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CRAINDRE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ?

argaiv1970

Ça dépend du film qu’on regarde !

UN ARTICLE DE JEAN CASAULT

Il va de soi que lorsque vous êtes l’auteur d’un livre qui s’intitule Esprit d’abord humain ensuite et que l’héroïne de votre prochain roman n’a strictement rien d’une machine et que votre essai à venir traite du lien colossal qui a toujours existé entre les extraterrestres et les humains, vous n’êtes pas très « robot type »

Ce n’est certes pas moi qui ferai l’apologie de la fameuse IA ( intelligence artificielle). Donc vous savez de quel bord je penche, dans quel camp je me tiens. Cela dit, il y a IA et il y a IA.  Elon Musk le très connu fondateur de Tesla et Marck Zuckerberg le très connu fondateur de Facebook s’empoignent sur cette question récemment.

Musk veut que les gouvernements s’en mêlent afin de rédiger des textes de loi visant à réguler l’IA. Il n’y va pas de main morte le gars et prédit que, cette technologie représente le «plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée».

Ce n’est pas la première fois qu’Elon Musk exprime ses doutes sur l'intelligence artificielle. Parfois avec quelques contradictions si on considère que le système Autopilot des véhicules Tesla permet déjà aux propriétaires de véhicules de la marque d'activer un pilotage automatique. Quoi qu’il en soit Musk craint qu’un jour  les robots prennent le contrôle du monde. Il justifie ses contradictions et je crois qu’il a raison en ne souhaitant pas  interdire formellement l'intelligence artificielle, mais en lui  imposant des limites.

Stephen Hawking partage également les mêmes craintes et récemment Musk avec l’appui de nombreux chercheurs a fondée Open AI afin de faciliter et encourager la collaboration entre différentes sociétés pour permettre une recherche mieux coordonnée, et empêcher certains grands groupes de tout décider d'eux-mêmes. Des grands noms comme Microsoft, Amazon ou NVidia ont adhéré au projet. Elon Musk n'est pas le seul à s'en préoccuper.

Mark Zuckerberg de son côté a critiqué ces déclarations alarmistes. «Les personnes qui imaginent des scénarios catastrophes, je ne les comprends pas. C'est très négatif et irresponsable», a-t-il estimé. Il a ajouté  «Je pense que l'on peut créer des choses pour rendre le monde meilleur». Il accuse Musk de vouloir ralentir le progrès, mais lui aussi à sa manière ne veut pas de dérapages majeurs et  en septembre 2016, Facebook s’est allié avec  Google, Microsoft, Amazon et IBM pour un «partenariat pour l'intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société». Les cinq géants du web souhaitent définir ensemble les bonnes pratiques en matière d'éthique.

Malgré cela, Elon Musk s'inquiète de voir l'être humain détrôné par sa création. «Je n'arrête pas de sonner l'alarme, mais jusqu'à ce que les gens voient vraiment des robots tuer des personnes, ils ne sauront comment réagir, tellement ça leur paraît irréel».  Il va jusqu’à affirmer que son projet de coloniser Mars  pourrait devenir  «plan de secours» si son scénario catastrophe venait à se réaliser.

QU’EST VRAIMENT L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ?

On la définit comme l'ensemble des théories et des techniques  visant à construire des machines capables de simuler l'intelligence, voire de remplacer l’intelligence humaine dans certaines tâches. On a déjà des robots qui construisent des objets, des voitures notamment, mais ces robots ne sont pas intelligents, ils sont construits comme ils sont et ne changeront jamais. On ne verra jamais un robot spécialisé dans la pose des pneus se mettre à les crever parce qu’il en a assez de ce job stupide.

On parle ici de machines qui pensent, qui réfléchissent et dès lors MODIFIENT leurs accomplissements. La machine intelligente peut alors remplacer l'humain dans certaines fonctions dites cognitives. La meilleure illustration de la crainte que peut susciter un tel programme est très présente dans la littérature de science fiction et  au cinéma.

LE GRAND ÉCRAN A DIABOLISÉ L’IA

Dès 1969, le méchant HAL, superordinateur de bord expédie l’astronaute Dave dans les étoiles en l’empêchant de revenir à bord du vaisseau sous prétexte qu’il menace la mission. Des années plus tard, son créateur revient à bord et convint HAL qu’il doit se sacrifier pour permettre aux hommes embarqués dans un autre vaisseau de revenir sur Terre.  Nous avons tous détesté HAL et son fichu Good Morning Dave, how are-you, avec sa voix de d’hypocrite  douce et chaleureuse. Non ?

En 1981, on prie le ciel que cette espèce de brute blonde accompagnée de cette grotesque clown hyper maquillée ne tue pas l’excellent Harrison Ford, le blade runner dans ce film culte à voir et à revoir. Toutes ces mécaniques vengeresses qui savent qu’elles n’ont qu’une durée de vie très limitée ont pris sur elle de renverser la vapeur et tuer tous les humains qui refusent de les aider et même ceux qui les aident.

