UNE VÉRITABLE HORREUR VENUE DE NULLE PART
UNE ENQUÊTE DE CASAULT
Homme-Loup ? Chupacabra ? Ou un authentique Windigo ?
LA CRYPTO-QUOI ?
Je ne suis pas un spécialiste de la cryptozoologie. Ce mot savant dont crypto, la racine grecque signifie caché, est l’étude d’animaux qui ne font pas partie de ceux répertoriés par la zoologie classique, donc insérés dans le registre biologique de notre faune terrestre. Ils n'existent que dans les témoignages rapportés, certaines photos et vidéos et parfois dans leurs traces laissées au sol. Le plus connu est le monstre du Loch Ness et sans doute aussi le célèbre Yéti du Tibet. Qui n’a pas lu Tintin au Tibet !
Le terme cryptozoologie nous vient de Yvan T Sanderson, un biologiste écossais. D’ailleurs il faut être zoologiste ou biologiste ou avoir une sérieuse formation dans ce domaine pour se prétendre cryptozoologiste. Personne au Québec à ma connaissance n’est qualifié en ce domaine. Il y a toutefois un chercheur avec qui j’ai correspondu à quelques reprises alors qu’on me rapportait des observations de monstres lacustres. Décédé, il y a quelques années son nom était Jacques Boisvert. Sa passion était le monstre du lac Memphrémagog dit Memphré. Cette créature lacustre qui vivrait dans les eaux troubles du lac, ressemblerait à un serpent de mer ou à un plésiosaure comparable au monstre du Loch Ness en Écosse. Au Québec, Memphré est le plus gros monstre à hanter nos lacs avec sa taille colossale de plus de 15 mètres, soit 50 pieds environ.
Il  aurait été aperçu pour la première fois en 1816 par plusieurs témoins de la ville de Magog. Les Amérindiens de l’époque refusaient même de se baigner dans le lac parce qu’ils avaient peur du monstre dit-on. Jacques Boisvert, simple plongeur, qui malheureusement s’était affublé d’un titre porteur de railleries soit un crypto-dracontologue a répertorié plus de 500 apparitions. J’ai toujours dit à Jacques que d’utiliser le mot dragon dans son titre n’était certes pas pour intéresser les biologistes aux descriptions qu’il a recueillies. Mais il y tenait !  Il aura sans doute contribué à l’érection d’une représentation en bronze de son monstre, tout près de l’Hôtel de Ville de Magog. Mais Jacques n’était pas un zoologiste ou un biologiste. On ne transige pas avec des ovnis ou des fantômes ici mais avec un animal.
Un animal est une chose commune même s’il est différent de ceux qui voient dans la nature ou un zoo. Ce n’est pas une anomalie paranormale non plus, c’est tout simplement une espèce encore inconnue ou disparue mais qui aurait refait surface comme le cœlacanthe en 1936, ce poisson qu’on pensait disparu depuis 65 millions d’années. L’anomalocaritide le fossile d’un crustacé disparu, a été découvert récemment et nous apprend qu’il a vécu 30 millions d’années plus longtemps qu’attesté par les spécialistes, idem pour les itchyosaures.  Plusieurs animaux que les experts croyaient entièrement disparus depuis 70 ou 125 ans réapparaissent également. Finalement je crois que nous nous avançons trop souvent à prétendre des choses comme acquises dans ce domaine, quand on sait que nous connaissons mieux la surface de la lune que nos déserts, nos jungles et nos fonds marins.
Cela ne veut pas dire que des dinosaures marchent, nagent ou volent encore librement quelque part au-dessus d’un plateau des Andes, ou dans un lac immense perdu en Afrique, mais fondamentalement, ce n’est pas entièrement et définitivement impossible. Il est vrai que le cœlacanthe est à ce jour le seul animal fossile à ne plus être fossile. Jusqu’à ce jour nous n’avons capturé aucun plésiosaure, yéti, hommes des bois, homme-loup etc. Ce qui ne veut absolument rien dire, je le répète, nos forêts, jungles, lacs et océans ne sont pas peuplés densément, il est donc plausible que des espèces inconnues circulent librement avec l’intelligence et l’instinct combinés de se tenir loin de l’odeur caractéristique des hommes.
LE CHUPACABRA
Ce mot espagnol parle d’un suceur de chèvre si on se base sur l’histoire connue des Chupacabras qui, soit dit en passant, date des années 90 et prend son origine sur l’Île de Puerto-Rico. En général, les monstres de la crytptozoologie ont une origine géographique précise. L’écosse pour le serpent de mer, le Tibet pour le Yéti, l’ouest du continent américain pour le Bigfoot. Par contre les monstres lacustres pour être honnête sont signalés partout dans le monde, même au Québec.
La seule raison pour laquelle je donne ce titre de Chupacabra à l’enquête que j’ai menée auprès des témoins est la description de la créature qu’ils ont observée. Ce n’est pas celle d’Angie avec l’homme-loup observé sur une route près de Blue Sea Lake en Outaouais. La créature n’est pas identique au Chupacabra mais ressemblante, similaire en somme. Voici d’abord ce qu’on entend traditionnellement par chupacabra si on se base sur les témoignages.
