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MARC LIZOTTE , ENQUÊTEUR EN UFOLOGIE

Émission du 21 janvier 2017

 

Voici quelques-uns des dossiers sur lesquels Marc a travaillé.

ILLUSTRATION de Jean Lavergne 

Cote de crédibilité du témoin : élevée.

Type RR-3-(4?)

Vers 10h15, le 10 mars 2011, M. Serge Galipeau m’a rapporté avoir observé deux êtres qu’il qualifie d’origine extra-terrestre. Ces événements sont survenus vers 02h00, à la mi-juillet 1967 alors qu’il se trouvait dans sa chambre à coucher, à l’intérieur de la résidence de ses parents à Granby, Qc. Ce dossier a pour principal objectif de rapporter les événements dont M. Galipeau a été témoin et qui ont débutés aux alentours du mois d’avril 1967 pour atteindre leur point culminant à la mi-juillet de la même année. Il est à noter que M. Galipeau a accepté que sa véritable identité soit employée pour les fins du présent dossier.

Avril 1967, Serge, qui avait 15 ans, habitait avec ses parents et ses deux sœurs cadettes dans un bungalow de la rue Châteauguay à Granby, Qc. Comme à tous les soirs, Serge se met au lit. Au cours de la nuit, il est réveillé par un bruit qu’il me décrira, en insistant sur ce point, comparable à celui d’un froissement de tôle. En même temps, il a la forte impression que quelque chose ou quelqu'un lui dit « rendort toi ». Serge fini par se rendormir sans pousser plus loin ses recherches quant à l’origine de ce bruit qui vient de le réveiller.

La situation décrite plus haut s’est reproduite à quelques reprises dans les mois qui ont suivi le premier incident. Le même bruit le réveille sensiblement aux mêmes heures et la même impression qu’il doit se rendormir l’envahi à chaque fois. Un jour, Serge décida de faire la lumière sur la provenance de ce fameux bruit qui le réveillait à l’occasion. Il décida alors que la prochaine fois qu’il serait tiré de son sommeil par ce son de froissement de tôle, il ignorerait cette impression « de se rendormir » et s’empresserait de vérifier dans la chambre afin d’identifier un coupable, quel qu’il soit.

À la mi-juillet 1967, juste avant de s’endormir, Serge était très loin de se douter que cette nuit là, il serait témoin de l’évènement le plus incroyable de sa vie. Vers 02h00, le bruit de froissement de tôle se fait entendre. Serge, alors couché dans son lit, se redresse très rapidement en position assise et aperçoit, au pied de son lit, deux silhouettes de même grandeur qui se tiennent debout devant lui. Ces dernières ont les bras le long du corps et sont immobiles. Elles mesurent tout au plus 1.52 mètres et Serge ne peu distinguer aucun autre détail car il faisait trop noir dans la chambre.

Pendant environ 5 secondes, Serge les regarde calmement quand tout à coup, il éprouve la très nette et forte impression que ce qu’il a devant lui n’a rien d’humain. C’est alors qu’un sentiment de peur incontrôlable prend le dessus sur lui et que son cœur se met à battre à un rythme tellement accéléré, et j’emplois ici ses mots, qu’il « pouvait l’entendre battre ».Quelques secondes après que son cœur se soit mis à battre de la sorte, une des deux silhouettes, celle de droite, à dit à celle de gauche : « son cœur bat trop vite c’est dangereux ». La silhouette de gauche à alors tendu son bras droit vers Serge, un peu comme si elle le pointait avec un pistolet et lui a dit (sensiblement en ces mots selon son souvenir) : « je vais te tirer un coup de rayon laser pour que ton cœur batte moins vite ». Au même moment, un bruit que Serge compare à celui d’un ressort qui se détend, s’est fait entendre et ce dernier a été frappé d’une lumière blanche très éblouissante. Serge m’affirmera que cette lumière l’a empêché de voir tout ce qu’il y avait dans la chambre tellement elle était éblouissante.

Pris de panique, Serge s’est caché sous ses couvertures. Alors qu’il était sous ses couvertures, une multitude de formes et de couleurs défilaient dans sa tête et il eut l’impression d’être dans un rêve. Il m’a affirmé s’être pincé pour vérifier qu’il ne rêvait pas et il pouvait sentir son corps. Au même moment, son rythme cardiaque revenait peu à peu à la normale et cette sensation de peur se transformait progressivement en sentiment d’émerveillement d’avoir vécu une expérience à ce point hors du commun. Il demeura sous les couvertures jusqu’au matin. Lorsqu’il sorti de sa « cachette », les silhouettes avaient évidemment disparues.

Quelques instants après s’être levé et durant les jours suivants, il chercha, mais en en vain d’éventuelles traces que ces mystérieux visiteurs auraient pu laisser dans la chambre ou à l’extérieur de la résidence. De plus, aucun indice quant à la façon dont ils ont quitté les lieux. Aucun bruit de fenêtre qui ouvre ou ferme ou même de porte. Le lendemain, tout était à sa place, comme cela était le cas la veille. À noter également que Serge a insisté sur le fait que les silhouettes, autant lorsqu’elles se sont adressées à lui que lorsqu’elles ont communiqué entre elles ont utilisé un mode de communication qu’il qualifie de « télépathique », il qu’il comprenait tout en français. Finalement, il est important de préciser que le témoin a également insisté sur le fait qu’avant cette expérience, il n’avait jamais entendu l’expression « rayon laser » et ce, dans quelque circonstance que ce soit. Après cet événement, Serge ne fût jamais plus réveillé par ce fameux bruit de froissement de tôle et ne vécu jamais plus une telle expérience.

