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Nous sommes immortels (2)

 

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Code 1151

argaiv1406

 

Auteur

Jean Casault

Conception graphique de la page d'accueil, Éric Dorion de EDC Studio


NOUS SOMMES IMMORTELS

Le monde des Esprits

PARTIE -2-

Photo Jean Casault 2017

CETTE SÉRIE INTITULÉE "NOUS SOMMES IMMORTELS" A POUR AUTEUR JEAN CASAULT. CHACUNE DES PARUTIONS ET SON ENSEMBLE SONT PROTÉGÉS EN VERTU DE LA LOI SUR LE COPYRIGHTED ET LES DROITS D'AUTEUR DANS TOUS LES PAYS.  Il est strictement interdit de reproduire de manière anonyme ou sous un autre nom en partie ou entièrement cette série d'articles.

L’auteur est ufologue et métaphysicien depuis 1966. À cette époque, il a vécu une série de rencontres spectrales et physiques de type initiatiques très intenses qui l’ont placé sur ce chemin qu’il parcourt depuis toutes ces décennies. Sa mission est d’écrire ce qu’il perçoit, ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il ressent et ce qu’il découvre avec l’aide inaltérable et soutenue de son Esprit. Ce dernier ne porte évidemment pas le nom de son avatar terrestre, Jean Casault, puisqu’Il a vécu bien avant ce dernier et vivra encore de nouvelles existences après sa mort.

Par synchronicité en tout temps, durant ses Vols de nuit (rêves) et parfois même directement, alors qu’il est installé à son clavier, Casault reçoit de son Esprit et de plusieurs Autres, ce qui doit être partagé et à son tour Casault fait de même.

« J’espère au plus profond de moi-même être toujours en mesure de vous transmettre le plus fidèlement possible l’essence pure et sublime de ce que je reçois. C’est ma mission et je tiens à la remplir consciencieusement. Je sais que d’autres Esprits participent à cet effort, je m’en rends compte par leur style différent, leur approche tout autre, et je suis honoré d’être fusionné à ce corpus spirituel si je puis m’exprimer ainsi. Les remercier consiste à tout faire pour reproduire l’essence de leur manifestation.  Je vous invite donc à lire cette série en laissant votre résonance intérieure vous guider, et vous indiquer à sa manière, ce qui est le plus pertinent pour vous. Cela dit, j’écris en toute simplicité, non pour vous apprendre des choses étranges, mais pour vous aider à vous souvenir de ce que l'incarnation vous a fait oublier !"

L’auteur anime tous les samedis à 10h00, l’émission  LES FAITS MAUDITS sur les ondes et via le site de CJMD 96,9 FM à Lévis.

Thématique de la série 

 

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LES ESPRITS, LA MORT ET LA RÉINCARNATION DANS LA CULTURE

Photo Jean Casault 2001

On ne sait rien de la mort,  à moins d’avoir eu une EMI[1] carabinée. La mort est la tombée finale du rideau sur une existence qui ne reviendra pas et ne se continuera jamais plus. Ce n’est pas l’humain nommé Jean, Jacques, Marcelle ou Brigitte qui s’incarnera de nouveau, ceux-là vont s’éteindre et ne survivront que dans la mémoire des leurs. C’est leur Esprit qui prendra...un autre visage et un autre nom éventuellement. Jean deviendra Andréa, Jacques deviendra François et Brigitte deviendra Yamilé. D’où le titre de mon dernier livre : La mort n’est qu’un masque temporaire entre deux visages.

LA CULTURE MONOTHÉISTE DIT NON À LA RÉINCARNATION

Il y a chez les monothéistes, une formidable résistance face au concept du cycle des vies. La culture monothéiste regroupe deux milliards et demi de croyants, qui s’opposent à un nombre plus élevé de gens qui croient en le cycle des vies sous différents aspects. Ici,  la résistance ne provient pas seulement des diktats de ces religions, mais de la culture qui s’est laissée imprégnée jusque dans la moindre de ses cellules par elles.

Un Américain rencontré en voyage et se disant athée de naissance, m’a dit un jour qu’il allait à l’office du dimanche avec sa femme, parce que c’était une tradition bien ancrée et qu’il n’était pas question de s’y soustraire. « Ça fait partie des meubles et ça ne me dérange pas de jouer le jeu, si ça lui fait plaisir. Happy wife, happy life ! a-t-il conclu en éclatant de rire. Il est très difficile d’extraire les éléments d’une culture pour les modifier, car cela met toute la culture dans son ensemble en danger. Ce monsieur a fait le choix de ne pas réparer ce qui n’est pas brisé.