1- Yeux rouges
2- Museau allongé avec deux trous pour les narines
3- une bouche avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas
4- Aucun poil.
5- Des épines très grandes sur le dos.
6- Quadrupède mais peut facilement se tenir sur ses pattes arrières
7- Taille d’un mètre 35 environ.
8- Dans certains cas apparence d’une  chauve-souris
9- L'animal se nourrirait en suçant le sang des animaux de ferme comme les chèvres ou les vaches en faisant des trous parfaitement circulaires dans le cou jusqu'au cervelet tuant l'animal en ne provoquant aucune souffrance.
Comme vous le verrez plus loin il y a similarité mais pas plus et je crois pouvoir dire maintenant qu’aucun animal n’ayant été victime de cette créature, alors qu’elle se trouvait sur les terres d’un fermier, c’est là où le bât blesse, le chupacabra étant principalement réputé pour saigner à blanc ses victimes.  Ce comportement n’existe pas selon nos connaissances actuelles dans la nature, si on exclue la chauve souris vampire qui lape le sang du bétail mais sans grande conséquence pour ce dernier.
Ce n’est pas la première fois que je travaille sur un dossier de cryptozoologie. J’ai eu un monstre lacustre ou deux et surtout un véritable loup-garou à mon compte et j’ai un rapport complet sur ce dernier dans « Révélations spectaculaires sur les Faits maudits ». Il s’agit d’une véritable et authentique rencontre spectrale mais là, dans cette affaire, il est fort possible qu’on soit en face d’une créature bien physique, sorte d’hybride entre un singe, une hyène, bref un monstre tout à fait horrible qui a causé un émoi sans égal à nos deux témoins.
LE WINDIGO
(Norval Morrisseau, vers 1963, tempéra sur papier d'emballage (avec la permission du Glenbow Museum/64.37.9).
C’est sans aucun doute l’animal légendaire le plus connu de nos Amérindiens dont les Algonquins.  C’est après avoir mangé de la chair humaine que l’individu devient un Windigo. En algonquin il s’écrit widjigò et signifie cannibale maudit. C’est la créature évoquée par l’amérindien la plus terrifiante qui soit, d’où la réaction de nos témoins comme vous le verrez plus loin. La description de cette créature fait allusion à un animal extrêmement maigre, or les windigos sont précisément associés dans les légendes à la famine. Voyons donc immédiatement le témoignage de Claire et de sa fille June après quoi nous reviendrons sur le windigo.
AFFIDAVIT
Le document légal a été envoyé au témoin principal Claire qui me l’a retourné, signé en bonne et due forme, immédiatement après réception.
FAUSSES PISTES À ÉLIMINER.
Au départ, j’aime toujours identifier le premier assaut que va subir ce dossier et le contrer si possible et dans ce cas, je suis certain qu’on va me dire. « C’est un de ses amis qui a revêtu un costume et un masque d’halloween pour lui faire la peur du siècle et qui par la suite l’a niaisé au téléphone pour en rajouter. »
Si j’avais le moindre doute je ne suis pas certain que je publierais l’affaire. Mais pour un tas de raisons que vous serez en mesure d’évaluer par vous-même je suis convaincu que ce n’est pas une « peur » montée de toutes pièces et vous verrez pourquoi. En plus c’est sans compter l’excellent sens de l’observation de nos témoins, surtout Claire dont la description est encore empreinte sur sa rétine tant elle fut marquante. Ayez donc toujours cela à l’esprit en parcourant le dossier.
Nous sommes en septembre 2007, probablement dans la première semaine du mois puisque Claire, 37 ans, notre témoin, adore regarder les perséides. Cela faisait environ deux semaines qu’elle avait pu se contenter. Claire est en arrêt de travail et occupe le deuxième étage d’une maison de ferme située dans un rang très isolé du village de l’Avenir au Québec à environ 20 kilomètres au sud-est de Drummondville.
Il n’y a aucun voisin, sauf les propriétaires qui habitent en bas de chez elle et Claire n’y demeure que depuis deux mois.  Ce soir-là, elle a veillé chez son cousin. Elle y était avec sa fille June, 11 ans, et son bébé de 3 ans. Aucun alcool en passant. Vers  2 heures et demi du matin, elle entre dans sa cour avec la voiture.  Pour ce faire  elle a du  emprunter une allée de gravier qui se situe à près d’un kilomètre de la route principale et ce chemin privé, est bordé de champs de labours et de pacages à vaches. Comme  c’est très souvent le cas avec les maisons de ferme.
Pour stationner, elle passe donc entre la maison dont elle occupe le second étage et deux bâtiments de ferme lesquels sont séparés par un sentier destiné aux manœuvres d’entrées et de sorties de la machinerie agricole.
Il importe de savoir qu’avec sa voiture, elle vient de passer exactement là où va se retrouver la créature en question c’est à dire entre le sentier de tracteur et la maison.
