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NOUS SOMMES IMMORTELS

Le monde des Esprits

PARTIE -12-

Photo Jean Casault 2017

CETTE SÉRIE INTITULÉE "NOUS SOMMES IMMORTELS" A POUR AUTEUR JEAN CASAULT. CHACUNE DES PARUTIONS ET SON ENSEMBLE SONT PROTÉGÉS EN VERTU DE LA LOI SUR LE COPYRIGHTED ET LES DROITS D'AUTEUR DANS TOUS LES PAYS.  Il est strictement interdit de reproduire de manière anonyme ou sous un autre nom en partie ou entièrement cette série d'articles.

L’auteur est ufologue et métaphysicien depuis 1966. À cette époque, il a vécu une série de rencontres spectrales et physiques de type initiatiques très intenses qui l’ont placé sur ce chemin qu’il parcourt depuis toutes ces décennies. Sa mission est d’écrire ce qu’il perçoit, ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il ressent et ce qu’il découvre avec l’aide inaltérable et soutenue de son Esprit. Ce dernier ne porte évidemment pas le nom de son avatar terrestre, Jean Casault, puisqu’Il a vécu bien avant ce dernier et vivra encore de nouvelles existences après sa mort.

Par synchronicité en tout temps, durant ses Vols de nuit (rêves) et parfois même directement, alors qu’il est installé à son clavier, Casault reçoit de son Esprit et de plusieurs Autres, ce qui doit être partagé et à son tour Casault fait de même.

« J’espère au plus profond de moi-même être toujours en mesure de vous transmettre le plus fidèlement possible l’essence pure et sublime de ce que je reçois. C’est ma mission et je tiens à la remplir consciencieusement. Je sais que d’autres Esprits participent à cet effort, je m’en rends compte par leur style différent, leur approche tout autre, et je suis honoré d’être fusionné à ce corpus spirituel si je puis m’exprimer ainsi. Les remercier consiste à tout faire pour reproduire l’essence de leur manifestation.  Je vous invite donc à lire cette série en laissant votre résonance intérieure vous guider, et vous indiquer à sa manière, ce qui est le plus pertinent pour vous. Cela dit, j’écris en toute simplicité, non pour vous apprendre des choses étranges, mais pour vous aider à vous souvenir de ce que l'incarnation vous a fait oublier !"

L’auteur anime tous les samedis à 10h00, l’émission  LES FAITS MAUDITS sur les ondes et via le site de CJMD 96,9 FM à Lévis.

 

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POUR LIRE LA PARTIE -11-

LA PLANÈTE DES SINGES

 

CONNAISSEZ-VOUS LUCY ?

Les gens qui s’intéressent le moindrement aux recherches concernant  la nature et le comportement de nos lointains ancêtres de la préhistoire, connaissent Lucy. Elle est un peu considérée comme l’Ève non biblique de l’humanité. Malgré cela, on lui prête en somme le droit d’être classée humaine avec ses 3,18 millions d’années. Selon une étude dévoilée en 2016 Lucy  fait justice au titre de ce chapitre. Elle passait au moins un tiers de son temps dans les arbres en s’y réfugiant la nuit pour échapper aux prédateurs. Lucy a été découverte en 1974 en Éthiopie, l’Afrique étant considéré comme le berceau de l’humanité. Elle était ce qu’on appelle une australopithèque bipède, bref une très vieille fille qui se parfois debout sur ses deux jambes.Elle mesurait 1 mètre 10 et pesait un peu moins de 30 kilos. Si l’Esprit a sa Divine Mère, l’humain a Lucy, sa mère terrestre.