LA CULTURE N’EST PAS UN CHOIX, ON LA SUBIT

La culture on l’a vu n’est pas un choix qu’on fait. Elle représente l’ensemble d’une créativité à tous les niveaux. La culture, c’est qui nous étions, qui nous sommes et qui nous aspirons à devenir. Elle s’insinue partout parce que nous baignons dedans dès lors que nous vivons en société. Elle se diffuse dans l’air ambiant comme une odeur, elle est dans les chansons, la musique, la danse, la peinture, la sculpture, la littérature, les éléments visuels, les évènements, mais aussi plus envahissante lorsqu’elle nous inonde massivement par les films, la télévision et les publicités, elle est partout même sur nos tables. À l’époque pour nous au Québec, mettre du Quick dans le lait et du beurre de pinottes Kraft[2] sur nos toasts était une manifestation directe de notre culture alors qu’en France le lait ne sert qu’à cuisiner et c’est du Nutella qu’on met sur la demi-baguette. Les gens qui voyagent vont parfois allumer le téléviseur dans leur chambre d’hôtel même s’ils ne comprennent pas la langue et vont découvrir dans la simplicité proverbiale de tout ce qui se diffuse sur le petit écran,  les couleurs et les formes de la culture du pays où ils sont. Et c’est là qu’ils se mettent à comparer et à comprendre le sens du mot dépaysement.

Un autre aspect parfois pervers de la culture est qu’il n’est pas nécessaire de l’aimer, de la cultiver, ou de la consommer pour en être imprégné. Ce point est extrêmement important pour comprendre la raison de tant d’insistance de ma part sur l’impact de la culture sur les croyances. Je peux vous nommer des dizaines de noms d’artistes, de films, de chanteurs, de gens dans tous les milieux que je n’ai pas apprécié du tout ou qui m’ont laissé complètement indifférent, et dont je me serais facilement passé. Mais je connais leur nom, leur œuvre et même les titres et certains aspects de leur legs culturel. Québécois majoritairement, mes lecteurs les plus jeunes oublient trop souvent que la religion a imprégné la culture des colons français dès 1534 et ce jusqu’en 1964. C’est plus puissant qu’Harmonium, Offenbach ou la Bolduc, c’est plus fort que les Beatles ! Tous les Québécois de plus de 20 ans et peut-être même les plus jeunes, ont tous appris, qu’ils y croient ou non, que cela les intéresse ou non, que nous sommes réputés être des créatures de Dieu et  que nous avons une âme. Ils ont appris à la dure que le risque de perdre leur âme est très élevé et constant surtout si on parle de sexe. Qu’ils y croient ou non, je le répète, ne change rien au fait que c’est devenu un élément culturel extrêmement influent pendant des siècles et jusqu’au début des années 70. Et davantage pour d’autres.

On peut ne pas aimer un artiste comme déjà dit, ce qu’il fait, comment il le fait, mais on connaît son nom, on sait qui il est, ce qu’il fabrique dans son art. Je n’ai jamais écouté une seule chanson de rap en entier dans ma vie, mais je sais qui est Koriass, tout comme une multitude de jeunes savent qui est Félix Leclerc tout en étant incapable de donner le titre d’une seule de ses chansons. La culture c’est puissant, qu’on y adhère ou pas et cela vaut pour la culture québécoise, violemment intoxiquée par la religion que l’on s’en rende compte ou pas. Démonstration, ce que les Québécois connaissent de la mort, de l’âme, de la spiritualité vient de cette culture religieuse qu’est l’expérience du catholicisme qu’ils se disent non pratiquants, non croyants ou pas.

J’ai donc à me battre contre une force colossale pour parvenir à éveiller leurs souvenirs cosmiques enfouis sous des tonnes de pelures de soutanes.  Même si personne n’y croit, tout le monde sait ce qu’est un péché mortel ! Le savoir, même si on ne parle plus de cela depuis des décennies, forge quand même l’idée qu’on se fait de la vie après la mort. Inconsciemment ou consciemment. Un ami, très fervent adepte de la Rose Croix, croyant dur comme fer à la réincarnation n’a pu s’empêcher en lisant son eulogie destinée à son père décédé, de dire qu’il était très certainement rendu au Ciel avec Dieu« Je sais je n’en reviens pas que j’ai dis ça, ça  été plus fort que moi » m’a-t-il dit plus tard.