LA PETITE NE VEUT RIEN SAVOIR
Elle sort de sa voiture, mais la petite ne veut rien entendre, elle dort, elle est bien et ne veut pas être dérangée. « Ca commençait à être un aria » dit Claire. Elle fait donc quelque chose d’inhabituel et remet les clefs de la maison à June, en lui demandant d’aller débarrer la porte. Claire vit au deuxième étage et pour y accéder doit grimper quelques marches, où se trouve un palier entre 2 séries de marches, déambuler sur une grande galerie (faisant la façade complète du devant de la maison) et entrer chez elle par la porte, qui est située en plein centre. La porte du propriétaire, au rez-de-chaussée est vis-à-vis la sienne et de sa galerie et voit les marches qui montent sur le palier du proprio.
Cette nuit-là, il fait bon, les étoiles brillent par milliers et la lune est absente. Claire savait donc qu’à son retour, elle aurait un problème alors elle avait de l'intérieur de son appartement, une grosse ampoule de 100 watts dont le socle est situé à côté de sa galerie. L’éclairage produit permettait donc de voir très bien  la galerie, l’escalier et directement devant la galerie sur le chemin de gravier en incluant les marches du propriétaire.
La petite n’est toujours contente et Claire essaie de la prendre dans ses bras, tout en fermant le véhicule et finalement, soulagée de la voir s’endormir, elle se dirige vers son propre escalier, lequel on le sait est à gauche sur la façade de la maison. Elle lève la tête et admire le ciel, sa petite passion, il est magnifique ! Elle s’attend donc à voir June dans la maison avec la porte à demi ouverte.
C’EST EN MONTANT LES MARCHES QUE BRUSQUEMENT TOUT VA COMMENCER.
Le cri est hors de ce monde, puissant, guttural, animal, colérique et effrayant. Claire entend alors June qui lui lance : «  Maaammman... » Claire connaît sa fille et comprend qu’elle  est terrifiée, sans mots. Claire me dira «  je n’ai jamais vu ma fille, ni même aucun enfant ( elle a fait de la garde très souvent) avoir une expression du visage comme celle-là. La bouche ouverte, les yeux exorbités avec une lueur de panique comme si elle avait le Diable devant elle.
C’était le cas en effet.  En grimpant les marches à vitesse grand V Claire voit alors une silhouette sur sa droite  et une tête qui la regarde mais elle ne distingue rien encore des détails mais saisit facilement que le cri d’horreur et l'appel de sa fille sont liés à « ça ». Arrivée sur la galerie en haut des marches,elle voit sa fille l’index tendu vers le bas. Elle écrit :
«  Je fixe alors l'endroit qu'elle m'indique de son index tendu.  Je dois d'abord vous expliqué que cet endroit était très sombre le soir, j'avais installé, quelques semaines auparavant,  une ampoule de 100 watts à coté de ma porte et comme je portais mes lunettes de conduite nocturne et bien j'étais un peu aveuglé et ça m'a prit quelques temps avant de discerné ce que tentait de me montrer ma fille.  À l'intérieur de moi je savais que le danger était éminent sans pouvoir totalement l'expliquer par des mots ici car tout mon corps était en alerte. Mais quand mes yeux se sont habitués à cette clarté, j'ai réalisé que ce que j'avais devant moi était la chose la plus horrible que je n'avais jamais vu de ma vie!!!  Cette chose nous faisait face et était carrément en bas de mon balcon, vis à vis de la porte de mes propriétaires et de la mienne en haut.  J'ai alors cru que c'était peut-être une farce de quelqu'un mais après avoir regardé comme il faut  la silhouette, mon regard s'est finalement arrêté sur son visage pour ensuite regarder ses yeux et sa bouche.....il était impossible que cette chose soit humaine. »
AVANT DE LA DÉCRIRE EN DÉTAIL VOYONS LA SUITE.
Ressentant que la créature adopte une posture  signifiant qu'elle a l’intention de bondir vers eux, observant les yeux de la créature posé sur sa petite, Claire dira :
«  Ses yeux étaient d'un rouge vif et l'expression de son visage en disait long sur ces intentions croyez moi!!!!  C'est alors que j'ai dit à ma fille:  "June, débarrreee la pooorrrtttee. "  Ce qu'elle s'est empressé de faire et je suis resté là, inflexible, avec ma fille toujours dans mes bras.  Je voyais cette chose saliver en regardant mon bébé et c'est alors que m'est venue l'idée de lui lancer un regard méchant et de lui dire par ma pensée :  "Essaye-toé même pas mon tabarn.......!.".  J'ai entendu la porte s'ouvrir derrière moi et doucement je me suis mise à reculer pour me retourner vivement, fermer la porte et dire à ma plus vieille:  "Vite vite vite....barre la porte mon amour!"  Car j'avais les mains encore pleines avec la petite qui ne s'est d'ailleurs jamais réveillée, croyez-le ou non!