Effets psychologiques et physiques de cette expérience sur le témoin

Il y a deux effets physiques notables chez le témoin. Le premier, le cœur qui s’emballe. Le témoin n’avait jamais vécu cette sensation avant ce jour là. Selon ses dires, il est fort possible que cette accélération plutôt intense de son rythme cardiaque ait été causée par le sentiment de peur intense qui l’a envahi lorsqu’il s’est rendu compte que ce n’était pas des humains qui étaient au pied de son lit. Le second effet physique est l’éblouissement suivi du défilement de formes géométriques et de couleurs dans sa tête qu’il attribue au moment où il a été percuté par ce qu’il nomme le « rayon laser » et dont nous parlons plus haut. Outres ses deux effets, aucune marque corporelle, aucun objet implanté et aucune douleur physique et ce, avant, pendant et après l’observation.

Pour ce qui est des effets psychologiques, cette observation, dans ses premiers instants, a provoqué chez lui un sentiment de peur intense. Au matin, ce sentiment s'était transformé en une espèce d’émerveillement et de fascination pour le sujet ovni. Il en est d’ailleurs toujours à ce point actuellement en 2011. Tout au long de son expérience, le témoin a eu l’impression d’être observé mais aussi celle qu’il les avait surpris en se levant dans son lit de la sorte.

Corroboration d’un tiers

L’épouse de M. Galipeau, qui a préféré ne pas assister à l’entrevue, car elle a beaucoup de difficulté à croire à la question ovni, m’a toutefois admis que ce dernier lui avait raconté son expérience il y a environ 30 ans et quelques autres fois par la suite et que sa version des faits n’avait jamais changé. De plus, elle m’a confirmé que le témoin en avait déjà parlé à des membres de sa famille et des amis. Avant de quitter, j’ai profité du fait que le témoin et son épouse étaient ensembles pour demander à cette dernière pourquoi elle ne croyait pas  son mari au sujet du présent dossier. Cette dernière m’a mentionné que « ça la dépassait ». M. Galipeau s’est aussitôt joint à la discussion et je pouvais déceler une certaine émotion de déception dans son ton de voix. Déception venant du fait qu’il avait l’impression que la plupart des amis et proches à qui il en avait parlé semblaient ne pas le croire.

Rapport météo juillet 1967

J’ai décidé d’aborder le thème de la météo même si, et vous en conviendrai autant que moi, la météo à un effet plus que négligeable sur l’événement dont il est question dans ce dossier. En effet, l’observation n’a jamais dépassé les limites des quatre murs de la chambre à coucher du témoin. De plus, puisque nous ne sommes pas en mesure de connaître la date exacte de l’observation, il est très difficile de savoir quel étaient les conditions météo cette journée là. Par contre, puisque le témoin est certain que l’observation a eu lieu à la mi-juillet j’ai jugé pertinent de regarder les conditions météo comprises entre le 10 juillet 1967 et la 20 juillet 1967.

Je peux presque éliminer le fait que la lumière blanche qui a éblouie le témoin était due à un éclair. Le témoin m’a mentionné ne pas avoir le souvenir qu’un orage était en cours au moment de l’observation. Cela semble être corroboré par le fait que l’accumulation de pluie la plus importante survenue durant cette période est de 19.3mm le 11 juillet 1967. Voici les résultats pour les autres journées :

12 juillet : 2mm;

13 juillet : 0mm;

14 juillet : 0mm;

15 juillet : 1.3mm;

16 juillet : 2.3mm;

17 juillet : 0mm;

18 juillet : 0mm;

19 juillet : 0mm; et

20 juillet : 0mm.

Donc comme on peut le constater, on frise presque le 0mm de pluie pour cette période. Pour ceux qui croient aux éclairs de chaleur, sachez que ces dernières n’existent pas. Lorsque vous voyez un éclair sans entendre le tonnerre, c’est que l’orage est relativement loin. Partant de cela, et considérant que dans la très grande majorité des cas, un flash d’éclair (même près d’une maison) n’illumine que partiellement une pièce la nuit et ce, en une fraction de seconde, il serait plutôt étonnant qu’un individu soit ébloui à ce point. Donc pour la météo, je demeure ouvert aux suggestions mais de mon côté, je crois qu’on a fait le tour…

Dossier policier

Après avoir réfléchi à la question, j’ai décidé de ne pas demander de vérification auprès du service de police de la Ville de Granby ou de la Sûreté du Québec à savoir s’il y avait eu des signalements d’ovnis dans le secteur en juillet 1967. Les chances qu’un dossier de signalement d’ovni datant de 1967 ait survécu aux années et au transfert des dossiers en version informatique sont presque nulles.

Aspects médicaux relatifs au témoin

Questionné sur ses antécédents médicaux, le témoin m’a fait mention d’un problème d’asthme infantile. Il m’a aussi affirmé qu’à cette époque, il passait plusieurs nuits blanches à se bercer car c’était là pour lui la seule façon de « faire passer » une crise d’asthme. Outre son problème d’asthme, le témoin m’a déclaré qu’il ne souffrait d’aucun autre trouble physique ou mental au moment de son observation. Plus tard, dans la quarantaine, il a souffert de tachycardie. Actuellement, il est traité pour des problèmes de cataractes.

Influence de d’autres substances

Interrogé sur ses habitudes de consommation ainsi que sur la prise de médication, le témoin m’a déclaré ne pas avoir été sous l’influence d’aucune drogue, alcool ou médicament au moment de son observation. Les mœurs de l’époque ont tendance à lui donner raison même si l’on doit s’en remettre à son témoignage.

Comportement du témoin

Tout au long de l’entrevue, le témoin s’est montré très loquace. Il semblait soulagé et heureux de pouvoir raconter son expérience à un enquêteur ufologique en mentionnant à quelque reprise que si cela pouvait nous faire avancer dans nos recherches il en serait des plus ravi. De plus, il estime que si son témoignage peut-être mis en corrélation avec d’autres, on sera peut-être en mesure de lui expliquer ce qui lui est arrivé.  Également, ce dernier s’est exprimé avec justesse, politesse et a fait preuve de patience devant le flot de questions auquel il a fait face. Il donnait l’impression de quelqu'un qui pouvait enfin raconter ce qu’il avait à dire à une personne qui serait intéressée à son récit. Le témoin a aussi un grand besoin de comprendre ce qui lui est arrivé. Aucun tic nerveux et au niveau de la gestuelle pendant l’entrevue, jamais il n’a montré un signe de fermeture ou un malaise à une question en particulier.

