu as avancé ?

MADELEINE: ( longue pause sans aucune réponse)

CASAULT: Parle-moi de la salle où tu es maintenant.

MADELEINE: C'est grand, c'est tout blanc... il y a une grande table là et c'est tout.

CASAULT: Pas d'autres meubles ?

MADELEINE: Non.

CASAULT: II y a des fenêtres ?

MADELEINE: Non... il me montre quelque chose avec son doigt.

CASAULT: Qu'est-ce qu'il te montre ?

MADELEINE: Un mur... il y a des étoiles, mais c'est pas dehors.

CASAULT: Ce n'est pas une fenêtre ?

MADELEINE: Non... il y a des étoiles, c'est noir, mais ça brille, on dirait une carte.

Dans le bureau tous se sont regardés. Si nous avions à considérer cette session sous l'angle des révélations à leur pleine valeur, nous étions sur le point d’apprendre des choses extraordinaires. Bien que ce fut en partie le cas, ce ne fut pas si simple comme vous le verrez.

CASAULT: Parle-moi de la carte.

MADELEINE: II y a plusieurs étoiles, très petites, on dirait des petits diamants qui brillent, mais je comprends rien. Ils veulent m'expliquer quelque chose mais je ne comprends rien et je ne veux pas comprendre. C'est plein de lignes là dessus... comme les bebelles à mon mari.

CASAULT: C'est quoi les bebelles de ton mari ?

MADELEINE: Ce sont ses plans d'ordinateurs, plein de lignes, de points, de chiffres, je ne comprends rien là-dedans. C'est trop compliqué. Il me dit de sortir.

CASAULT: Ça va. Tu peux sortir.

Il va de soi que je veux éventuellement revenir à  cette carte. Je demande à Madeleine d'inscrire dans sa mémoire le mieux possible tous les détails de la carte même si elle ne comprend pas ce que cela signifie.

MADELEINE: II y a trop de lignes, c'est très compliqué.

CASAULT: Ce n'est pas important Madeleine, maintenant tu peux continuer.

MADELEINE: Les deux me font avancer... les deux petits...

CASAULT: Ou, est passé celui qui était plus grand ?

MADELEINE: Quand je suis arrivée, il s'est retourné  puis il est parti, mais je ne sais pas par où  il est passé. Il y en a deux avec moi.

CASAULT: De quelle couleur est leur linge?

MADELEINE: C'est gris, ils sont gris.

CASAULT: Ont-ils une ceinture, des boutons ?

MADELEINE: Non... ils n'ont pas de linge.

CASAULT: Alors dans ce cas, ils sont nus?

MADELEINE: Ils n'ont pas de fesses... ils n'ont pas de nombril.

( C’est une constante chez plusieurs expérienceurs de se montrer incapables de dire si les petits gris sont nus sans organes extérieurs visibles ou s’ils portent un revêtement quelconque, faisant une seconde peau.)

CASAULT: Quelle expression a leur visage?

MADELEINE: Y'en n'ont pas, ils ont l'air sérieux tout le temps. Ils n'ont pas de sourire, la bouche ne bouge jamais. Ils me parlent, ils me disent quelque chose... cela a affaire avec la carte... que je sache quelque chose, mais je ne veux pas, il y a plein de petits points, très brillants, on dirait que si je voulais y toucher, je pourrais les prendre dans mes mains... c'est noir et dans le fond, il y a une petite boule orange.

CASAULT: Dans le fond ? ( C’est donc une carte à trois dimensions qu’elle voit, holographique sans doute.

MADELEINE: Oui au fond, comme si c'était creux, profond... elle est en arrière.

CASAULT: Parle-moi de cette boule.

MADELEINE: Elle est orange avec le bord brumeux comme un nuage et autour c'est brun.

CASAULT: Autour de la carte c'est blanc ou noir ou de quelle couleur ?

MADELEINE: C'est blanc, c'est comme le reste de la salle.

CASAULT: Combien mesure la carte ?

MADELEINE: Oh moi les chiffres... je ne sais pas, c'est très grand, cela occupe tout le mur.

CASAULT: Parle-moi du plancher.

MADELEINE: II est blanc... comme le reste.

CASAULT: Est-il glissant ?

MADELEINE: Non.   C'est comme de l'arborite[1] blanche. Tout est net ici, c'est beau.. il faut que je sorte...

CASAULT: Pourquoi ?