John Kappelman, professeur d'anthropologie à l'université du Texas, un des principaux auteurs de cette étude nous annonce qu’à partir  des restes bien préservés du squelette, avec un scanner capable de pénétrer les couches de minéraux et de produire des images à haute définition, les membres supérieurs de Lucy étaient très développés, comme ceux des chimpanzés et le fait  de passer du temps dans les branches lui aurait  été fatal.  Une autre étude récente, basée sur l'analyse d'une fracture osseuse, a en effet permis aux scientifiques de conclure qu'elle était apparemment morte après être tombée d'un arbre. Cette dernière étude, publiée dans la revue américaine Plos One, indique que Lucy devait surtout utiliser ses bras pour se hisser dans les arbres, la morphologie de ses pieds étant mieux adaptée à une locomotion bipède qu'à s'accrocher aux branches, expliquent ces chercheurs des universités Johns Hopkins à Baltimore et du Texas à Austin.

Ces travaux confortent les indications selon lesquelles Lucy devait dormir la nuit dans les arbres pour échapper aux prédateurs tout en notant la difficulté de déterminer précisément sa part de vie arboricole. Supposant qu'elle sommeillait environ huit heures par jour, elle devait rester un tiers de son temps dans les arbres, voire davantage si elle y cherchait aussi de la nourriture. Travaillant à partir de 35,000 clichés produits par le scanner, les chercheurs ont pu étudier les structures internes de l'os supérieur des deux bras, l'humérus, ainsi que le fémur de la jambe gauche. Le squelette répond aux différentes forces qu'il subit durant le cours d'une vie, accroissant ou réduisant la densité osseuse, un phénomène qui est bien établi»,

Nous sommes les descendants de Lucy et ce que nous alons explorer ici est à quel point nous avons conservé une grande partie de son héritage même si nous avons des millions d’années d’évolution. La Terre est donc un peu...la planète des Singes.

ESPRIT D’ABORD, HUMAIN ENSUITE !

C’est ma devise personnelle. Si un jour j’aboutis dans un cimetière déiste j’aimerais bien que ce soit cela qu’on grave sur ma pierre. Ce livre est ainsi consacré à la portion Esprit d’abord ! Mais ce chapitre est consacré à l’autre partie...celle de l'humain ensuite. Et tout comme je l’ai exprimé avec le concept de la distillation, du décalage énorme qui existe entre un grain d’orge et un verre de Glenfiddish de dix ans d’âge, l’écart entre l’Esprit et l’humain est insondable. Et pourtant Nous aimons l’humain.

Ce chapitre traite en « caméra libre »  de l’approche remarquable soutenue par plusieurs auteurs mais principalement Desmond Morris dans son Singe nu et Le Zoo humain, nés de la plume de ce zoologue anglais. Nous sommes encore tellement animal dans notre peau d’humain même en robe de bal ou en smoking ma chère, qu’on se demande comment l’Esprit fait pour continuer à s’incarner dans cette espèce. La réponse est que c’est précisément pour cette raison qu’il s’incarne dans un humain. L’Esprit n’est pas une mauviette et ne craint pas les défis extrêmes. Et s’incarner vie après vie dans un être humain de cette planète en est un !

DARWIN AVAIT-IL RAISON ?

À savoir si l’évolution existe ? Si nous descendons du singe bien avant Lucy ? Si nous sommes du groupe des hominidés avec d’autres grands singes ? En tant qu’humain, évidemment qu’il avait raison. Soutenir le contraire serait du créationnisme pur et dur, fruit du fanatisme religieux le plus exacerbant qui soit et très immensément primitif. Il a même été  revivifié dans les années 20 dans une Cour de Justice du Tennessee voulant que Dieu ait éternué un homme pour ensuite lui arracher un os et en potasser une femme, tous les deux allergiques aux pommes et créés il y a environ 6000 ans ! 