Portrait du témoin

Monsieur Galipeau est un homme âgé de 58 ans, marié depuis presque 30 ans à une dame avec qui j’ai eu la chance de discuter lors de mon passage chez eux. Cette dernière m’a semblé être une personne très équilibrée et passionnée par son travail. Pour sa part, m. Galipeau travaille dans la fonction publique québécoise depuis plusieurs années. Il habite une très belle résidence dans la région de Québec. Les lieux sont bien tenus, propres et autant lui que sa femme ce sont montrés très accueillants à mon endroit. M Galipeau s’intéresse à la question ovni oui mais il a également des passe-temps et passions. En effet ce dernier s’intéresse beaucoup à l’horticulture, aux armes et aux automobiles. Il a une vie sociale, des amis et une famille. À cet effet, il a deux enfants qui gagnent très bien leur vie dans un domaine très estimé par la société en général. En résumé, m. Galipeau semble être un homme de son temps, qui a des loisirs, un travail et des intérêts comme la plupart des gens dans notre société. Rien dans son comportement ne me laisse présager qu’il est un individu en manque d’attention, qu’il a un problème d’adaptation social ou qu’il souffre de graves carences psychologiques.

Test approfondis

Le témoin a été testé avec la méthode Reiser et a réussi haut la main le test. De plus, il a signé, sans sembler mal à l’aise l’affidavit du CEO concernant les fausses déclarations volontaires. Ce dernier ne semble pas avoir de choc post-traumatique de cette expérience. Il dort bien la nuit, a une vie normale et ne semble pas être atteint de ce que le DEA appelle « le syndrome du persécuté ». La seule chose qui semble le déranger c’est de ne pas être cru par son entourage ou du moins, en avoir l’impression.

Conclusion

À la lumière de cette enquête, il ne m’est pas possible de me prononcer sur ce qui s’est réellement passé dans la chambre de m. Galipeau entre avril 1967 et la mi-juillet 1967. Je peux toutefois affirmer que je n’ai pas eu l’impression d’être mené en bateau par le témoin. Ses réponses étaient claires, précises et avec un minimum d’hésitation compte tenu du temps qui s’est écoulé depuis que cet événement est survenu. J’ai plutôt l’impression qu’il m’a dit la vérité ou du moins, qu’il m’a dit la vérité sur une expérience qu’il a vécu et ce, quelque soit sa nature ou son origine. Pour le reste, je laisse au DEA du CEO le soin de nous fournir sa propre analyse.

DEA,

Pour votre analyse.

Marc Lizotte

EOPS-01-02.

ANALYSE DU DEA Jean Casault

L’âge du témoin est important puisqu’en 1967, le sujet des ovnis au Québec est extrêmement peu connu et encore moins celui des expériences impliquant des entités à l’intérieur d’une résidence. Évidemment, le témoin aurait pu modifier son récit, le bonifier ou l’amender au cours des ans mais de toute évidence il semble que non si on se base sur le contact établi par l’enquêteur avec l’épouse, récalcitrante d’ailleurs, qui d’une part se dit dépassée par l’évènement et d’autre part reconnaît que le récit de son époux est cohérent.Donc ceci donne une note intéressante de crédibilité au témoin.

L’autre aspect très intéressant de ce dossier est l’absence de paralysie notée par le témoin. Les sceptiques très obtus, continuent, malgré l’évidence du ridicule, de faire porter aux témoins le célèbre chapeau de la paralysie du sommeil pour expliquer les expériences qualifiées d’enlèvements.  Sans dire qu’elle n’existe pas comme c’est le cas pour les éclairs de chaleur, merci monsieur Lizotte de nous le rappeler, la paralysie du sommeil est le simple fait de se réveiller pendant un rêve et de subir non pas la paralysie mais l’engourdissement généré par un rêve.

Le rêve peut effectivement inciter le dormeur à réagir avec soin corps ce qui aurait des conséquences importantes on s’en doute bien. Le cerveau semble donc avoir prévu un mécanisme de non-réponse aux stimulis du rêve. « Oui d’accord un gros ours noir te poursuit mais je ne vais tout de même pas te faire courir dans ton lit! » Le rêveur va donc répondre à ce stimuli menaçant par une agitation au niveau des yeux ( REM rapid eye mouvement) et possiblement de la respiration.

Le dormeur s’éveille. Il continue de rêver ou à tout le moins il est gêné dans ses mouvements et éprouve de la difficulté à respirer. La plupart des gens vont simplement se calmer, reprendre le contrôle mental et physique et au bout de quelques instants cesseront de ressentir ces effets. Certains vont entendre des sons et ressentir une présence menaçante ( l’ours noir du rêve par exemple) et dans certains cas très rares, c’est le grand cinéma et les sceptiques incorporent alors tous les scénarios de fantômes, de revenants de parents décédés et bien sûr d’extraterrestres.

Ce ne sont pas tous les spécialistes qui le disent et plusieurs s’opposent à cette utilisation abusive de la paralysie du sommeil. Le cerveau n’est pas aussi stupide et ne prolonge pas indûment un engourdissement qui n’est plus justifié, malgré cette anomalie au niveau de la synchro entre le sommeil-l’éveil et le rêve. Qui plus est il suffit d’un peu de calme pour rétablir la situation et la très grande majorité des témoins éprouvent ce calme dans les premières minutes de leur expérience. Finalement, le cerveau ne tolérerait pas un scénario aussi exotique, développé en termes d’un début d’un milieu et d’une fin surtout si le sujet n’est pas un croyant en ce type de phénomène ce qui est très souvent le cas AVANT l’évènement.