MADELEINE: Oui, ils veulent que je sorte, il y en a un qui a l'air choqué... sa tête bouge.

CASAULT: Comment sais-tu qu'il est choqué s'ils n'ont pas d'expression dans le visage ?

MADELEINE: Sa tête bouge beaucoup, il a l'air énervé.

CASAULT: Comment es-tu habillée ?

MADELEINE: (Elle hésite) C'est blanc... je ne sais pas.

CASAULT: Es-tu pieds nus ou as-tu des.....

MADELEINE: Je suis pieds nus oui, mais je ne l'étais pas quand je suis entrée dans la salle.

CASAULT: Es-tu sortie de la salle maintenant ?

MADELEINE: Oui, mais je ne marche pas... je flotte... c'est un autre corridor.

CASAULT: Comment sont les murs ? En quoi sont-ils faits ?

MADELEINE: Je ne sais pas, je ne peux pas vraiment voir, c'est trop clair, trop lumineux... on n'a pas de lumière comme ça nous autres... y'a du gravier à terre.

CASAULT: Es-tu seule ?

MADELEINE: Non, ils sont une petite gagne ici, les petits bonhommes sont blancs, c'est pas les mêmes.

CASAULT: Qu'est-ce qu'ils ont de différents ?

MADELEINE: Leur visage... il est beaucoup plus doux, je les connais... ils veuillent que j'aille avec eux autres.

CASAULT: Quel âge as-tu ?

MADELEINE: 10 ans, 9 ans... oui, 10 ans.

( S’agit-il d’une autre occasion ? Pourtant, plus  tôt, elle parlait de son mari.)

CASAULT: Est-ce que ce sont les mêmes que tu as vus en bas de la maison sur Beechwood ?

(les hommes en blanc avec le marteau-piqueur)

MADELEINE: Non, ils sont dans le fond eux autres... Oh ! Y'en a beaucoup ! Il y a... sont en arrière, dans le fond.

CASAULT: Sont-ils différents des autres, ceux qui sont en arrière ?

MADELEINE: Oui, leurs yeux, leurs yeux sont plus grands.

CASAULT: Ils sont combien en tout ?

MADELEINE: Euh... 6 en avant... 7 en arrière... on dirait qu'il y a un passage là.

CASAULT: Qu'est-ce qu'il font ?

MADELEINE: Ils me regardent, on dirait qu'ils se parlent entre eux... ils m'examinent.

CASAULT: Est-ce qu'ils te touchent ?

MADELEINE: Non.

CASAULT: Les grands sont-ils là  ? ( Je fais allusion au plus grand de tous qui

a été vu au tout début. )

MADELEINE: Non. Le groupe se sépare, ils partent par deux, je recommence à flotter.

CASAULT: Où vas-tu ?

MADELEINE: Y'a ben des portes...

CASAULT: Tu marches ou tu flottes ?

MADELEINE: Je flotte, je suis dans un autre passage.

CASAULT: Sont-ils toujours avec toi ?

MADELEINE: Non je suis toute seule... je monte, y a des bulles partout, des petites bulles comme les enfants en font avec... quand ils soufflent.

CASAULT: Des bulles de savon ?

MADELEINE: Oui mais sont blanches, lumineuses, ça flotte autour de moi, il y en a partout.

CASAULT: Parle-moi du gravier.

MADELEINE: C'est juste quand ils me regardaient... c'est juste moi qui avais ça en dessous de moi...

CASAULT: Quel sorte de gravier ?

MADELEINE: Des petites roches, blanches, comme du sable... Bon je suis repartie à  flotter. Où  est-ce qu'ils m'emmènent donc ?

CASAULT: As-tu peur ?

MADELEINE: Non, mais j'aime pas ça. C'est quoi qu'ils veulent ? Les petits... ils veulent toujours me montrer quelque chose... sont tannants avec ça !

CASAULT: Qu'est-ce qu'ils veulent te montrer ?

MADELEINE: Ils me montrent une pièce, des tables mais, je ne peux pas voir. Ils me font passer vite.

CASAULT: Tu fais juste te promener !

MADELEINE: Ouais, ils me font visiter la place faut croire !

CASAULT: C'est grand là-dedans ?

MADELEINE: C'est immense !

CASAULT: As-tu froid ?

MADELEINE: Non, mais il n'y a pas de chaleur, je ne sens rien.

CASAULT: Tu respires bien.

