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QUEL EST DONC CETTE MALADIE QU’ONT LES FEMMES ?
Un article de Casault
Le retour des Talibans, cette purulente plaie rappelant les pestiférés de certains enfers de Dante n’a rien de rassurant. Dans une province de l’Afghanistan, non seulement interdisent-ils les activités sportives chez les enfants parce que tenter de battre l’autre c’est comme vouloir s’en prendre à Allah, ils ont exclus toute forme d’éducation scolaire destinée aux filles.  On sait le traitement réservé aux femmes dans l’Islam.
Dans un article publié en 2015 la journaliste Virginie Larousse explique à tout le moins un aspect critique de la question alors qu’il est illustré par une affiche d’une conférence islamique sur les femmes. «  Où sont les femmes ? La photographie de l’événement a de quoi laisser perplexe. L’université islamique de Qassim (Arabie saoudite) a organisé, il y a quelque temps, une conférence sur « la place des femmes dans la société ».
Excellente idée, quand on sait les chantiers à mener pour favoriser l’émancipation des femmes dans ce pays où elles n’ont même pas le droit de conduire. Sauf qu’aucune femme n’a été autorisée à y assister, et encore moins à prendre part aux débats. Sur la photo souvenir de la conférence, donc, un parterre d’hommes vêtus d’une tunique blanche et coiffés du traditionnel keffieh. On aurait presque envie de rire, si le sujet n’était pas aussi grave »
Au Japon la princesse  Mako, petite-fille de l’empereur va se marier avec un roturier, un homme du peuple en somme, un moins que rien en d’autres termes, puisque nous savons tous que la monarchie se proclame de Dieu au Royaume-Uni et des Dieux au Japon.  La monarchie est également une plaie monstrueuse dans le flanc de l’Humilité spirituelle, mais ce sera pour un autre article. Donc, la jeune princesse de 25 ans, une fois mariée ne sera plus princesse, mais une simple « Madame Chose. »
e ne suis pas offensé, mais ce qui me trouble c’est que  parlant de l’empereur Akihito lui-même, ce dernier a fait de même à l’époque. Lui aussi a épousé une femme du village quasi une lavandière, quelle horreur, mais Ô mystère, il n’a pas eu à renoncer à son titre, l’empereur étant un homme. Or les Japonais qui tout comme les Chinois d’ailleurs ont très peu d’estime pour le beau sexe ne sont pourtant ni chrétiens ni musulmans. En Afrique et aux Indes ce n’est guère mieux, on excise les jeunes filles et malgré que cette pratique soit interdite dans ces mêmes pays, de nombreuses tribus ou communautés continuent de la pratiquer et pis encore d’apprendre que ce sont les mères qui l’exigent pour leurs filles.
e ne vous enverrai pas dans votre chambre pour lire les versets bibliques sur la femme vous n’en reviendrez pas, alors ma question est fort simple.  Toutes les religions ou presque ( ce qui exclut le Taoïsme)  s’en prennent aux femmes, certaines plus que d’autres et je crois que l’islam est effectivement la pire d’entre elles alors j’aimerais savoir quelle maladie honteuse afflige les femmes pour que Dieu sous toutes ses formes les déteste tant.
Pourquoi n’a-t-il pas créé que des hommes ? Cela n’aurait pas été une grosse affaire pour Lui de leur fabriquer un vagin à deux pouces au-dessus du fatras pénien ou pas très loin des couilles et un utérus avec le kit de naissance et bingo, il n’y aurait plus jamais eu de discrimination sexiste sur cette planète de demeurés déglingués et mal foutus.  Que dès hermaphrodites, comme les vers de terre.
Quand un malaise aussi profond est universel, il y a bien une raison. Évidemment ici au Québec, enfin débarrassés de l’Église et de son influence néfaste, nous sommes un des endroits dans le monde dit civilisé, où nous traitons les femmes avec un respect assez bien senti. Généralement parce qu’il y a de notables exceptions. Aux États-Unis s’ils sont capables d’élire un Président qui clame en public pouvoir prendre le pussy de telle femme à pleines mains, en public, c’est qu’ils sont encore un peu arriérés.
