20 juillet 2017 code 1137

argaiv1939

L’AIGLE S’EST BEL ET BIEN POSÉ !

Un article de Jean Casault

 


Photo Jean Casault NASA 2013

 

CE QU’ON SAIT NOUS ÉLÈVE ! CE QU’ON IGNORE NOUS RÉVÈLE !

Cette petite phrase je l’ai retrouvée dans un roman sur le Graal par Giacomo Ravenne.  J’ai souvent dit la même chose en d’autres mots, mais il est un fait que notre ignorance en dit beaucoup plus long sur qui nous sommes, que ce que nous connaissons.  Toute ma vie, ayant souffert d’une très piètre instruction publique, me limitant aux intérêts isolés et isolationnistes du petit peuple auquel j’appartiens, l’un des plus analphabètes du monde occidental, je me suis juré que plus jamais je n’allais laisser l’ignorance déterminer ma voie.

Mes lectures, éclectiques en soi, mais extrêmement variées et très nombreuses furent donc pour moi plus qu’un loisir, mais un mode de vie, et cela continue de nos jours. Mon vieil oncle, feu Raymond qui me voyait aller disait que j’étais un garçon, nulla die sine linéa[1]. L’Anneau d’ambre n’eut pas qu’effet limité à l’ufologie et la métaphysique, je me suis mis à dévorer  tout de manière insatiable, avec toutefois, j’en remercie mon Esprit et ses Aides, un sens du recul adéquat devant des œuvres inutiles parce que vides de sens.

Mon premier livre à vie parce que proposé par Raymond fut "Les Miracles de votre esprit" 1955 de Joseph Murphy ( qui ressemble à Raymond en fait). Une fois l’époque des Tintin terminée ce fut un roman, soit Les Enfants du Capitaine Grant de Jules Vernes paru en 1868. Pour la première fois de ma vie je créais mes propres images dans ma tête et quand un jour je vis la version en film de Disney....c'était, banal !  Puis je m’attelai aux essais avec Les Grands Initiés d’Édouard Shuré étrangement écrit  au 19e siècle lui aussi en 1889. Raymond n’avait pas tort, des décennies durant, il n’allait pas se passer une seule journée sans que je lise une dizaine de pages d’un livre en cours et parfois une centaine selon le cas. Inutile de compter les livres que j'ai lu dans ma vie...mais ils sont la fondation intellectuelle, rationelle et émotionelle, sur laquelle compte mon Esprit pour qu'en tant qu'être humain, je puisse effectuer ma mission ou plutôt Notre mission. . 

Si vos enfants sont jeunes initiez-les à la lecture, faites-leur comprendre que lire un livre sans images est la plus gratifiante des expériences puisque c’est ainsi qu’on développe les aptitudes intellectuelles les plus recherchées, les plus fines et les plus diversifiées. C'est bien de développer ses pouces et sa coordination mais ça, les singes le font quasi à la naissance. Il est temps de passer à beaucoup mieux. Les films, les jeux vidéos, les bandes dessinées sont des mets préparés d’avance par les autres et sans vraiment de goût, alors que celui qui lit fabrique son propre univers, et crée des images qui sont les siennes. Jamais au grand jamais on ne peut comparer un livre avec un film, si vous ne faites pas la différence pour vous-mêmes, au moins faites-là pour vos enfants ou vos petits-enfants. Dès qu’ils sont en mesure de placer le A derrière le B.

En matière de lecture, la quantité est égale à la qualité. Le volume est important, car c’est ce qui permet de déterminer la qualité. Quand vous lisez un auteur qui critique ouvertement un point précis et que plus tard vous tombez sur un autre qui à l’inverse en dresse les louanges c’est là que vous intervenez au niveau de votre résonance, de votre jugement et de toutes ces autres connaissances accumulées.  Le Savoir libère ! l'Ignorance enchaîne.

Un ouvrage sur la pêche que j’ai lu au cours des années 60 m’a permis de répondre à une question posée par un collègue de piscine cette semaine sur les pratiques amérindiennes à l’égard de la truite mouchetée. Ça m’est revenu comme ça dans 4 pieds d'eau le cul sur une nouille en plastique recyclé. C’est comme si j’avais deux immenses bibliothèques, l’une dite inconsciente et dont j’ai parlé dans mon article récent sur l’intuition, mais une autre plus pratique au quotidien.

Évidemment, une grande part de mes lectures ont été dirigées vers l’ufologie, la métaphysique, le paranormal, la spiritualité, la psychologie, les découvertes scientifiques et l’histoire générale en raison de mes travaux dans ces domaines au cours des cinquante dernières années.