Dans le cas actuel, pardonnez cette longue digression le sujet n’a subi aucune paralysie puisqu’il pouvait bouger librement, se retourner,  s’asseoir, rabattre les couvertures etc. Donc selon l’enquête de l’EOPS Marc Lizotte il me paraît clair que nous sommes en face d'une RR4 qui justifierait une session d’hypnose afin d’en apprendre davantage. J’éprouve une certaine difficulté avec l’emploi de l’expression « rayon laser » par ces créatures. Le témoin n’en démord pas mais ça m’agace. Par contre, ils ont utilisé cette expression en s’adressant au témoin, alors âgé de 15 ans. Ont-ils utilisé sciemment cette expression pour une raison précise ?

Cela dit il y a eu un ou deux points qui  ont demandé  des éclaircissements et la demande en a été faite à l’EOPS.

Pourquoi accepter de livrer son identité et s’exposer aux moqueries de son entourage quand déjà il semble être déçu de l’indifférence de son épouse pour ce qu’il a vécu. D’après l’EOPS Lizotte le témoin sait ce qu’il a vu et se moque éperdument des réactions. Par contre il ne chercherait pas à se faire de la publicité.

En 2011 le sujet rapporte avoir observé un cercle lumineux constitué de plusieurs petites lumières formant une ceinture de couleur blanche, au-dessus de sa tête et qui s’est éteinte brusquement. Le DEA a fait un rapprochement avec l’anneau lumineux qu’il a lui-même observé et dont il a rapporté le fait dans son dernier ouvrage. Le DEA se demande s’il n’y a pas eu contamination. Questionné par l’EOPS le témoin en est bien conscient mais ne change pas sa version des faits, ne semble pas s’en formaliser et l’EOPS juge adéquates et sa réponse et sa réaction.

Ce dossier ne nous apprend rien sur les relations IS-TÉMOINS mais confirme une fois de plus qu'au Québec , durant ces années 60, le phénomène battait son plein comme partout ailleurs.

Bonne résonance mais pas facile !

Avant d’envoyer le dossier à Marc je devais décider si l’affaire valait le coup. Je n’aimais pas du tout l’histoire. Irréaliste. Mais la résonance y était

(Et c'est finalement ce dossier qui m'aura décidé à explorer plus à fond ma théorie des rencontres spectrales).

Voyez d’abord le courriel reçu de la fille de notre témoin.

"J'avais 10 ans à l'époque, (1990) j'en ai maintenant 34. Ma famille et moi habitions la route Paquet à St-Nicolas. C'est un petit rang bordé de champs de cultures et de forêt, qui compte en tout et pour tout une dizaine de maisons. 
Premièrement, je trouve important de mentionner que ma mère est une personne de caractère et n'a jamais été une femme qu'on impressionne facilement. C'est une personne très terre-à-terre, ouverte au "paranormal" mais avec certaines réserves toutefois.

Un soir, elle était montée en voiture pour venir me chercher chez une amie qui habitait le village-même de St-Nicolas, à quelques minutes du rang Paquet en voiture. En route, alors qu'elle s'apprêtait à passer ce qui était à l'époque un champ de patates, elle a dû ralentir la voiture. Aux abords du chemin, à droite de sa voiture, se tenait debout ce qu'elle nous a décrit plus tard comme un "très grand et pâle humanoïde" (sic).

Parce qu'elle était assise dans son véhicule elle ne pouvait pas vraiment voir son visage, puisque la créature était trop grande pour qu'elle puisse le voir entièrement de l'angle où elle se trouvait. Elle a par contre pu observer son corps. Elle l'a décrit comme étant presque aussi grand qu'un poteau d'Hydro Québec. (35 pieds) Sa hauteur était carrément choquante pour elle. Toujours selon elle, l'entité était très mince, pâle et quelque peu vaporeuse. Ses contours étaient "brumeux", c'est comme ça qu'elle le décrit. La créature n'était pas floue; c'était plutôt comme si elle était faite de fumée dense ou d'un genre de brouillard.

La créature avait également de très longs bras avec des mains ainsi que deux très longues jambes. Elle ne semblait pas porter de vêtements. Pour ma mère, les proportions de l'humanoïde ressemblaient à celles d'un humain, mais en plus mince et beaucoup plus long. C'est tout ce qu'elle a eu le temps d'observer car, selon ses dires, quelques secondes plus tard, en un seul pas, l'entité a enjambé la rue jusque l'autre côté et s'en est allée dans le champ de patates. Je me souviens qu'elle ait dit à un certain moment qu'elle avait l'impression que la créature était légère, comme si elle ne pesait que très peu. À ce jour, ma mère continue de dire qu'elle fût estomaquée par ce qu'elle a vu, mais elle insiste également sur le fait qu'à aucun moment elle n'a eu peur parce qu'elle ne s'est jamais sentie menacée.

Une fois que l'humanoïde eût été hors de vue, elle a alors regardé à droite de la route, là où il se tenait quelques secondes plus tôt. Là dans l'herbe, quelque chose a attiré son attention. Toujours selon elle, il y avait ce qu'elle décrit comme un petit disque lumineux vert fluorescent au sol. Puis, en regardant de nouveau à gauche, là où l'humanoïde aurait dû maintenant se trouver, elle a constaté qu'il n'y avait plus rien. Comme si la créature s'était volatilisée.Parce qu'elle était seule elle a décidé de ne pas s'approcher du disque lumineux.

Au lieu de cela, comme pour confirmer qu'elle n'avait pas halluciné ou alors pour se donner une contenance, elle a fait demi-tour pour repasser sur la route avant de venir me chercher afin de voir si elle ne pourrait pas y trouver une explication logique. Ce qu'elle continue de dire aujourd'hui, c'est qu'en cherchant une explication rationnelle à ce qu'elle a vécu, elle a pensé avoir peut-être tout simplement vu le reflet de la lune sur un poteau de l'Hydro ou un truc du genre; mais il n'y avait ni poteau à cet endroit, ni lune ce soir-là et évidemment les poteaux ça ne se déplace pas...

Sur le chemin du retour, je me souviens qu'elle ait ralenti la voiture à hauteur du champ de patates, et je me rappelle aussi l'avoir vue scruter l'horizon comme si elle essayait de voir quelque chose en particulier. Par contre elle ne m'a pas parlé de l'événement. J'imagine qu'elle ne voulait pas m'effrayer.  Un peu plus tard le même soir, la famille était au salon en train de regarder la télé. Je ne sais plus si j'y étais ou non car le fait de m'être fait raconter ces détails encore et encore me place peut-être là sans que j'y aie vraiment été. Je veux dire par là qu'à ce moment j'aurais tout aussi bien pu être ailleurs dans la maison. Je ne suis pas un témoin direct nécessairement mais l'important est ceux qui étaient bien présents au salon. Mes parents, donc, mon jeune frère qui avait 8 ans à l'époque ainsi que ma sœur qui en avait 5.

Nous avions une chatte à l'époque, qu'on laissait sortir librement à l'extérieur. Quand elle voulait rentrer elle se mettait debout sur ses pattes arrière ce qui nous permettait de voir sa tête à travers la grande fenêtre du salon.
C'est ma sœur qui a vécu cette portion du récit alors je vous rapporte ce qu'elle dit encore à ce propos. Ce soir-là, la chatte a montré sa tête par la fenêtre mais, chose inhabituelle, grattait frénétiquement le rebord de la fenêtre comme si elle était pressée de rentrer. Ma sœur s'est levée pour lui ouvrir la porte et la chatte est entrée en trombe dans la maison pour ensuite aller se cacher sous un meuble. Toujours selon ma sœur, elle se rappelle s'être dit dans sa tête d'enfant que le chat avait eu peur de quelque chose mais qu'elle, elle n'avait pas peur. Elle est alors sortie sur le perron par curiosité. Elle raconte avoir alors entendu des pas dans l'entrée (c'était une entrée de gravier) mais qu'elle ne voyait rien sur le coup. Elle se souvient s'être dit que ça ne pouvait pas venir d'ailleurs que de l'entrée puisque partout ailleurs c'était de l'herbe et évidemment le bruit de pas sur le gravier est un bruit bien distinct que l'on reconnaît tout de suite.

Puis elle a vu une créature grimper les marches du perron. Elle a alors aperçu une tête de ce qu'elle décrit maintenant comme un petit humanoïde, encore plus petit qu'elle à l'époque, selon elle. Elle le décrit comme très pâle, voire blanc. Elle ne se souvient pas du corps ni des yeux à proprement parler — peut-être parce qu'elle a vite déguerpi de là — mais elle se souvient très clairement qu'il avait le dessus de la tête "aplati" (sic). 
Ma sœur a eu peur et est rentrée rapidement pour aller se coller sur mon père. Ma mère a alors entrepris de la faire parler pour savoir ce qui lui avait fait si peur. Ma sœur lui a alors dit qu'elle avait vu "un petit bonhomme blanc" et que, je cite: "il a regardé en-dedans de moi". Ma sœur insiste encore à ce jour sur cette phrase exacte. Ma mère a tout de suite fait un lien dans sa tête avec la créature qu'elle avait elle-même aperçue plus tôt, se disant qu'il se passait quelque chose d'étrange — ce qui l'aura menée à nous raconter ce qu'elle avait vu.

Très peu de temps après (on parle de quelques secondes ou quelques minutes à peine), en regardant la fenêtre, ma sœur se rappelle avoir vu la tête du "petit bonhomme" qu'elle venait d'apercevoir. L'humanoïde aurait regardé au salon par la fenêtre. Ma sœur raconte à ce jour que ça s'est passé très très vite, en un clin d'œil. Elle a pointé vers la fenêtre et crié qu'il était là. Ceux qui se sont retournés n'ont rien vu car, selon ses dires, il est disparu très très vite.

Mon frère quant à lui, qui était assis par terre dos à la fenêtre, a eu la peur de sa vie en entendant ça, si bien qu'aujourd'hui à 32 ans il a la *CHIENNE* de tout ce qui concerne les "extra-terrestres". Il a été très marqué par le fait de savoir qu'un être "non humain" se tenait derrière lui même s'il n'a rien vu. Je crois nécessaire de le mentionner puisque, même s'il n'a pas vu l'entité, il se rappelle à tout le moins ce que ma sœur a vécu ce soir-là.

Des années plus tard, je me rappelle très bien qu'en reparlant de ces événements, ma sœur (qui devait avoir une quinzaine d'années à ce moment) m'a raconté avoir eu la sensation de s'être fait "scanner la tête" ce soir-là. Elle a aujourd'hui 29 ans et malheureusement à ce jour elle ne se rappelle plus de cette sensation.Voilà pour le deuxième événement.
Quelques jours plus tard, alors que ma mère et la voisine étaient en train de discuter comme elles le faisaient de temps en temps, la voisine a confié à ma mère avoir vu quelque chose d'étrange une nuit récente. Ma mère se rappelle que la femme lui ait dit avoir aperçu, dans sa cour arrière, un genre d'humanoïde couché à l'horizontale et qui "flottait au-dessus du sol".

Elle a dit que c'était long, mince, blanc et "vaporeux". Elle avait référé à la créature comme étant un fantôme. C'est ce qu'elle a perçu et elle a aussi référé à la créature comme étant bizarre. Je n'ai pas plus de détails concernant cet épisode car je n'ai jamais pu reparler de cet événement à cette femme puisqu'il y a des années que mes parents ont vendu la maison de la route Paquet.

Voilà qui conclut la série d'événements étranges sur la route Paquet. Néanmoins, ma sœur tient à ce que je vous mentionne ceci: lorsqu'elle était petite elle faisait des migraines infantiles importantes. Nous ne savons si cela a un lien quelconque avec l'événement, mais depuis que le petit humanoïde a "regardé en-dedans d'elle", ses migraines ont disparu.

