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TEXTE SUR LES RELIGIONS  POUR L'ÉMISSION "LES FAITS MAUDITS"

Par Jean Casault

Les théistes continuent d’affirmer que les religions étaient essentielles et le sont encore. Comme le disent souvent les debaters américains let’s agree to disagree[1]. Je crois que le monde a eu raison de structurer certaines croyances et qu’inévitablement les religions sont nées de cette procédure, mais tout s’est si rapidement mit à déraper, que j’ai encore de sérieuses réserves. N’eut été de l’intervention d’un Empereur romain désireux de préserver la Pax Romana sur l’ensemble de son Empire, l’héritage religieux du christianisme eut été très différent.  Il vaut la peine de comprendre cela avec un petit retour rapide sur l’histoire.

UNE MAUVAISE INFLUENCE

Bien avant les religions organisées, l’homme a ressenti l’invisible et s’est alors senti minuscule devant l’univers. Il avait raison de le croire puisqu’il ne se ressentait pas lui-même comme un Esprit unique, individuel et autonome. Avec le temps, il a estimé qu’il n’était rien et que ces Forces invisibles étaient puissantes. Et qui dit puissance, dit danger et surtout autorité. Il s’est mit à craindre ces Forces. Le raffinement de l’esprit humain s’est fait graduellement et par voie de conséquence, simultanément, ces Forces animistes et imprécises sont devenues plus personnalisées et l’Esprit du Vent est devenu Éole, le dieu du Vent chez les Grecs et vint la suite. De l’animiste pur, l’homme est devenu polythéiste.

L’Égyptien Aton fut le premier à introduire le monothéisme chez les siens, bien que plusieurs cultes asiatiques parlaient aussi d’un Dieu non pas unique, mais central, plus important et dominant les autres. Le judaïsme intronisa le culte du Dieu Unique, Yahvé, qui fut copié collé par les chrétiens ( Dieu le Père) et les musulmans (Allah) formant la Triade Monothéiste. On connaît la suite. Les Musulmans ont conservé la tradition orale et écrite de leur prophète Abraham[2], changèrent le nom pour Allah chez les  Musulmans et ce bien après les chrétiens et établirent leur dictature religieuse avec malheureusement les dérapages extrêmes que nous connaissons aujourd’hui. Les Juifs eux ne changèrent pas un seul iota de ce qu’ils considéraient leur seule et unique religion, encore de nos jours. Mais en ce qui concerne l’impact chez les chrétiens de ce copié-collé, il est  fulgurant.

Au début, les futurs chrétiens, toujours Juifs, comme leur prophète Ieshoua ou Jésus, ont connu Le Père tel qu’enseigné par ce dernier.  Après sa mort, et malgré la légende de sa résurrection dans la chair, le culte du Yahvé des Hébreux est graduellement revenu en force , les chrétiens n’existant que sous la forme de petites sectes secrètes ici et là, bien cachées avec le poisson comme symbole de reconnaissance, afin d’éviter la colère de Rome[3]. Ces premiers chrétiens n’avaient que deux ou trois porte-parole efficaces et tous ne s’entendaient pas entre eux, particulièrement Pierre et Paul qui se détestaient[4]. Mais il leur fallu attendre trois longs siècles avant de s’organiser et devenir la religion que nous connaissons aujourd’hui. Et celui qui permit ce miracle est un Empereur romain, Constantin, qui ordonna à Eusèbe de Césarée de réunir tous les livres saints d’origine hébraïque, ainsi que les écrits concernant la vie et l’enseignement de Jésus et n’en faire qu’un seul livre, tout en s’inspirant également de deux religions très en vogue à l’époque, le mithriacisme et l’arianisme.

Ce livre allait devenir La Sainte Bible des chrétiens.[5]Et naquit sa première version à l’intérieur de laquelle on retrouve aisément, par une étude quand même assez soutenue, l’influence des deux Dieux. Celui des Juifs, Yahvé et celui des nouveaux chrétiens, Le Père. Ces Dieux se confondent dans leur esprit, particulièrement après leur retour de l’Exil à Babylone, un épisode qui a affecté le tissu religieux hébraïque beaucoup plus que la période d’esclavage sous Ramsès[6]. Le christianisme moderne est donc un remaniement provenant des croyances juives et perses, et adapté à la culture du sensationnalisme romain, lequel se nourrit de dieux spectaculaires et vainqueurs dont Hercule, Prométhée et pourquoi pas Jésus, puisqu’apparemment, tout comme Hercule, il est revenu de chez les morts lui aussi.

Cette triade fut celle qui sacralisa tout, sachant que de cette manière elle contrôlait la croyance des fidèles et surtout la sacralisait elle, avec évidemment tout ce qui s’ensuit dont les représentants humains de Dieu sur Terre, surtout chez les juifs et les chrétiens et bien sûr à son apogée avec le catholicisme, se proclamant la seule vraie foi authentique.  Quelle place laisse-t-on à l’Esprit entier, unique et éternel qui habite l’humain ? Disparu parce qu’évacué ! Il a été remplacé par une Âme, sorte de lumière qui peut s’éteindre au moindre péché et le Vatican sait combien il y en a à commettre. Quelle place à t-on laissé aux Esprit qui sont de passage dans vies ? Ils sont soient des Saints et des Saintes qu’il faut invoquer à genoux en frottant une de leur médaille ou bien sûr des démons suppôts de Satan. Et comme les Saints et les Saintes sont tous catholiques, sans aucune exception, cela en dit long sur la capacité immense qu’a eu cette religion de tout récupérer. La récupération des symboles, des divinités et des croyances dites païennes par l’Église est un exploit remarquable de mystification, de tromperie et de manipulation faut-il le reconnaître.

Pour l’humain, tout devint sacré, reprenant la thématique biblique du sol sacré où l’on retire ses sandales fut-on Moïse lui-même. L’érection de temples majestueux et chez-nous de gigantesques cathédrales semble suggérer que l’homme adorait Dieu alors que dans les faits, l’orgueil démesuré des pontes et pontifes est à l’origine de cette gigantesque mascarade. Les cathédrales des grands archevêques ne sont rien d’autre que les pyramides des grands pharaons.

Je vous suggère vraiment de lire sur cette époque qu’on appelle médiévale, ou le Moyen-Âge, vous comprendrez le décalage monstrueux avec notre époque, mais surtout la fonction omniprésente de l'élément ecclésiastique dans la vie quotidienne du simple paysan au Roi lui-même. Nous y reviendrons dans cet ouvrage. Vous serez jetés à terre de constater à quel point notre civilisation fut d’abord chrétienne et que cela, pour finalement petit à petit se retirer en grommelant jusqu’à la fin du 18ème siècle. Encore de nos jours, les cathédrales toujours existantes, particulièrement en Europe, les églises gigantesques de nos paroisses,  devenues inutiles, impossibles à entretenir n’ont toujours été qu’un hommage rendu au soi-même du puissant clergé qui ne l’oublions pas, interdisait qu’un édifice soit plus élevé que les tours du clocher de leur propre construction. Ce n’était pas un hommage rendu à Dieu mais à l’Église et ce n’est vraiment pas la même chose.  

Heureusement ce temps-là est bel et bien terminé, mais il reste encore de puissants fleurons, admirables édifices issu du génie humain en matière d’ingénierie et d’architecture notamment le gothique, mais fruit non pas d’un amour pour Dieu, mais de l’attirance du regard de millions sur soi, en tant que Régent sur Terre auprès de Dieu, cardinal évêque et même Pape, très souvent.