Plus de 400,000 personnes ont travaillé durant les années du programme Apollo entre 1959, mais surtout 1961 et 1970. Le budget se chiffre à 168 milliards  de dollars ce qui pour l’époque est hallucinant si nous devions mettre cela en dollars d'aujourd’hui.  Tout ne s’est pas fait la veille du 20 juillet 1969. La NASA a mis en place plusieurs autres programmes dont Gemini, Surveyor, Ranger afin de préparer ce grand moment. mais nous savons tous que l'Aigle s'est posé sur la Lune ce jour-là !

Certains drames sont venus obscurcir le ciel étoilé de la base floridienne. Apollo 1 a explosé et brûlé au sol le 27 janvier 1967 provoquant la mort de son équipage constitué des astronautes Virgil Grissom Edward White et Roger Chaffee. Mais dès 1959 la question demeure la même. D’accord  si un jour on veut aller sur la lune on fait ça comment ? Et trois techniques sont mises de l’avant.  Comme l’indiquent les chercheurs G. Brooks, James M. Grimwood, Loyd S. Swenson, au début de cette phase d'étude, la technique du  rendez-vous en orbity lunaire (LOR) est la solution qui a le moins d'appui malgré les démonstrations détaillées de John C. Houbolt du Centre de Recherche de Langley.

Aux yeux de beaucoup de spécialistes et responsables de la NASA, le rendez-vous entre module lunaire et module de commande autour de la lune paraît instinctivement trop risqué : si les modules n'arrivent pas à se rejoindre en orbite lunaire, les astronautes occupant le module lunaire n'ont pas le recours de freiner leur engin pour se laisser redescendre vers la Terre contrairement aux autres scénarios ; ils sont alors condamnés à tourner indéfiniment autour de la Lune.

Les avantages du LOR, en particulier le gain sur la masse à placer en orbite, ne sont pas appréciés à leur juste mesure. Toutefois, au fur et à mesure que les autres scénarios sont approfondis, le LOR gagne en crédibilité. Les partisans du vol direct — Max Faget et ses hommes du Centre des Vols habités se rendent compte de la difficulté de faire atterrir un vaisseau complet sur le sol lunaire accidenté et aux caractéristiques incertaines. Wernher von Braun, qui dirige l'équipe duCentre de vol spatial Marshall qui doit développer le lanceur  est partisan d'un rendez-vous orbital terrestre et finit lui-même par être convaincu que le LOR est le seul scénario qui permettra de respecter l'échéance fixée par le président Kennedy.

Nous savons maintenant quel fut le résultat spectaculaire alors que sous nos yeux Armstrong et Aldrin posaient leurs pieds sur la surface de Sélène. À cette époque j’étais guide de pêche au Gîte du Berger dans le parc des Laurentides pas très loin d’Hébertville. Étudiant j’étais en quelque sorte la petite recrue parmi les vieux vétérans amérindiens de Pointe-Bleue ou du village déjà nommé. L’un d’eux s’appelait Joseph Lavoie. Son visage était tellement ridé par les rigueurs du climat de son passé qu’il avait l’air d’un esquimau.

Nous étions en train de mesurer la longueur des chaînes à préparer pour les ancres quand je lui demande s’il allait des nôtres ce soir pour regarder Apollo se poser sur la Lune sur le téléviseur noir et blanc de 14 pouces !!! Grâce à l’antenne de «  mille pieds » que les gars avaient montés un mois avant.  Joseph m’a regardé le plus sérieusement du monde. Il a pris un vieux bout de papier qu’il avait dans sa poche, et le crayon jaune de trois pouces coincé sur son oreille et a gribouillé quelque chose. En tapant du doigt avec l’assurance d’un Cardinal il m’a dit en relevant le menton : «  Ca mon Han c’est le ciel, c’est un woile entre nous autres pis le bon Dieu pis toé ce que tu dis que c’est des étoiles, moé j’te dis que ce sont des pt’its trous faites pour laisser passer la Lumière du Seigneur ! Fa que la lune c’est une Porte, une grosse Porte ! Parsonne va aller là à souère avec une machine, tu me comprends –tu ? »

Je ne me suis jamais moqué de lui. Il y avait trop de poésie dans son dire et trop de lumière dans ses yeux pour salir ça avec une remarque stupide. J’ai hoché la tête et on a continué à mesurer nos chaînes pis nos cordes pour nos ancres faites avec des vieux bocaux de peinture remplis de ciment.

Le 14 novembre 1969 ça été Apollo 12. J’étais à la maison cette fois et le téléviseur était plus gros déjà. Le même exploit  malgré le fait que Zeus dans sa colère de voir l’homme explorer son royaume frappe Saturn V d’un éclair qui cause quelque dérèglements électriques, mais sans plus.

