L'AFFAIRE LOUIS DE THURSO

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Une enquête de Jean Casault et de Richard Guilbeault

Février 1996

Assemblage d’éléments constituant le témoignage de Louis !

UNE FOIS VOTRE LECTURE TERMINÉE VOUS POURREZ PRENDRE CONNAISSANCE DU VERBATIM DE LA RÉGRESSION SOUS HYPNOSE.

 

 

Le jeune homme de 18 ans est visiblement sous le choc, ses mains tremblent et ses yeux sont hagards. Jamais il n’aurait cru que de telles images allaient s’imposer de la sorte. Il demande une couverture, il à froid, ses dents claquent et son teint est pâle, il parvient à se redresser. L’enquêteur s’excuse, se lève et va rejoindre les parents du jeune homme demeurés dans la cuisine. La mère pleure et le père est très inquiet. Ce dernier n’a aucun doute sur les révélations de son fils : il était avec lui la semaine dernière quand l’objet métallique immense et constellé de lumières s’est déplacé dans un silence majestueux au-dessus de sa grange.

Mais il croyait que tout allait en rester là, qu’ils ne reviendraient pas et que la vie allait reprendre son cours normal. Louis est maintenant assis, silencieux et consterné. « Sont laids,...maudit qui sont laids. »..répète-il en nous regardant d’un air implorant, comme si nous pouvions le rassurer en lui disant que ce n’est qu’un rêve. Mais Louis n’est pas un enfant qui s’éveille d’un cauchemar. Il sait très bien qu’il était avec eux. La séance de régression hypnotique venait de lui révéler ce qu’il sentait au fond de lui, un évènement capital s’était produit la nuit précédente.

Louis venait brutalement de rejoindre les centaines de milliers de gens, sinon plus, de parle monde qui tout comme lui ont vécu un scénario presqu’identique. Ce qu’il ne savait pas encore c’est qu’il venait aussi de se condamner au silence afin d’éviter le mépris, le ridicule et les sarcasmes des ignorants. Sa vie allait être totalement changée, mais rien ne l'avait également préparé à ce qui allait suivre.  L’histoire de Louis se trouve dans cet ouvrage, comme plusieurs autres et cet ouvrage n’est qu’un parmi plusieurs autres du même genre et pourtant rien ne semble vouloir changer. Le chercheur se bute à un mur de résistance qu’il tente de briser par tous les moyens.

Un dossier d’enquête comme celui de Louis devrait pouvoir créer une brèche suffisante, mais le mur est gardé par des esprits alertes qui sauront trouver l’argument classique, la réponse rationnelle, l’explication saugrenue : tout pour que personne ne s’inquiète et que le monde demeure tel qu’il est. Louis n’est pas une victime de ces êtres étranges, mais d’un public ignorant, d’une presse manipulée et d’une communauté scientifique sans aucune intégrité dès que le mot ovni s’inscrit en lettres noires sur un document. Qu’importe qui a raison. Sur la nature exacte du phénomène ovni : phénomène naturel, hallucination ou vaisseaux extraterrestres, il constitue à ce jour la plus énigmatique, le plus troublant de l'ensemble de l'aventure humaine et en même temps le plus méprisé le plus ridiculisé. Uniquement pour cette raison il y a lieu de se poser de très sérieuses questions.

Le cas fascinant de Louis

Une enquête de Richard Guilbeault et de Jean Casault

 Dessin de Richard Guilbeault illustrant à l'échelle la taille immense de l'ovni observé par les témoins de Thurso dont Louis.

 Le CEIPI a fort à faire à Thurso. Cette municipalité située à l’est de la région immédiate de Hull est encore une fois le théâtre d’une observation exceptionnelle.  Dans ce cas deux témoins ont observé l’objet mais une recherche approfondie avec l’aide de CJRC aura permis de découvrir un témoin surprise pour le moins inattendu.

Mardi le 6 février 1996, par un ciel entièrement dégagé, Jean-Claude et son fils Louis de 18 ans sont affairés autour de leur ferme située au nord de la municipalité.  Jean-Claude travaille à l’intérieur de l’étable et Louis sort de celle-ci avec un tracteur et un contenant rempli de fumier.  Il est 19h30.  En regardant derrière son épaule, Louis observe d’étranges lumières 30 ou 40 pieds au-dessus de la ferme du voisin.

Ce dernier est situé à environ 325 mètres (1000 pieds ) vers l’est.  Il est curieux mais sur le fait pense qu’il s’agit peut-être d’un avion.  En fait il espère que ce soit un avion.  Il continue ses manœuvres, vide le fumier tout en jetant un coup d’œil inquiet de temps à autre.  Il remonte sur son tracteur et place ses phares en direction de la ferme du voisin.

C’est la panique

C’est alors que l’objet se déplace sur lui.  C’est la panique.  Louis réalise que ce n’est pas un avion et distingue parfaitement la forme triangulaire de l’objet et les lumières puissantes sur l’engin et sous lui.  L’objet s’avance lentement en prenant un peu d’altitude, puis diminuant celle-ci.  Louis entre en coup de vent dans l’étable et alerte son père précisant qu’il y a un OVNI dehors.  Jean-Claude hésite une seconde mais comme il le dira lui-même constate que son fils est très énervé et sérieux.  Ils sortent en courant et les deux hommes voient alors l’objet passer à peine à 45 ou 60 mètres ( 150 ou 200 pieds) directement au-dessus d’eux et l’étable.  Ils estiment son diamètre à plus de 50 pieds.  Ils se mettent à courir de nouveau en contournant l’étable pour le voir s’élever en ligne droite jusqu’à environ 325 mètres (1000 pieds) et se rendre doucement vers l’ouest pour le perdre de vue.

Le triangle classique

Dans un de nos documents notre enquêteur Robert Duquette a fait découvrir à ceux et celles qui ignoraient l’existence de ce phénomène le célèbre OVNI triangulaire de Belgique (1990).  Plus tard il nous informait de l’observation de ce curieux engin inhabituel en Colombie-Britannique et s’interrogeait sur d’éventuelles observations au Québec. C’est fait maintenant.  L’étrange appareil aura fait cet honneur à l’Outaouais.  Voici la description exacte qu’en ont faite les deux témoins.

 Louis : Un objet plat aux extrémités arrondies avec au centre un peu plus sur la droite une sorte de coupole arrondie.  Tout autour de l’objet une série de lumières rouges qui s’allument en séquence.  Sous l’objet, deux protubérances qui ressemblent à des réacteurs mais qui vont se révéler plus tard être en fait deux lumières extrêmement puissantes. L’objet est nettement solide et métallique puisqu’en se dirigeant vers lui, le témoin a vu l’objet passer près d’une lumière et se refléter sur la surface.

Jean-Claude : Il décrit l’objet vu du dessous puisqu’il est au-dessus de l’étable et distingue parfaitement une forme de triangle arrondie de taille imposante.  Chaque pointe du triangle est munie d’une puissante lumière d’environ 5 pieds de diamètre.  La lumière est d’un blanc bleuâtre rappelant un arc de soudure électrique.  Aucun son n’est émis.  L’objet glisse davantage qu’il vole.  Jean-Claude est pilote privé, son métier (il n’est pas fermier à temps plein) le fait voyager partout au pays et passe son temps en avion de ligne, Cessna et hélicoptères puisqu’il doit se rendre dans des endroits isolés.  Je n’ai jamais vu une affaire de même de toute ma vie.  T’as pas le choix de dire que c’est réel... c’est là devant tes yeux... j’espérais que ce serait plus là de l’autre côté de la grange mais on a couru de l’autre côté et c’était encore là... Ç’a n’a pas de bon sens de voir un affaire de même... La lumière touchait pas le sol, ça n’éclairait pas le sol, ça je le comprends pas, ç’a aurait du éclairer le sol...Pis le silence de cte chose-là, c’était épeurant, impressionnant mais en même temps c’était beau , beau comme ca se peut pas.

Lorsque nous lui avons montré la photo de l’OVNI de Belgique, son visage est devenu blanc et son langage a changé : « Calice, c’est ça !!!! C’est exactement ça qu’on a vu... »

Louis : J’ai jamais eu peur de même de ma vie.  Quand je suis débarqué du tracteur je ne l’ai même pas arrêté, et le lendemain il a fallu le sortir du petit fossé à côté de la clôture.  J’ai pas arrêté de penser à tout ça puis j’étais plus capable de travailler.  Je suis allé me coucher, j’étais brûlé, mort.  Même quand on fait les foins je ne suis pas fatigué de même...

Un deuxième ovni ?

Jean-Claude et Louis ont également observé après le départ de l’OVNI une forte lumière dans le ciel.  Immobile d’une dimension égale au 2/3 de la pleine lune, elle trônait dans le ciel éclipsant toutes les étoiles incluant Vénus qui à ce temps de l’année est très grosse.

Effet électromagnétique ?

Dès que l’OVNI a disparu ainsi que la lumière forte dans le ciel, Jean-Claude est retourné à l’intérieur de l’étable.  Préoccupé par l’observation de l’OVNI et l’épuisement soudain de son gaillard de fils, il a soudainement remarqué quelque chose d’anormal avec le moteur de sa pompe.  Il a failli se brûler la main en la posant sur le support.

Jean-Claude : J’ai démonté le moteur et l’ai remonté, il n’a jamais voulu fonctionner correctement et ce matin est il est foutu.  Je n’ai jamais eu de problème avec ce moteur-là, il n’est pas neuf de cette année mais c’est bon pour des années un moteur comme ça.

Le moteur est électrique et plus sensible aux variations électromagnétiques qu’un moteur diesel.  Le tracteur n’a en effet subit aucun dommage.  Par contre dans la maison, la sœur de Louis était dans sa chambre et de ce fait n’a rien observé, sauf une série de baisses de tension dans la lumière de la maison.

Témoin inattendu

L’observation de Thurso s’est produite à 19h30, mardi le 6 janvier 1996.  Un appel en ondes à CJRC fut lancé de la manière suivante: Si des gens ont observé quelque chose tôt dans la soirée de mardi dans le ciel des environs de Thurso, veuillez contacter le xxx-xxxx.  Aucune description de l’objet n’accompagnait cet avis.  La nuit de mardi était froide et peu de gens demeurent à l’extérieur un mardi soir particulièrement quand l’une des émissions les plus écoutée (Chambre en Ville) est diffusée de 19h00 à 20h00.

M. Casault a reçu un appel.

- M. Casault, je pense que vous devriez venir rencontrer mon garçon.  Il a vu quelque chose hier soir et ç’a l’a troublé considérablement.  Il en a fait un dessin et je vous jure que c’est bizarre.

Jean Casault et moi-même sommes allés voir le témoin.  Il demeure sur MacLaren à Buckingham, une rue qui traverse la ville d’ouest en est.  Le jeune témoin a 12 ans. Intimidé par notre présence il n’en a pas moins fort bien répondu à toutes nos questions et déjoué toutes nos tentatives de le contredire.

Sébastien : À 7 heures du soir (mardi le 6) je suis monté dans ma chambre.  J’ai tourné en rond un peu puis je suis allé à la fenêtre pour voir s’il neigeait.  Là j’ai vu comme un gros avion au bout du chemin (il regarde vers l’ouest).  Mais quand j’ai vu qu’il ne bougeait pas j’ai continué de regarder et là j’ai vu que c’était pas un avion.  Après une minute ou deux il a monté dans le ciel, tout droit, lentement.  Je suis parti à la course pour avertir ma mère mais il n’était plus là quand on est revenu.

 

 

L’objet au loin. Dessin de Richard Guilbeault

Il a eu peur.  Son père confirme qu’il était nerveux et visiblement inquiet.  L’enfant nous a confirmé qu’il était soulagé de voir que l’objet n’y était plus.  À quelques reprises durant l’entrevue ses yeux ont rougi. L’objet a été vu à une distance estimée de 900 mètres (3000 pieds).  Les lumières de la ville ont livré l’aspect métallique de l’objet mais la coupole est parfaitement centrée.  Les extrémités sont arrondies et trois lumières sont placées sur le flanc.  Elles s’allumaient en séquence : blanche, bleu et rouge.  Lorsqu’il nous a remis son dessin, nous avons aussitôt compris qu’il venait d’observer sous un angle différent et à plus grande distance l’OVNI qu’allaient sans doute voir 15 minutes plus tard Jean-Claude et Louis de Thurso.  Il était 19h18 lorsque Sébastien a regardé l’heure.

 

Il va sans dire que les deux groupes de témoins n’ont jamais communiqué entre eux et jamais Sébastien, son père ou sa mère n’ont eu connaissance du cas de Thurso avant l’entrevue.

Une nuit d’horreur

L’enquête de Thurso a été menée le mercredi 7 février.  Celle de Buckingham le lendemain. Le 9 février je recevais un appel de Louis.  Il avait vécu une nuit d’horreur et j’ai aussitôt avisé Jean Casault de la situation.  Nous nous sommes rendus tous les deux à Thurso.  Voici le compte rendu de Jean Casault.

J’ai repris l’ensemble du témoignage des deux, nous avons discuté quelque peu et par la suite j’ai demandé à Louis de me raconter son cauchemar.  Il a aussitôt répliqué, un peu outré, qu’il ne s’agissait pas d’un cauchemar. Il s’est éveillé et a senti qu’il sortait de son corps.  Il a voulu crier, frapper dans le mur parce qu’il était en état de panique.  C’est alors qu’il s’est réveillé... le lendemain matin.  Intrigué par ce qui pourrait être une sortie du corps interrompu, j’ai proposé à Louis de revivre sous hypnose l’épisode de l’OVNI au-dessus de la grange, sans faire allusion à son cauchemar un peu comme si je sous-entendais que ce n’était pas important.

Une séance riche en émotions

Louis est tombé en transe profonde dès les premiers instants.  À l’instant même ou j’ai demandé à Louis de revenir au moment où il était assis sur son tracteur il s’est mis à prononcer des paroles inintelligibles à un rythme essoufflant.  Sa respiration devenait effrénée au point que j’ai ralenti le processus pour éviter une hyperventilation.  Je l’ai relaxé mais ça ne tenait pas.  La peur s’est emparée de lui et il a refait la même description en criant constamment papa... papa...j’ai peur, j’ai peur... Rien de nouveau n’est sorti concernant l’observation même.  Nous avons fait une pause dans le temps, ramené sa respiration à un rythme normal et j’ai alors ramené Louis à la veille dans sa chambre au moment il s’est couché. Ce n'est pas ma première expérience mais je dois avouer que je fus impressionné par la vigueur et l'authenticité des émotions qu'il a vécu dès cet instant. Un seul mot : terreur.

Paralysé, incapable de bouger il se sent sortir de son corps, tout est blanc, partout, il est incapable de distinguer d'où vient la lumière et il me répond avec impatience comme si ce détail n'avait pas d'importance. Il est dans un état de terreur qui dépasse ce que je tolère habituellement pour une première session. Je mets donc un terme à la session en le ramenant doucement à son état de conscience mais il résiste, il continue de parler de cette lumière blanche et se met à grelotter. Les dents claquent dans sa bouche à une vitesse que pas même un excellent comédien pourrait imiter. Son corps tremble vigoureusement et sa famille est ébranlée par la situation. Richard Guilbeault les rassure et avec raison puisqu'une séance d'hypnose peut être extrêmement impressionnante pour une personne novice.

Louis revient peu à peu mais il grelotte toujours, on lui remet une couverture, ses yeux sont rouges mais il esquisse un sourire. Il tremble encore un peu et je le replonge sous hypnose aussitôt pour le récupérer en douceur. Cela fonctionne bien. Il s'éveille de nouveau, me regarde et me dit : "Ça va, j'ai moins froid, c'était blanc... c'était blanc partout et c'était laid... maudit que c'était laid..." Il est évident que Louis a ramené d'autres images mais je n'insiste pas. C'est une demi-heure plus tard à froid qu'il ajoutera sans insister : "J'ai vu une forme, c'était petit et c'était très laid".

Il nous reste à déterminer ce que faisait l'OVNI au-dessus de la ferme du voisin.

Un peu plus tard nous avons appris qu'une dame a observé un objet de grande taille, immobile, dans le ciel de Touraine vers 4h00 am le 16 février dernier. Vers minuit trente une enfant de Perkins a observé trois lumières en séquence très haut dans le ciel: blanche... rouge... et bleue ! Une séquence qui n'est pas sans rappeler Buckingham.

Une surprise de taille

L’affaire Thurso n’allait pas s’arrêter là ; en fait nous n’étions pas au bout de nos surprises. Environ six semaines après l’observation, la mère de Louis est décédée. Nous avons approché la famille éprouvée et de concert avec la père une seconde régression fut tentée, cette fois avec un succès inattendu.

La théorie de Persinger

Mais avant d'aborder cette régression, il importe d'éclairer le lecteur sur une facette de l'ufologie face au phénomène d'abduction : la théorie de Persinger.

Michaël Persinger est un scientifique qui travaille à la Laurentien University de Sudbury. Il a découvert qu'en stimulant le lobe temporal du cerveau, il peut produire chez tout sujet, un scénario dans lequel on retrouve la plupart des éléments typiques de l'abduction. Récemment le réseau TLC (The Learning Channel) présentait un documentaire sur ses travaux. Un jeune homme aurait subi l'expérience. On lui a placé un casque de moto rempli d'électrodes sur la tête, le programme fut induit et le type s'est mis à voir des lumières et des extraterrestres.

Les travaux de Persinger n'ont pas encore fait beaucoup de bruit mais cela ne saurait tarder. Que voilà donc une séduisante explication que d'affirmer que les mouvements de la croûte terrestre peuvent produire un champ d'ondes électromagnétiques affectant le lobe temporal de l'homme, 'faisant germer des images d'OVMs et d'extraterrestres.

Dans un premier temps, la démonstration de cette théorie n'a jamais été faite en-dehors de  ses laboratoires et sans l'utilisation d'un casque à électrodes. De quel programme s'agit-il lorsque Persinger dit : "Nous plaçons le casque, nous induisons le programme et ça y est". Autre point, l'amateur numéro un des hallucinations collectives est un astronome... Carl Sagan. Il affirme que les gens hallucinent lorsqu'ils voient un OVNI. Dans un excellent article publié dans le UFO Journal du Mufon de mai, John Carpenter s'en prend à lui ainsi qu'à Persinger. Il écrit : "Une hallucination est privée, c'est la perturbation interne d'un seul esprit, individualisée et caractéristique de l'ensemble de l'histoire et de la dynamique de cet individu. Les composantes et la nature de la distorsion psychotique de cet individu lui sont également spécifiques. Dans un asile d'aliénés, on pourra retrouver une dizaine de Jésus-Christ mais pas un ne se ressemble, pas un seul ne décrit les mêmes choses et d'ailleurs ils ne s'entendent pas du tout entre eux." Carpenter ne fait en somme que répéter ce que les ufologues répètent depuis 50 ans : Pourquoi l'OVNI typique serait la seule forme d'hallucination collective existante et cataloguée? Je trouve ridicule et inconsistant avec toute forme de logique, que des ondes électromagnétiques causées par des tremblements de terre induisent dans le cerveau de deux adultes éveillés sur la route un scénario d'une heure et demie

d'enlèvement, avec lumières, tables d'examens, accessoires, entités, retour dans la voiture et départ de l'engin. Ce scénario se répéteraient à des dizaines de milliers d'exemplaires, même là ou aucun tremblement de terre n'est enregistré ? De plus, comment expliquer ardemment la venue sur la scène ufologique d'un homme de science suffisamment intègre pour faire cesser toute cette comédie. Il est vrai que le Dr John Mack peut être considéré comme cet homme de science au même titre que Pritchard, mais évidemment TLC ou NOVA n'ont pas encore osé les inviter à s'exprimer. De retour à Louis.

Des cheveux roux

Au cours de cette deuxième régression, Louis a vécu les mêmes symptômes qu'au cours de la première. Un froid glacial s'est emparé de lui et son ton ultra-rapide et mitraillé rendait parfois ses propos inintelligibles. Nous avons appris beaucoup plus cette fois. Il a été forcé de s'étendre sur une table. Il était entouré de cinq êtres vêtus de blanc mais dont la peau ressemblait à celle d'un serpent. Ils avaient de grands yeux de chat et leurs mains n'avaient que trois doigts. Il ne cessait de crier qu'ils étaient laids et repoussants. Il n'a entendu aucune parole et n'a reçu semble-t-il aucune communication télépathique. Il était entièrement nu.

 

Dans une autre séquence, il s'est retrouvé dans un immense tube de verre. À ses côtés cinq autres humains, toutes des femmes. L'une d'elle, était reliée à lui par un tube qui semblait partir de son abdomen pour être relié à la hauteur de son pubis à lui. Un liquide blanchâtre circulait de sa personne vers la jeune femme et revenait sous une couleur jaunâtre. Aucune douleur. La jeune femme était jolie, les yeux verts et les cheveux roux (carotte, pour employer l'expression de Louis).

 

Louis jure que la jeune femme tentait de lui parler mais il n'entendait rien. Il lisait la peur dans ses yeux. Il n'a pu remarquer si elle était enceinte ou pas mais une discussion avec certains de nos membres nous a permis de penser qu’il n'est pas impensable que l'expérience en cours avec Louis et la jeune femme ait un lien avec une grossesse in vitro. N'ayant accès qu'à peu de détails et se basant uniquement sur une intuition, les chercheurs favorisent l'hypothèse d'un transfert de fluides fertiles sous la forme de sperme transféré dans un liquide porteur à partir des gonades mâles et d'ovocytes femelles dans un second type de liquide porteur. Ce transfert nécessiterait un troisième conduit destiné à écouler les deux liquides dans un bassin spécialement conçu pour incuber l'oeuf et produire un foetus. Louis n'a certes pas vu tout cet appareillage mais cela ne modifie en rien cette hypothèse si on se souvient qu'il était paralysé de la tête aux pieds avec un arc de mouvement de la tête extrêmement réduit. Les abductees signalent très souvent ce genre d'expériences mais habituellement la femme sert de mère porteuse pour une période de trois mois après quoi le foetus est retiré pour croître dans un environnement artificiel. Ce serait la première fois, à notre connaissance il va sans dire, qu'un tel cas serait rapporté. Vous avez sans doute noter également que les entités impliqués dans cet enlèvement sont d'une race différente, mais qui n'est pas inconnue et qui est surnommée : reptilienne.

Le dossier de Louis venait de passer en priorité.. La capacité régressive de la transe hypnotique dans laquelle le sujet est induit est énorme et ouvre des' horizons nouveaux à notre recherche sur le phénomène de l'abduction. Le caractère exceptionnel de ce dossier réside également dans le fait que son expérience dans un vaisseau inclut une autre personne humaine, peut être de la région, qui sait ? Ajoutons à cela les faits physiques rapportés par ce même sujet et son père quant à l'observation exceptionnelle d'un immense OVNI métallique au-dessus de leur propriété, quelques jours- avant l'abduction. Cette observation, possiblement la même est confirmée par un enfant de 12 ans de Buckingham. Je termine en soulignant que la régression hypnotique pratiquée sur Louis n’a comporté aucune forme de suggestion et que les questions posées tendent souvent à diminuer  l’impact plutôt que le renforcer. De plus Louis démontre des réactions physiques parfois violentes qui n’ont jamais été suggérées par l’hypnotiseur. Richard Guilbeault coordonnateur des enquêtes et le père de Louis ont assistés à ces régressions.

Coup de théâtre

Le  7 juin, il est près de 19h00 et les membres du CEIPI, leur invité et quelques personnes du public sont assises dans les salles de l'Hôtel de Gouverneurs pour assister à la soirée. Au programme on annonce la présentation d'un vidéo et d'une période de questions. Une dizaine de chaises demeurent vides dans la toute première rangée.

Ce soir-là je suis le seul conférencier. Durant les semaines précédentes, j'ai préparé un vidéo illustrant trois types d'interventions relatives aux enlèvements extraterrestres. Dans un premier temps, il s'agit d'une régression hypnotique qui n'a pas fonctionné. Le témoin lui-même n'a jamais affirmé qu'il s'était fait enlever et n'a aucune idée de ce qui a bien pu se produire.

Dans la seconde partie du vidéo, on présente un second type de régression au cours de laquelle le témoin réussit à retourner dans son passé mais avec très peu de profondeur. Il s'agit de Richard, un témoin qui s'était déjà présenté devant les membres du CEIPI et qui un peu grâce à lui est l'initiateur de l'idée de présenter le tout sur vidéo. Enfin, la troisième partie est entièrement différente puisque cette fois le témoin plonge vraiment dans un très profond sommeil hypnotique et revit avec précision des détails affolants de son expérience Il s'agit de Louis

J'explique alors le déroulement de la soirée ajoutant qu'à la fin de la projection, il y aura une pause et qu'au retour les trois témoins seront appelés à venir s'asseoir à l'avant et que sept autres chaises demeureront libres à l'intention des personnes qui veulent échanger avec eux directement. Une caméra sera prévue qui, reliée aux téléviseurs, retransmettra les images des intervenants aux spectateurs de sorte qu'on ne manque rien. Voilà ! Bonne soirée !

Les      lumières se  ferment et laprojection débute. Je suis tranquille, tout fonctionne bien et nous aurons une excellente soirée au cours de laquelle les membres pourront exercer leur droit de réplique et poser toutes les questions qui leur viennent en tête. On arrivera peut-être même à faire avancer ces dossiers puisque souvent des membres mettent le doigt sur un point précis que nous avions omis.

1-Guy T.

Les images défilent et devant nous on voit Guy T. Il explique ce qui lui est arrivé il y a 15 ans alors qu'il attendait sa petite amie dans sa voiture. Il venait de regarder sur son tableau de bord pour constater qu'il était une heure du matin et qu'elle était très en retard. C'est alors que sa tête s'est affaissée un peu et qu'il s'est retrouvé à l'extérieur du véhicule, dans un endroit totalement inconnu avec des formes et des ombres sombres devant lui. Il se souvient d'avoir noté la présence d'une forme tout juste devant lui qui rappelle une roche avec de la mousse verte dessus mais sans plus. Puis quelques secondes après, il ouvre les yeux et se retrouve dans son véhicule. L'aurore a fait place à la nuit. Une période de plusieurs heures manquantes et un épisode de rêve qui n'en est pas un, assure formellement Guy, lui ont fait se poser des questions depuis tout ce temps-là. Il est même devenu enquêteur au sein du CEIPI en espérant que cela puisse l'aider à éclaircir cet épisode troublant de sa vie. Malheureusement l'hypnose ne fonctionna pas.

Ce qui n'a pas été dit sur la bande et que je n'ai pas eu le temps d'expliquer par la suite, et vous comprendrez pourquoi, ce sont les circonstances qui ont empêché la régression et même l'induction sous hypnose. Guy affirme que depuis cet événement il ressent en lui une forme d'énergie extrêmement puissante qui ne demande qu'à sortir, à exploser même, selon ses propres termes. Elle se manifeste sur le plan émotionnel et même physique, comme un bourdonnement très fort. "Quelqu'un d'autre veut parler à ma place, chaque fois qu'on en parle d Ovnis ou d’extraterrestres, ça recommence et ça devient très fort et j'ai des larmes qui me viennent aux yeux."

C'est précisément ce qui s'est passé au moment de l'induction et Guy n'a jamais réussi à se concentrer et se détendre entièrement. Il était tendu, nerveux. Plus il essayait de suivre la phase suggestive d'induction, plus le bourdonnement s'est fait puissant. Il est sorti lui-même avant même que nous ayons commencé. Toutes les tentatives subséquentes se sont révélées inutiles.

2 - Richard T.

Richard est ce jeune homme qui a vécu l'Affaire du Lac Trente et un milles. Alors qu'il n'avait que cinq ans, lui, son père et son oncle ont effectué une observation remarquable et dont nous avons déjà fait état précédemment. J'avais essayé à plusieurs reprises d'induire Richard sous hypnose mais avec un succès mitigé. Dès que la situation devenait corsée, il sortait aussitôt avec des larmes aux yeux et une amère déception de ne pas avoir pu poursuivre. (L'hypnose peut causer parfois un larmoiement ou une rougeur des yeux.) Il raconte n'avoir vu que du blanc partout et des êtres s'approcher de lui avec un outil à la main. Nous sommes incapables de dépasser ce stade. Richard racontera plus tard qu'il est obsédé par cet événement et fasciné par le fait que Guy, le témoin précédent, affirme, tout comme lui, être entièrement incapable de vivre seul, de dormir seul la nuit et même de demeurer seul pour plus d'une heure ou deux. "Ça complique une vie" dira-t-il plus tard.

Certains pourront se demander pourquoi j'ai présenté des séances qui ne fonctionnent pas. C'est simple, si je vis ces séances, si je vis ce genre de situations, il me paraît important que les membres du CEIPI sachent exactement ce que nous faisons et dans quel contexte. Il est important qu'il découvre que ce ne sont pas tous les abdulctees qui se lancent dans de grandes

descriptions colorées et extraordinaires, comme le disent souvent les sceptiques. Il est faux de prétendre que les sujets sous hypnose partent dans des scénarios incroyables et j'ai voulu en faire la preuve. J'ai voulu démontrer aussi que ces témoins ne sont pas là pour faire plaisir à l'opérateur comme certains le prétendent.

3 - Louis

Le lecteur se souvient qu’en cours de régression Louis a révélé avoir été couché sous une boule de verre et qu'il s'est fait introduire dans les parties un tube relié à l'abdomen d'une jeune fille rousse également sous une boule de verre à côté de lui. Vous savez que la séquence de sa régression est très émotionnelle et ponctuée de moments physiques très intenses : claquement de dents, douleur au dos etc.

Les membres sont cloués sur leur siège. Cette fois, il voient de leurs yeux, un jeune homme en train de souffrir devant eux. Louis est à ce point gelé que ses dents claquent et on peut nettement entendre le bruit saccadé et très puissant des mâchoires. Un spécialiste m'a déjà expliqué que le claquement des dents est un mouvement involontaire causé par des situations précises dont une température ambiante très basse et qu'il est à toute fin pratique impossible de le simuler. Louis est en panique, il crie : "Lâchez-moi" à plusieurs reprises et se contorsionne. Il est visiblement ennuyé par l'apparence des êtres à ses côtés qu'il décrit comme des êtres laids, mal faits, avec de la peau de serpent et des yeux de chats. La régression s'achève et les gens constatent que l'opérateur éprouve un peu de difficulté à ramener le jeune homme qui se dit paralysé des mains dans les secondes qui suivent son éveil. Les téléviseurs se ferment et c'est la pause.

Comme à chacune des réunions du CEIPI il y a plus de 200 personnes dans la salle. Les volutes de fumée s'entrecroisent, les discussions s'amorcent, le café coule à flots, il est difficile de, savoir ce qu'ils pensent de tout cela. Après une vingtaine de minutes, on revient à nos sujets. J'invite alors les gens qui ont des choses à dire de le faire en venant prendre un des sièges libres à l'avant. Richard T., Guy T et Louis sont les premiers. C'était prévu. Les deux premiers échangent quelque peu, on pose des questions, un membre vient s'asseoir et raconte une anecdote. Puis, plus rien. Je regarde Louis, il est très nerveux, son visage est rouge, il semble préoccupé. C'est alors qu’un membre vient nous expliquer sa théorie sur les tubes de verre et les liquides observés.

Il se lève et prend le micro. C’est un personnage extrêmement animé, tout en gestes et en paroles. Très enthousiaste, il se lance dans une véritable mini-conférence. Louis ne semble pas écouter, il regarde les téléviseurs sur lesquels des images de la salle lui parviennent. Il s'agite. C'est alors qu'au moment de répondre à une question directe, il finit par dire : "Ecoutez, je ne veux pas commencer à faire peur au monde mais... j'ai reconnu une des filles..."

Oui... Je sais!

Un murmure roule dans la salle et les têtes se tournent comme mues par le réflexe naturel de penser qu'en regardant autour de soi on verra une réaction chez une fille. Certains feuillettent leur document à la recherche du dessin illustrant l'une des filles. On réclame ouvertement qu'il identifie la jeune femme et c'est à ce moment que je n'aime pas la tournure que prend la soirée. J'arrête tout ! Je refuse que Louis identifie cette femme sachant que ce faisant on risque de la perdre. Même si certains membres sont déçus, la plupart comprennent néanmoins que le CEIPI n'est pas un freak show. Je n'admettrai jamais qu'une personne dans la salle, membre ou pas soit l'objet d'une situation pareille. Simultanément, je cours le risque qu'à la levée de la soirée elle quitte la salle et ne revienne plus jamais.

Finalement en fin de soirée, les gens se lèvent et s'en vont. Ils savent que nous ferons ce qu'il faut pour mettre de l'ordre dans tout cela. C'est alors que je vois Louis en train de parler avec Richard Guilbeault le coordonnateur des enquêtes. Je m'approche. Louis ne tient plus sur ses jambes, il est en sueur et plus rouge que jamais.

Jean : Qu'est-ce qui se passe ?

Richard : On ne sait pas trop quoi faire avec ça Jean, elle est derrière toi. Mais, ce n'est pas tout, Louis en a vu une deuxième aussi.

Je regarde Louis. Il me fait signe que oui et  ajoute que la première est partie mais qu'il croit pouvoir l'identifier sur la bande vidéo. Avant d'aller plus loin, je demande à Louis de m'indiquer celle qui demeure dans la salle. Je regarde et c'est moi qui ai les jambes molles. Je connais très bien cette femme. Louis ne l'a jamais vu de sa vie. Je m'approche. Je la regarde et je lui dis :

Jean : Bonsoir, ça va ?

Elle : Je... je suis très nerveuse, le coeur me débat. Ç'a ma mis tout à l'envers son histoire.

Jean : Tu parles de Louis ?

Elle : Oui.

Jean : Hum, hum. Écoute, je tenais à t'informer moi-même que Louis t'a aussi identifiée comme...

Elle : Oui. Je sais. C'est moi !

Une enquête serrée

Dès cet instant, l'enquête allait prendre une autre tournure. Ce que ni Louis, ni personne d'autre dans la salle hormis Richard Guilbeault ne savait, allait donner à ce rebondissement une dimension pour le moins étrange. Cette deuxième jeune fille identifiée par Louis n'est nulle autre que cette même personne qui s'était présentée dans mon bureau trois semaines auparavant pour une régression.

Celle que nous allons appeler Micheline, m'avait appelée vers le mois d'avril. À ce moment, elle m'avait paru extrêmement tendue et posait de très nombreuses questions sur le phénomène particulier de l'abduction.

Elle appelait de la région de Montréal. Il n'en fallu pas davantage pour qu'elle décide sur-le-champ de devenir membre et vint assister à la réunion du mois de mai. Louis n'a pas assisté à cette réunion ni aucun membre de sa famille. Nous avons alors discuté très sérieusement à l'issue de la soirée de mai, de la pertinence d'une régression. Elle décida donc de demeurer dans la région pour la fin de semaine. Le lendemain, elle se présentait au bureau du CEIPI et en compagnie d'Hélène Dupont je tentai une régression hypnotique mais sans grand succès. Elle admettra plus tard : "J'étais beaucoup trop nerveuse".

158

Bien qu'il ne s'agisse en aucun cas du dossier auquel François Bourbeau a fait allusion dans son ouvrage, Contact 158, l'événement s'est produit presque au même endroit sur la route 158 à Lachute. Micheline avait alors une vingtaine d'année et se dirigeait vers St-Jovite, très tard dans la nuit, avec une de ses amies. C'est alors qu'elles virent une brume épaisse recouvrir la route. Après quelques instants Micheline sentit qu'elle perdait conscience et n'a qu'un faible souvenir d'avoir vu des ombres d'apparence humaines sur la route. En sortant de la brume, les deux femmes se sont regardé ébahies par ce qu'elles venaient de voir.

Micheline : "Depuis toutes ces années je me demande encore ce qui s'est passé et c'est pour cette raison que je m'intéresse au CEIPI" devait me dire la jeune femme au téléphone. "Il se passe encore des choses étranges et j'ai vécu de nombreux autres épisodes étranges dont certains ont laissé des marques physiques."

Revenons à cette soirée conférence.

Micheline : "Lorsque j'ai vu Louis je n'ai rien ressenti de particulier. Sur le vidéo toutefois j'ai commencé à me sentir toute drôle et je n'aimais pas cela. Je me suis levée pour me rendre près de la porte en arrière. Je me suis assise avec Hélène Dupont, la présidente du CEIPI. Mon cœur battait dans tous les sens et j'avais les mains toutes mouillées. Lorsque Louis a dit : "J'ai reconnu une des filles dans la salle" Hélène m'a regardé, m'a demandé si j'allais bien et m'a dit "C'est peut-être toi ? J'ai hoché de la tête comme pour dire oui, puis j'ai trouvé ça stupide et je n'ai rien dit d'autre. Lorsque tu es venu me dire que Louis m'avait identifiée, je n'étais pas surprise du tout.

Tous les essais subséquents pour ramener Micheline sous hypnose se sont révélés inutiles. Selon Pierre caron hypnoclinicien, Micheline répond bien à la première phase d’induction mais en sort aussitôt qu’il est question de la ramener à des évènements ayant un rapport quelconque avec ce que soupçonne être une expérience d’enlèvement. Plus récemment Micheline s’est rendue chez son obstétricien à la suite d’une série de malaises. Le spécialiste aurait affirmé à la jeune fille qu’elle avait l’utérus d’aune femme ayant déjà porté deux ou trois enfants. Micheline n’a jamais fait de fausses couches et ...n’a jamais été enceinte.

L'autre créature de Louis

Au milieu du mois de juin, l'équipe s'est déplacée à Thurso pour rencontrer Louis à nouveau et tenter une nouvelle régression. Certaines circonstances ont toutefois empêché le succès complet de cette régression. Nous avions négligé d'informer Louis qu'il est impératif de ne pas boire de thé, café ou tout autre excitant avant une régression et malheureusement, le jeune homme avait toute une soif puisque avant notre arrivée il avait ingurgité trois Pepsi puis un quatrième.

La pepsine et la caféine contenue dans cette boisson gazeuse sont des excitants puissants. Les camionneurs savent depuis longtemps qu'un Pepsi est de loin supérieur au traditionnel café pour les maintenir alerte sur la route. Être alerte et sous hypnose est pratiquement contradictoire. Dans une séance d'hypnose, il existe un cycle de 15 minutes au cours duquel le sujet sort et revient de lui-même sous hypnose. Lorsque le sujet est excité, il peut très bien ne jamais entré ou sortir plus fréquemment. C'est ce qui s'est produit. Malgré tout, il était sous hypnose.

Louis se met à raconter son épisode en y ajoutant que très peu de détails sinon d'avoir vu les femmes debout, enrobées d'une espèce de nuée blanche. C'est alors que je me souvins d'une conversation au préalable au cours de laquelle Louis avait parlé d'une nuit particulièrement éprouvante qu'il avait vécu le 5 avril dernier à l'extérieur d’une résidence dans les environs du Lac Ste-Marie.

Louis : Cette nuit-là, je me suis éveillé de peur dans ma chambre et le lendemain j'avais la chienne. Je devais être là toute la fin de semaine mais je suis rentré dès le lendemain (samedi).

(Aucune observation d'OVNI n'ayant été faite j'allais passer l'incident sous silence mais l'idée me vint de demander à Louis de se ramener à ce moment précis.)

Jean : ...dans ta chambre et tu as peur. Qu'est-ce qui te fait peur ?

Louis ; Il y a du monde dans ma chambre.

Jean : Qui ça ? Des amis à toi ?

Louis : Non... je ne sais pas qui c'est. Ils sont tous petits !

Jean : Combien sont-ils ?

Louis : Ils sont trois. (très énervé)

Jean : Tu peux me les décrire ?

Louis : Ils sont petits, ils sont bruns, ils ont comme des cornes, quelque chose sur la tête, ils ont des yeux rouges...

À ce stade-ci j’étais convaincu que Louis n’était pas sous hypnose et qu’il importait ces images d’une réalité autre que la sienne (films etc) Plus tard je lui ai fait part de ces observations mais il a haussé les épaules voulant signifier par là que ce n’était pas son problème si j’entendais parler pour la première fois d’êtres ayant cette apparence.

Ce sont les cornes et les yeux rouges qui m’ont fait reculer. De toutes les observations faites jusqu’à ce jour, j’ai été habitué d’entendre parler de petits gris et de reptiliens, de l’aspect nordique des grands spécimens presqu’humains. Lorsque Louis a raconté qu’il était en présence de petits êtres bruns avec des cornes et des yeux rouges, cela m’a fait reculer. C’était trop. J’ai mis fin à la régression

Elle fera l'objet du prochain article et vous comprendrez pourquoi, par la suite je suis entré en communication avec Louis pour lui expliquer qu'après tout ce n'était effectivement pas son problème si je ne savais pas qu'il existe des êtres avec des cornes et des yeux rouges...

 À ce stade, j'étais convaincu que Louis n'était pas sous hypnose et qu'il importait ces images d'une réalité autre que la sienne (films etc... Plus tard,  je lui fis part de ces observations mais il haussa les épaules voulant signifier par-là que ce n'est pas son problème si c'est la première fois que j'entends parler d'êtres ayant cette apparence.

YEUX ROUGES

Ce sont les cornes et les yeux rouges qui m'ont fait reculer. De toutes les observations faites jusqu'à ce jour j'ai été "habitué" aux petits Gris et aux reptiliens voire même aux aspects nordiques de grands spécimens presque humains. D'entendre Louis me raconter qu'il était en présence de petits êtres bruns avec des cornes et des yeux rouges c'était trop.

Nous laissâmes la poussière reposer et je commençai mes recherches. C'est alors qu'une curieuse histoire me vint aux oreilles. Il s’agit du chapitre suivant. Entretemps Louis a subi un choc émotionnel à retardement suite au décès de sa mère. Il se disait convaincu que les êtres qui l’.avaient enlevé étaient responsables de son décès. Profondément choqué et vulnérable il n’a pas voulu nous rencontrer pour une assez longue période. Ce n’est qu’en novembre 1996 qu’il a accepté de nous revoir.

Louis sa sœur  et son père ont finalement disparu un beau jour.  D’après nos informations ils se seraient exilés en Belgique afin de faire la promotion d’une race de vache laitière. Après plusieurs démarches j’ai fini, je pense, à les avoir retrouvés mais la lettre expédiées m’a été retournée sans avoir été ouverte.  La séance d’hypnose de Louis fait partie du répertoire des FAITS MAUDITS diffusée le 9 décembre 2017.