Je suis de l’avis de Steve Weinberg, prix Nobel de physique qui a dit un jour : « Avec ou sans religion nous trouverions de bonnes personnes accomplissant de bonnes choses et de méchantes personnes accomplissant des choses diaboliques. Mais pour que des bonnes personnes se mettent à accomplir des choses diaboliques, ca prend des religions ! » La lecture que je vous propose dans ce chapitre sera aux yeux de certains, irrévérencieuse et irrespectueuse. Si cela vous offense, j’en suis sincèrement désolé car ce n'est pas le but recherché

LE DISCERNEMENT SPIRITUEL

Étant le concepteur de la dénomination Esprit d’abord, humain ensuite, vous devinez bien que je suis un auteur déiste et gnostique, par opposition à un auteur théiste. Ignace de Loyola a dit un jour que le discernement spirituel est l’art de déterminer la volonté de Dieu dans les situations concrètes qui se présentent à nous. Il est un peu étonnant qu’un déiste comme moi cite allègrement le plus théiste d’entre tous, le fondateur de l’ordre des Jésuites n’est ce pas ? Or après avoir étudié le discernement ignacien et celui que je prône, je suis frappé par ce qui les rend tous deux, la clef de voûte du déisme.

Si je voulais être cynique, je dirais que le théisme est la religion d’une Église sans Dieu, alors que le déisme est la reconnaissance de Dieu sans Église. J’ai déjà dis plus tôt que le déisme est la connaissance du Divin en soi, sans recours à aucun lieu spécifique, aucune littérature spécifique, aucune structure religieuse et dès lors aucun entremetteur, intervenant ou représentant présumé de la Déité. C’est soi-même avec Dieu en somme, puisque Esprit nous sommes d’abord, et humain nous devenons.

Il sera question dans ce chapitre du théisme le plus connu chez-nous : la religion catholique. L’athéisme, aux yeux des théistes est le reniement de Dieu. Ce qui est rigoureusement faux ceux-là devraient tout simplement être appelés non-croyants. L’athéisme aux yeux du déiste est le reniement du théisme soit des religions, de la papauté, de la prêtrise et de leurs rituels ainsi que du côté sacré ou saint de leurs écrits. D’une certaine manière je suis un athéiste si on s’arrête à cette définition, mais la culture populaire veut que l’athée soit un non-croyant autant envers les religions que le concept même du Divin.

Les agnostiques quant à eux sont des gens déjà un peu moins agressants que les non-croyants matérialistes qui estiment simplement que Dieu et tout ce qui s’ensuit sont inconnaissables. Étant gnostique, j’affirme le contraire, mais avec eux, on ne se fait pas arracher la tête avec des cris et des hurlements, ils haussent les épaules et passent leur chemin.  En général on qualifie les agnostiques d'indifférents. Le gnostique quant à lui, en général déiste, ne croit pas en Dieu ou en la vie après la mort, il le SAIT. Gnose vient du grec gnosos qui signifie : savoir.

J’affirme que bon nombre de catholiques, c’est à dire tous les lecteurs par la force des choses puisqu’on est catholique non par choix, mais par imposition dès le baptême, sont en réalité déistes.  Ils diront : je suis croyant, mais non pratiquant. Ils ne savent pas qu’il y a un terme pour les définir : le déisme. Nous avons la religion de notre code postal. Bien que déiste depuis fort longtemps, je suis catholique étant né à Québec, baptisé et obligé d’assister aux rituels religieux jusqu’à ce que mes parents cessent de m'y obliger et de me surveiller. J’ai assisté à ma dernière messe du dimanche en 1964 à l’église des saints Martyrs canadiens sur la rue Père Marquette à Québec.

J’y suis retourné par la suite pour trois ou quatre funérailles. Je n’oppose pas au théisme un autre théisme comme c’est le cas pour les  communautés chrétiennes qui se battent entre elles, catholiques, protestants, anglicans, luthériens, mormons, témoins de Jéhovah, etc. Mon déisme est dépourvu d’intermédiaires tels que leur pape, leurs archevêques, cardinaux, évêques, prêtres, moines, et tutti quanti. Il est dépourvu de structures dogmatiques tels que prescrites par leur Bible et bon nombre d'ouvrages consacrés. Il est dépourvu de fêtes sacrées ou d’anniversaires de personnages dits mystiques. Ou saints. Le déisme ne reconnait aucun saint, aucune sainte, un peu comme certains qui  ne reconnaissent pas la monarchie comme un droit Divin.

Mon déisme est dépourvu de prières pré-formulées et là on ne finirait plus de les nommer, et il en va de même des rituels en nombre affolant et tout cela à l’intérieur d’endroits érigés à grand frais, construits pour ce faire, tels basiliques, cathédrales églises et temples. Pour le déiste, sa chambre à coucher, un quai sur le bord d’un lac, un sous-sol  obscur et humide, ou la banquette d’un avion à 35,000 pieds d’altitude devient un endroit sacré pour lui dès qu’il s’adresse intérieurement en tant qu’humain à plus grand que lui, son Esprit, son Protecteur ou la Divine Mère ou Dieu, qu’importent les noms. Le déiste a compris qu’en tant qu’Esprit, il a accès au Manifesté de l’Invisible dans son entièreté sans aucune limite.  Ce n’est pas que le déiste a un passe-droit vers Dieu que le théiste n’a pas, c'est simplement de reconnaître que lui s'en sert alors que le théiste croit que c'est interdit ou sans effet. C’est le théiste qui continue de croire qu’il a besoin d’un intermédiaire humain en soutane. Ou d’une mini galette de pain azyme qui une fois consacrée par un prêtre aux mains propres et à la conscience nette est sans autre forme de procès, la chair du Christ ressuscité par transsubstantiation.

Le déiste risque d’être plus conscient que le théiste de l’existence et de la présence d’Esprits autour de lui. Aucune religion ne lui interdit ces croyances et si cela était il n’en a cure. Il est conscient également de la présence d’Esprits attachés à lui pour son service dans la chair et là encore, leur donne les noms qu’il veut bien. Esprit, Protecteur, Guide, Conseiller ou un emprunt fait au monothéisme, le mot ange ou ange gardien.

TU ES LUMIÈRE ET TU REDEVIENDRAS LUMIÈRE

Le déiste respecte l’Invisible, ne s'amuse pas à faire tourner des tables et invoquer "les esprits" comme on demande à son chien de venir jouer à la baballe. Mais il n’est jamais à genoux devant rien, ni devant personne et refuse qu'on lui impose cette posture, non pas humble, mais humiliante qui en est le l’objectif d’ailleurs. Le pécheur s’humilie devant Dieu et bien sûr le prêtre étant son représentant. Quand il déambule sur sa planète il n’est supérieur à personne et personne ne lui est supérieur. Pas même les Esprits à son service, puisqu’il est Esprit lui-même. Le théiste dit : Tu es poussière et tu redeviendras poussière, le déiste rétorque : Non, je suis Lumière et je redeviendrai lumière. Tout est là !  Attitude !

Bien sûr le déiste sait fort bien que l’humain, son corps physique de chair de sang et d’os retournera poussière puisqu’il est poussière. Cela dit, le déiste convaincu et conscient de l’être, s’identifie de moins en moins à l’humain. Il a de multiples existences derrière et devant lui et ces existences sont comme les fruits de l’Arbre qu’il est, car il est l’Arbre et non le fruit et moins encore la graine.