Voilà. Comme je vous disais dans mon précédent message, si vous avez une idée de ce que cela pouvait être ou si vous avez eu affaire à un cas similaire, je serais très curieuse d'en savoir plus. 
Bonne journée M. Casault,

AFFIDAVIT

Comme vous le savez, Me Étienne Massé de Québec, notaire de profession a accepté de me produire un document me permettant de me couvrir en cas d’abus de la part du témoin. Si son intention est de mentir pour ensuite monter l’affaire en épingle et se payer la tête de mon enquêteur ou de moi-même, il s’expose, ayant signé les conditions indiquées à de sévères représailles. Depuis 2015, aucune enquête n’est confiée à Marc ou Eric, ou tout autre enquêteur si le témoin refuse de le signer. C’est arrivé une fois d’ailleurs. 
Ayant reçu la réponse du témoin à l’effet qu’elles acceptaient toutes sans aucune réserve de signer le document j’ai transféré le tout à Marc. Voici son rapport.

MARC LIZOTTE ENQUÊTEUR

Lundi le 6 avril 2015 vers 13h00, je me suis rendu dans la municipalité de Lotbinière avec Jean Casault afin d’y rencontrer trois femmes dont deux ont été témoins d’une série d’événements à caractère ufologique et/ou paranormal. Le but de cette rencontre était de recueillir leur version des faits et vérifier, avec le plus de précision possible, l’exactitude et la concordance des récits. Également, la possibilité de recueillir certaines preuves circonstancielles ou corroborer par des tiers était envisagée selon les informations préliminaires dont nous disposions avant de nous rendre auprès des témoins.

LES TÉMOINS

Ces témoins ne désirent pas nécessairement être identifiés au grand public. J’ai donc pris la décision de leur donner un nom fictif au cas où cette affaire prendrait un jour une tournure plus grande. S’exposer grand public avec ce genre d’expérience demeure encore risqué en 2015 même si les mentalités changent lentement mais surement. Je dis lentement mais surement car de plus en plus, l’hypothèse que nous ne soyons pas seul dans l’univers fait son bout de chemin dans la communauté scientifique avec les récentes découvertes en matière d’exobiologie et en astronomie. Conséquence de ces avancées : la population en général se fait de plus en plus à l’idée que notre cas n’est pas unique. Faites le test en famille ou avec des amis et vous serez surpris du pourcentage de vos proches qui admettent la possibilité que nous ayons des «semblables» quelque part proche d’une autre étoile.

Ceci dit, j’ai nommé les témoins suivants : Monique : la mère (63 ans)Julie : la sœur aînée (35 ans) est la signataire du courriel.Sylvie : la sœur cadette (29 ans)
Je vais maintenant vous donner mon avis sur ces personnes avec des faits et l’impression que ces dernières m’ont laissé lors des interviews. Rappelez-vous, et je le dis dans chacun de mes rapports, je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni thérapeute, ni professionnel quelconque en santé mentale. Par contre, je sais que je ne souffre d’aucun trouble psychotique altérant ma capacité à ne pas reconnaître une personne souffrant de troubles évidents de santé mentale et ce, de par mon expérience de la vie en général et surtout de par mon parcours professionnel en matière d’enquête et d’interviews. (Policier et policier enquêteur)

Sachez qu’un enquêteur le moindrement expérimenté n’aura la plupart du temps aucun mal à déceler ce type de personnalité mais aussi les menteurs. En ufologie, il devient de plus en plus facile de démasquer les menteurs grâce à plusieurs petits trucs bien simples que, si vous me le permettez, je vais garder pour moi. 
Monique est une retraitée de 63 ans du secteur de la sécurité publique (police et pompiers). C’est une dame rationnelle et terre à terre qui présente un caractère fort. Elle s’exprime très bien. Elle habite une belle maison sur le bord du fleuve St-Laurent et les lieux sont propres et bien tenus. Elle à 4 enfants. Des vérifications faites auprès de certaines personnes tendent à démontrer que cette dame a une vie bien rangée. Julie est la fille aînée de Monique.

Elle a 35 ans. Elle travaille dans le domaine de la conception de jeux vidéo et bandes dessinées et aux dires de certaines de mes sources, elle excelle dans son domaine. Elle est calme, posée, réfléchie et rationnelle. Toujours selon mes constatations et selon une de mes sources, c’est une personne tout à fait équilibrée et crédible qui ne s’amuse pas à épater la galerie et à chercher de l’attention. Elle vit dans une relation de couple stable depuis quelques années.

Sylvie est la fille cadette de Monique. Elle a 29 ans. Elle travaille dans le domaine artistique et selon mes vérifications et mes sources, elle possède un talent incroyable dans ce domaine. Elle œuvre aussi au service à la clientèle dans une entreprise locale. Elle est, tout comme les deux autres, calme, posée et rationnelle et semble fonctionner comme n’importe qui de tout à fait normal dans la société. Elle vit dans une relation de couple stable depuis quelques années.

CASAULT : «  Je suis entièrement d’accord avec Marc sur ce point, une belle petite famille sans histoire, heureuse et fort simple, parfaitement équilibrée surtout durant la conversation que nous avons eue. Des témoins très solides en somme)

PREMIER ÉVÉNEMENT :

Plus ou moins entre la fin avril 1990 et le début mai 1990, Monique devait se rendre au village de Saint-Nicolas (Lévis) afin d’aller chercher sa fille Julie qui se trouvait chez une amie. Il était alors plus ou moins 20h00. À ce moment, Monique habitait la route Paquet. Elle emprunte alors cette route pour se rendre sur la 132 en direction est. Alors qu’elle se trouve à la hauteur d’un champ de pommes de terre, elle observe, sur sa droite, ce qu’elle décrit en ses mots comme un «humanoïde» qui se tient debout en bordure de la route. Au même moment, le personnage en question enjambe la route 132 en seul pas en passant à plus ou moins six pieds du devant de la voiture de Monique. À ce moment, Monique ne voit que la partie inférieure du personnage car ce dernier est tellement grand (environ la hauteur d’un poteau de téléphone soit plus ou moins 30-35 pieds), qu’il est impossible de voir son visage.

