Pour en savoir davantage sur comment vous procurer les livres de Jean Casault
Cliquez ici

4 JANVIER 2017

argaiv1422

CE JOUR IL Y A 50 ANS, NAISSAIT LA SRPM DE QUEBEC ENR.

Un article de Casault

 

 

 

 


(1966)

Après avoir vécu l’expérience de l’anneau d’ambre lumineux la veille, ce sont les vacances de Noel qui vont bientôt se présenter. Je ne réalise pas encore ce que toute cette histoire d’anneau signifie. J’ai vécu une curieuse affaire, qui n’a duré que quelques secondes même si dans les faits j’ai perdu trois heures. Mais au matin du 22 décembre je me rends à Perrault comme tous les matins pour la dernière journée de classe.

Les amis d’enfance au milieu des années 60 sont tous disparus sauf deux ; René Pigeon avec qui je refais le monde et Jacques Roussin avec qui je le défais. Je me forme avec l’un et je me roule à terre avec le second. À l’école je ne connais personne, je n’intéresse personne et personne ne m’intéresse. Je ne parle à personne, personne ne me parle. Il y a bien une dizaine de cerveaux court-circuités depuis leur naissance qui me cherchent mais je suis capable de répliquer. Ils n’y sont pas habitués et finissent par me foutre la paix.

À la sortie des classes, assez tôt d’ailleurs ce jour-là, je descends donc au vestiaire. Il n’y a presque personne sauf un gars de ma classe à trois ou quatre rangées de casiers plus loin. On met nos bottes fourrées en laine et on se prépare à partir. La température est clémente, le retour ne sera pas trop pénible, une marche de 1.75 kilomètres. Or voilà que le gars en question, un petit aux cheveux frisés très noir dont j’aimerais me souvenir du nom me pose une question. « Casault, tu crois-tu à ça les soucoupes volantes ? »

C’est la première fois de ma courte vie qu’on me demande mon avis sur quelque chose. Je n’ai jamais eu l’impression que mon opinion avait une valeur quelconque, particulièrement lorsque j’osais me prononcer sans qu’on me le demande. Mais en ce 22 décembre 1966 ma réaction est foudroyante. Je me relève. Je lui dis alors. « Oui absolument ! » Il affiche une mine perplexe et me dit en me rejoignant. « Ah oui ? Comment ca ? » Et je lui dis. « Marche avec moi je vais t’expliquer pourquoi. »

Ce moment-là est la mort de Jean Casault. L’Autre est né à ce moment précis. Moi qui ne lisais rien, ne s’intéressais à rien se mis à parler et avec ce même vocabulaire, de pluralité des mondes habités, de la relation entre la matière et l’énergie évoquée par Einstein, la panspermie,  l’inutilité du scepticisme dans le processus de réflexion sur l’ovniologie et la parapsychologie, les civilisations disparues, l’impact d’éventuelles découvertes sur la génétique, la mythologie exprimée par diverses sources sur la présence des extraterrestres, la méprise attribuée aux anges etc. Il est clair que je sortais d’un cour intensif ayant duré plusieurs années. Mais dans les faits jamais, au GRAND JAMAIS je n’aurais pu tenir un discours pareil quelques jours avant. Je le sais parce que c’est de moi dont il s’agit !

J’entre chez moi totalement engouffré dans mes pensées. Je me précipite dans ma chambre, ferme la porte et j’écris 67 pages d’un texte intitulé « La Vérité sur les soucoupes volantes. » Il me servira de base pour mon livre à venir en 1972.

Puis, durant les vacances, je profite de mon temps libre pour lire et assimiler  tout ce que j’ai reçu comme donnée. Je me procure  J’ai vu des soucoupes volantes d’Henri Bordeleau que je vais contacter à plusieurs reprises au téléphone et un livre dont le titre m’échappe d’Aimé Michel et un autre de Jimmy Guieu. Je crois que c’est  Black out sur les soucoupes volantes 

Mes économies et cadeaux en argent vont passer en abonnement à des magazines. Flying Saucers Review d’Angleterre, Lumières dans la Nuit de France et Flyings Saucers Bureau des États Unis. Je deviens membre du Mufon et j’achète un livre sur la propulsion des soucoupes volantes du Lieutenant Jean Plantier. Puis ce sera Les Grands Initiés et le Matin des magiciens et plusieurs autres ouvrages dits « ésotériques ». Au-travers de cela je ferai de nombreuses autres rencontres extraordinaires avec experts et témoins.

C’est étrange, voire extrêmement étrange mais je ne m’en rends pas compte : je n’apprends que très peu de choses je ne fais que confirmer ce que je sais déjà. Sans « me prendre pour un autre » je sais que j’aurais pu écrire tous ces livres moi-même. Et aller plus loin ! Je ne fais aucun lien avec l’anneau d’ambre. Pour moi c’est tout à fait normal de savoir ces choses-là  bien que...je ne sais rien de tout cela....