J’aime bien les Américains, mais ils ont baissé dans mon estime depuis janvier 2017. Mais ça aussi ça demanderait un article à part et n’oublions pas que les fanatiques de la Bible belt sont très radicalisés dans leur folie furieuse, expression qui rime avec religieuse notez-le.
Donc je reprends. C’est quoi la maladie des femmes ? Depuis des milliers d’années et partout dans le monde, elles sont traitées injustement à différents degrés par les hommes.  J’avais une explication dans «  Esprit d’abord humain ensuite, un ouvrage dans lequel je plaide pour l’Avènement de l’éternel Féminin par le code d’Ashérah.
Dans un premier temps je rappelle que notre haine des femmes, nous les hommes, est récente dans notre histoire puisqu’il y a très longtemps de cela, Dieu était...une femme. « Permettez-moi de révéler un vieux secret, non seulement oublié, mais occulté volontairement depuis des siècles et des siècles, par les religions patriarcales et elles le sont toutes : le culte de la Déesse Mère est le plus ancien de tous et sans contredit le plus authentique. On parle de dizaines de milliers d’années en tenant compte des découvertes archéologiques concernant les tout premiers peuples de la fin, mais possiblement du milieu du paléolithique, puis les Sumériens, les Grecs, les Celtiques, les Scandinaves, les Germains, les hindous et les Chinois également.
La plus ancienne représentation de la Déesse Mère est une statue provenant du paléoasiatique appelée la Vénus de Willendorf et pouvant avoir près de 25,000 ans. Mais déjà une divinité féminine est représentée entre deux lionnes dans les peintures les plus anciennes de la culture de Nagada en Égypte où d’ailleurs Isis a été vénérée plus encore que Osiris jusqu’au 6e siècle. Le site néolithique de Catalhöyük en Turquie, et remontant à une période de plus de 9000 ans, a révélé de nombreux indices du culte de la Déesse Mère.
Les fouilles ont révélé que le nombre de déesses dépassait largement celui des divinités masculines qui éventuellement finirent par disparaître tout à fait avec le temps, ce n’est pas rien !
Les déesses n’ont jamais été aussi nombreuses et adulées que durant l’âge d’or de l’antiquité soit la conscience première des hommes de l’existence d’un principe divin. Elles sont Isis, Cybèle, Magna Mater, Déméter, Perséphone, Diane, Gaïa, Vénus, Aphrodite, mais également Éros, Storgê, Philia et Agapè. Il y eut aussi Ptonia, Theron et Artémis et les Germains de leur côté avaient de nombreux rituels centrés sur la personne de Nerthus leur Terra Mater.
Plus tard, quand la chrétienté s’évertuera à tout saboter comme d’habitude, les Germains continueront malgré cela d’adorer la Terre, mère de tous les hommes au nom magnifique de Fira Modor. Si ni Dieu, ni Allah, ni Yahvé n’ont été déclaré mariés, Odin par contre avait une épouse répondant au nom de Frigg et en Islande, la Terre, tout comme Gaïa est désignée comme l’épouse d’Odin. Frigg apparaît aussi comme une grande déesse dans le mythe de Baldur.
Ces noms merveilleux ne sont-ils pas comme une caresse de velours sur la peau ? Dans l’hindouisme complexe et riche, la vénération des grandes déesses remonte à la période du Rig Veda qui nomme la puissance féminine, Mahimata un nom qui se traduit par Terre Mère. Dans certains textes, la grande Déesse est appelée Viraj, la Mère universelle, ou Aditi, la Mère des dieux ou encore Ambhrini, celle qui est née de l'océan primordial. Durga représente la nature protectrice de la maternité. Yaganmatri est un autre nom qui signifie Mère de l'univers en sanskrit. Les multiples divinités indiennes sont toutes considérées comme des facettes de la Mère universelle.