Je n’arrive pas à comprendre d’où vient la résurgence de cette farce qui existe depuis l’Antiquité et qui refait surface chez un grand nombre[1]. Pour le moment cependant il faut dire que cela n’atteint que les gens déjà embarqués jusqu’au cou dans le théisme le plus manichéen qui soit : Le fondamentalisme chrétien. Les gens qui ont fait de la route dans les États du Sud des États-Unis et qui se sont arrêtés de temps à autre pour faire le plein ou casser la croûte ont réalisé qu’ils étaient dans ce qu’il est convenu d’appeler la Ceinture biblique. Celle qui étouffe. Est-ce que cela vous rappelle quelque chose ? Non ? Et si je vous dis qu'elle est constitutée  d'a peu près les mêmes États qui ont plongé l’Amérique dans une guerre civile meurtrière faisant plus de six cents vingt mille morts en seulement quatre ans ? Tout ça parce que ces barbares ne voulaient pas abolir le trafic le plus odieux qui soit : des êtres humains traités comme des bêtes enchaînés et humiliés sous le prétexte bien connu de leur race ?

Alors pas étonnant que leur comportement soit devenu extrême, la religion étant un milieu très propice pour entretenir de tels concepts. En deux mots comme en un seul, Darwin a surtout déterminé que les animaux,avec le temps, se sont modifiés en évoluant pour répondre aux besoins créés par leur environnement. Les terres émergées ont subit au cours de centaines de millions d’années des bouleversements considérables provoquant ces changements environnementaux. La mer par contre, n’a pas été trop embêtée, sinon par certains sursauts de rayons gamma provenant de l’espace, mais en général, on croit que l’évolution  fut plus lente et différente sous la mer à l’environnement stable que sur la terre.

Le requin par exemple est presque le même maintenant qu’il y a 450 ma[2] Contrairement au cheval par exemple qui depuis son apparition il y a 60 ma n’a pas cessé de se modifier jusqu’à tout récemment il y a 3 ma seulement. Bref, l’évolution est évidente et on le voit même chez les humains. Lors de ma visite au Musée de l’Homme à Paris, j’ai eu l’occasion de voir les squelettes de tous nos ancêtres et il est clair à l’œil nu que ces derniers sont presque ceux d’enfants ou d’ados mais assez bien baraqués par rapport à notre ossature actuelle. On voit de centaines de milliers d’années à d’autres, une évolution certaine, non seulement au niveau de la taille, mais de celle du crâne, et aussi de sa forme. Des ouvrages entiers sont consacrés à ces fascinantes données.

Dans tous mes voyages, lorsque je visite des pays colonisés par une puissance quelconque, que ce soit par l’Angleterre ou l’Espagne  et que je pénètre dans une forteresse avec des tours de garde, je m’y insère. Je me tiens alors debout, normalement, et... je ne vois rien. Pour observer la mer je dois me pencher, je suis trop grand et pourtant je ne mesure que 5 pieds 8 pouces, un mètre 72, ce qui au départ est très légèrement sous la moyenne d’un Occidental.

Dans la Tour de Londres, il y a une exposition d’armures. Je n’entre dans aucune d’entre elles, on dirait qu’elles sont faites pour des enfants de 12 ans. Le terrible Henri Vlll n’était qu’un p’tit gros vrauiment minuscule! Je ne perdrai pas vingt pages. L’évolution est réelle et se poursuit. Aucun humain ne s’en rend compte puisque les modifications se manifestent sur des centaines, voire des milliers d’années et il faut visiter des musées pour bien le voir de nos yeux !

ALORS OUI ON DESCEND D'UN SINGE !

Et j’insiste, les humains ne descendent pas de l’autruche, du lézard ou du maringouin, mais du singe. Pas de tous les singes, mais d’une famille dite hominidés. Celle-ci comprend également le gorille, l’orang-outan, le chimpanzé et le bonobo. Le gorille par exemple est de l’embranchement chordata. L’humain aussi. Il sont tous les deux de la classe des mammalia, de  l’ordre des primates, de la famille des hominidés sauf que l’humain est du genre homo et le gorille du genre gorilla. On peut reculer plus loin et constater que les hominidés ont un ancêtre commun très lointain. Voici ce que j’avançais dans«  Ce dont je n’ai jamais parlé »