Un jour, l’animateur Serge Bélair de Montréal m’invite à co-animer plusieurs émissions avec lui sur les ovnis. C’est à CJMS et je fais le voyage chaque week-end. Il me dira : « Tu me jettes à terre, on te donnerait 35 ans avec 10 ou 15 ans d’expériences dans le domaine et tu me dis que tu n’as que 19 ans ??? et que tu as commencé cela il y a trois ans à peine. »  Réal Giguère de Madame est servie lui sera moins aimable et m’obligera à lui dire qu’il raisonne comme un fond de bouteille vide. Il ne m’invitera plus !

La question qui se pose alors est relative  à la logistique de mes recherches. Est-ce que je travaille seul comme Henri Bordeleau ? Est-ce que je forme un groupe d’enquêteurs comme aux USA ? C’est alors que des mots me viennent. « Société de recherches sur les phénomènes mystérieux ». Je sens que je vais plonger dans l’ufologie que j’appelle ovniologie et le paranormal en même temps. Le 4 janvier  1967, j’enregistre le nom et je deviens le président de la SRPM de Québec Enr.

Je fais part de la nouvelle organisation aux gars de la radio étudiante de JF Perrault et chaque mercredi à 16h30 les intéressés peuvent me retrouver dans une salle de classe. Il y a deux semaines, je n’avais aucune idée de ce qu’était une soucoupe volante. Mais là je réponds à toutes leurs questions avec un aplomb digne d’un prof qui a étudié la question toute sa vie. Ça vient d’où, c’est fait en quoi, comment fonctionnent-elles, pourquoi ils sont ici, de quoi ont-ils l’air, combien sont-ils, etc etc etc.

Alors que je suis pourri en sciences, je leur explique que l’inversion de la célèbre équation d’Einstein suggère que tout est  énergie et qu’il est possible de penser que ces ovnis sont une forme d’énergie qu’ils peuvent manipuler à leur guise. Je viens de modifier la théorie de Plantier. J’écrirai aussi à Aimé Michel pour lui dire que sa théorie des alignements ne tient pas la route. Il m’envoie promener mais il l’admettra quelques années plus tard. Par contre Robert Charroux m’aime bien et nous échangeons sur une base régulière.

Deux collègues de l’école Joseph François Perrault  se joignent à moi comme VP et secrétaire.  Une photo de nous trois sera diffusée dans le Soleil de Québec en avril de cette année-là mais rapidement les étudiants qui se joignent à moi ne peuvent plus suivre. Je laisse donc tomber les rencontres à l’école et je me trouve une salle dans le sous-sol de l’église des Sts Martyrs Canadiens sur Père Marquette à Québec.

 

J’ai passé un accord avec les responsables de la tour de l’Aéroport de Québec pour qu’ils redirigent tous leurs appels d’ovni chez-moi. J’ai ma propre ligne dans ma chambre. Un gros téléphone noir à cadran métallique et non numérique. J’ai oublié le numéro. Un journaliste du Soleil s’intéresse à moi et publie mes enquêtes.

Pierre Champion de la station CKCV est fasciné et me fait partager ses heures d’animation matinale du samedi. Je réponds à toutes les questions des auditeurs dont certains sont coriaces. Rapidement je n’ai pas loin de 50 membres qui viennent tous les vendredis soir aux soirées des membres de la SRPM. Et cela augmente chaque semaine.  Les plus fidèles sont Michel St-Onge, René Pigeon, Jacques Roussin, André Bédard et Gaétan Moisan. A l’été 68, la SRPM compte plus de 300 membres et nous sommes près de 125 à nous réunir tous les vendredis. Mes soirées, mes week-ends et mes vacances, tout y passe. Parfois mes nuits.

C’est une époque extraordinaire à tous les niveaux. Je donne des conférences à gauche et à droite, je suis invité dans les medias, bref ça roule. Plus rien ni personne ne compte dans ma vie. Je suis impliqué à 110% au niveau moléculaire. Je ne fais que ça et je ne pense qu’à cela et ma passion déborde et s’attaque au paranormal et à la métaphysique. De front. Mais ce n'est pas une passion au fond, c'est ma norme de vie. On a beau me regarder de travers, surtout mes proches, moi je considère que faire des recherches sur les ovnis, la télépathie ou vendre de l'assurance c'est pareil.

Je rencontre le psilogue Louis Bélanger de retour d’Allemagne qui me décide à pousser plus à fond mes recherches dans ce domaine. Je le fais et paretage mon temps entre les ovnis et les spectres.