L'énergie féminine, la Shakti, est considérée dans certaines écoles philosophiques comme la force motrice de l'univers. Chez les Mongols, Umaï est la Déesse Mère. Les taoïstes placent le grand principe Féminin du Yin en tout point égal à son opposé masculin le Yang. Les Chinois vénèrent Nuwa, celle qui créa l’humanité avec de la vase et au Japon, le monde fut créé par un dieu Izanagi et Izanami, une déesse à égalité.
Un culte majeur
Plus haut je stipule que Yahvé n’a jamais été marié ce qui n’est pas tout à fait exact. Le chercheur Thomas Romer enseigne dans son cours au Collège de France que le nom Ashérah désigne une déesse cananéenne, mais la grande majorité des historiens ont conclu qu'Ashérah était en fait la représentation d’un culte majeur, celui de la Déesse Mère.
Ainsi, le culte d'Ashérah précède tous les autres, mais il domine également celui rendu à Yahvé. Il est démontré maintenant que les anciens Hébreux étaient polythéistes, les Juifs ne formant qu’une communauté parmi d’autres. Éludée par l’Église la vérité est donc que les prophètes de la Bible représentaient non pas LE courant religieux de l’époque, mais UN courant religieux et qui plus est, en rupture avec la tradition polythéiste hébraïque.
Dans les faits, la religion polythéiste des Hébreux était une monolâtrie avec leur dieu principal, Yahvé, entouré par d'autres dieux, opposés à ceux des autres tels Zeus ou Osiris ; puis dans un second temps, sous diverses influences et par étapes, aussi lentes que successives, leur religion aurait évolué vers une forme de monothéisme, sans nul doute sous Abraham, le père du Judaïsme, mais avec plus de conviction à la sortie d’Égypte sous Moïse.
Et c’est là qu’avec le monothéisme des Juifs, est né le patriarcat irascible, violent, et cruel se substituant au culte d’Ashérah. La Divine Mère fut oblitérée, occultée, condamnée avec force et même traitée de putain !
Réaction classique de tout vieux râleur frustré, fut-il Grand-Prêtre ! Yahvé est donc le Dieu des Juifs et rien de plus, au même titre que Thor était celui des Germains. Une mythologie de plus. Le nôtre, notre Dieu chrétien est une importation des Juifs, d’où l’expression : judéo-chrétien. Habituellement appelée Dieu le Père ou Tout Puissant on lui prête à peu près le même sale caractère que Yahvé, mais il est moins violent que le Dieu musulman Allah . Ce sont tous les trois, formant la Triade des durs, des mâles, implacables, et vengeurs, à l’image des hommes qui ont déformé ces croyances à l’intention de leur peuple respectif afin de les terroriser et les manipuler probablement à leurs yeux pour leur plus grand bien, qui sait ?
Depuis l’homme de la préhistoire jusqu’à l’arrivée du christianisme, le plus grand culte rendu était donc à la Mère, symbole de la fertilité, de la naissance, donc de la création. Yin, le symbole de l’homme est celui de la protection, de la mort et de la destruction. Yang, l’homme est guerrier et protège la création manifestée par la femme. Et qui plus est, ça se tient, même de nos jours.
Il faudra alors qu’on explique non seulement l’absence totale et absolue de toute référence au principe Féminin dans les trois religions monothéistes patriarcales, mais en plus, cette obsession de cette Triade maudite à harceler, pourchasser, torturer et tuer un nombre affolant de femmes rappelant l’existence de ce principe . Le culte de la Déesse Mère est universel, et aussi ancien que l’humanité elle-même. Le culte de Dieu le Père est dominant, mais ne date que de trois, voire deux mille ans et il est à l’origine du plus grand nombre de massacres de gens innocents au cours des vingt derniers siècles.
Mais il n’y a pas que cela. Le polythéisme n’est guère mieux et nous l’avons vu avec cette histoire d’excision du clitoris qui pré date de loin le christianisme.
L’explication est donc fortement religieuse, mais pas entièrement. Je crois que le rapport malsain provient d’un orgueil mâle surdimensionné et injustifié,  valorisé par des millénaires  de pratiques guerrières, l’activité principale des êtres humains depuis les 15 derniers mille ans et dans laquelle les hommes excellaient, ayant développé des armes et des techniques de combat essentiellement basés sur leurs capacités physiques, musculaires, supérieures à celles de la femme. Sur ce point, admettons qu’effectivement, la masse musculaire est plus naturelle à l’homme que la femme. Mais c’est tout !
Admettons aussi que la grâce, la beauté, l’élégance, la finesse,  entraînent dans leur sillage des volutes de soie aussi douces que l’effleurement des ailes d’un papillon, des odeurs suaves follement excitantes, des mouvements lascifs du corps sans parler des couleurs irisées de lèvres et paupières soutenant à la fois le regard séducteur et de simples mots à peine susurrés. Et admettons que n’importe quel homme tombe sur ses genoux et abdique.
Mais quand il se relève, rassasié, redevenu la brute  grossière qu’il est dans ses armures, ses cotes de cuir suintant encore le gras de l’animal, son haleine putride, ses cheveux sales et puants, il développe avec ses pairs assemblés devant une bière, un mépris pour ces choses animées, ces créatures devenues diablesses. Il le fait avec un rictus vulgaire, car, comment expliquer cet envoûtement qu’elles ont sur lui, doté d’une force titanesque, capable de soulever  le fer et l’acier, mais incapable de résister aux mamelles dénudées d’une toute  jeune fille délicate comme le lys, mais dont le regard franc sous des apparences timides le terrasse comme un nouveau-né. Il déteste cela. Il adore tripoter les femmes mais déteste son incapacité de leur résister.
L’homme inconsciemment déteste le pouvoir absolu que ces êtres, faibles à ses yeux, ont sur lui, le muscle et la force étant ses étalons de mesures. L’homme, le mâle va reconnaître la puissance d’un autre qui le jette au sol et lui cloue les épaules dans la poussière. Il ne l’aimera guère mais il va le respecter. C’est la loi de la meute et l’alpha a toujours raison et l’alpha est celui dont les muscles noueux et les crocs sanguinolents sont les plus intimidants.
Hommes et loups partagent cette réalité primitive. L’homme est le seul animal terrestre existant ou c’est la femelle qui se pare des plus jolis plumages, des yeux les plus envahissants, et qui avec son corps danse pour lui, s’offre à lui. Dans la nature c’est l’inverse alors que s'est-il passé ?
L’intelligence a t’elle fait croire aux hommes que soudainement ils étaient devenus en tout domaine supérieurs à la femme ?  Que devront-ils développer en eux dans ce cas pour finalement voire en la femme autre que la mère, l’épouse, la sœur, la fille ou la putain !
Que faudra-t-il à l’homme pour qu’il s’incline devant la perfection même de l’équilibre profondément divin qui existe depuis toujours entre l’homme et la femme et qu’on appelle la complémentarité exquise, parfaite, sublime et essentielle au devenir le plus élevé qui soit de l’être humain dans son ensemble ? Que lui faudra-t-il apprendre et maîtriser grands dieux !
Parce que plus un homme s’en prend aux femmes, plus il méprise les femmes, plus il déteste les femmes, plus il se définit lui-même comme une créature animale fragile, effrayée, faible, sans ressources et qui cherche encore sa maman. Un problème que ne vivent pas vraiment les femmes n’est-ce pas et qui ne cherchent plus leur père depuis longtemps !
Or pour évoluer et grandir, cette planète a besoin de femmes plus que jamais évidemment, mais surtout de vrais hommes évolués, achevés, complétés, et non de petites bêtes affolées !

18 mai 2017

argaiv1511

 

QUELLE EST DONC CETTE MALADIE QU’ONT LES FEMMES ?

Un article de Casault

Photo Jean Casault décembre 2016

Le retour des Talibans, cette purulente plaie rappelant les pestiférés de certains enfers de Dante n’a rien de rassurant. Dans une province de l’Afghanistan, non seulement interdisent-ils les activités sportives chez les enfants parce que tenter de battre l’autre c’est comme vouloir s’en prendre à Allah, ils ont exclu toute forme d’éducation scolaire destinée aux filles.  On sait le traitement réservé aux femmes dans l’Islam. 

Dans un article publié en 2015, la journaliste Virginie Larousse explique à tout le moins un aspect critique de la question alors qu’il est illustré par une affiche d’une conférence islamique sur les femmes. « Où sont les femmes ? La photographie de l’événement a de quoi laisser perplexe. L’université islamique de Qassim (Arabie saoudite) a organisé, il y a quelque temps, une conférence sur la place des femmes dans la société . Excellente idée, quand on sait les chantiers à mener pour favoriser l’émancipation des femmes dans ce pays où elles n’ont même pas le droit de conduire. Sauf qu’aucune femme n’a été autorisée à y assister, et encore moins à prendre part aux débats. Sur la photo souvenir de la conférence, donc, un parterre d’hommes vêtus d’une tunique blanche et coiffés du traditionnel keffieh. On aurait presque envie de rire, si le sujet n’était pas aussi grave.». 

Au Japon la princesse  Mako, petite-fille de l’empereur va se marier avec un roturier, un homme du peuple en somme, un moins que rien en d’autres termes, puisque nous savons tous que la monarchie se proclame de Dieu au Royaume-Uni et des Dieux au Japon.  La monarchie est également une plaie monstrueuse dans le flanc de l’Humilité spirituelle, mais ce sera pour un autre article. Donc, la jeune princesse de 25 ans, une fois mariée ne sera plus princesse, mais une simple  Madame Chose. Je ne suis pas offensé, mais ce qui me trouble c’est que parlant de l’empereur Akihito lui-même, ce dernier a fait de même à l’époque.

Lui aussi a épousé une femme du village quasi une lavandière, quelle horreur, mais Ô mystère, il n’a pas eu à renoncer à son titre, l’empereur étant un homme. Or les Japonais qui tout comme les Chinois d’ailleurs ont très peu d’estime pour le beau sexe ne sont pourtant ni chrétiens ni musulmans. En Afrique et aux Indes ce n’est guère mieux, on excise les jeunes filles et malgré que cette pratique soit interdite dans ces mêmes pays, de nombreuses tribus ou communautés continuent de la pratiquer et pis encore d’apprendre que ce sont les mères qui l’exigent pour leurs filles.

Je ne vous enverrai pas dans votre chambre pour lire les versets bibliques sur la femme vous n’en reviendrez pas, alors ma question est fort simple. Toutes les religions ou presque (ce qui exclut le Taoïsme) s’en prennent aux femmes, certaines plus que d’autres et je crois que l’islam est effectivement la pire d’entre elles, alors j’aimerais savoir quelle maladie honteuse afflige les femmes pour que Dieu sous toutes ses formes les déteste tant. Est-ce parce que les hommes trouvant les femmes ensorcelantes, Dieu s'est mélangé les pinceaux et a cru comprendre que sorcière est celle qui ensorcelle ? A moins que ce ne soient ses représentants sur Terre, refoulés sexuels frustrés et s'attaquant aux enfants pour aboutir à quelque résultats. 

Pourquoi n’a-t-il pas créé que des hommes ? Cela n’aurait pas été une grosse affaire pour Lui de leur fabriquer un vagin à deux pouces au-dessus du fatras pénien ou pas très loin des couilles et un utérus avec le kit de naissance et bingo, il n’y aurait plus jamais eu de discrimination sexiste sur cette planète de demeurés déglingués et mal foutus.  Que des hermaphrodites, comme les vers de terre. 

Quand un malaise aussi profond est universel, il y a bien une raison. Évidemment ici au Québec, enfin débarrassés de l’Église et de son influence néfaste, nous sommes un des endroits dans le monde dit civilisé, où nous traitons les femmes avec un respect assez bien senti. Généralement, parce qu’il y a de notables exceptions. Aux États-Unis s’ils sont capables d’élire un Président qui clame en public pouvoir prendre le pussy de telle femme à pleines mains, en public, c’est qu’ils sont encore un peu arriérés. J’aime bien les Américains, mais ils ont baissé dans mon estime depuis janvier 2017. Mais ça aussi ça demanderait un article à part et n’oublions pas que les fanatiques de la Bible belt sont très radicalisés dans leur folie furieuse, expression qui rime avec religieuse notez-le. 

Donc je reprends. C’est quoi la maladie des femmes ? Depuis des milliers d’années et partout dans le monde, elles sont traitées injustement à différents degrés par les hommes.  J’avais une explication dans Esprit d’abord humain ensuite, un ouvrage dans lequel je plaide pour l’Avènement de l’éternel Féminin par le code d’Ashérah. Dans un premier temps je rappelle que notre haine des femmes, nous les hommes, est récente dans notre histoire puisqu’il y a très longtemps de cela, Dieu était... une femme.

Voici l'extrait "Permettez-moi de révéler un vieux secret, non seulement oublié, mais occulté volontairement depuis des siècles et des siècles par les religions patriarcales et elles le sont toutes : le culte de la Déesse Mère est le plus ancien de tous et sans contredit le plus authentique. On parle de dizaines de milliers d’années en tenant compte des découvertes archéologiques concernant les tout premiers peuples de la fin, mais possiblement du milieu du paléolithique, puis les Sumériens, les Grecs, les Celtiques, les Scandinaves, les Germains, les hindous et les Chinois également. 

La plus ancienne représentation de la Déesse Mère est une statue provenant du paléoasiatique appelée la Vénus de Willendorf et pouvant avoir près de 25,000 ans. Mais déjà une divinité féminine est représentée entre deux lionnes dans les peintures les plus anciennes de la culture de Nagada en Égypte où d’ailleurs Isis a été vénérée plus encore que Osiris jusqu’au 6e siècle. Le site néolithique de Catalhöyük en Turquie, et remontant à une période de plus de 9000 ans, a révélé de nombreux indices du culte de la Déesse Mère.

Les fouilles ont révélé que le nombre de déesses dépassait largement celui des divinités masculines qui éventuellement finirent par disparaître tout à fait avec le temps, ce n’est pas rien ! Les déesses n’ont jamais été aussi nombreuses et adulées que durant l’âge d’or de l’antiquité soit la conscience première des hommes de l’existence d’un principe divin. Elles sont Isis, Cybèle, Magna Mater, Déméter, Perséphone, Diane, Gaïa, Vénus, Aphrodite, mais également Éros, Storgê, Philia et Agapè. Il y eut aussi Ptonia, Theron et Artémis et les Germains de leur côté avaient de nombreux rituels centrés sur la personne de Nerthus leur Terra Mater. 

Plus tard, quand la chrétienté s’évertuera à tout saboter comme d’habitude, les Germains continueront malgré cela d’adorer la Terre, mère de tous les hommes au nom magnifique de Fira Modor. Si ni Dieu, ni Allah, ni Yahvé n’ont été déclaré mariés, Odin par contre avait une épouse répondant au nom de Frigg et en Islande, la Terre, tout comme Gaïa est désignée comme l’épouse d’Odin. Frigg apparaît aussi comme une grande déesse dans le mythe de Baldur.

Ces noms merveilleux ne sont-ils pas comme une caresse de velours sur la peau ? Dans l’hindouisme complexe et riche, la vénération des grandes déesses remonte à la période du Rig Veda qui nomme la puissance féminine, Mahimata un nom qui se traduit par Terre Mère. Dans certains textes, la grande Déesse est appelée Viraj, la Mère universelle, ou Aditi, la Mère des dieux ou encore Ambhrini, celle qui est née de l'océan primordial. Durga représente la nature protectrice de la maternité. Yaganmatri est un autre nom qui signifie Mère de l'univers en sanskrit. Les multiples divinités indiennes sont toutes considérées comme des facettes de la Mère universelle.