L’homme tire ses origines d’aussi loin que toutes les autres espèces vivantes, aussi archaïques que la bactérie en somme. Il n’est pas apparu subitement dans un Éden paradisiaque, n’en déplaise aux créationnistes. Il partage avec les espèces les plus anciennes les mêmes caractéristiques sauf justement la bactérie. Ainsi, « l’homme » est d’abord un eucaryote, les champignons et les fougères en font partie ! L’ancêtre de l’homme ne reste pas une fougère très longtemps et va graduellement se distinguer pour devenir un vertébré, c’est-à-dire un petit animal doté d’un squelette, une caractéristique propre à de très nombreuses espèces.

Parmi ces dernières, notre ancêtre va joindre le clan des tétrapodes qui par opposition aux poissons sera maintenant doté de quatre membres. Il s’apparente alors aux grenouilles et autres batraciens puisqu’il est amphibien. Souvenez-vous-en la prochaine fois que vous entendrez la chorale des ouaouarons le soir au feu de camp à votre chalet. L’humain à venir ne sort pas encore sa voiture du garage pourtant. Il sort plutôt de l’eau, mais y revient et un beau jour, une caractéristique différente apparaît chez lui. Ses œufs sont différents, puisque dotés d’une poche embryonnaire appelée amnios. Il devient donc un amniote. Mais il est toujours un reptile ! On ignore de quel  reptile il s’agit, sauf qu’il est différent de ses congénères. Il est mammalien, comme le Répénomamus ou l’Éomaïa. Graduellement, certains vont transformer leur système de reproduction et acquérir un placenta, ils auront un pelage, des dents et ces reptiles finiront par devenir des mammifères, puis des primates dont le candidat retenu pour devenir éventuellement un abonné de Videotron est l’aégyptopithecus, un singe arboricole à quatre pattes pourvu d’une dentition de babouin. C’est le grand-papa de la race humaine.

Jean Casault anime l’émission « LES FAITS MAUDITS »

Tous les samedis de 10h00 à midi sur les ondes de CJMD-Lévis au 96,9FM

Podcast disponibles ici www.969fm.ca ou sur le site de l’auteur


À ce point-ci, je vous préviens d’une chose cependant. Les études et les découvertes concernant nos origines, nos liens avec les hominidés sont imparfaits, controversés et sujets à changements, comme l’horaire des cinémas. Chaque année emmène son lot d’hypothèses et il ne manque pas de spécialistes pour se confronter dans ce domaine : les anthropologues, les paléontologues, les ethnologues, les archéologues, etc. Et les ufologues aussi qui tout comme moi, clament l’intervention de puissances extraterrestres débarquées sur Terre à l’époque de l’homo erectus, il y a environ 900,000 mille ans. Ca c'est mon prochain bouquin. Mais comme ça ne repose que sur mythes et légendes véhiculés depuis des milliers d’années sous le couvert de religions ou de textes du genre et provenant de toutes les cultures existantes, même primitives, ce ne bat pas une canine jaunie dans un crâne défoncé pour ces gens-là, alors n’avivons pas le feu de la controverse !

La Terre est donc occupée par une espèce dominante, celle du genre homo de la famille des hominidés. Cela dit, cette espèce dominante, par son intelligence, d’où le nom d’homo sapiens n’en a pas moins conservé une étonnante et troublante similarité avec ses anciens congénères. En d’autres termes, l’intelligence des humains n’a presque pas modifié son comportement animal, il n’a fait que le rendre plus...sophistiqué. La nuance est fondamentale.