Ce point est majeur ici. Trop de gens me disent qu’ils ne pratiquent plus, qu’ils ne croient plus en rien et que dès lors ils n’ont pas de culture religieuse. C’est tellement faux.  Si je leur parle d’Adam et Ève, du Déluge, de Bethléem, des rois mages, de la crucifixion de Jésus, de sa résurrection, de marcher sur les eaux, de changer l’eau en vin, de fabriquer des petits pains, du péché mortel, de la messe, du Ciel, du purgatoire et de l’enfer, du Vatican , du Pape, des Sœurs, ils savent tous ce que c’est, sans aucune exception. Le savoir n’est pas y croire mais le savoir répond à la question sur ce que c’est quand elle est posée. Et en général c’est la seule réponse disponible.

Jean Casault anime l’émission « LES FAITS MAUDITS »

Tous les samedis de 10h00 à midi sur les ondes de CJMD-Lévis au 96,9FM

Podcast disponibles ici www.969fm.ca ou sur le site de l’auteur

La culture occidentale est également intoxiquée par l’importation de concepts étrangers qu’elle a mal digérée. Lorsque je leur parle de réincarnation, leur culture, la même, fait état de l’idée de revenir en vache, un reliquat de culture primitive hindoue, importée par des auteurs anglais au 19ème siècle ou par le célèbre  Tintin au Tibet. Et si je leur parle du « Troisième œil » ils n’ont que Lobsang Rampa en tête qui s’en est fabriqué un avec un pic à glace et un marteau ! Le hatha-yoga est devenu un exercice d’étirement et de souplesse, les arts martiaux dans leur ensemble ont été longtemps perçus comme une manière de fendre du bois en criant très fort. Entremêlé à sa propre perception du mal, de la punition et de l’enfer éternel, générée par ses propres religions monothéistes, l’Occidental a importé aussi le karma punitif et tous les enfers possibles imaginés par autant de mythes et religions qu’il en existe.

Un homme vole, viole, blesse ou tue est puni par la loi et va finir ses jours en prison. C’est la loi. Et de là, en y incluant l’influence massive des enseignements religieux nous en déduisons que si nous faisons le mal, la Justice Divine nous attrapera et nous finirons nos jours en enfer !  C’est ça la culture.

Je suis déiste, par opposition au théiste qui a besoin d’une Église, d’un intermédiaire entre lui et Dieu. Le théisme correspond à l’enfance spirituelle alors qu’un enfant à besoin d’un papa et d’une maman, constamment à ses côtés pour lui dire quoi faire et ne pas faire. À l’opposé, le déisme est l’atteinte d’une maturité spirituelle et le rapport adulte qui existe entre l’humain et son Esprit  et surtout le monde de ce même Esprit. Le déisme ne traite jamais de Salut, de péchés et de fautes. Il traite de responsabilité et de conséquences, bonnes ou moins bonnes. Le déisme ne tombe pas dans l’angélisme en proclamant à la Jean Yanne que tout le monde, il est beau et il est gentil.[3] Mais contrairement au théisme, c’est l’individu qui assume ses choix et il dispose de bien plus qu’une seule petite vie pathétique pour y parvenir.  Vous connaissez l’expression « Si c’était à refaire ? » Disons simplement que la Vie la prend très au sérieux et au pied de la lettre qui plus est.

À cet égard, la culture actuelle est dure et implacable parce que dominée par l’idéal monothéiste religieux. Il est inutile de poser des questions aux religieux et théologiens, ils nieront cela utilisant des termes comme hérésie, ou sacrilège. Irrités par cette attitude, qui peut les blâmer, bon nombre de catholiques ignorant l’existence du déisme ont choisi à tort d’être athées, c’est-à-dire qu’ils ont  jeté le bébé avec l’eau sale du bain dans lequel ils se trouvaient. On a convaincu ces gens que la notion de Dieu étant exclusivement associée à l’adhésion d’une religion, qu’en éliminant de leur vie cette dernière ils éliminaient la notion de Dieu par voie de conséquence.

Pour ma part, j’ai fait acte d’apostasie, c’est-à-dire qu’à la suite d’une procédure très simple je ne figure plus parmi les catholiques du monde entier et pas davantage les chrétiens. Je suis plus que jamais un déiste ! Donc ici au Québec, on ne se réincarne pas : on tombe dans l’oubli et le néant pour les nihilistes athées, on va au Purgatoire en attendant le Jugement dernier, au Ciel ou en Enfer. Ce ne sont pas même de véritables croyances, ce sont des éléments culturels, ils font tellement partie de nous qu’on a l’impression que c’est vrai tout cela ! C’est ça notre culture et se battre contre la culture d’un peuple, que ce dernier y adhère ou pas relève du combat extrême et ce n’est pas toujours bien vu d’être le George St-Pierre[4] de la métaphysique.