L'énergie féminine, la Shakti, est considérée dans certaines écoles philosophiques comme la force motrice de l'univers. Chez les Mongols, Umaï est la Déesse Mère. Les taoïstes placent le grand principe Féminin du Yin en tout point égal à son opposé masculin le Yang. Les Chinois vénèrent Nuwa, celle qui créa l’humanité avec de la vase et au Japon, le monde fut créé par un dieu Izanagi et Izanami, une déesse à égalité. Mais c'était il y a si longtemps !

Un culte majeur

Plus haut je stipule que Yahvé n’a jamais été marié ce qui n’est pas tout à fait exact. Le chercheur Thomas Romer enseigne dans son cours au Collège de France que le nom Ashérah désigne une déesse cananéenne, mais la grande majorité des historiens ont conclu qu'Ashérah était en fait la représentation d’un culte majeur, celui de la Déesse Mère.

Ainsi, le culte d'Ashérah précède tous les autres, mais il domine également celui rendu à Yahvé. Il est démontré maintenant que les anciens Hébreux étaient polythéistes, les Juifs ne formant qu’une communauté parmi d’autres. Éludée par l’Église la vérité est donc que les prophètes de la Bible représentaient non pas LE courant religieux de l’époque, mais UN courant religieux et qui plus est, en rupture avec la tradition polythéiste hébraïque. 

Dans les faits, la religion polythéiste des Hébreux était une monolâtrie avec leur dieu principal, Yahvé, entouré par d'autres dieux, opposés à ceux des autres tels Zeus ou Osiris ; puis dans un second temps, sous diverses influences et par étapes, aussi lentes que successives, leur religion aurait évolué vers une forme de monothéisme, sans nul doute sous Abraham, le père du Judaïsme, mais avec plus de conviction à la sortie d’Égypte sous Moïse. 

Et c’est là qu’avec le monothéisme des Juifs, est né le patriarcat irascible, violent, et cruel se substituant au culte d’Ashérah. La Divine Mère fut oblitérée, occultée, condamnée avec force et même traitée de putain !

Réaction classique de tout vieux râleur frustré, fut-il Grand-Prêtre ! Yahvé est donc le Dieu des Juifs et rien de plus, au même titre que Thor était celui des Germains. Une mythologie de plus. Le nôtre, notre Dieu chrétien est une importation des Juifs, d’où l’expression : judéo-chrétien. Habituellement appelée Dieu le Père ou Tout Puissant on lui prête à peu près le même sale caractère que Yahvé, mais il est moins violent que le Dieu musulman Allah . Ce sont tous les trois, formant la Triade des durs, des mâles, implacables, et vengeurs, à l’image des hommes qui ont déformé ces croyances à l’intention de leur peuple respectif afin de les terroriser et les manipuler probablement à leurs yeux pour leur plus grand bien, qui sait ?

Depuis l’homme de la préhistoire jusqu’à l’arrivée du christianisme, le plus grand culte rendu était donc à la Mère, symbole de la fertilité, de la naissance, donc de la création soit le Yin. Le symbole de l’homme est celui de la protection, de la mort et de la destruction. Yang. L'homme est guerrier et protège la création manifestée par la femme. Et qui plus est, ça se tient, même de nos jours.

Il faudra alors qu’on explique non seulement l’absence totale et absolue de toute référence au principe Féminin dans les trois religions monothéistes patriarcales, mais en plus, cette obsession de cette Triade maudite à harceler, pourchasser, torturer et tuer, chacun en son époque un nombre affolant de femmes rappelant l’existence de ce principe. Le culte de la Déesse Mère est universel, et aussi ancien que l’humanité elle-même. Le culte de Dieu le Père est dominant, mais ne date que de trois, voire deux mille ans et il est à l’origine du plus grand nombre de massacres de gens innocents au cours des vingt derniers siècles.!"