Une fois la porte refermée, moi et ma fille aînée nous regardions les yeux dans les yeux et elle m'a demandé:  "Maman....c'était quoi ça?"  Je me suis alors mise à paniquer (ma June devait le voir dans mon regard car elle n'a pas donné suite à son questionnement) mais avant de faire quoique ce soit d'autre, je suis allé coucher ma petite dans son lit.  De retour dans le passage, je retourne voir ma fille June qui regardait encore par la fenêtre de la porte et je lui ai demandé si "c't'affaire là" était encore là.
Elle m'a répondu que non et j'ai moi-même vérifié sans oser sortir par contre, et il était vrai qu'elle ne semblait plus là.  Je me suis alors décidé à appeler un de mes amis qui m'avait toujours dit que si un jour j'avais besoin de quelqu'un et quelque soit l'heure de l'appeler.
Ma fille sur mes talons, je suis allé prendre le téléphone sur sa base mais j'ai alors constaté que mon répondeur affichait 2 appels.  J'ai commencé par écouter les messages....oufffff.  Rien de rassurant croyez-moi encore!  Les 2 messages étaient en fait remplis de son étranges semblables à un langage inconnu parlé par je ne sais trop quelle sorte de patente venu de l'espace.  Moi et ma fille étions sous le choc, le visage hébété  l’une comme l’autre.
J’ai alors signalé le numéro de mon copain André.  Je lui ai raconté ce qui c’était passé et je lui parle également des 2 messages du répondeur que je lui  fais d’ailleurs écouter (ce qui était possible à l’époque).  Il me dit qu’il s’en vient tout de suite.  Je lui réponds que c’est loin de St-Cyrille de Wendover à chez moi mais il veut absolument venir  car il entend ma voix et celle de ma fille et il voit bien que nous sommes sous le choc.
Il est venu et il s’est promené à l’extérieur tout autour et il n’a rien vu car il n’y avait plus rien à voir non plus j’imagine;  cette chose était bel et bien partie.  En ce qui concerne les messages du répondeur lorsqu’il les a entendus, il s’est frotté les bras car il m’a dit que c’était à glacer le sang ce langage là.
Le lendemain, j’ai demandé à mon propriétaire s’il avait vu quoique ce soit la nuit dernière et il m’a répondu que non mais il va sans dire, que j’avais aiguisé sa curiosité alors il m’a demandé pourquoi.  Sans répondre, je lui ai ensuite demandé si il n’avais pas perdu de bête durant la nuit puisque qu’il avait des vaches, taureau, moutons et autres.  Il m’a encore répondu que non.
Il a donc reposé sa question concernant ce qui c’était passé la nuit dernière et je lui ai dit que j’avais croisé un animal étrange sans lui donner d’autres précisions et il m’a répondu que c’était la grosse campagne ici et qu’il était normal d’y voir des animaux, alors je n’ai pas osé étirer le sujet, de peur de passer pour une étrange bibitte moi-même.
Sur ce,  ça me fait du bien d’en parler maintenant à quelqu’un qui en a vu d’autres et j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur le sujet mais je dois d’abord repréciser qu’il n’y avait pas de lune et que les messages sur le répondeurs m’ont dissuadé qu’il pouvait s’agir d’une sorte de loup garou bien que je ne crois pas du tout à ce genre d’histoires.  Mais je dois aussi avouer que si quelqu’un d’autre que moi-même m’avais raconté cette histoire et bien…je n’y croirais pas, alors je ne vous en voudrai pas de me ne pas me croire si tel est le cas. »
LA CRÉATURE  BIPÈDE OU QUADRUPÈDE
Compte tenu de la tête assez proche d’elle sur sa galerie d’environ 12 pieds de haut, elle estime la taille entre 6 et 8 pieds. «  C’était pas un chien ou un loup, même debout c’était très grand » Les bras ou les pattes avant sont assez longs pour atteindre les genoux, ils étaient écartés à la hauteur des épaules comme pour se donner un élan. . Cela m’autorise à penser que cette créature est soit bâtie quadrupède ou est carrément capable des deux. Dans le cas de la créature du lac Blue Sea, les bras étaient définitivement trop courts et la créature était bipède.
TRÈS MAIGRE ET AFFAMÉ
Autre particularité, elle était très mince. J’ai alors dit à Claire qu’il existe deux façons de parler de minceur. On peut dire d’une belle jeune fille par exemple, qu’elle est très mince, jolie et attirante. Mais on peut dire aussi, qu’elle est maigre comme un clou et pas très belle à voir. Maigre et mince dans ma tête sont deux choses. Claire a compris. Sa réponse. « Maigre en maudit, je pouvais lui voir les côtes saillir de sa poitrine quand je l’ai vue finalement de côté, en arrivant sur la galerie, puis après j’ai vu les bras maigres, les jambes maigres et même les mains. On voyait ses côtes quand elle respirait. Les jointures étaient visibles, les rotules des doigts, les genoux et les coudes plus gros que le membre, lui-même.  Ca c’est maigre ! »  Puis elle a ajouté: "Ct’affaire-là, avait l’air affamée et maigre comme elle était, ca ne me surprendrait pas qu'elle était très affamée.. Et de plus, n'oublions pas qu'elle salivait en regardant ma fille."