Elle le voit donc des pieds à la ceinture environ. Complètement abasourdie par ce qui vient de se passer devant sa voiture, Monique regarde de nouveau à droite et y aperçoit, au sol, un petit disque lumineux vert fluorescent d’environ 4 pieds de diamètre. Elle tourne de nouveau sa tête vers la gauche, là où le personnage aurait dû vraisemblablement se trouver mais, plus rien.

À ce moment, Monique tente de s’expliquer la chose de façon rationnelle, elle va même jusqu’à penser à un reflet de la lune sur un poteau de téléphone! Mais elle se rend vite compte que ce dont elle vient d’être témoin ne s’explique pas avec de simples thèses de reflets et autres explications conventionnelles. Avant de reprendre la route vers sa destination, Monique a fait demi-tour pour repasser devant le lieu exact de son observation mais elle n’a rien vu. Tout était disparu. Elle a même tenté de localiser et de déterminer la cause de son observation mais encore une fois, rien, aucun indice pour expliquer ce qu’elle venait de voir.

Elle a alors poursuivi sa route pour aller chercher sa fille Julie. Sur le trajet du retour Julie, se souvient qu’elle a ralenti en un certain endroit pour regarder tout autour d’elle et scruter l’horizon. Julie affirme cependant que sur le moment, Monique ne lui a rien dit et que ce n’est que plus tard qu’elle a fait le lien entre l’événement et le fait que sa mère ait pris le temps de bien observer les alentours à son retour en voiture.Monique nous a décrit son personnage comme étant un grand humanoïde mince, elle nous a expliqué que la grandeur de ce dernier était équivalente à la hauteur d’un poteau de téléphone. La texture du personnage semblait vaporeuse, de couleur blanchâtre avec des contours vaporeux.

DEUXIÈME ÉVÉNEMENT :

Quelques jours plus tard, la famille est au salon. Il est environ 21h00. Sont alors présents, Monique, Sylvie, son jeune frère (non interrogé) et l’ex-mari de Monique (non interrogé). Le jeune frère se trouve couché devant la télévision près de la fenêtre du salon. Sylvie avait alors 5 ans. La famille avait à cette époque un chat qui allait fréquemment à l’extérieur. Lorsque le chat voulait entrer, il montrait dans la fenêtre du salon. On lui ouvrait alors la porte pour le laisser entrer. Ce soir-là, le chat s’est non seulement montré dans la fenêtre pour qu’on lui ouvre, mais il s’est également mis à gratter énergiquement le cadre de la dite fenêtre. Lorsqu’on lui a ouvert, le chat est entré en trombe dans la maison et s’est de facto caché sous un meuble. Voyant cela, Sylvie décide d’aller voir ce qui fait peur au chat. Elle se rend alors sur le perron et se souvient d’avoir entendu des pas dans le gravier de l’entrée. Quelques secondes plus tard, Sylvie aperçoit une petite créature blanche au-dessus de la tête aplatie qui monte les escaliers. Prise de panique, elle retourne immédiatement dans la maison se coller sur son père. Alors qu’on tente de la calmer, Sylvie regarde de nouveau vers la fenêtre du salon et voit, l’espace d’environ une seconde, le visage du petit humanoïde

Elle se remet à crier en disant : «regarde il est là!». Le frère de Sylvie se trouvant alors près de la fenêtre, de dos à cette dernière, a eu tellement peur (selon Monique et les deux filles) devant la panique de sa sœur qu’aujourd’hui, même à 32 ans, il refuse d’entendre parler «d’extraterrestres».

Voyant toute la peur de Sylvie, Monique a alors entrepris de la faire parler pour qu’elle lui raconte ce qu’elle avait vu. C’est alors que Sylvie lui dit la chose suivante : «il a regardé en dedans de moi». À ce jour, Sylvie ne se souvient plus du visage de la créature ni du fait de s’être fait «regarder» en dedans d’elle. Elle s’est portée volontaire pour de l’hypnose régressive. Jean Casault a fait une tentative d’entrevue cognitive avec elle mais rien de nouveau n’est ressorti.Monique nous a mentionné qu’à cet âge, Sylvie avait été vue par un spécialiste parce qu’elle souffrait d’intenses migraines infantiles. Après le prétendu événement du «regarder en elle» par la créature, ce problème de santé a totalement disparu. (Personnages regardant par la fenêtre vu par des enfants, du déjà vu dans au moins un autre dossier dont je suis aux faits)

TROISIÈME ÉVÉNEMENT :

Encore quelques jours plus tard suivant le deuxième événement, sans être questionnée sur le sujet, la voisine de Monique lui a rapporté avoir observé, dans le champ derrière sa maison, ce qu’elle a décrit comme un grand personnage flottant couché à l’horizontale à quelques pieds du sol. Le personnage était, toujours selon la description de la dite voisine, blanc, grand, mince et vaporeux. Durant l’enquête, j’ai obtenu les coordonnées de la dite voisine. J’ai contacté cette dernière lui demandant si elle avait été témoin d’un tel phénomène derrière chez elle en 1990. Cette dernière m’a parue très inconfortable devant cette question, m’a demandé pourquoi je lui demandais cela et m’a dit nerveusement «je ne sais pas de quoi vous parlez monsieur». Je l’ai alors remercié et nous avons coupé la conversation.