L’école n’est qu’un embarras dans ma vie et je finis par me trouver un emploi à la radio (CFLS-Lévis) comme journaliste ce qui renforce mes capacités d’enquêteur et de chercheur. Ce sont d'ailleurs ces raisons qui ont motivé le gars des nouvelles à m'engager. L'ufologie me mènera donc à la radio.

J’ai de nombreux enquêteurs et il n’y a pas une fin de semaine sans que nous partions parfois assez loin pour écumer une région, recueillir des témoignages et faire de remarquables découvertes comme ce fut le cas à St Jean d’Iberville, Black Lake, St Camille de Bellechasse etc…

1967 à 69 seront mes années les plus actives. Je laisse même aller ma petite amie. Pas le temps ! Rapidement je sens le besoin de partager toutes ces recherches avec le plus grand nombre. Je décide donc d’écrire un livre qui s’intitulera Manifeste pour l’Avenir. Mais déjà bien avant avec l’aide de Gaétan Moisan, je mettrai sur le marché la revue AFFA. J’ai 19 ans ! Je suis le plus jeune ufologue du Québec. Et pas loin d'être le seul. 

En trois ans j’aurai trois expériences majeures avec les occupants de ces vaisseaux. L’anneau d’ambre – télé4 et AFFA qui m'a bouleversé et ma « démission » refusée par AFFA avec 5 témoins. Tous ces évènements sont rapportés en détail dans Ce dont je n’ai jamais parlé. 

Pendant encore quelques années je vais rouler à tombeau ouvert à cheval entre l’ufologie et le paranormal. Puis en 1975, ce sera la fin d’une étape. Je mets un terme à la SRPM et au magazine AFFA. Il semble que je sois prêt à passer à un autre niveau, soit l’Institut de Métaphysique Appliquée. Et cela je le raconte abondamment dans Métamorphoses. Un Autre va donc naitre de nouveau en 1978.

 

 

Je reviendrai à l’ufologie en 1988 et ce jusqu’en 1998, et après un autre 10 ans de macération je reviendrai vers 2008-2009. Vais-je une fois de plus m’arrêter en 2018 ? Je ne sais pas et cela n’a aucune importance. Les Faits Maudits sont pour moi une reprise avec des invités extraordinaires. Fatum !

La SRPM aura été pour moi un des grands moments de ma Vie. Je ne changerais rien de ce passé. Rien.  Il y eut ensuite l’Institut de Métaphysique Appliquée puis le CEIPI et maintenant depuis 2009 avec vous tous.

Ma vie outre quelques moments de calme, de réflexion et d’intériorisation aura donc été entièrement orientée vers la divulgation de tout ce qui touche l’ufologie et la métaphysique. Cela fait 50 ans maintenant.

Je tiens à vous dire quelque chose en toute transparence. Ce n’est que tout récemment, je dirais 2011-2012 que j’ai réalisé à fond ce que fut ma vie. C’est là que j’ai réalisé la magnitude de certaines de mes expériences et surtout leur signification pour moi. Jusqu’à il y a peu, je n’avais pas encore entièrement assimilé ces grandes périodes que furent laSRPM, I*AM, LE CEIPI et mon retour en 2009.

Je suis encore un peu bouleversé par tout cela. Ce n’est que tout récemment que j’ai réalisé que tout le reste n’a eu comme valeur que celle de m’aider à être celui que je suis. Je ne le montre pas parce que je suis capable d’être fier comme un paon et jouer le gars tough mais intérieurement je suis encore très mou face à ces évènements incroyables qui m’ont lié avec l’Invisible et l’Impossible. De l’anneau d’Ambre à Plaatuk sans oublier encore tout récemment, à chaque fois que j’en ai (vraiment) besoin. Je suis avec Eux depuis 50 ans !!!

Mais je dois quand même reconnaitre un point TRÈS IMPORTANT. Depuis l’avènement d’Internet en 95 ma proximité avec les gens est passée de l’Age de pierre au monde moderne. Cette proximité avec plusieurs d’entre vous m’a profondément aidé à prendre conscience du profil exact de mon existence depuis 50 ans. Certains et certaines (surtout) parmi vous m’ont forcé à m’ouvrir les yeux et a bien me regarder dans le miroir psychique de cette autre Identité qu’est la mienne. Et d’accepter ce que je suis devenu.  Ce n’est pas toujours facile, la vie cherchant toujours à me renvoyer l'image d'un imposteur. La hantise de la fonction dit-on !

C’est donc un immense merci que je vous adresse.

Pour le souligner je remets en ligne quelques-unes une de mes premières grosses enquêtes. Elles sont sous l'onglet enquêtes.

Bonne lecture !