MADELEINE: Oui, je respire très bien.

CASAULT: Pas d'odeur ?

MADELEINE: Non

CASAULT: Y a-t-il quelque chose qui attire ton attention ?

MADELEINE: Non, juste cette petite pièce-là, mais ils ne veulent pas que je vois.

CASAULT: Qui a-t-il dans cette pièce ?

MADELEINE: C'est petit, sur la table... c'a l'air de Julie (prénom fictif de sa fille de 9 ans.)

On s’est tous regardés. Le même problème venait de surgir de nouveau. Comment à 10 ans, Madeleine aurait-elle pu voir ou penser voir sa fille ? C'est alors qu’on a réalisé  que puisque nous avons débuté la régression à partir de l'incident dans la voiture alors qu'elle était adolescente, il y avait là aussi un autre problème : trois âges différents : 10 ans, 16 ans et 36 ans. Il fallait établir ce qui se passait et si Madeleine ne confondait pas plusieurs visites au même endroit en une seule.CASAULT: Comment se fait-il que ce soit ta fille, si tu n'as que 10 ans ?

MADELEINE: C'est une petite fille, des cheveux bruns, comme ma fille.

CASAULT: Quel âge as-tu ?

MADELEINE: Je ne sais plus. On dirait que c'est pas la première fois (elle avait déjà dit plus haut : « Je les connais ») Il y a quelque chose de bien familier ici dans la troisième porte, mais ils ne veulent pas que je vois... Oh ! Il est pas gentil lui, les grands doigts...

CASAULT: Qui c'est celui-là  ?

MADELEINE: Le même qui me montrait la carte... il ne veut pas que je vois la petite fille, il ouvre ses bras... ça fait drôle.

CASAULT: Parle-moi de ses doigts.

MADELEINE: Sont très grands et plates au bout... c'est comme un squelette... c'est laid... c'est vraiment pas beau.

CASAULT: Les autres ont ces mains-là aussi ?

MADELEINE: Non. Juste lui.

CASAULT: Quelle tête a-t-il ?

MADELEINE: Comme une sauterelle !

CASAULT: Mais ils sont tous comme ça non ?

MADELEINE: Non non, lui est pire. J'en ai vu quatre différentes sortes, les petits gris, les blancs. Les petits blancs sont curieux eux autres, ils courent partout on dirait qu'ils jouent à la cachette.   Ils se cachent...

CASAULT: Et les autres ?

MADELEINE: Oh non, eux autres sont sérieux, ils fixent tout le temps...

CASAULT: Celui aux grands doigts est-il habillé  ?

MADELEINE: On dirait un wetsuit (costume de plongée).

CASAULT: Quelle couleur ?

MADELEINE: C'est gris, mais pas gris comme nous autres. C'est comme gris mort  beurk.

CASAULT: Où vas-tu maintenant ?

MADELEINE: Vers une autre porte...

CASAULT: Parle-moi des portes.

MADELEINE: Ce ne sont pas des portes. C'est comme des dômes... des... des arches, sauf qu'il y a toujours plus de lumière autour des arches... sauf la porte où était la petite fille. C'est là  que je veux retourner, mais ils ne veulent pas.

CASAULT: Ils te parlent ?

MADELEINE: Oui, mais je ne comprends pas. Je me sens très calme... mais on dirait... tellement de choses... je ne comprends pas.

CASAULT: Ce sont des choses gentilles qu'ils te disent ?

MADELEINE: Ce sont des détails... mais ils vont vite, ils me disent toutes sortes d'affaires.

CASAULT: Où  vas-tu ?

MADELEINE: Je viens de passer au travers de la façade blanche.

À ce point-ci, Madeleine s'est subitement arrêtée de parler. La suite des événements est plutôt curieuse et la lettre qu'elle nous a fait parvenir dans les jours qui ont suivi et qui reprend ce qui est décrit plus haut, illustre l'étrangeté de son expérience. On revient après la pause


PAUSE

Madeleine m’envoie cette lettre et comme déjà mentionné, chaque séance d’hypnose lui permet d’accéder à d’autres sentiments d’autres souvenirs et émotions APRES LA SÉANCE.