Je crois qu’il est possible de ressentir ce genre de chose même si c’est très subjectif.
POILS ET PEAU
Claire voit assez bien la peau rougeâtre mais la chose n’est pas poilue comme un animal, il y a des poils gris, blancs et noirs un peu partout mais on ne parle pas d’un pelage comme tel. Par contre elle avait une grosse touffe de poils hirsutes sur la tête. Elle n’a pas pu voir le dos et ignore si la chose avait une queue mais croit que non «  parce qu'en montant les marches je l’aurais vue ». Elle avait des oreilles poilues, très droites et très longues. Et bien sûr n’avait pas ces longues épines dans le dos, typique du Chupacabra porto-ricain. D’ailleurs en raison de la sortie du film La Mutante ou Species, dans ces années-là, certains se demandent si l film n’aurait pas gratifié le chupacabra de ces fameuses épines.
LA GUEULE
La chose avait  un museau allongé mais pas de truffe, uniquement deux trous de narine sans plus. « Il était plissé de rage ». La gueule était ouverte, on y voyait la langue et les dents qui avaient une grosseur normale pour sa tête mais les crocs étaient énormes tant ceux du haut que du bas. «  Ce n’était pas un masque, pantoute, c’était une vraie gueule  à moins que tu puisses faire dégouliner de la salive d’un masque parce qu’il en sortait pas mal de sa gueule. Oubliez ca le masque, et le costume aussi, c’était maigre, la peau tendu sur le corps, y’a pas un humain qui ressemble à ca, jamais de la vie. » argumente Claire.
LES YEUX LE REGARD
Le regard est animal, agressif, carrément méchant. Les yeux étaient très grands pour un animal avec cette tête-là, rouges comme du feu et en amandes. « Le regard avec la gueule monsieur Casault c’était épouvantable, je n’ai jamais eu aussi peur que ca dans ma vie. »  Claire ajoute : «  Quand j’ai dit dans ma tête, toé essaye-toi-même pas (en sacrant j'avoue), j’étais prête à tuer et là j’ai remarqué que les yeux de la chose arrêtaient de fixer ma petite mais c’est comme...c’est comme si il cherchait une sortie, il regardait de gauche à droite, tout comme il s’est retourné la tête en lâchant June du regard, pour ensuite me regarder monter les marches.
FIN DE L’HISTOIRE
Comme on l’a vu plus haut, la créature est partie après 4 ou 5 minutes  sans laisser de traces, une allée de gravier n’étant pas très propice à cela et de plus, la voiture de son ami ayant passé là de toute manière par la suite.  Les deux appels sur le répondeur sont atypiques d’un dossier comme celui-là. Ils ont été effacés depuis belle lurette et l’imitation qu’elle m’en a faite me fait penser à du bruit électronique mais bon qu’est ce que j’en sais.
Il n’y a jamais eu de suites, pas de cauchemars, ni de sa fille ni d’elle ni rien. Elle a été très discrète également.
ON VA LA FAIRE FREAKER !
Outre une créature abominable qui n’existe que dans les légendes mais que l’on continue de rapporter encore de nos jours, la seule hypothèse est celle du comique qui se déguise. C'est écarté pour les raisons physiques évoqués.   En arrêt de travail depuis plusieurs mois Claire a déménagé à cette adresse pour un tas de raisons personnelles. Personne ne sait qu’elle demeure à cet endroit, mis à part ses grands amis de toujours et sa famille. Personne n’aurait, à sa connaissance une haine assez forte à son endroit pour créer un choc pareil non seulement à Claire mais à sa fille June et à son bébé.
Personne ne savait non plus, qu’elle était chez son cousin, ni à quelle heure elle allait revenir personne non plus ne savait si le propriétaire, en entendant le cri  n’allait pas sortir avec un 12 et lui régler son cas.   Aucun costume et masque, affirme Claire n’auraient pu être d’une si grande qualité hollywoodienne » pour ressembler même de loin à ca. C’était vivant et c’était animal. Et éventuellement elle aurait finit par apprendre qui lui aurait fait cette farce super niaiseuse, cruelle et méchante.
La raison pour laquelle le propriétaire n’a pas réagi d’après elle est liée à son habitude de consommer toute la soirée durant.
UN CHIEN UN LOUP ?
Le plus grand canidé, le loup gris, qui n’existe pas d’ailleurs dans nos régions va mesurer de l’extrémité de la queue au museau 1, 65  soit 5 pieds quatre. Il ne se tient jamais debout  sur ses pattes arrière et le cas échéant quelques secondes et il a un pelage abondant. Il n’existe aucun animal connu sans pelage sauf quelques races de chien et de chats mais relativement petits.  Les seuls animauxl parfois bipède quand ca leur tente, sont l’orang outang et le gorille ainsi que parfois le chimpanzé ou alors le kangourou, tous très fréquents dans les rues de Drummondville évidemment !