Le déiste qui évolue dans l’ignorance de son statut peut être une très bonne personne, ne nuisant à personne volontairement, s’excusant du tort causé par mégarde, tâchant le plus possible de venir en aide à ceux qu’il peut, dans la mesure de ses capacités, posant un regard triste et accablé sur certains évènements qui se déroulent loin de là et fondant comme du beurre en poêle devant le sourire d’un enfant, voire celui du vieillard qui le salue de la main.  Mais pour les tenants inconditionnels du théisme, ce déiste qui ne reconnaît ni le « vrai Dieu », ni son Fils, ni sa Mère, est voué aux flammes éternelles ou à un très immensément long séjour au Purgatoire puisqu’il n’a pas la FOI. Vous le saviez ca ? Ce déiste est donc à ses yeux pire qu’un chien qui lui à sa mort, n’ira souffrir nulle part.

Le théiste convaincu, vit nerveusement parce que Dieu le tient toujours sur le bout des pieds comme on le dit souvent, parce que dans sa littérature ecclésiastique, chez les catholiques notamment, il se fait sans cesse rappeler qu’il n’est rien, n’a rien et ne représente rien, c’est tout juste s’il n’incarne pas le Mal depuis sa naissance et doit se racheter constamment, semaine après semaine, sauver son âme, gagner son ciel et ce dans l’humiliation et non l’humilité, la misère et la souffrance puisqu’il plait à Dieu le catholique que l’homme souffre.  

Il y a d'ailleurs un nom à cette caractéristique propre aux catholiques. Le dolorisme. C’est une plaie béante dans le cœur des croyants. L’apologie de la souffrance, de la misère, de la douleur, de la pauvreté  est pour le déiste une forme de terrorisme spirituel. L’historienne Joanna Bourke, auteure de The Story of Pain : From Prayer to Painkillers écrit : « L’agonie, l’antichambre du paradis, est même érigée comme un devoir chrétien. En plus du fabuleux pouvoir de punition et d’expiation que lui confère l’Église, même les autorités médicales défendent le bon côté du mal. Des traités de médecine du XIXe siècle regorgent de cette conception voulant que la douleur ait des vertus curatives. Le « livre de poche médical des mères », publié en Angleterre en 1827, précise que « les pleurs sont essentiels au développement de l’enfant » et ne « sont rien d’autre qu’un effort pour exercer les poumons et renforcer les organes de la respiration » !

 Même si les premiers gaz anesthésiants, notamment le protoxyde d’azote — aussi appelé gaz hilarant —, sont découverts au tournant des années 1800, ils restent persona non grata dans les cabinets de médecins, toujours englués par la morale religieuse, relève l’historienne. Jusqu’en 1850, les patients sont encore amputés à froid. On ne fait pas grand cas de la douleur chez les enfants et les femmes, conçus « pour accoucher et naître dans la douleur et les cris ». Il y a beaucoup plus de douleur, de mal et de péchés que d’amour dans cette religion !

OUI, MAIS JEAN LES GENS NE CROIENT PLUS EN CA...

Alors là, vous vous dites que je puis aller me reposer, l’Église n’existe presque plus, les Juifs ne disent plus un mot et se font oublier et bien sûr les psychopathes qui utilisent le Coran comme prétexte sont ce qu’ils sont. Alors pourquoi revenir constamment sur cette histoire d’Église si plus personne n’y croit ? J’ai répondu à cela plus tôt. La culture populaire en est encore intoxiquée. Le théisme sous toutes ses formes interfère avec le libre choix de l’Esprit, puisqu’il pose des conditions de survie qui ne laissent aucun choix. Le théisme sous-entend également que nous devons être sauvés, mais sauvés de quoi n’est jamais très clair, c’est-à-dire que notre survie après la mort n’est pas assurée et certes pas paradisiaque à moins de...à moins de quoi exactement ?

Bien voilà, à moins d’avoir la Foi, pas qu’en Dieu, mais en la Très Sainte Église Catholique notre Mère Universelle à tous et en son pape infaillible et ses officiants.  Il est là l’irritant destructif massif. Si vous lisez les petits caractères du contrat de la Foi cela revient toujours à remettre notre sort final entre les mains de quelqu’un d’autre que NOUS-MÊMES. Si nous ne sommes pas pardonnés par le prêtre qui le fait au nom du Christ, lequel est Dieu et que le prêtre est le représentant de Dieu sur Terre, alors nous sommes dans la mouise pour l’éternité, c’est aussi simple que cela et c’est ce que je rejette comme concept avec véhémence en tant que déiste. Je veux bien remettre ma santé physique à un corps médical, ma sécurité, à un corps de police, mais personne sur cette planète n’a de connaissances, même restreintes, sur ma condition en tant qu’Esprit, autre que moi-même car Je Suis !

"Oui, mais Jean, arrête, plus personne ne croit en ces niaiseries-là !"

- Ca n’a aucune importance. Je ne m’adresse pas aux croyants du théisme, je ne leur parle même pas.

- Bon alors pour qui tu écris ca ?

- Pour toi et tous ceux qui pensent que la religion n’a plus d’emprise sur eux.

- Jean, arrête, ils ferment les églises, ils en font des condos, plus personne ne perd de temps avec ca...

- Tu n’as pas encore compris que toute la civilisation occidentale, les philosophies occidentales, notre mode de vie, a tiré son inspiration ou a agi en réaction  pendant 1700 ans à une SEULE et unique source qui s’est imposée comme le seul maître à penser : la religion ! 1700 ans d'influence profonde, omniprésente et soutenue et parce que tu ne va plus à la messe, ça n'existe plus, tout cela est effacé ???

- À ce point-là ?

- Et plus encore.

Même si vous n’avez pas mis les pieds dans une église depuis 55 ans,  vous êtes infecté. Le monde occidental, c’est à dire l’Europe et les trois Amériques ainsi que l’Océanie ont vécu sous la férule religieuse  pendant près de 1700 ans.  Oubliez la religion religieuse, prenez en compte tout ce sur quoi elle s'est imposée en diktats et en dogmes. C’est simple, sur TOUT. Les sciences, toutes sans exception, la médecine, la politique, le droit, la justice, la littérature, tous les arts sans exception, l’histoire aussi qu’elle retouchait sans cesse pour son mérite personnel, incluant la bonne vieille Histoire du Canada.  TOUT a été infecté par le virus de la Foi imposée par des hommes dont la morale et le caractère spirituel n’étaient guère plus en santé que les nôtres. 

Nostradamus n’a pas écrit ses prédictions en quatrains que pour nous faire suer à essayer de les comprendre. C’était pour échapper à l’Inquisition. Galilée ne s’est pas retrouvé à deux pouces du bûcher parce qu’il avait tué trois cent personnes, mais parce qu’il avait dit que le Soleil ne tournait pas autour de la Terre. La peste ne s’est pas répandue au moyen-âge uniquement à cause des rats infestés de puces porteuses du virus, mais parce que l’hygiène corporelle n’était pas très répandue, une ordonnance de l’Église qui empêchait les sœurs soignantes de se couvrir le visage et de se laver les mains. C'est la prière et la saignée mes Sœurs ! Rien d'autre ». Vous ne le saviez pas ?

L’Église a condamné Colomb pour ses croyances étranges concernant une sphère et non une Terre plate, mais il était protégé par la monarchie et a évité le pire. La religion contrôlait TOUT, plus encore que les nazis, les communistes de Pol Pot, de Mao ou de Staline ou du grotesque individu de la Corée du Nord. L’Église s’est conduite de manière hyper tyrannique pendant près de 1700 ans et de manière odieuse et infâmante envers le comportement social et affectif des gens, forçant la porte des foyers, surveillant les dires, les gestes et les pensées voire la nourriture, les loisirs de chacun, s’infiltrant sous les draps la nuit pour s’assurer qu’il n’y ait pas de jouissance au-delà du besoin de se reproduire.