HORS DE LA CULTURE POINT DE SALUT

Le Wayio-ming est en chine, vous diront ceux  qui ne savent pas où se trouve l’État du Wyoming, à cause de sa prononciation. Ils sont plus nombreux qu’on le croit. C’est une honte nationale dont personne ne parle tant cela est tabou mais le taux d’ignorance en matière de  culture générale est extrême chez nous. Merci à Duplessis[5] qui pendant plusieurs années a martelé que l’éducation pour certains c’est comme l’alcool : ça ne leur va pas pantoute. Malgré de grands progrès, l’ignorance persiste encore. C’est parfois même flagrant et déprimant. La réincarnation et la vie après la mort ne sont donc pas au cœur d’un débat de société, pas plus que les ovnis d’ailleurs, la métaphysique ou le paranormal. La culture ne fait pas qu’isoler les gens en limitant leurs connaissances, elle crée une paroi très étanche, très solide et très opaque ce qui  limite l’accès à toute autre connaissance extérieure.  Ici la mort est un évènement profondément triste et on espère juste que Maman soit au Ciel pour rejoindre Papa. Et c’est bien comme ca ! Nous dit la Culture.

Lorsque j’aborde la question de la réincarnation[6], très peu aiment l’idée qu’ils vont devenir éventuellement quelqu’un d’autre, qui n’aurait en fait plus aucun rapport avec eux. La réincarnation c’est pour les autres, mais jamais pour leurs parents décédés. Eux, ils vont au Ciel !  Quand ce sont des enfants qui meurent, alors ils sont devenus de petits anges qui volent vers Jésus avec leurs petites ailes roses. C’est là où tout s’arrête et personne n’en débat ou même n’en discute et le faire est de mauvais aloi, mal vu et très grossier en réalité.

J’ai déjà causé toute une guerre de famille parce que j’ai osé parler des fameuses cendres résiduelles que les gens conservent dans un pot comme si c’était de la poussière d’aspirateur, ce que sont les cendres d’un cadavre d’ailleurs, de la poussière, puisque les gras et les chairs sont partis en fumée et le reste en humidité.  Cela dit, je ne suis pas stupide, je sais très bien que les rituels funéraires sont trop ancrés dans l’inconscient collectif de presque tous les humains pour être traités de la sorte. J’ai été maladroit. J’ai eu tort d’avoir raison.  Ce sont les plus vieilles superstitions qui soient puisque l’anthropologie nous enseigne que parmi les premiers gestes différenciant l’homo sapiens de ses cousins hominidés, autres que la pratique du feu et la fabrication d’outils avec le silex, c’est le traitement réservé aux morts le plus important. L’envie que j’ai de dire qu’en perpétuant ces pratiques on se ramène à l’homme de  Cro-Magnon est très forte mais je reconnais qu’on ne peut tout de même pas non plus en disposer en jetant le corps dans un trou qu’on remplit à la va vite. Mais un cadavre reste un cadavre.

Dans cette culture qu’est la nôtre, l’adulte qui pense avoir vécu dans une autre vie n’en parle que très peu et le fera de manière anecdotique lors d’une soirée entre amis, mais sans plus. Cela ne génèrera pas une fouille à nu ou une engueulade bien carabinée comme le ferait une discussion politique sur la gauche ou la droite cependant. Cela n’ira jamais très loin. C’est un sujet qui jette souvent un froid, à tout le moins qui crée un malaise. Il y a tellement d’autres sujets faisant partie intégrante de la culture à discuter n’est-ce pas ?  L’autre jour je passais devant un stade de course en Floride. Il devait y avoir pas moins de vingt- mille véhicules dans les immenses stationnements. À 50 dollars le moins bon billet, il est facile de déduire que des petites autos qui roulent très vite sont encore le jeu préféré de bien des enfants devenus adultes.[7] Ces gens-là ne font absolument rien de mal, ils ne font que démontrer qu’ils sont humains et possiblement à temps plein. L’évergétisme à son meilleur, Panem et circenses, du pain et des jeux, tout comme le déplorait Juvénal.[8]

LES ENFANTS EUX S’EN SOUVIENNENT PARFOIS

Et les enfants ? Ils n’ont pas encore de culture heureusement et n’ont pas de filtres sociaux alors à l’occasion, ils racontent tout bonnement ce qui en est. J’évoque plusieurs cas de ce genre dans mon précédent ouvrage déjà cité[9].  Quand j’étais petit, vers l’âge de 8 ou 9 ans, j’étais dans la chambre à coucher de mes parents avec mon frère et nous étions en train de jouer à un jeu de voleurs de banque, un peu comme les Dalton. Nous avions un personnage qui portait le nom de Schaeffer qui n’était rien d’autre que la marque du stylo-plume de notre père.