Le 11 avril 1970 c’est la panique. La mission est interrompue en raison de  l'explosion d'un des réservoirs d'oxygène liquide qui se trouve dans le module de service d’Odyssey. Cela fait plus de 55 heures qu’ils se dirigent vers la Lune.  Pour revenir immédiatement et survivre,  les astronautes  vont déménager dans le module lunaire Aquarius et se servent de ses ressources et de son moteur afin d'optimiser la trajectoire de retour vers la Terre. Tom Hank est la vedette d’un excellent film pour rappeler cet événement. Personne n’a oublié : « Houston we have a problem. »

Le 31 janvier 1971 Apollo 14 est affecté lui aussi par un problème qui menace la mission. L’arrimage ne fonctionne pas et il leur faudra s’y reprendre cinq fois. Un des moments marquants de la mission se produit lorsque Alan Shepard, qui est le premier (et le seul) des astronautes du programme Mercury à marcher sur la Lune, tire deux balles de golf à l'aide d'un club emmené clandestinement. Shepard et Edgar Mitchell passèrent plus de neuf heures au cours de deux sorties à explorer une zone où la NASA pensait trouver des roches figurant parmi les plus anciennes. Ils ramènent 42,9 kg d'échantillons rocheux.

Le 26 juillet 71, Apollo 15 est plus performant et permet de transporter un rover lunaire permettant aux astronautes d’explorer plus à fond leur environnement. Puis le 16 avril 1972 ce sera Apollo 16 et finalement la dernière mission, Apollo 17,  le 7 décembre 1972.

Le président Johnson n’est pas un adepte des vols spatiaux. Pendant qu'ici on adopte l'Assurance maladie avec la carte soleil, lui a de très gros problèmes sociaux à résoudre en matière de santé et surtout une très coûteuse guerre au Vietnam qui n’en finit plus de mourir et de faire mourir. Les réductions budgétaires considérables mettront fin à l’expérience lunaire.

Des trois lanceurs Saturne restants, l’un a permis le programme Skylab, j'assisterai d'ailleurs aux opérations de récupération si d'aventure cela devait se passer au Québec en 1979. Mais les deux autres, tels des géants abattus reposent en paix dans un hangar. Toujours fonctionnelles elles pourraient repartir demain matin. J’ai vu ces dernières et c’est un peu affligeant de les voir ainsi, aussi inutiles  que la carcasse d’une voiture abandonnée dans une décharge.

Photo Jean Casault NASA 2013

Le programme Apollo est remarquable pour une petite planète comme la nôtre au début de son évolution, mais il va de soi qu’on ne peut parler de conquête spatiale, cela dit, nous ne venons que de commencer. Dans l’espace profond contrairement au Capitaine Kirk, jamais la main de l’homme n’y a mis le pied !!! Nous n’avons jamais exploré plus loin que le bout de notre propre système. Voyager et Pionner ne sont que des souvenirs perdus. Dans le silence sépulcral du monde des nombres impossibles à prononcer, se terrent tous les grands mystères de la vie, sous toutes ses formes, et nos générations futures sauront sans contredit les découvrir et nous ? Plusieurs reviendront incarner le corps de leurs descendants pour participer à cette grande aventure.

 Voilà pourquoi la vie vaut la peine d’être lue !

Comme déjà dit je n’ai jamais rien dit des visions pittoresques de mon vieux partenaire Joseph. Mais quand on continue de répandre sur le net des sornettes concernant nos aventures lunaires, là par contre je me bidonne. 400,000 personnes 168 milliards de dollars sur près de 12 ans pour faire un petit film dans un entrepôt rempli de sable ? Ouf.....y’a des gens qui ne lisent vraiment jamais rien dans leur vie. J'ai certains mots soulignés dans ce texte à consulter et à lire mais ils ne le feront pas. Parce qu'ils ne lisent que des sornettes parce que les sornettes c'est tellement plus facile et plaisant ! Et ça, c’est profondément triste ! Ah oui c'est vrai ils pensent aussi que la Terre est plate...Cry

Je ne fais pas d'élitisme ici. J'ai appris à lire à 6 ans comme tout le monde ou presque et lire ca s'apprend, à tout âge. Ce n'est pas une religion, ce n'est pas un sport dangereux, ce n'est pas défendu par la loi, ce n'est pas un péché (?) et c'est merveilleux. Ca évite de dire de grosses sottises, de croire n'importe quoi et n'importe qui et de se laisser manipuler par ce que les autres ont lu, ca ne coûte rien, c'est gratuit, il y a des bibliothèques partout. C'est quand l'humanité s'est mise à écrire et à lire qu'elle est devenue l'espèce dominante sur cette planète et ceux qui se sont fait asservir des millénaires durant par la suite, ne savaient ni lire et ni écrire. LE SAVOIR LIBÈRE L,IGNORANCE ENCHAÎNE !

 L’AUTEUR PUBLIERA EN SEPTEMTRE CHEZ QUEBEC LIVRES : IL ÉTAIT UNE FOIS DES HUMAINS...ET DES EXTRATERRESTRES.


[1] Pas un jour sans une ligne ! C’est aussi la devise de certains vendeurs de drogues, mais ça, c’est une autre histoire qui n’est pas la mienne!!!