 

Jean Casault anime l’émission « LES FAITS MAUDITS »

Tous les samedis de 10h00 à midi sur les ondes de CJMD-Lévis au 96,9FM

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Et maintenant la vraie question. Est-il vrai que nos comportements humains, très différents de ceux des animaux soient tous le signe d’une évolution spirituelle ? Oui et non. Oui sur le plan de la race humaine qui offre de plus en plus des individus en mesure de reconnaître la présence de l’Esprit, mais sur le plan personnel cela ne dépend que de l’attitude du même individu. L’humanité en 2016 est plus apte à se spiritualiser qu’en 1216 et même 1916. Mais il existe encore sur cette planète des individus aussi barbares et primitifs qu’en 1216 et dans certains cas et je ne badine pas, qu’à l’époque du Cro-Magnon. La séparation chez les hominidés entre ce qui allait devenir un homo versus ceux qui allaient poursuivre sur leur lancée simiesque se serait produit selon les écoles diverses entre 9 et 13 millions d’années.

Or les différences monumentales qui existent entre le singe actuel et l’humain se situent au niveau physique et au niveau de la créativité. L’un est capable de construire une station spatiale internationale, de composer une symphonie à l’épreuve du temps, de reproduire sur un immense tableau la Défaite de Napoléon à Waterloo et l’autre ne crée rien. Zéro. le singe ne produit que des crottes de singe. Un humain qui aurait l’intelligence d’un singe serait gardé en surveillance dans une institution spécialisée.

Mais ce qui est absolument incroyable, c’est que nos comportements sociaux, c’est-à-dire nos rapports entre nous, sont mystérieusement encore très près des comportements des singes entre eux, d’où le titre du Zoo humain que Morris a donné à son livre parce qu’il a observé que cette similarité est dix fois sinon cent fois plus vraie avec les singes prisonniers d’un zoo, tout comme nous sommes prisonniers d’une société très ritualisée, bardée de marqueurs à respecter, de règles et de lois à obéir avec le même principe de la récompense ou du châtiment selon nos gestes posés.

En d’autres termes, l’intelligence fabuleuse dont est doté l’homo sapiens par rapport à son lointain cousin velu, lui a peut-être permis de construire et de créer des choses incroyables, mais cela ne l’a pas rendu meilleur que le singe, toujours gouverné par ses besoins physiques immédiats.

Un singe qui passe à côté d’un autre qui ne surveille pas sa banane va se la faire voler. Un humain très primitif fera de même, mais un humain intelligent utilisera son intelligence sophistiquée pour trouver un moyen de toujours avoir des bananes et même plus qu’il ne peut en manger. Le fera-t-il au détriment des autres ? En fera-t-il profiter les autres ? Voilà où se situe la frontière entre l’humain aussi intelligent et brillant soit-il, qui choisit la matière et l’autre qui répond à l’Esprit.  L’intelligence n’a pas fait que nous rendre plus indépendants de la nature et créatifs, elle nous a rendus potentiellement délinquants, abusifs, violents et dangereux.

Les hominidés d’il y a plusieurs milliers d’années n’ont jamais fabriqué de bombes nucléaires pour les lancer sur leurs congénères. En-dehors des prouesses technologiques et artistiques fabuleuses depuis le premier homo, l’homo abilis il y a 2 ma, l’intelligence a créé la torture, la mise à mort et des armes de plus en plus efficaces. Elle a alimenté la haine et l’a rendue intelligente elle-même.

Lorsque l’animal utilise l’intelligence, il a devant lui une panoplie de choix, mais qui se divisent en deux camps classiques : le camp du Bien, le camp du Mal. Mais on peut aussi dire : le camp, que pour les autres et le camp que pour moi. Ce ne fut souvent que pour assouvir ses instincts et ses besoins d’animal, la faim la soif et la sexualité, un environnement stable et prévisible, sans anxiété ni crise et la reconnaissance des autres, selon Abraham Maslow. L’animal sauvage va chasser et tuer pour réaliser tout cela. L’humain fera de même avec cette différence, que l’humain a inventé de nombreux artifices subtils pour simplifier la chasse et la rendre socialement acceptable.