J’étais son partenaire dans le crime et nous venions de dérober une banque imaginaire ou je ne sais trop quoi, c’était très à la mode à cette époque, ça les cowboys et les Indiens et aussi, moins fréquent, les nazis et les villageois. C’est alors que mon frère, âgé de 12 ans s’est sans aucun doute lassé de jouer avec son cadet de 4 ans plus jeune et m’a simplement dit «  OK je m’en vais » et a quitté la pièce me laissant seul.  C’est alors que tout s’est mis à basculer au ralenti, et j’ai vu la pièce s’obscurcir  et j’ai vu sortir de cet endroit, qui n’était plus la chambre de mes parents, un homme, avec des chapes[10] de mouton frisé, une chemise à carreaux et un chapeau de style Stetson sur la tête. Il m’abandonnait alors que j’étais, soit son fils ou alors placé sous sa responsabilité. Il quittait la maison me laissant seul et je me suis mis à pleurer à  fendre l’âme, me jetant sur le lit devant moi, au point que mon frère, revenu dans la chambre un peu démonté par ma réaction subite, est allé chercher ma mère pour qu’elle vienne voir ce que j’avais et sans doute se défendre de ne pas être responsable de mon état.

J’ai un souvenir très précis de cet instant, parce que l’émotion venue de nulle part était déchirante, je n’arrivais pas à concilier cet abandon bien réel et bien senti et ce que je venais de voir et me retrouver brusquement chez moi avec ma mère qui me ramène dans ma chambre en essayant de comprendre ce qui se passe. J’étais trop jeune, alors la logique de tout cela m’échappait, mais justement à cet âge, on est moins exigeant sur la logique des situations alors je hurlais mon désespoir même s’il ne faisait aucun sens. Je n’ai jamais parlé de cela à ma famille et je n’ai jamais vécu de situations similaires non plus. Dans ce jeu du gendarme et du voleur bien classique, la décision soudaine de mon frère d’arrêter de jouer avec moi a été l’élément déclencheur de ce souvenir bien évident d’une vie antérieure. On a tant souvent voulu me convaincre que j’avais du voir cette scène à la télévision, mais ce que ces pauvres gens ne comprenaient pas c’est que pour revivre une émotion de manière aussi intense, associée à de pareilles images, il faut l’avoir vécu une première fois dans les mêmes conditions et les cowboys de la RCA noir et blanc dans le salon n’avaient jamais eu cet effet sur moi.

J’ai vécu plusieurs autres épisodes, moins intenses, mais qu’aujourd'hui je sais être liés à de précédentes existences, mais à l’époque je l’ignorais et forcément quand j’en parlais à ma famille, c’était perçu comme un jeu d’enfant sans plus.  Si l’enfant insiste, il est alors brimé sur place par un percutant : « Bon alors là, c’est assez ton cirque, je t’ai dit d’arrêter tes inventions. » Fini, terminé, l’enfant se replie et n’y reviendra plus jamais. Les parents détestent quand leurs enfants sortent du scénario traditionnel du rapport que ces derniers sont censés avoir avec la vie. Non supportés par leur papa et leur maman, ils finissent par tout oublier, voire tout dénier. Mais de toute manière, même les enfants, qui l’ont fait avec  succès auprès de leurs parents une fois devenus adultes, n’auront plus aucun souvenir.

PARTIE 3 



[1] Expérience de mort imminente.

[2] Le beurre d’arachides a quand même été inventé et breveté à Montréal  en 1884  par Marcellus Gilmore Edson un pharmacien.

[3] Allusion au film du même nom ( 1971) de l’acteur et réalisateur  français Jean Yanne décédé en 2003

[4] Québécois, champion très célèbre de la MMA (mixed martial artist)

[5] 1890-1959. L’histoire retient de ce premier ministre du Québec,Maurice Duplessis qu’il fut la cause de cette époque connue sous l’appellation de la Grande Noirceur.

[6] L’auteur anime une émission hebdomadaire intitulée Les Faits Maudits. Voir CJMD-Lévis ou 969fm.ca

[7] Rolex-24 le 28 et 29 janvier à l’International Speedway de Daytona Beach et sa capacité de 100,000 spectateurs.

[8] Poète romain qui a publié  entre 90 et 127 Les Satires

[9] La mort n’est qu’un masque temporaire entre deux visages. Québec Livres

[10] Jambières ou cuissards de travail  indiquant qu’il s’occupait du bétail.

 

Jean Casault est l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur l'ufologie et la métaphysique TOUS DISPONIBLES en librairies et en bibliothèques

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