Assied-toi bien confortable, il y en a de l'information et ça c'est toi qui m'as permis de la découvrir. Encore une fois, mon cauchemar continue. Je dois avouer que les sessions d'hypnose ouvrent une porte de plus en plus grande dans mon subconscient ce qui semble me permettre d'accepter mieux ce qui se passe avec moi. Les souvenirs d'images ensevelies dans ma mémoire m'ont semblé si clairs dans la deuxième session d'hypnose. Je crois que je me suis rendue plus profond que la première fois. Les ondes que tu m'as fait entendre au début m'ont aidé à me reposer beaucoup.

(Madeleine fait allusion à la musique Hémy Sync de l'Institut Monroe)

Chose bizarre, pendant toute la session, mon âge changeait, je me demande si tu l'as remarqué ( Effectivement nous n’avons pas discuté de cet aspect après la session ) Lorsque tu as débuté, j'étais dans une auto à l'âge d'adolescence. J'ai eu le souvenir d'une lumière qui apparaît soudainement à ma main... C'est ça la lumière qui me poussait à avancer dans le tunnel. Au bout de ce passage, il y avait trois silhouettes de différentes grandeurs qui m'attendaient devant une table carrée et le bas fait en forme d'un triangle à l'envers. J'avais peur d'avancer... En m'approchant, j'ai pu distinguer que ces êtres avaient trois différents visages. Il y avait un grand personnage, de forme humaine qui a disparu très vite comme s'il était là pour simplement s’assurer que j'entre dans cette grande pièce blanche.

Je n'ai pu voir son visage car je ne suis pas certaine si j'étais vraiment consciente à ce moment.

C'est comme si je rêvais. Mais les deux autres sont restés avec moi donc, j'ai pu mieux les voir. Le deuxième était de taille moyenne. Il avait de gros yeux noirs avec ce qui semblait être un genre de wetsuit blanc mat. Ses mains avaient environ quatre doigts mais la grosseur des nôtres. L'autre, par contre, était affreux mais c'est avec lui que je me sentais très bien. C'est comme si je le connaissais depuis longtemps et que j'avais hâte de communiquer avec lui. Il avait le visage d'une sauterelle avec de grands yeux mais moins grands que l'autre. Ce qui m'a frappé ce sont ses doigts et la forme de son corps. Il avait de grands doigts style squelette avec des genres de suces de pieuvres au bout, ses bras plus longs que le corps, minces, de couleur gris mort et ses pieds qui ressemblaient à ses mains. Mais son regard était doux même s’il  était laid.

La pièce autour de moi était d'un blanc pur avec de gros cadrages reliés avec des genres de cerceaux. Je voyais seulement que cette table et ce qui ressemblait à deux portes de sorties. Une était plus grande que l'autre. Mais ces portes étaient aussi ornées de cercles. Pour quelque moment, aucune parole ne fut prononcée ou entendue, c'est comme si je savais ce qui m'attendait. J'ai du m'asseoir sur la table, car je me souviens que c 'était froid et que tout à coup je me sentais chez nous. Je le savais que ce n'était pas la première fois que j'étais à cet endroit.

Celui avec les grands doigts m'a pris la main en m'emmenant devant un mur qui soudainement est devenu une carte géographique qui semblait être celle de l'univers. La 

carte était tellement grosse que je ne voyais plus le blanc autour de moi, mais plutôt des étoiles. C'était comme si j'étais à l'intérieur de la carte et que je flottais avec cet être qui me parlait et m'expliquait ce que j'avais devant moi.

À savoir quelle langue, ça je ne pourrais le dire, aucun son ne sortait de sa bouche mais j'entendais. Je ne pouvais pas comprendre ce qu'il me disait quand j’étais sous hypnose, mais je sais que lorsque j'y étais, je comprenais que c'était un parcours particulier qui avait rapport avec sa planète. Mais j'étais jeune, j'avais environ 10 ans, je crois. Comment se fait-il que tout à coup, j'ai 10 ans et quelques minutes plus tôt, je suis adolescente ? La carte était en trois dimensions. C'était vraiment extraordinaire. Jamais, je n'ai vu une chose pareille.

Notre système solaire se situait dans la première dimension au bas à droite. Lorsque que l'être touchait à ce qui semblait être des étoiles ou des planètes, ça bougeait, comme si on touchait à un bouchon de liège dans l'eau. Il a débuté en m'indiquant où nous étions. De là, il y avait des galaxies, des spirales qui ressemblent à des trous noirs, des planètes et des millions d'étoiles dont certaines avaient une signification, des milles et des milles de fils d'araignée qui touchaient à des étoiles ou des planètes ? Ce n'était pas la première fois que j'étais dans cette carte. J'ai aucune idée quand, mais effectivement, je l'ai vue plus qu'une fois.