De deux choses l’une, 1 : ou bien cette dame n’a été témoin de rien ou 2 : elle a décidé d’oublier cet événement et de ne plus en parler. La façon dont elle a interagit avec moi me laisser pencher pour l’option deux. Par contre, ce n’est que mon feeling d’enquêteur et je ne peux prouver ni l’option 1, ni l’option 2. Ce n’est pas scientifique mais au cours de mes différentes expériences d’enquêtes incluant en ufologie, j’ai appris à me méfier de l’expression «je ne sais pas de quoi tu parles» dit spontanément… De vieux policiers enquêteurs vous diront sans doute la même chose…

QUATRIÈME ÉVÉNEMENT :

En été 2005, alors qu’elle circulait en voiture vers 21h00 Sylvie m’a affirmé avoir vu ce qu’elle m’a décrit comme étant des ovnis. Ces ovnis se trouvaient dans un champ à l’intersection des routes Frédéric Métro et chemin du Vires Crêpe à Saint-Nicolas (Lévis). Elle m’a décrit ces ovnis comme quelques dizaines de colonnes de lumières blanches dont elle ne pouvait déterminer si elles venaient du haut ou du bas, c'est-à-dire du ciel ou du sol. Sylvie m’a mentionné avoir été stupéfaite par cette observation mais nullement effrayée poursuivant sa route vers sa destination. Sylvie m’a mentionné vouloir un jour comprendre pourquoi tout ceci lui est arrivé (les 2 événements). Elle aimerait se souvenir davantage du premier.

CASAULT Après avoir visualisé les faisceaux de Jacques et Lucie elle nous a dit que les siens étaient beaucoup moins denses et moins lumineux. Aucune lumière au sol toutefois ce qui écarte l’effet trompette.

AUTRES VÉRIFICATIONS :

Sachez que pour un enquêteur souvent sur le terrain, il est relativement facile en 2015 de se renseigner sur les gens et de «déculotter» les menteurs. Les témoins de ce dossier ont signé l’affidavit concernant les fausses déclarations volontaires ce qui pourrait les rendre passibles de poursuites judiciaires advenant le cas où il serait découvert que tout cela a été monté de tout pièce pour nous piéger. De plus, je dispose de certaines sources très fiables qui m’ont largement renseigné sur ces gens.

EFFET DE CES ÉVÉNEMENTS SUR LES TÉMOINS :

Comme c’est le cas dans plusieurs de mes dossiers, ces événements ont eu des séquelles sur les témoins. Mis à part pour Sylvie, et ceci simplement lors de l’événement #2, aucune peur n’a été ressentie par les témoins. De plus, cela a augmenté leur intérêt pour le «paranormal» en général. Cela a eu également pour effet qu’ils considèrent désormais ces événements non pas comme possibles, mais comme réels. Monique a insisté sur le fait qu’elle était quelqu'un de difficile à impressionner mais que dans ce cas-ci, elle n’en revient toujours pas et ce, même après presque 25 ans.

CONCLUSION :
À la lumière des témoignages recueillis dans le cadre de ce dossier, je me vois dans l’obligation d’accorder une cote de crédibilité ÉLEVÉE à l’ensemble des faits qui ont été portés à mon attention. Bien entendu, et c’est souvent le cas, il y a ici un manque de preuves physiques mais je suis convaincu que les témoins eux-mêmes auraient été les premiers à vouloir me les fournir si tel avait été le cas. Aucune contradiction dans leurs récit et tout s’imbrique à merveille dans les moindres détails et cela est très intéressant surtout compte tenu du temps qui s’est écoulé entre 1990 et 2015. Une sensation également de parler avec des gens sincères et honnêtes qui semblaient très content de pouvoir enfin raconter tout cela à des gens du domaine afin d’obtenir des explications car eux, ils n’en ont pas. Finalement, à aucun moment de par leurs actions ou propos je n’ai eu l’impression que ces derniers cherchaient à attirer l’attention.

Marc Lizotte

ANALYSE DE CASAULT :
Une fois de plus j approuve entièrement  ces derniers points. Il y a des choses qui ne trompent pas !

Le seul point que je veux emmener est le flash que j’ai eue pendant que Marc menait ses entrevues. Un être de 35 pieds vaporeux qui se déplace.  Cela ressemble à un fantôme, un spectre ou à une sorte de projection. Un cercle lumineux et fluorescent tout près de là et d’environ 4 pieds.  Un projecteur ? Un projecteur holographique ?  En admettant qu’il s’agisse d’une telle projection il faut oublier un canular monté par des gens. En 1990 tout comme en 2015, c’est impossible à tous les niveaux de production L’absence d’un écran, le ridicule d’une déense astronomique pour une « farce » à une seule personne, dans un champ de patates  mais surtout qu’en 1990 la technologie était strictement utilisées par l’industrie. Une projection 3d holographique doit obligatoirement être faite en salle ou comme tout récemment avec un mannequin en plein Paris derrière une vitrine bref dans un espace clos. Le coût est énorme il est dont ridicule de penser qu’un canular aussi gigantesque ait été fait pour une femme seule, une seule fois. De toute  manière 1990 règle la question, si c’est une projection holographique elle ne vient pas d’ici.

Quant à l’hypothèse toujours ramenée d’une « expérience des militaires », elle est aussi impensable que le canular par des étrangers.

POURQUOI  TOUT CELA?

Pas de temps manquant, mais une corrélation au niveau des migraines de Sylvie et cette sensation d’avoir été regardée en dedans. Provenant d’une enfant de 5 ans c’est assez révélateur mais en admettant que la petite Sylvie ait été au cœur de tout cela, pourquoi tout ce cirque avant et après ? C’est une première, qui ne s’inscrit pas dans l’une des dynamiques classiques d’enlèvement, de patrouille, d’interventions ou d’observation. je retiens aussi les pas dans le gravier donc une présence physique, la terreur du petit frère possiblement induite par quelque chose dont il ne se souvient pas, pour que cela dure encore à ce jour, il est possible que cette famille ait eue une bien étrange soirée sans le savoir.

Un drôle de cas, mais l’absence de phénomène météo, de brume, de pluie, de véhicules dans l’autre sens et de source complexe de lumières extravagantes et le sérieux des témoins m’obligent aussi comme Marc à donner une très forte note de crédibilité à toute l’affaire.