Les plus de 40 ans se souviennent de cela. Ne me dites pas que ces pratiques n’existent plus en Occident, je le sais, mais elles ont perduré trop longtemps pour que notre inconscient collectif n’en soit pas marqué au fer chaud. L’Église a tyrannisé la femme pendant des siècles et des siècles, la tuant avec autant d’acharnement que les monstres de l’État islamique ou les talibans l’ont fait récemment. Ces sauvages fous de Dieu sont en train de se comporter comme les nôtres l’ont fait il y a des centaines d’années. Nous faisions cela nous aussi les catholiques autrefois. Rappelez-vous : « Tuez les tous Dieu reconnaîtra les siens! » [7]Et vous avez certainement des membres plus âgés de votre famille qui vont se souvenir du temps où le curé faisait ses visites dominicales dans les maisons du village pour rappeler le devoir sacré de la femme : accoucher au plus vite et de plusieurs enfants, jusqu’à en mourir s’il le fallait.

Mon propre beau-père s’est fait servir cette sentence, la sœur de mon propre père s’est fait dire le plus sérieusement du monde que de toucher la langue d’un homme au cours d’un baiser pouvait le mettre enceinte. Elle y a crue et n’a plus jamais osé aller danser le samedi soir. Ce ne sont même pas des prêtres en chair qui ont tonné ce genre d’imprécations, mais des voisines, ignorantes et plongées dans cette religion malsaine, jusqu’au cou. L'enfant a toujours prévalu sur la mère aux yeux de l'Église. Vous souvenez-vous des deux séries télé Au nom du Père et du Fils et Le Sorcier ? Aucune exagération, tout est parfaitement conforme à la réalité du Québec de la fin du 19ème et début 20ème. Que pas un prêtre ne vienne nier cela et je ne parle plus du moyen- âge, mais des années 20, 30, 40, 50 et...60, ici chez-nous dans l’arrière-pays de chacune des régions du Québec.

Oui c'est terminé, enfin ici en tout cas, on ne parlera pas de l'Amérique du Sud, mais ça laisse de terribles lacérations profondes dans l’inconscient collectif et qui n’ont rien à voir avec le fait d’aller à la messe ou pas. Le régime nazi, le régime communistes ont laissé des traces profondes aussi dans l'inconscient collectif et  ces deux-là n'ont pas même  duré 75 ans ! L’Église a 1700 ans d’histoire !

LES PRÉTENTIONS, MENSONGÈRES DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE SUR SES ORIGINES

Le théologien Michaël Houdmann nous rappelle sur son site Gotquestions.org que l’Église Catholique romaine soutient que son origine remonte à la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus-Christ autour de l’an 30 de notre ère. Or même une lecture superficielle du Nouveau Testament montre que l’Église Catholique ne tire pas ses origines dans les enseignements de Jésus ou de Ses apôtres.

Le passage de : "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise" devrait constituer le passage testamentaire de Jésus envers son dauphin, le plus important dans tous les évangiles, le plus célébré. Il n'est rapporté que dans un seul évangile, celui de Matthieu. Les trois autres n'en font aucune mention, Paul non plus, les Actes des Apôtres non plus. Le Nouveau Testament ne fait aucune mention de la papauté à venir, du besoin de prêtres, d'églises et certes pas un mot sur le culte marial (le culte de la Sainte Vierge) d’autant plus qu’en faisant très attention à ce qui se dit, Jésus n’était pas proche de sa mère, loin de là, allant jusqu’à dire à Jean qu’il était le fils de Marie et Marie sa mère à lui.  Lorsque Jésus parlait à sa mère il utilisait à chaque fois le mot : Femme ! Femme ne reste-pas là, Femme je sais ce que je fais. Mœurs de l'époque ?

Un fait demeure, Marie n'a jamais été mise en avant-plan par qui que ce soit et où que ce soit, dans tous les textes disponibles de la bible. Elle est même quasi inexistante. Au cours des 280 premières années de l’histoire chrétienne, le christianisme était une religion passive et secrète, interdite par Rome et dénoncée par presque toutes les autres sectes juives en Palestine. Les chrétiens devaient se cacher pour se réunir, adoptant des méthodes propres aux rebelles qui se terrent pour comploter, ayant des mots de passes et des codes secrets dont le symbole du poisson comme signe de reconnaissance, pour éviter de servir de bouffe aux lions du Colisée.  Il existait à l’époque, des centaines de sectes religieuses juives et non juives dont la secte des chrétiens qui n’étaient pas les plus nombreux.

En fait, la Rome Impériale tolérait les mouvements religieux provenant des terres multiples conquises depuis des siècles, mais elle n'aimait pas les voir prendre position dans des domaines politiques et surtout en semant la controverse sur tout, provoquant émeutes et mouvements sociaux trop fréquents. Rome aimait la paix sur ses terres, la célèbre Pax Romana. Les chrétiens avaient cette réputation d'être plus intrusifs dans la vie quotidienne des gens que les autres à force de toujours vouloir convertir l'un et l'autre. N’oubliez pas que les Arabes du temps n’étaient pas musulmans. Mahomet et sa religion ne verront le jour que 600 ans après JC.

La religion la plus active en ces temps-là n’était pas comme on le pense le culte des dieux grecs romanisés mais plutôt le culte de Mithra, issu du Zoroastrisme d'origine orientale. La chrétienté aurait pu et aurait du disparaître comme toutes les autres avec les siècles puisqu’une fois les premières décennies écoulées, après la mort de leur patron, plus aucun disciple vivant ayant connu Jésus n’étant là, les mythes et légendes ( miracles et résurrection) autour de lui n’auraient jamais suffi à créer la religion actuelle que nous connaissons. Les miracles aussi fabuleux soient-ils ne faisaient qu’un temps.

Comme je l’ai exprimé dans Esprit d’abord humain ensuite, c’est Paul, le seul chrétien romain et non juif qui s’est débattu pour promouvoir le culte du christ maintenant rejeté par les Juifs, parce que c'est un fait, le culte de Jésus chez les juifs est mort avec lui. C’est l’establishment juif qui a tué le charpentier en échange d’un terroriste libéré, un zélote, sorte de taliban, aux yeux des Romains. Le gouverneur romain Pilate a voulu éviter de nouvelles émeutes, ce qui lui aurait valu de sérieuses remontrances si découvert incapable de gouverner et de garder la paix. « Ils veulent Jésus ? Ca va les calmer ? Alors parfait ». Il s’en est lavé les mains comme tout bon politicien qui évite de faire des vagues. Sans plus. Plusieurs d'entre nous dans cette situation auraient agi exactement de la sorte, Jésus n'étant vraiment pas imposant dans la culture locale de l'époque. 

Quant aux Juifs, sans leur donner raison, ils n’avaient effectivement aucun motif raisonnable de croire en l’innocence de cet homme qu’on accusait de s’être proclamé le Roi des Juifs et comme Barrabas avait le charisme d'un Ben Laden à une époque où renverser l'occupant Romain en Palestine allait chercher beaucoup plus de support que souffrir et être super gentil pour aller au ciel ils n'ont pas hésité un instant ! En d’autres termes ce Jésus en son temps passerait presqu’inaperçu de nos jours. Le culte de Jésus s'éteint le jour où il est mort crucifié comme c’était la mode dans le temps. En 1930 au Texas il aurait été pendu ou plus tard assis sur une chaise électrique. Rien de particulier ou de différent pour lui. Ce que j'essaie de dire, c'est que si Jésus avait vécu au Texas en 1930, les chrétiens se promèneraient avec une réplique en or d'une chaise électrique dans le cou !  La croix n'est pas un symbole religieux, c'est une structure destinée à humilier et tuer les ennemis de Rome, la croix est un instrument de torture commun à des dizaines de milliers de victimes et plus encore.

Mais Paul, a fait du bon boulot. Il a été le promoteur le plus efficace du culte du christ dans toute l’histoire du christianisme. Il a surtout cultivé auprès des Romains l’aspect miraculeux du personnage en leur vendant sa résurrection, le plaçant dès lors côte à côte avec le seul demi-dieu ressuscité reconnu par les Romains à l’époque, le célèbre Hercule, connu chez les grecs qui l’ont inventé avant eux sous le nom d’Héraclès qui était plus célèbre que Prométhée et plus héroïque que lui. Comme l'indique Gérald Messadié dans ses ouvrages sur la question, jamais les Romains n'auraient tiqué pour un demi-dieu en jaquette de nuit avec des sandales pas très propres et bêtement crucifié pour sauver on ne sait trop quoi ou qui. Il fallait plus de bling bling que ca. Une résurrection ?

Ca c'est vendeur.  Quand on demandait à Paul comment il pouvait tant en savoir sur Jésus qu'il n'a jamais connu, il reprenait sa même histoire, assis sur son cheval, la grosse lumière, Jésus lui apparait, et aussitôt dit aussitôt fait ,le plus vil adversaire des chrétiens devient alors le porte parole officiel du Fils de Dieu sur Terre. .

Un fin tacticien : L'Empereur Constantin.

Jésus devenait donc un demi-dieu respectable. Crucifié, donc un martyr, mais ressuscité donc un héros. Mais cela n’aurait pas encore suffit à faire de ce nouveau culte celui qu’il est devenu. Cette situation a changé quand l’Empereur romain Constantin a constaté  que le christianisme était une religion capable d’unir l’Empire romain qui commençait, à se fragmenter et à se diviser. Il avait le choix entre le penchant mithriaque ou le penchant chrétien. Brillant stratège il a fusionné les deux en quelque sorte. L’Église vous dira qu’il a rêvé d’une croix et que par ce signe il allait vaincre et il a vaincu son adversaire et bingo il est devenu chrétien. L’Église aime bien tout enrubanner de visions et de miracles spectaculaires pour convaincre. Mais soyons réalistes. Constantin était un Empereur Romain, pas un petit moine faiblard, un ermite ou un gardien de troupeau naïf qu'on intimide avec un songe ou deux.  Il devait prendre des décisions politiques et militaires basées sur des réalités politiques et militaires de taille. Les gens croient que l'empire Romain c'est Rome et sa banlieue. C'était toute l’Europe actuelle incluant toutes les iles britanniques, l’Afrique du Nord et une grande partie de l'Asie occidentale.

Ce n’était pas un faible, ni un imbécile et cela l’histoire nous le dit.  Pour Constantin, la priorité première, la plus urgente était de mettre un terme à la fragmentation de l’empire.  Pour les amateurs d’histoire, l’empire Romain s’est étendu de 27 avant l’ère chrétienne jusqu’à 476. Il a connu ses meilleures années, sa plus grande gloire vers 117.  En 313, Constantin était donc responsable de la gestion d’un Empire sur le déclin. Un déclin graduel, lent, mais continue puisque  de plus en plus  harcelé par un grand nombre d’envahisseurs venant de l’Est. Constantin doit faire des choix difficiles et surtout faire la paix à l’intérieur de ses frontières et dans ces époques, la religion était un élément extrêmement important, trop diversifié et trop influent pour être négligé. Il devait trouver une solution pour que la surabondance de cultes ne vienne pas endiguer ses efforts de rassembleur.

Sachant que les Saturnales étaient les fêtes les plus populaires, les plus appréciées et au cours desquelles à peu près tout le monde fêtait, indépendamment de leur statut, il eut une idée. Les Saturnales survenaient entre le 17 et le 24 décembre, soit le solstice d’hiver en hommage à Saturne, un dieu très important dans le panthéon romain tout comme Cronos son équivalent l’était chez les Grecs. Il s’agissait  de grandes réjouissances populaires et durant cette période, les barrières sociales disparaissaient, on organisait des repas, on échangeait des cadeaux, on offrait surtout ceux-ci en plus grand nombre aux enfants, on achetait des plantes vertes dans les maisons, notamment du houx, du gui, et du lierre.

Depuis déjà une centaine d’années en 274, les Saturnales sont prolongées jusqu’au 25 décembre par le Dies Natalis Solis Invicti soit le jour de naissance de Sol Invictus, une divinité solaire empruntée au culte de Mithra pour satisfaire les armées romaines très attachées au culte mithriaque. Le 25 décembre devient donc la grosse affaire.  De là, sachez donc que le 24 décembre au soir vous fêtez la naissance du dieu Saturne ! On croit maintenant que Jésus serait né en avril. Le recensement de Quirinus pour lequel la famille du Jésus à venir se déplaçait vers Bethléem à 10 kilomètres de Jérusalem, exigeait une logistique assez complexe et plusieurs historiens situent ce recensement non pas durant l’hiver, mais avant les semailles de l’été, donc au printemps, soit en mars ou en avril. Cela permettait aux nombreux arrivants de pouvoir se loger plus confortablement dans les grottes et les étables avoisinants, une pratique fréquente à l’époque comparable par exemple à nos terrains de camping modernes.

Il est faux de dire que Constantin est devenu un grand chrétien. Il  a refusé d’embrasser totalement la foi chrétienne, mais il  a conservé plusieurs de ses croyances  et avec l’aide de conseillers il a littéralement fabriqué une Église chrétienne, en mélangeant des éléments de la chrétienté et du  paganisme romain et du mithriacisme comme on vient de le voir. Au lieu d’imposer le christianisme comme la religion officielle de Rome ce qu'on a toujours cru, il a fort habilement christianisé les éléments de d’autres religions. En changeant les noms. Il n'a pas créé une recette à saveur unique il a fait une immense bouillabaisse en mélangeant tout.

Le culte d’Isis, une déesse mère égyptienne, a été absorbé dans le christianisme en remplaçant Isis par Marie. Connaissez-vous les termes qui étaient utilisés pour Isis, tels que “la Reine du Ciel,” “la Mère de Dieu” et  "Celle qui a enfanté Dieu ?" Vous savez maintenant d’où viennent ces expressions familières du culte marial catholique. D’Égypte !  Marie a reçu un rôle exalté dans la foi chrétienne, largement au-delà de celui que la Bible lui attribue, lequel frise la nullité n'étant en bout de piste qu'une bonne maman sans plus. C’était dans le but d’attirer les adorateurs d’Isis par millions vers une religion qu’ils n’auraient autrement pas embrassée. Isis en ces époques était extrêmement populaire chez tous les peuples de l'Empire bien qu'elle soit d'origine égyptienne. Plusieurs temples d’Isis ont été, en effet, convertis en temples dédiés à Marie. Les premiers indices clairs de la Mariologie catholique figurent dans les écrits d’Origène, qui vécut à Alexandrie en Égypte, ville qui était le point focal de l’adoration d’Isis.

L'EUCHARISTIE EST NÉE D'UN SACRIFICE SANGLANT.

Le mithraïsme comme on a vu était une religion pratiquée dans l’Empire romain entre le 1er et le 5ème siècle de notre ère. Elle était très populaire chez les soldats romains, et  c’était très certainement la religion de plusieurs empereurs romains. L’une des principales caractéristiques du mithraïsme était un repas sacrificiel, au cours duquel on mangeait la chair et buvait le sang d’un taureau. Mithra, le dieu du mithraïsme, était “présent” dans la chair et le sang du taureau qui, lorsque consommé, donnait le salut à ceux qui ont participé au repas sacrificiel. C'est somme toute une forme de théophagie, le fait de manger son dieu.  Le rituel catholique le plus significatif provient donc d’une pratique sanglante et païenne à souhait. Celui qui ne mangera pas mon corps et ne boira pas mon sang de façon  à se confondre avec moi  et moi avec lui n’aura  pas le salut  ». Ernest Renan  pour sa part déclare :

« On peut  dire que si le christianisme eut été arrêté dans sa croissance  par  quelque  maladie  mortelle,  le  monde  eût  été  mithraïste. »[8] Presque tous les rituels chrétiens ont été copiés à partir de ceux des autres dont surtout cette religion. Le mithraïsme possédait également sept “sacrements,” ce qui rend les similarités entre cette religion et le catholicisme romain trop nombreuses pour être ignorées. Ake Ström et Hermer Ringgrend ont publié un livre extraordinaire en 1986 chez Payot. Les Religions du monde. On y apprend que selon la tradition, les mages se rassemblaient chaque année sur une montagne pour attendre la naissance de leur Rédempteur soit l’incarnation humaine de Mithra qu’une étoile devait annoncer et qui se produirait dans une grotte.

Il s’agit là d’un texte datant de plus de 600  ans avant Jésus-Christ. Il est évident d’y voir une allusion directe aux rois mages et à l’étoile qui annonce un Sauveur, 600 ans avant Jésus-Christ, ce qui laisse grandement présumer d’un plagiat par Matthieu, le seul évangéliste d’ailleurs à évoquer la naissance de Jésus avec autant d’éléments spectaculaires. En fait, une recherche approfondie du mythe de Mithra pourrait avoir des  conséquences très fâcheuses concernant les emprunts de cet évangéliste. Je renonce à me cantonner derrière l’apparente certitude des coïncidences inoffensives, mais puisque le culte de Mithra représente sans aucun doute la plus importante dénégation des Évangiles, dont celui de Matthieu en l’occurrence, allons donc voir ce qui en est. C’est fondamental à la compréhension du christianisme originel, son origine réelle et l’immense possibilité évoquée par ces chercheurs à l’effet que les Évangiles ont emprunté à d’autres croyances ce qui semblait essentiel aux chrétiens pour diviniser Jésus et le placer au sommet. Il faut prendre conscience du bien-fondé d’une telle remise en question, ne serait-ce que dans l’intention bien avouée de replacer à son  juste niveau, sinon le Christ, l’Église qui se veut son exclusive Volonté.

L’exégèse n’explique pas Mithra qu’elle considère comme un mythe il va sans dire, mais en général, l’Église pourrait répondre à peu près de cette manière. Rappelons d’abord chacun des points si vous le voulez bien. Mithra est un dieu iranien datant de l’époque védique, soit quelque 1 300 ans avant Jésus-Christ. Son culte s’est étendu en Asie mineure, puis à Rome, cent ans avant la naissance de Jésus. Mithra comptait parmi les divinités les plus populaires  à cette époque on l’a vu déjà et si je le répète c’est pour qu’il soit très clair dans l’esprit du lecteur moderne lessivé par la culture monothéiste du christianisme qu’à cette époque, c’est la religion de Mithra qui dominait et de loin.  Si on se demande ce qui est advenu de cette religion il est bon de savoir qu’elle fut la rivale du christianisme jusqu’au IVe siècle et comme nous l’avons entendu plus tôt, de Renan, le monde serait mithriaste aujourd’hui en l’absence du christianisme, ce qui n’est pas peu dire.

Je ne reviendrai pas sur l’histoire du 25 décembre c’est bien compris je pense que cette date n’a absolument rien à voir avec le dénommé Jésus, par contre, il est exact que le parallèle entre la naissance de Mithra et celle de Jésus est troublante. Une grotte pour  l’un, une étable pour l’autre : certains affirment que la différence est fondamentale, or même dans mon exégèse personnelle antérieure, cette différence m’est apparue loin d’être notable. Non pas que quiconque puisse se méprendre sur l’identité de Jésus  et de Mithra, mais il existe entre eux deux, d’évidentes ressemblances qui soulèvent le débat de l’emprunt d’éléments extrêmement importants par les apôtres. J’ai déjà utilisé le mot plagiat ! La naissance de Mithra a bel et bien été annoncée par des bergers et il est vrai de dire que des Mages se sont présentés à lui. Le débat  théologique entourant Jésus et Mithra est toutefois voué  à l’échec puisque ce dernier  s’articule autour de perceptions jalousement conservées par les tenants de l’un ou l’autre des camps, si je puis m’exprimer de la sorte. En d’autres termes, une étude exhaustive du culte de Mithra ne prouvera jamais rien à l’encontre du christianisme et je ne crois pas que cela soit le but de toute manière.

Ce qui importe à mes yeux, je le répète, est l’étonnante similitude qui ne laisse pas de surprendre. Dans le mithriacisme, Dieu est composé de trois divinités cosmiques et Mithra est le médiateur entre l’inaccessible et l’homme : il en faut peu pour imager la célèbre et insoluble Sainte Trinité des chrétiens de cette manière, voyant le Fils tenir ce rôle, mais l’Église rétorque que Dieu n’est pas  trois, mais UN en trois. Un point à retenir ici : l’allusion fréquente à la Lumière dans le culte de Mithra n’est pas sans rappeler la gnose et l’Évangile de Jean, le plus gnostique des apôtres !

Quant aux propos Gérald Messadié sur les paroles de la dernière Cène que l’on retrouve dans la bouche de Mithra, il a entièrement  raison et on les retrouve  dans le Livre de Zarduhst : « Celui qui  avale  ma  chair  et  absorbe  mon sang  demeure en  moi  et  je demeure en lui. » Est-il utile de rappeler Matthieu 26 : 26-28 : Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna à ses disciples en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces il la leur donna, en disant : Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour plu- sieurs, pour la rémission des péchés. Cela dit, Mithra n’a pas été crucifié et donc n’est pas ressuscité d’entre les morts, ce qui constitue la base même du christianisme. Mithra est cependant réputé être monté au ciel où il réside dans l’immortalité.

Les prêtres de Mithra plaçaient du miel sur la langue de  l’adepte comme symbole de vie et d’immortalité. On utilisait une cloche pour marquer le point culminant des cérémonies mithriaques, le jour sanctifié étant le dimanche et les prêtres de Mithra, pour en revenir à eux, étaient les indispensables liens entre l’homme et Dieu. Cette prêtrise était fortement hiérarchisée en sept degrés, tout comme l’Église catholique depuis l’acolyte jusqu’au pape. À ce propos, le grand-prêtre de Mithra était appelé Grand Pontife ! Là aussi il était interdit aux femmes d’officier aux mystères. Le haut lieu du culte de Mithra était situé à Rome, sur une colline appelée Vaticanus. Un autre détail intéressant qui relève davantage de la liturgie que de vérités évangéliques, la coiffure des prêtres de Mithra était haute, avec une fente profonde au sommet et portait le nom de mitre ! Ajoutons l’anneau porté par les prêtres, la canne pastorale, comme signe d’autorité et l’aspersion des adeptes par de l’eau bénite.  Plagiat ? J’ai un beau terme tout neuf moi tout droit sorti de mon logiciel de rédaction Copié-collé !

Mais comment se fait-il que tous ces faits n’aient pas été diffusés plus largement dans nos cours d’éducation religieuse demande le pauvre naïf ! Comme déjà dit, l’Église ne considère pas les cultes païens primitifs et les mythologies comme une compétition quelconque. Elle ignore le Code  Hammourabi, le culte de Mithra, elle y est entièrement indifférente puisque ce sont là des manifestations du paganisme ou de simples hérésies. Une évangélisation intense surcroît  à ces croyances un peu stupides,  selon elle. Par contre, l’Église compte parmi ses adversaires, les musulmans qui rejettent la divinité de Jésus ainsi que les Juifs pour sensiblement les mêmes raisons. Ces deux  religions ont une racine commune comme nous l’avons vu : Abraham ! Voilà qui les rend donc dangereuses. En général, l’Église ne s’attaque guère aux croyances orientales même les plus enracinées comme l’hindouisme et le bouddhisme, sauf peut-être contre le concept de la réincarnation considérant tout cela comme une autre forme de paganisme, alors imaginez son attitude face à un ancien  culte disparu depuis des siècles. Il en va de même pour la gnose.

On est bien au-delà de la malhonnêteté intellectuelle, c’est carrément l’occultation absolue de tout ce qui pourrait nuire à l’origine divine de cette religion qui se dit encore la seule, la vraie et l’authentique. L’Église répond à cela que la foi n’est aucunement l’affaire des hommes et que la démocratie, comme l’intellectualisme, n’ont aucunement droit de cité dans les affaires du Père !

On parle souvent du polythéisme et du monothéisme, mais on oublie l’hénothéisme. Il s’agit d’un culte rendu à un Dieu majeur dominant les autres, comme c’est le cas avec Zeus dans le panthéon des dieux et déesses. C’était le cas des Romains qui voyait en Jupiter le Dieu majeur. Lorsque l’Église catholique a christianisé le paganisme romain, elle a simplement remplacé le panthéon des dieux des autres, par les saints et les saintes et que nous appelons aussi Patrons. Donc au lieu de prier Cérès, la déesse des semailles, nous demandons à Saint Éloi, le patron des agriculteurs de veiller au grain. . Et tout le monde est content.

Les dieux qui autrefois protégeaient les villes ont été remplacés par des saints d’où le nombre affolant de villes et de villages au Québec portant le nom d’un saint ou d’une sainte. Les gens qui y vivent ne sont pas des habitants, des citoyens  ou des humains mais des «  âmes »! Constantin a fini par disparaitre et c’est Théodose ler qui décida que la seule religion romaine allait être le christianisme en 380.  Née en Palestine, chez les Juifs, la religion chrétienne allait s’épanouir à Rome chez l’adversaire des Juifs et l’occupant.

Malgré tous les efforts de l’Église pour nous en convaincre ce n’est donc pas Pierre qui a fondé l’Église romaine catholique universelle puisque la seule fois où il s’y est rendu pour la peine, ce fut pour y être crucifié la tête en bas. C'est Paul qui en est le fondateur et cet homme était un meurtrier.  Si ce texte vous inspire j'en suis très heureux mais si en plus vous avez le courage d'aller plus loin qu'une simple lecture, allez plus bas. C'est là au niveau de l'intention et du courage qu'on sépare les adultes des enfants. En anglais on dirait put the money where your mouth is !



[1] On s’entend que nous ne nous entendons pas.

[2] Et surtout de son fils adoptif Ismaël, née de sa servante Agar laquelle fut chassée dès que Sarah, l’épouse d’Abraham put lui donner un fils, Isaac.

[3] Cf Roland Minnerath. Professeur à la faculté de théologie  catholique  de Strasbourg. Auteur de « De Jérusalem  à Rome », Éditions Beauchesne.

[4] Cf Esprit d’abord humain ensuite et très certainement l’Incendiaire de Gerald Messadié. 

[5] L’homme qui devint Dieu. Gérald Messadié.

[6] Laurence Gardner (Sir) : Auteur de «  Bloodline  of  the  Holy  Grail :  The  Hidden  Lineage  of  Jesus revealed.  » « Genesis of the Grail Kings : The Pendragon Legacy of Adam and Eve », publiés en 1996 par Penguins Books.

[7] On prête le plus souvent cette phrase à l’archevêque Arnaud Amaury  de Narbonne lors du siège de Béziers contre les Albigeois au 13e siècle.

[8] Histoire des origines du christianisme,  Robert Laffont, 1995

ICI LES ADULTES S'EXPRIMENT ET LES ENFANTS DORMENT.

Un article de Casault

( Notre Père qui es aux cieux a pris cette photo de mon frère et moi en 1957 bien que nous n'avons jamais été servants de messe. Pauvre papa, je ne lui en tiens pas ma rigueur, il était fanatisé par la religion, pour lui cette photo c'est comme si je prenais la photo de mes petits-enfants en uniforme de Star Wars.)

Wow. J’attendais cette lettre depuis quelques temps puisque si vous êtes un lecteur de mes écrits ou un auditeur des FAITS MAUDITS vous savez que  j’ai fais un acte d’apostasie envers l’Église catholique. C’est une lectrice, Johanne LABERGE qui comme un ange est venu posser sa main sur mon épaule avec un sourire disant " C'est super beau ca mon Jean mais au lieu d'en parler, fais-le donc, as-tu fais un acte d’apostasie." J’ai googlé le mot parce que je me mêle tout le temps entre la signification de celui-là et de parousie.  Or comme je n’ai pas l’intention de personnifier le Retour du Christ, j’ai quand même une année chargé et des projets de retourner dans le sud cet hiver, on verra ca plus tard, préférablement par un beau dimanche sur le calvaire, je ne voudrais quand même pas me faire recrucifier en pleine tempête de neige. Y’a des limites à souffrir!  Bon assez rigolé !

L’apostasie est une requête écrite officielle adressée à l’Église correspondant à votre religion demandant d’être rayé des listes à jamais, comme si vous n'aviez jamais été catholique. Sur le coup, une fois le document expédié avec le formulaire et tout et tout, j’ai ressenti quelque chose de bizarre et finalement c’est assez simple à comprendre. Considérant que j’ai eu conscience de la religion à 6 ans, par mon envoi je venais donc de renoncer à 60 ans d’implantation culturelle. Évidemment c’est pas aussi fort que la femme qui change de sexe et se met à faire pipi debout et essayer de marcher sans coincer son pénis flambant neuf entre les cuisses mais disons que je reconnais la résistance et le pourquoi de plusieurs à le faire. Je suis convaincu que là maintenant si je vous dis " Faites-le, ca ne prend qu'un peu de courage" le coeur en palpite. Ca vous rend très nerveux ou très nerveuse.

Je ne dis pas avoir regretté mon geste  loin de là, je suis redevable à Johanne de m’avoir rappelé cette procédure que j’avais complètement oublié. C’est pour vous dire à quel point l’ego est sensible aux changements et même le corps puisque dit-on le patient qui se fait couper un membre gangrené va le ressentir encore et en souffrir pendant quelques temps. J'ai fais la connaissance de Gilles à Daytona Beach. Cela fait dix ans que son accident de moto l'a privé de sa jambe et dans l'eau il a l'impression de se faire aller ses deux jambes.

Lisez la lettre officielle qui confirme mon retrait définitif de l'Eglise.  On verra chacun des points de celle-ci puisqu’elle confirme plusieurs aspects de sa grande capacité de manipuler les gens qui ne portent pas attention à ce genre de choses. 

ANALYSE DE LA LETTRE

«  Votre décision de quitter l’Église catholique a été respectée... » Avaient-ils le choix de refuser, de ne pas honorer ma requête ? Je pense que non.

Par la suite on énumère comment ils procèdent pour que mon retrait soit officiel bla bla bla et que tout est maintenant légal.  Par la suite cela devient intéressant parce que si moi je prends la peine de mettre en marche ce processus de retrait, c’est que ma décision est prise. Elle est ferme. J’ai envoyé une demande par  lettre enregistrée, ce n’est pas un souhait  en l’air, c’est une démarche officielle et structurée.

De toute évidence l’Église tient à me dire qu’il y a des conséquences à cela et que ces conséquences sont liées à perdre des privilèges comme catholique. Je ne vois pas la nécessité de me dire ça !  Quand je quittais un emploi il n’était pas utile de me dire que je n’aurais plus accès à l’édifice au stationnement à mon ancien bureau, à la caf et au sourire de la secrétaire du boss. Je le sais très bien c’est moi qui dégage. Malgré cela, l’Église sent le besoin de me dire :

-          "Que je rejette totalement la foi catholique".  C’est bizarre ca. Évidemment que je la rejette totalement, est-il possible de demander un retrait de la messe mais pas du baptême ? Est-il possible que quelqu’un aurait ça en tête ?  Possible.

-          "Je ne serai jamais parrain de baptême ou de confirmation".  Je ne crois à ni un ni l’autre. Se faire arroser ou se faire crémer le front n’a chez moi aucune résonance, pourquoi voudrais-je parrainer ca. Est-ce une façon de me faire sentir...coupable ? Évidemment c,est leur plus grande spécialité, que l'Eglise partage avec les Juifs et les musulmans d,ailleurs.

-          Je ne pourrai pas "avoir de funérailles dans une église ni être enterré dans un cimetière catholique." Ca c’est quand même intéressant. L’Église au Québec a tellement dominé le marché des Obligations spirituelles et religieuses, que bien franchement si je veux que mes funérailles soient pompeuses et qu’on érige un cabanon en terre cuite au-dessus de ma tombe, je suis cuit !  Que vais-je faire ? Où vais-je aller, moi pourrissant tranquillement dans mon cercueil ou prenant de l’humidité dans ma boîte, comme un sac d’aspirateur qui serait percé, quel avenir me réserve cette mort ???? Je n'en peux plus. Trop c'est trop jamais je n'aurais du m'apostasier, je veux pourrir mangés par des vers chrétiens !

-          On me dit "de prendre des arrangements". Regarde-moi aller. Les funérailles et le cimetière sont OUT de toute façon. Je déteste toute forme de rituel, je ne les supportais pas plus chez les Francs maçons et Dieu sait s’ils en ont, que chez les cathos. Je n’ai jamais cru aux formules faites d’avance, aux prières pré-approuvées par Jésus Marie Joseph et aux uniformes trop longs, dorés et qui sentent l’encens. Je reconnais l'utilité de l'uniforme dans les Forces Armées et surtout les écoles pour éviter les comparaisons sociales entre la marque griffée de chez Eaton et le pantalon de chez Wall-Mart c'est tout.

 Si je meurs avant tout le monde, ma femme et mes enfants, je vais faire mettre dans mon testament qu’une fois recyclé en poussière d’étoiles, qu’on m’emmène à la maison où ma femme, mes enfants et mes grands amis, mon frère aussi quoique je ne vois vraiment pas pourquoi je partirais avant lui, viendront vider ma réserve de vin, même s'il a fait ca à quelques reprises anyway

Hélène fait des supers bonnes sandwichs que nous appelons d'ailleurs depuis longtemps, des sandwichs de funérailles. Petit triangle qui déborde d'oeuds durs, pas de croûtes. Après quoi, ma conjointe ira répandre la poussière sur le bord d’une plage où c’est permis au moment où le soleil touche l’horizon ou s'en extirpe.  Comme l’Esprit qui quitte cette planète pour un temps. ( Le plus longtemps possible, I hope, j’ai mon casque là )This is it my friend.

Après quoi on me souhaite "une heureuse recherche de vérité POUR VOUS-MÊMES". Autrement dit, ne répandez pas vos erreurs de jugement. Puis on se réjouit à l’avance de me revoir si un jour je veux revenir. Je n’ai jamais racheté mes vieilles voitures une fois vendues, pourquoi je ferais ca ?

Tout cela pour vous dire que je suis extrêmement heureux de ma décision. Même si j’ai renié l’église à 12 ans comme je l’explique dans mes écrits, j’ai collé à leur réalité et maintenant ce geste symbolique est une rupture engagée et cristallisée par un document officiel et légal. J'aime ça ! Je suis allé à l’église pour être baptisé ( le choix de la famille) pour aller à la messe et tout le reste durant des années ( forcé par la famille) me marier ( à cause de la famille) j’ai assisté et marmonner des trucs pour des baptêmes ( à cause de la famille) et aussi des mariages et bon nombre de funérailles ( à cause de la famille). J’y étais. C’est tout ce qu’on offre ici au Québec, du catho ou alors une autre religion aussi bête et méchante. Être riche, comme Rhésus, je rigole, je bâtirais un concept du genre Centre de célébrations déistes du Québec. Appelez-moi je vous monte un plan d'affaire avec design et corpus écrit dans le temps de le dire.

Donc si la Vie vous intéresse faites-le, c’est un engagement, un commitment comme disent les anglais. Vous serez surpris de voir votre culture vous remonter à la gorge, à quel point c’était sournois et malsain. Et maintenant je suis entièrement sorti de la religion. (Tant pis pour la famille) LOL

En passant malgré cet acte d'apostasie je lisais tout récemment une déclaration du pape Francois. C'est très court " Les athés valent plus que les chrétiens hypocrites" D'une certaine manière il vous dit que si en lisant cet article ou en écoutant l'émission  du 25 février 2017 vous approuvez très fort mais maintenez votre adhésion à l'Eglise vous êtes carrément hypocrite". Je crois qu'il a raison même si 95% des gens vont hypocritement répondre : " J'ai pas besoin de faire ça je ne suis plus pratiquant depuis xxx années". Par contre si vous êtes passé d'un parti politique à un autre je suis convaincu que vous leur avez fait savoir !!! Évidemment pour le pape je suis un athée parce qu'il est bien évident qu'il ne peut pas approuver le déisme, c'est même à se demander s'il sait seulement que ca existe. Une dernière fois, merci Johanne Laberge !

Si vous êtes théiste pratiquant c'est une chose, mais si comme moi vous êtes déiste alors agissez ! En plus c'est gratuit si on exclut le prix de l'enregistrement postal !

Pour poser un acte d'apostasie

Il suffit d'une lettre enregistrée comprenant une demande de retrait accompagnée de ce formulaire.

 

JEAN CASAULT a écrit CE LIVRE DISPONIBLE MAINTENANT DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES et TOUTES LES BIBLIOTHÈQUES AU CANADA.