Une chose que je me souviens très clairement aussi après l'hypnose, c'est qu'il y avait une immense spirale avec une planète à peu près la grosseur de notre terre, mais un peu plus grosse, orange et brune. Il y avait ce qui semblait être une ombre devant, comme une éclipse. Lorsque l'être m'expliquait quelque chose de cette planète, j'étais très confuse et c'est à ce moment que l'autre être qui observait a dit à celui aux grands doigts de me faire sortir. À ce moment, la porte réapparaît et je me vois traverser cette porte suivit de l'être aux grands doigts.

Sauf que je ne marchais pas, je flottais et j’avais comme une robe blanche et j’étais pieds nus. En traversant un grand couloir tout blanc, j'étais entourée de bulles blanches qui flottaient partout au-dessus et à côté de moi. Encore une fois, cet endroit était très familier. J'ai flotté un bout de temps et ensuite je me souviens d'avoir vu trois entrées en forme d'arche. Dans la première, il y avait un enfant couché sur une table. Aussitôt que je me suis tournée pour regarder qui était cet enfant, un être aux grands yeux noirs qui ne m'était pas familier m'empêcha de regarder. Il avait l'allure d'être très fâché parce que je voulais voir. J'ai senti que c'était ma petite fille. Mais comment est-ce possible si j'avais 10 ans ? Mais je crois que pour ce bref instant, je suis adulte ? Je suis convaincue que c'était ma petite fille. L'être avec les grands doigts a compris qu'il fallait me faire poursuivre mon chemin. C'est par la suite que je me suis retrouvée dans une autre pièce où j'étais simplement debout, sans toucher par terre, car sous moi, il y avait un cercle avec de la terre et des petites roches blanches et je n'ai rien senti sous mes pieds. C'était un endroit où il y avait beaucoup d'êtres qui me regardaient. Je me sentais comme s'ils m'examinaient et se consultaient entre eux. Ceux qui semblaient me juger étaient tout blanc, des yeux noirs mais plus petits que ceux avec les grands yeux noirs. Ils avaient le cou long et d'autres court, pas de wetsuit comme les autres. Ils étaient derrière une bordure. Je me sentais très bien comme si c'était correct qu 'ils fassent ce qu 'il y avait à faire. Je me sentais nerveuse un peu quand tout à coup, les êtres aux grands yeux noirs semblaient jouer à la cache-cache avec moi en courant partout ici et là  et semblaient me faire pic-à –bou ![2]

Leurs mouvements étaient très agiles. Je n'ai jamais vu un être humain bouger vite comme ça. Je trouvais qu'ils étaient très coquins mais drôles. Certains d'entre eux se cachaient derrière des grands piliers blancs. Je continuais mon chemin et derrière une autre porte, j'ai vu de la lumière éblouissante dans cette pièce. A un autre moment, je me souviens d'avoir vu un signe comme un cercle avec un signe d'étoile par terre entouré de lumière. Mais je me ne suis pas arrêtée là. Je me souviens qu'au bout d'un couloir proche d'une autre porte, il y avait ce que j'appelle un genre d'hangar ou un trou vide, un autre monde. C'était très profond, car je me souviens que je regardais en bas et cherchais à  trouver le fond et il n 'y en avait pas. Mais dans cet espace, il y avait des grands piliers blancs en forme d'un triangle fait sur le long avec des millions de bulles qui flottaient partout. Il y avait des étoiles, c'était merveilleux.

Lorsque j'étais sous hypnose, tu m'as demandé de continuer mon chemin et de te dire ce que je voyais, mais rendu à cet endroit, j'ai été interdit de te dire. C'est à ce même moment que je vois deux êtres me faire signe « Non, parle plus, ils ne sont pas prêts.»  Est-ce à ce moment que je me suis tait ? Ma mémoire de cet endroit est revenue comme un flash lorsque j'étais couchée dans mon lit après la soirée de la session. Mais je sais qu'il y avait autre chose qu'ils ne veulent pas que je me souvienne, pour en parler.

Pourquoi ? À ce moment, tout est devenu blanc et je me vois traverser un mur qui me ramène à la grande pièce blanche où se situait la carte qui n'y était plus. Il y avait tout simplement la table. Mais ce qui est étrange, c'est qu'au moment de mon retour, je me vois adulte.

Le 30 avril vers minuit, tout le monde dormait sauf moi. Je me suis couchée très fatiguée. Juste quand j'étais sur le bord de tomber profondément endormie, j'ai senti un picotement dans mes pieds et de la chaleur au corps, ce qui est pour moi un signe que j'ai de la visite. J'ai entendu des petits pas dans mon passage. Sur le coup, j'ai pensé  que c'était un de mes enfants qui était debout pour aller à la salle de bain. Donc, j'étais vraiment à l'écoute et je cherchais à voir ou était ma petite chienne qui par surprise, était au pied de mon lit. Elle avait les oreilles en alerte et le corps aussi. Mais elle n'est pas descendue du lit, ce qui est étrange. Elle ne grognait pas. Moi j’avais un coude de levé pour écouter mieux. Les bruits des pas ont soudainement arrêté. Je me suis dit, c'était probablement mes petits oiseaux qui bougeaient dans la cage située dans la cuisine.

Aussitôt que j'ai remis ma tête sur mon oreiller, j'ai entendu des bruits de cuillères en plastique comme si quelqu'un fouillait dans un de mes tiroirs de cuisine. Mais je n'ai pas de cuillères de plastique dans mes tiroirs. Là, j'ai aussi entendu les petits pas à nouveau, mais plus vite. Encore une fois, la chienne s’est levée. Elle regardait dans la direction de ma porte de chambre qui était ouverte. J'étais paralysée de peur à ce moment, car je savais que c'était eux. J'ai toute suite recouvert mon corps de ma couverture en la tenant devant moi avec les yeux fermés bien serrés. J'ai senti quelque chose monter sur moi. Une petite pesanteur mais ce n'était pas ma chienne, car elle pèse plus que ça. Tout à coup, une main a touché la mienne. J'ai senti de longs doigts, car le bout touchait le creux de mon bras. C'était doux comme une peau de bébé mais froid.

Je n'ai pas eu le courage d'ouvrir mes yeux mais je savais qu'il fallait que je combatte ma peur et y toucher avec ma main gauche. J'ai touché cette main qui était moelleuse comme le ventre d'un poisson ou une couleuvre, mais à ce moment, j'ai ressentie une chaleur et une sensation de paix complète à travers tout mon corps dans l'espace de quelques minutes. Ensuite tout est vide. Je suis tombée endormie comme si rien n’était arrivé.

Jean, lorsque tu m'as fait revivre ce moment sous hypnose, tous les détails se sont manifestés sauf qu'à ma mémoire, j'étais tombée endormie ce qui n'est pas le cas sous hypnose. Je n'ouvre pas mes yeux pour voir ce qui est devant moi mais je me vois plutôt me regarder couchée dans mon lit, le corps immobile à  côté de mon mari avec la chienne qui me regarde en se faisant aller la tête de droite à gauche. Je flotte au-dessus de mon lit et je sors de ma chambre dans une direction vers le haut. Ça ressemblait à un genre de tapis ou un chemin si tu veux, blanc, que je suivais. Je savais à ce moment où je m'en allais. Je vois mon corps tourner vers la gauche. Par la suite, en avançant dans mon hypnose, je me vois entrer dans la pièce blanche ; je suis seule. Je vois des couloirs, des pièces, des êtres, beaucoup d'êtres, toutes sortes de choses que je ne peux me souvenir pour décrire en détail.

Tout paraît tellement familier! Je savais exactement le trajet que je devais faire mais je ne peux me souvenir où ? Je pouvais simplement dire, « Je me promène partout. » Mais une chose particulière, quand tu as essayé de me faire revenir de mon état de subconscient, il fallait que je te dise quelque chose mais ils m'ont empêchée encore. Est- MINUTAGE 2h 23m

ce possible que même sous l'état hypnotique qu'ils savaient tout ce qui se passait ? C'est comme s'ils savaient que je me faisais hypnotiser et que j'aurais certains souvenirs à partager avec ceux présents. Une fois terminé, j'ai ressenti un calme non explicable. Je n'étais pas nerveuse comme la première fois et j’ai senti que c'était bien ce qui s'était passé. C'est comme s’il fallait que je subisse cette hypnose.