Dans les faits, l’humain accepte le concept de la société, mais quand il y a va de son intérêt, il n’est pas différent du singe. L’humain est donc un singe sophistiqué, intelligent qui a tout simplement appris à inventer des règles complexes et sophistiquées et à les contourner ! Il a appris, lorsque son intérêt est en jeu à se défendre ou à attaquer,  prendre ce qu’il veut, sans se faire prendre et voilà, le tour est joué. Vincent Lacroix en est un bel exemple, mais à ce compte plus barbare, Pierre Defoy également. Ils utilisent leur intelligence pour commettre leurs crimes.[3] Avec une seule proie, il résout tous ses problèmes.

J’ai toujours aimé et je cite souvent ce passage du film Star Wars alors qu’il est dit que le Jedi s’ouvre aux autres quand il reçoit, alors que le Sith prend de l’autre pour soi. Ce n’est pas très compliqué au fond la spiritualité. La vraie spiritualité est de reconnaitre En To Pan, que Tout est Un et que l’Un est Tout. L’autre est soi. Une version du Tout. Seul l’animal ne fait pas ce genre de distinction et considère qu’il est seul au monde et que les autres sont là pour être mangés ou être fuis. N’allons pas penser que le buffle est un animal social parce qu’il vit en groupe. Un humain qui agit constamment et uniquement en fonction de lui-même dans ses rapports avec les autres est donc très collé à son animalité, plus près de l’animal que de l’humain.

Et si en plus de n’être concerné que par son petit moi, il est en plus capable de s’en prendre aux biens ou à la vie des autres, c’est qu’il est entièrement dominé par son ego animal pur et simple comme déjà dit. Un humain plus intelligent, mais pas plus spirituel va se montrer plus intelligent, parce que justement il l’est. Il peut donc devenir un criminel discret, prudent, qui ne laisse pas de traces et qui s’en sort, et cela parce qu’il est intelligent. Une fois désincarné toutefois, après la mort du corps, ses motivations, ses actions seront à peu près équivalentes à celui qui a tout simplement  ouvert les entrailles de ses victimes pour obtenir ce qu’il voulait comme le font les tueurs fous. La mort fait ressortir les vraies couleurs, les vraies intentions, les vrais désirs et  javellise à fond tout mensonge, tout faux semblant, toute tromperie. C’est la nudité absolue. L’humain n’a plus l’ego pour le protéger, le déguiser, le maquiller, le transformer, il est tel qu’il est sans aucun artifice.

DONC NOUS PENSIONS ÊTRE SPIRITUELS ?

L’humain actuel a beau être beau riche et en santé, urbanisé, sans poil ou presque, s’exprimant en plusieurs langues et manucuré, ces caractères acquis sont très récents dans son histoire, deux ou trois dizaines de millénaires par rapport aux ma de ses origines premières. Malheureusement pour lui, quoiqu’il en dise, quoiqu’il en pense, quoiqu’il fasse, sa proximité en tant qu’hominidé avec ses anciens confrères simiesques est telle qu’il n’a pas perdu grand-chose de son héritage préhistorique malgré sa rutilante BMW dans le garage de son condo avec vue sur Manhattan. Il l’a simplement transformé et adapté grâce a son intelligence.

Il n’a pas les jambes arquées d’un singe, ni son crâne aplati, ni les dents ou le poil de ses congénères, mais tout comme c’est le cas pour toutes les espèces lorsqu’un élément s’éloigne des autres, il adopte un comportement différent lequel finit par provoquer des changements. D’ailleurs, il appert que le séjour aquatique en bord de mer, de la famille homo par rapport aux autres hominidés qui sont demeurés en forêts, explique la perte de notre pelage, qui combinée à la découverte du feu fait qu’aujourd’hui nous sommes de très habiles nageurs revêtus d’une peau huileuse, alors que les singes se noient facilement et coulent à pic.