Mais il n’y a pas que cela. Le polythéisme n’est guère mieux et nous l’avons vu avec cette histoire d’excision du clitoris qui pré date de loin le christianisme.L’explication est donc fortement religieuse, mais pas entièrement. Je crois que le rapport malsain provient d’un orgueil mâle surdimensionné et injustifié,  valorisé par des millénaires  de pratiques guerrières, l’activité principale des êtres humains depuis les 15 derniers mille ans et dans laquelle les hommes excellaient, ayant développé des armes et des techniques de combat essentiellement basés sur leurs capacités physiques, musculaires, supérieures à celles de la femme. Sur ce point, admettons qu’effectivement, la masse musculaire est plus naturelle à l’homme que la femme. Mais c’est tout !

Admettons aussi que la grâce, la beauté, l’élégance, la finesse,  entraînent dans leur sillage des volutes de soie aussi douces que l’effleurement des ailes d’un papillon, des odeurs suaves follement excitantes, des mouvements lascifs du corps sans parler des couleurs irisées de lèvres et paupières soutenant à la fois le regard séducteur et de simples mots à peine susurrés. Et admettons que n’importe quel homme tombe sur ses genoux et abdique. 

Mais quand il se relève, rassasié, redevenu la brute  grossière qu’il est dans ses armures, ses cotes de cuir suintant encore le gras de l’animal, son haleine putride, ses cheveux sales et puants, il développe avec ses pairs assemblés devant une bière, un mépris pour ces choses animées, ces créatures devenues diablesses. C'est pis encore si elle s'est montrée inaccessible, mais davantage si la chienne a osé se refuser à sa queue prestigieuse.

Il le fait avec un rictus vulgaire, car, comment expliquer cet envoûtement qu’elles ont sur lui, doté d’une force titanesque, capable de soulever  le fer et l’acier, mais incapable de résister aux mamelles dénudées d’une toute  jeune fille délicate comme le lys, mais dont le regard franc sous des apparences timides le terrasse comme un nouveau-né. Il déteste cela. Il adore tripoter les femmes mais déteste son incapacité de leur résister.

L’homme inconsciemment déteste le pouvoir absolu que ces êtres, faibles à ses yeux, ont sur lui, le muscle et la force étant ses étalons de mesures. L’homme, le mâle va reconnaître la puissance d’un autre qui le jette au sol et lui cloue les épaules dans la poussière. Il ne l’aimera guère mais il va le respecter. C’est la loi de la meute et l’alpha a toujours raison et l’alpha est celui dont les muscles noueux et les crocs sanguinolents sont les plus intimidants. 

Hommes et loups partagent cette réalité primitive. L’homme est le seul animal terrestre existant ou c’est la femelle qui se pare des plus jolis plumages, des yeux les plus envahissants, et qui avec son corps danse pour lui, s’offre à lui. Dans la nature c’est l’inverse presque sans exception, alors que s'est-il passé ? L’intelligence a t’elle fait croire aux hommes que soudainement ils étaient devenus en tout domaine supérieurs à la femme ?  Que devront-ils développer en eux dans ce cas pour finalement voire en la femme autre que la mère, l’épouse, la sœur, la fille ou la putain !  Que faudra-t-il à l’homme pour qu’il s’incline devant la perfection même de l’équilibre profondément divin qui existe depuis toujours entre l’homme et la femme et qu’on appelle la complémentarité exquise, parfaite, sublime et essentielle au devenir le plus élevé qui soit de l’être humain dans son ensemble ? Que lui faudra-t-il apprendre et maîtriser grands dieux !  

Parce que plus un homme s’en prend aux femmes, plus il méprise les femmes, plus il déteste les femmes, plus il se définit lui-même comme une créature animale fragile, effrayée, faible, sans ressources et qui cherche encore sa maman le pouce au bec. Il compense cela avec des muscles saisissants sous son t-hirt trop petit. Quelle stratégie fabuleuse ! Or pour évoluer et grandir, cette planète a besoin de femmes plus que jamais évidemment, mais surtout de vrais hommes évolués, achevés, complétés qui ont pu assimiler une croissance et une maturation sexuelle adaptée aux humains qui existent partout ailleurs dans l'Univers, et non de petites bêtes affolées dont la moitié du cerveau leur pend entre les jambes !