En 1982, cette fois l’IA est très gentille puisqu’elle aide à capturer des méchants. C’est la K2000, la super Trans am de Michael Kitt !  Totalement irresponsable et immature, j’en voulais une pareille avec la lumière qui swing langoureusement au-dessus du pare choc.( ca existait !!!) Les femmes de mon époque n’étaient pas plus matures et voulaient le pilote à bord le telllllement beau ( David Hasselhoft).

La même année ce sera TRON avec d’assez bons effets spéciaux ou les joueurs sont confrontés à une machine pas très sympathique, puis  ce sera D.A.R.Y.L le pauvre petit garçon qui fait pleurer les mères et se révèle une machine. Impossible de passer sous silence la plus connue et la plus crainte de toutes les formes d’IA celle de la série de films MATRIX. Si vous n’avez jamais vu ce film vous êtes aussi bizarre que l’agent Smith !  C’était en 1999.

Sans aucune subtilité pour son titre, le très respectable Steven Spielberg signera un petit chef-d’œuvre avec INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. Ce petit garçon mécanique vit dans un monde rempli d’autres comme lui et lutte pour sa survie. Une fin très émouvante je dois l’admettre. Tiens je vais le regarder ce soir.  On n’y passera pas la nuit alors je termine avec I Robot, et Will Smith. Là aussi il faut reconnaitre que le danger de l’IA est fort bien rendu. Euh un dernier.....DATA de Star Trek New Generation. Lui ca va, mais son frère jumeau ????

Toute la question est la suivante et c’est celle qui revient autant dan la littérature que le cinéma. Si une Intelligence Artificielle ayant accès à des technologies sur lesquelles dépend notre survie trouve que les humains et les ordures ménagères sont du même genre que faisons-nous ?

La voiture Tesla qui conduit toute seule pourrait-elle décider que le précipice droit devant est franchissable en y mettant le paquet ? En d’autres termes, les gens ne craignent pas les ratés, les erreurs ou les vices de fabrication il en existe déjà dans tout ce que nous consommons et utilisons. Nous ignorons si un abruti de technicien enragé après sa blonde n'a pas oublié de serrer le maudit boulon qui lâchera à 35,000 pieds et ira balancer dans le ciel la moitié d’un moteur. Ce ne sont pas vraiment nos vraies craintes, nos craintes sont qu’un robot, une machine pensante, DÉCIDE de nuire à l’humain en dévissant le boulon par exprès. Et elles ne manqueraient pas de raison. Un toaster intelligent pourrait brûler noir les rôties de Donald Trump un matin, parce qu’il est vraiment trop con, passé le supportable absolu et que même une machine pourrait ne pas l’aimer, même en se forçant le filage !

TOUT ÇA A COMMENCÉ EN 1936

Vous avez vu un film sur ce gars-là et vous l’avez oublié. Le gars s’appelle Alan Mathison Turing, et il est né en 1912 à Londres  C’est un mathématicien et ses travaux ont permis de jeter les bases de ce qui allait devenir l’informatique.  En 1936 il invente la « machine de Turing » et de nos jours on l’appellerait un ordinateur.  Ça vous revient ? Non ? D’accord moi non plus. Mais si je vous dis que durant la guerre de 39-45 il a joué un rôle majeur dans la cryptanalyse de la machine Enigma, là ça commence à vous revenir. Il a cassé le code nazi et a raccourci la durée du régime nazi de deux ans en mettant fin à la domination de ces salauds sur les mers. Quatorze millions de personnes peuvent lui dire merci sans parler de leurs descendants qui n’existeraient pas sans lui. Beau Fatum !  Par contre il avait un gros défaut pour l’époque. Homosexuel. Interdit et illégal au Royaume Uni et ailleurs dans le monde.  Il finira par se suicider en 1954 et ne sera reconnu comme héros de guerre qu’en 2013.  Voyez The Imitation game avec le surprenant et inimitable Benedict  Cumberbatch.

Donc c’est la faute à Turing, car toutes ses découvertes ont fait la démonstration que des machines pouvaient faire avec plus de précision et plus rapidement ce que l’humain accomplit. Il faudra expliquer ça un jour aux constructeurs de la Bentley. Le fait main ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux.

Dans les années 50, on verra alors le développement des ordinateurs et un nouveau mot verra le jour. Ce n’est pas encore le mot intelligence qu’on associe à tout cela, mais plutôt le terme algorithme ! Un algorithme est une méthode générale pour résoudre un type de problèmes. Il est  correct lorsque, qu'il résout le problème posé. On mesure l’efficacité d'un algorithme notamment par sa durée de calcul, par sa consommation de mémoire RAM  par la précision des résultats obtenus et autres paramètres, mais ce n’est pas encore de l’intelligence.  Par exemple si vous cliquez souvent sur certains sites vous finissez par voir apparaître sur votre page Facebook des pops up commerciaux en lien avec ces sites. Ce n’est pas  une fille de 18 ans installée à Palo Alto en Californie qui vous espionne. C’est FACEBOOK qui fait ça via des algorithmes. Mais ce n’est pas de l’intelligence au sens de l’IA.

On commence à voir un semblant d’intelligence dans les jeux d'ordinateurs nécessitant une certaine logique, comme les jeux d’échecs en 1977, le jeu de GO en 2016 et le poker en 2017.   Bill Gates aime bien l’idée, mais craint que l’IA devienne liberticide c’est-à-dire qu’elle tue la liberté des hommes. Il n’a pas tort.

Que DEEP BLUE batte Spassky aux échecs est une chose, mais si mon réveille-matin dit intelligent décide de ne pas sonner parce qu’il m’a entendu dire en me couchant  que j'en avais plein le cul de me lever à 7 heures tous les matins pour aller bosser, là c’est autre chose. Il a confondu ma frustration avec une décision. Il est intelligent oui, mais il est con et bête à se faire broyer dans l’huile a moteur parce que merde, je vais perdre mon boulot si cela se reproduit trop souvent.

Le fossé entre riches et pauvres ne fera que se renforcer avec l'irruption de l'intelligence artificielle dans les secteurs professionnels, affirment des chercheurs britanniques de l’association Sutton Trust.

La mobilité sociale, déjà en régression, risque de prendre un sacré coup. La faute à l’essor du Bige Data, des objets connectés et de l’intelligence artificielle, affirment des chercheurs. Dans une étude de l’association spécialisée dans l'éducation Sutton Trust du mercredi 12 juillet 2017, ils alertent contre la quatrième révolution industrielle et ses modes de production "intelligents", qui va considérablement creuser le fossé entre les riches et les pauvres.

Et ce, pour plusieurs raisons. On  sait à quel point le nombre d’emplois menacés par l’automatisation est élevé. Un robot n’est jamais malade et n’a pas besoin d’un plan dentaire ni de congés de maladies pas plus que de vacances et il ne se mettra jamais en grève. Selon Sutton, la demande de professions dans les secteurs du secrétariat juridique ou médicale, par exemple, va chuter dans les années à venir à mesure que l’intelligence artificielle sera de plus en plus capable de réaliser des tâches administratives.

Plus largement, les métiers faisant appel à des tâches physiques répétitives, qui requièrent moins d’émotion et de créativité seront les plus vulnérables. Sans parler de certains articles produits par des robots via un média financé par Google. Je hurle juste à y penser.

Les grandes entreprises qui se laisseraient tenter par l’IA pourraient accumuler des fortunes. Les chercheurs disent : "Imaginons qu’Uber adopte demain les voitures autonomes et remplace ses chauffeurs par des robots, qu’Apple fabrique ses produits sans faire intervenir un seul humain, qu’une entreprise de crédit soit capable d’octroyer 30 millions de prêts par an en ayant besoin de ne faire travailler aucun homme" et ils sont cités par le New York Times en juin 2017.

Mais un point demeure quantifiable. Si je veux bien qu’un robot fabrique ma voiture j’existe qu’il s’en tienne à cela.  Elon Musk craint la dérive monstrueuse d’une intelligence artificielle qui, profits à la clé, justifierait une main mise sur la créativité voire la pensée humaine.  Zuckerberg n’y croit pas, mais il est très jeune et je me demande si son jugement est proportionnel à son intelligence, car c’est bien de cela qu’il s’agit !

ET LE JUGEMENT DANS TOUT ÇA ?

Comment songer confier quoi que ce soit à une machine sous prétexte qu’elle est super-intelligente si elle n’a pas de jugeote ? C’est quoi la jugeote ? C’est quelque chose que seuls les humains possèdent. Les animaux n’ont pas de jugeote, ce sont des bêtes guidées par leurs instincts et pas une machine aussi intelligente soit-elle n’aura de jugement. Le jugement c’est la faculté de discernement que ne procure pas l’intelligence. L'intelligence établira avec une formidable rapidité que dans ce panier il y a 3 jalapines, dix tomates, trois pommes rouges, six radis et treize cerises. Elle déduira que ce sont des fruits rouges de taille différente, mais le gars qui a du jugement saura que bouffer des piments rouges extra hot et des cerises ce n’est pas pareil. La machine n’a aucune idée de quoi je parle.

Le jugement est une extension de la conscience et la conscience ne vient pas  de l’animal, pas de l’humain et jamais au grand jamais d’une machine Ca vient de l’Esprit.

Plate hein ? Mais au moins l’Esprit est éternel et immortel alors que leurs machines aussi brillantes soient-elles finiront bien par se taire et croupir sous la rouille ou whatever. Alors je suis dans le camp de Musk sur celle-ci. Allons-y mollo, réglementons et ne devenons surtout pas intelligence artificielle dépendants affectifs de grâce.