Ce qui m'a tracassé un peu, c'est que lorsque tu essayais de reproduire mes images de la carte de l'univers que j 'aie vu sous hypnose, j'ai eu le goût de te dire, tu perds ton temps, jamais tu ne pourras reproduire ce que j'ai vu, ils ne veulent pas que tu le saches. Tu t'en fait trop pour ce que tu connais et tu n'es pas prêt. Pourquoi voulais-je dire telle chose ? Je ne doute pourtant pas de la capacité que tu as comme ufologue. Mais chose certaine, c'est que la fameuse spirale avait une signification très importante et c'est la carte qui te Connecte avec moi. Peut-être qu'un jour l'image de cette carte reviendra plus clairement et que j'aurai un message pour toi qui aura une grande signification et importance ? Mon guttfeeling qui est rarement trompeur, me dit que notre relation en ufologie est loin d'être terminée. C'est un début. Et c'est eux qui le veulent ainsi.

Ma peur disparaît beaucoup envers ma relation avec les êtres. C'est peut être comme tu l'écrivais dans le document, la théorie de Whitley Strieber, que la peur est un barrage ah oui ! Ça j'en suis certaine. Car je remarque que moins que j'ai peur, plus que je les sens présent. La soirée de la session d'hypnose chez toi, ils étaient présents, j'en suis certaine.

Bien à toi Madeleine

 

Une étude approfondie des dossiers d’enlèvements à mémoire étalée, révèle sans l’ombre d’un doute, que les enlevés finissent toujours par reconnaître ces êtres et ces lieux, qui leur sont tout aussi familiers que leur propre environnement. C’est tout comme s’ils avaient une seconde vie, une existence dans un univers parallèle en somme et qu’ils conservent dans leur inconscient. Revenus dans leur état normal sur Terre, leur conscient reprend le contrôle et fait entièrement abstraction de cette autre réalité.  

Madeleine a vécu très certainement des épisodes troublants qui ne sont pas sans rappeler ceux de Sparks, Betty Andreasson voire de Strieber. Lorsqu'elle s'est présentée au bureau avec Richard Guilbeault pour les dessins, Madeleine est demeurée très exigeante, voire tenace sur l'exactitude que devait avoir la représentation de la carte. Rien, semble-t-il, ne peut illustrer la complexité et l'aspect très sophistiqué de sa carte céleste. De plus, souligne-t-elle, la carte semblait en relief (3D) avec trois plans différents, presque impossible à reproduire. « Chaque point lumineux était relié par une ligne très fine, c'était très précis, on aurait dit des fils d'araignée tant il y en avait » La planète située en haut de la spirale semblait très importante à l'être aux grands doigts. Elle était brune orangée et semblait dégager une luminosité semblable au soleil, lorsqu'il est en éclipse.     

Extrêmement difficile à lire dans son style Shakespearien, un livre étrange intitulé Oashpe, traite du rapport qui existe entre l’homme depuis les débuts de sa création et les extraterrestres, reprenant de ce fait un thème très présent dans la mythologie sumérienne. Cette dernière ferait allusion à une planète appelée Nibiru dont le retour sur Terre est prédit, éventuellement. La Bible, dans l’Apocalypse, traite également de cette planète sous le terme de Absinthe alors que Oashpe appelle cette planète L’Étoile Rouge. Cette

étoile, la Nibiru sumérienne lorsqu’elle voyage, cause des catastrophes comme cela aurait été le cas pour l’Atlantide. Contactée de nouveau, après douze ans, Madeleine n’a pas changé un iota de sa déclaration, ajoutant toutefois que de son point de vue, cette étoile rouge orangée était une immense planète, dotée de deux soleils. Guillaume Ratté Côté merci pour le 30 minutes supplémentaires, Joanne un grand merci à toi pour ta voix, ton talent mais surtout ta générosité.

Ca mes amis c’est de l’ufologie comme je l’aime! Et je termine en vous rappelant la carte observée par Madeleine durant les années 80 avec cette planète à deux soleils. Surtout que récemment on a justement  découvert une planète habitable avec deux soleils .

Je mettrai le lien avec le podcast. A samedi prochain. Aux Faits Maudits.

http://www.gurumed.org/2012/08/30/dcouverte-de-la-plante-habitable-deux-soleils

Thème de fermeture




[1] Revêtement d’armoires et de comptoirs très économiques rappelant le plastique mat.

[2] peek-a-boo signifie faire coucou avec ses mains sur le visage !