Le seul animal qui pourrait avoir une toute petite ressemblance est le Grand Danois. Son pelage est très court mais le plus souvent très foncé et luisant, sa gueule est immense et ses oreilles lorsque taillées ressemblent à celle de la créature. Ses paupières sont en forme d’amandes. Mais il n’a pas les yeux rouges, n’a pas de touffe de poils sur la tête, sa peau n’est pas rougeâtre avec des poils parsemés..  C’est un chien énorme, musclé mais relativement allongé et debout il est surprenant mais il ne tient pas debout sans s’appuyer et certes pas cinq minutes les pattes d’avant  écartées latéralement. Il ne crie pas et son aboiement est grave et reconnaissable comme étant celui d’un chien. Même frappé sévèrement par la gale,  cela ne correspond nullement à cette description.  Claire a écarté cette hypothèse sans hésiter une seconde.
AFFAMÉ ?
Si cette chose était affamée au point de s’en prendre à des humains, pourquoi n’est-il pas allé s’en prendre aux animaux de la ferme demeure une énigme à laquelle je n’ai pas de réponse. Je n’ai pas de réponse non plus au fait que nos témoins, vulnérables, isolés n’ont pas été attaquées. J’ai demandé à Claire ce qui serait arrivé si cette chose avait finalement réussi à bondir sur la galerie ou la rejoindre dans l’escalier. «  Je serais morte sur le champ »  Pourquoi les avoir épargné demeure un mystère.  .
RETOUR SUR LE WINDIGO
On nous signale plusieurs auteurs qui ont écrit sur le windigo mais je crois qu’il sera intéressant de retenir ici les propos de Basil Johnston, un ojibwa enseignant et chercheur de l'Ontario, qui donne une description des windigo dans les légendes amérindiennes. En lisant un extrait de  Tales the elders told: Ojibway legends. 1981) repassez l’image décrite par nos témoins.
« Le Windigo était émacié à un point extrême, sa peau desséchée tirée et tendue sur ses os. Avec ses os poussant contre sa peau, elle-même de la couleur des cendres grises de la mort, et ses yeux repoussés au plus profond de leurs orbites, le Windigo ressemblait à un squelette récemment déterré de sa tombe. Ses lèvres, étaient en lambeaux […] souillé de sang et de souffrance et de suppurations de la chair, le Windigo dégageait une odeur étrange et inquiétante de dégradation et de décomposition, de mort et de corruption. »
La créature décrite par Claire était extrêmement maigre, presque squelettique.  Poursuivons la lecture des écrits de Johnston
Il n'est jamais satisfait après avoir tué une personne pour la dévorer, et se met constamment à la recherche de nouvelles victimes.
La créature salivait abondamment les yeux rivés sur le bébé de Claire. Ce qui suit est intéressant aussi.
« Dans certaines légendes les windigos sont décrits comme des géants plus grands que les êtres humains. Chaque fois qu'un windigo mange une autre personne, il grossit en proportion de ce qu'il vient d'avaler et ressent à nouveau la faim, de sorte qu'il n'est jamais rassasié, les Windigos sont donc constamment à la fois gavés et en état de famine »
La créature de Claire a poussé un cri effrayant attirant alors l’attention de June sur la galerie. L’Avenir est un tout petit village situé dans une région constellées de granmchs champ et de forêts.  Mentionnons aussi qu’elle  a été aperçue au début septembre 2007. Environnement Canada parle de soirées très fraîches soit environ 4 degrés.
« La plupart des contes indiquent que le windigo fait son apparition lors de la montée des vents froids, poussant des cris perçants et de terribles hurlements. Bien que la plupart des contes présentent le windigo comme étant cannibale, dangereux et violent, l'« hôte » peut encore essayer de vivre loin de la civilisation, au plus profond des bois, pour empêcher quiconque d'être sa prochaine victime. «
Quant à sa description... »Certains contes mentionnent  le windigo comme une bête monstrueuse mi-homme mi-animale, proche du loup-garou, ou encore un grand hominidé, proche du Sasquatch. Il est caractérisé par son extrême cruauté envers ses victimes et son gout immodéré pour la chair humaine. Il semble être nocturne, parce qu'on dit de lui qu'il cherche ses victimes pendant l'aube et les dévore dans l'obscurité Les windigos ont plusieurs points communs avec les loups-garous issus dont il serait l'équivalent pour les amérindiens. Ils ont parfois une forme humaine, sous laquelle ils ne peuvent être démasqués qu’à cause de leurs yeux rouges. D'autre part, ils ont une forme monstrueuse souvent décrite comme semi-animale et des cas de transmissions par morsures sont mentionnés. »
Les légendes viennent de quelque part surtout lorsqu’elles se ressemblent tant d’un milieu à un autre. Le windigo existe-t-il ? je ne sais pas, mais si ce que Claire raconte est la version exacte de ce qu’elle a vu je suis bien obligé d’y penser, à moins qu’il s’agisse d’une autre RS-2 comme ce fut le cas à Blue Sea Lake avec Angie son mari et l’homme-loup observé en plein centre de la route.
Une fois de plus, je vous lirai sur ma page Facebook.

 

argaiv1939

 

UNE  HORREUR VENUE DE NULLE PART !

(Observation : Septembre 2007 à 20 km au sud est de Drummondville).

Homme-Loup ? Chupacabra ? Ou un authentique Windigo ?

UNE ENQUÊTE DE CASAULT

 

IMAGE DE IMAGING MYSTERYVIDEOS.BLOGSPOT.

LA CRYPTO-QUOI ?

Je ne suis pas un spécialiste de la cryptozoologie. Ce préfixe crypto dont la racine grecque signifie caché, est l’étude d’animaux qui ne font pas partie de ceux répertoriés par la zoologie classique, donc insérés dans le registre biologique de notre faune terrestre. Ils n'existent que dans les témoignages rapportés, certaines photos et vidéos et parfois dans leurs traces laissées au sol. Le plus connu est le monstre du Loch Ness et sans doute aussi le célèbre Yéti du Tibet. Qui n’a pas lu Tintin au Tibet !

Le terme cryptozoologie nous vient d'Yvan T Sanderson, un biologiste écossais. D’ailleurs il faut être zoologiste ou biologiste ou avoir une sérieuse formation dans ce domaine pour se prétendre cryptozoologiste. Personne au Québec à ma connaissance n’est qualifié en ce domaine.

Il y a toutefois un chercheur avec qui j’ai correspondu à quelques reprises alors qu’on me rapportait des observations de monstres lacustres. Décédé il y a quelques années, son nom était Jacques Boisvert. Sa passion était le monstre du lac Memphrémagog dit Memphré. Cette créature lacustre qui vivrait dans les eaux du lac, ressemblerait à un serpent similaire au monstre du Loch Ness en Écosse. Au Québec, Memphré est le plus gros monstre à hanter nos lacs avec sa taille colossale de plus de 15 mètres, soit 50 pieds environ.  Plusieurs croient que le serpent de mer serait en fait un dinosaure portant le nom de plésiosaurus.

Il  aurait été aperçu pour la première fois en 1816 par plusieurs témoins de la ville de Magog. Les Amérindiens de l’époque refusaient même de se baigner dans le lac parce qu’ils avaient peur du monstre dit-on. Jacques Boisvert, simple plongeur, qui malheureusement s’était affublé d’un titre porteur de railleries soit un crypto-dracontologue a répertorié plus de 500 apparitions. J’ai toujours dit à Jacques que d’utiliser le mot dragon dans son titre était comme utiliser le terme petits hommes verts pour un ufologue donc certes pas pour intéresser les biologistes aux descriptions qu’il a recueillies. Mais il y tenait !  Il aura sans doute contribué à l’érection d’une représentation en bronze de son monstre, tout près de l’Hôtel de Ville de Magog. Mais Jacques n’était pas un zoologiste ou un biologiste.  