Michael Phelps[4] illustre ainsi la quintessence de l’habileté humaine puisqu’avec la course, la natation est la plus ancienne activité. Notre habileté à grimper aux arbres a complètement disparu ou presque, il y a fort longtemps ne serait-ce que bipèdes, nos bras n’ont plus la force qu’ils avaient autrefois quand nous marchions à quatre pattes. Un jour, le genre homo s’est mis a marcher, debout, à utiliser constamment ses mains avec un pouce rétractable et pour autre chose que s’agripper aux branches, développant une capacité polyvalente extrêmement précise, requise pour à fabriquer des outils[5]. (homo abilis). Et ainsi de suite. Raison comme dit plutôt pourquoi la course est devenue moins essentielle notamment grâce au lancer du javelot !!! Mais il n’a rien oublié de ses besoins fondamentaux qui sont encore et toujours les mêmes. Nous sommes vraiment encore des singes...nus

L’humain n’est pas un Esprit. Il a faim, il a soif et envie de copuler maintenant, autant que lorsqu’il n’était qu’un singe ! Mais il ne s’en rend pas compte. Il a donc utilisé son intelligence pour boire et manger autre chose que de l’eau de pluie et des feuilles de bananier conservant la banane pour dessert. Paul Bocuse[6] est là pour en témoigner. Depuis le temps aussi, il est devenu carnivore ayant découvert qu’avec le feu, la viande avait un goût exquis et autrement plus efficace sur le plan énergétique. L’humain devenait donc le premier, mais allait demeurer aussi le seul animal à faire cuire ses aliments.

La journée où l’hominidé s’est mis à porter des vêtements, c’est qu’il n’était plus fait pour vivre en animal. La présence en lui d’un Esprit Unique contribuait ainsi à son évolution ultrarapide comme vous l’avez deviné. Et la journée, ou même par temps chaud, il a caché ses attributs génitaux, autant chez les mâles que les femelles. Cette fois cependant on ne pourra blâmer cette avancée ou ce recul, sur les religions bien qu’il soit connu qu’elles ont renforcé cette notion de façon aussi avilissante qu’humiliante.

La pudeur fut une autre avancée vers l’individualisation de la race d’homo sapiens ce qui n’existe pas chez les animaux pas plus que chez les grands singes. Ils peuvent avoir des caractères différents évidemment, voire des personnalités différentes, mais ils n’ont pas la notion de l’individu dans un groupe. Chez l’humain, l’avènement de la pudeur est celui de l’individualisation dans le contexte des activités sexuelles. Comme le disait André Suarès dans Voici l’homme. La pudeur est le parfum de la volupté ; la satiété est l'arôme du dégoût. Et la pudeur accroît la volupté, comme la satiété l'écœure. Tant pis pour les nudistes !


[1] Le créationnisme a surtout pris de l’ampleur aux États-Unis après le célèbre Procès des Singes, soit l’État du Tennessee VS John Scopes. Ce dernier a été retenu coupable d’avoir enseigné les sciences au lieu du contenu de la Bible en 1926, en vertu du Butler’s Act, dans sa classe d’une école primaire de Dayton. Il a été condamné à une amende de $1400 en dollars américains de notre temps. Un excellent film a été tourné à cet égard, Inherit the Wind ( 1960 )de Stanley Kramer avec l’un des meilleurs acteurs des années 50, Spencer Tracy.

[2] Ma signifie millions d’années en biologie.

[3] L’un a été reconnu coupable d’une fraude de 300 millions de dollars e fraude auprès de 9200 investisseurs et le second d’enlèvement, de séquestration et de viol sur un enfant de 8 ans.

[4] Nageur américain. Il est le détenteur du plus grand nombre de médailles olympiques jusqu’à ce jour.

[5] On fait alors référence à l’homo erectus devenu l’homo abilis.

[6] Grand Chef originaire de France considéré comme le pape de la gastronomie.

 

Jean Casault est auteur de plusieurs ouvrages de nature métaphysique et ufologique. IL VIENT  DE PUBLIER CE LIVRE DISPONIBLE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES.