14 OCTOBRE 2017 CODE 1765

argaiv1939

Mon testament ufologique

Un texte de Jean Casault

C’est en ces mots que Denis a présenté mon dernier ouvrage Il était une fois des humains et des extraterrestres lors de ma présence sur son émission du 13 octobre dernier.

Je n’aurais jamais pensé à convoyer ce fait sous ces mots, mais comme il l’a fait, j’assume en lui donnant raison. Ce livre est bel et bien mon testament ufologique. Je me retire de la scène ufologique, je n’ai pas l’intention de retourner sur le terrain à moins d’un dossier hyper exceptionnel et là encore je le ferais out of curiosity only.

J’ai fais mes premières enquêtes à vélo alors que je n’avais que 16 ans. Cinquante et un ans plus tard, le pourcentage de gens qui « embarquent » est à peu près le même et celui des sceptiques également. Si après 51 ans ils n’ont rien compris et que les autres hésitent encore, demandez-moi pourquoi un dossier de plus, aussi hallucinant soit-il changerait quelque chose.

Rien !

Ma femme et moi venons de faire l’acquisition d’un bateau, ne serait-ce que pour me ramener 20 ans en arrière, quand je naviguais l’Outaouais. Ma femme et moi avons l’intention de passer nos étés à naviguer et nos hivers à grèver en Floride. L’ufologie peut très bien se passer de moi, de toute manière, depuis pas loin de 10 ans, la tension ufologique s’est presqu’effondrée. Personne ne va me manquer et je ne manquerai personne. D'autant que ce bateau lorsque je l'ai vu, arborait à l'intérieur deux symboles extrêmement importants pour moi : Esprit d'abord, humain ensuite. Synchronicité affolante !


Mais attention, je ne suis pas amer. Mon vieux collègue Henri Bordeleau était extrêmement déçu, voire déprimé avant de nous quitter en 1986. Il était persuadé que ses travaux et ceux des autres ufologues seraient venus à bout du Mur de la Honte érigé par le scepticisme  provenant de l’inconscient collectif des masses. Hé non mon Henri. Ils ont été plus forts que nous. Ils le sont encore mais ce que nous avons oublié, c’est qu’il y a pire que le scepticisme éculé des esprits rétrécis par un rationnalisme déifié et dont il ne vaut même plus la peine de s'attarder une seule minute. Si. Il y a pire que ca believe or not et c’est quoi ?

L’indifférence plate, morne, terne et fade des masses endormies de la célèbre majorité silencieuse encore  plus insignifiante qu'il y a cinquante ans.

Ce qui tue l’ufologie ( et pas que ça !!!) n’est rien d’autre que l’indifférence de la masse critique dont nous aurions besoin pour faire éclater la bulle. Et nous ne l’avons pas. Pour exprimer une formule typiquement de chez-nous, les Québécois et sans doute la planète toute entière, se crissent majoritairement de tout ce qui ne les affecte pas directement. Or les ovnis ne font pas partie de ce qui les affectent, alors ils n’en ont rien à cirer, point final, point barre over and out.  J’ai beau passer trois fois par année à Denis Lévesque depuis 2010, écrire des articles sur mon site, publier des livres à la douzaine, ils sont tous là comme des dummies dégonflés à se demander de quoi le gars y palle....Alors j’ai assez donné, je me retire.  Il était une fois des humains et des extraterrestres est effectivement mon testament. Jamais je ne suis allé aussi loin et la seule manière d’aller au-delà c’est de vous décrire mon aventure avec eux à bord de leur vaisseau. Et ce n’est pas au programme comme c’est là !

J’ai toujours dit et je le maintiens, que toute personne ayant une intelligence très moyenne qui prendrait connaissance de l’ensemble de la problématique ufologique n’aurait d’autre choix que d’admettre que le dit phénomène est réel. Mais voilà, cette très grande majorité de ces personnes dotées d’une intelligence moyenne n’en a rien à foutre ! Et les milléniaux ne sont guère mieux mon homme ! Je ne peux pas les forcer, vous ne pouvez pas les forcer, personne ne le peut. Ils sont nazes à chier et on n’y peut rien. Mais je ne m’en fais pas.

Comme tous ceux qui m’ont précédé, nous sommes et avons été des défricheurs, des pionniers. Le gars qui bûchait comme un malade pour dessoucher sa terre il y a 300 ans ne savait pas qu’il posait la première pierre de Place Ville Marie. Et moi, je suis prêt à vivre avec cette idée-là ! Je suis prêt à me dire que je ne verrai jamais de ce vivant, le fruit de l'arbre que j'ai planté.  Si ca me manque, j'en doute mais qui sait, je me réincarnerai pour venir le cueillir, aussi simple que ça !

Je sais  que je n’ai pas travaillé pour rien. Au cours de ces cinquantes dernières années, j’ai laissé dans mon sillage des ouvrages qui finiront par ressurgir, sans doute bien après ma mort, comme ce fut le cas pour moi lorsque je me suis attelé à lire Aimé Michel, Guieu, Mac Donald, Lorenzen, Ruppelt, Hopkins, Mack et des dizaines d’autres. Ca sert à ca des livres. On lit encore Aristote ! Alors je crois, en fait, je sais que mes travaux seront lus un jour par un garçon ou une fille de 15-18- ans et qui fera comme je l’ai fais : bondir sur sa chaise et crier au monde : Fuck c’est pété ce qu’il dit mais c’est vrai, ca fait du sens, il a raison réveillez-vous bon sang !

D’ici là, je vais lever l’ancre, engager mes moteurs à 1200 tours, et tranquillement naviguer sur l’Outaouais avec ma femme en quête de paix, de silence et de méditations, si aisées lorsque l’onde tranquille nous entoure, nous englobe et nous rassure.

Puis, quand mon prochain bouquin contre les religions fera son apparition, je me lèverai, mettrai mon armure d'airain, affuterai mon glaive d'acier des forges de Micaël et j'irai combattre de nouveau et cette fois, il y aura très peu d’indifférents, parce qu'il n'y aura ni quartiers, ni prisonniers mais une guerre à finir !  J’annonce ici, haut et fort que mes arguments, mes dires, mes propos, mes avancées, mes faits et mes preuves auront pour effet de plonger ce glaive profondément dans le flanc de l’idéal religieux, cause de mille maux depuis 4000 ans, jusqu’à ce qu’il s’effondre sur le sol. J’ai de la pratique depuis 50 ans ! Je sais me battre !