Un animal est une chose commune même s’il est différent de ceux qu'on voit dans la nature ou un zoo. Ce n’est pas un évenement ufologique ou une anomalie paranormale non plus, c’est tout simplement une espèce encore inconnue ou disparue, mais qui aurait refait surface comme le cœlacanthe en 1936, ce poisson qu’on pensait disparu depuis 65 millions d’années.

L’anomalocaritide, le fossile d’un crustacé disparu, a été découvert récemment et nous apprend qu’il a vécu 30 millions d’années plus longtemps qu’attesté par les spécialistes, idem pour les itchyosaures.  Plusieurs animaux que les experts croyaient entièrement disparus depuis 70 ou 125 ans réapparaissent également. Finalement je crois que nous nous avançons trop souvent à prétendre des choses comme acquises dans ce domaine, quand on sait que nous connaissons mieux la surface de la lune que nos déserts, nos jungles et nos fonds marins. 

Cela ne veut pas dire que des dinosaures marchent, nagent ou volent encore librement quelque part au-dessus d’un plateau des Andes, ou dans un lac immense perdu en Afrique, mais fondamentalement, ce n’est pas entièrement et définitivement impossible. Il est vrai que le cœlacanthe est à ce jour le seul animal fossile à ne plus être fossile. Jusqu’à ce jour nous n’avons capturé aucun plésiosaure, yéti, hommes des bois, homme-loup etc. Ce qui ne veut absolument rien dire, je le répète, nos forêts, jungles, lacs et océans ne sont pas peuplés densément, il est donc plausible que des espèces inconnues circulent librement avec l’intelligence et l’instinct combinés de se tenir loin de l’odeur caractéristique des hommes. 

LE CHUPACABRA

Ce mot espagnol parle d’un suceur de chèvre si on se base sur l’histoire connue des Chupacabras qui, soit dit en passant, date des années 90 et prend son origine sur l’Île de Puerto-Rico. En général, les monstres de la cryptozoologie ont une origine géographique précise. L’écosse pour le serpent de mer, le Tibet pour le Yéti, l’ouest du continent américain pour le Bigfoot. Par contre les monstres lacustres pour être honnête sont signalés partout dans le monde. La seule raison pour laquelle je parle du chupacabra est la description de la créature qu’ils ont observée.

Voici d’abord ce qu’on entend traditionnellement par chupacabra si on se base sur les témoignages. 

1- Yeux rouges

2- Museau allongé avec deux trous pour les narines

3- une bouche avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas

4- Aucun poil. 

5- Des épines très grandes sur le dos. 

6- Quadrupède mais peut facilement se tenir sur ses pattes arrières

7- Taille d’un mètre 35 environ.  

8- Dans certains cas apparence d’une  chauve-souris 

9- L'animal se nourrirait en suçant le sang des animaux de ferme comme les chèvres ou les vaches en faisant des trous parfaitement circulaires dans le cou jusqu'au cervelet tuant l'animal en ne provoquant aucune souffrance.

Comme vous le verrez plus loin il y a similarité, au niveau des yeux, de l'absence de poil, la présence des crocs, mais sans plus et je crois pouvoir dire maintenant qu’aucun animal n’ayant été victime de cette créature, alors qu’elle se trouvait sur les terres d’un fermier, c’est là où le bât blesse, le chupacabra étant principalement réputé pour saigner à blanc ses victimes. Ce comportement de prédation très inusité n’existe pas selon nos connaissances actuelles dans la nature, si on exclue la chauve souris vampire qui lape le sang du bétail, mais sans grande conséquence pour ce dernier. 

Ce n’est pas la première fois que je travaille sur un dossier de cryptozoologie. J’ai eu un monstre lacustre ou deux et surtout un véritable loup-garou à mon compte et j’ai un rapport complet sur ce dernier dans « Révélations spectaculaires sur les Faits maudits » qui vient de paraître. Il s’agit d’une véritable et authentique rencontre spectrale mais là, dans cette affaire, il est fort possible qu’on soit en face d’une créature bien physique, sorte d’hybride entre un singe, une hyène, bref un monstre tout à fait horrible qui a causé un émoi sans égal à nos deux témoins.

LE WINDIGO


LE WINDIGO  (Norval Morrisseau, vers 1963, tempéra sur papier d'emballage (avec la permission du Glenbow Museum/64.37.9).

C’est sans aucun doute l’animal légendaire le plus connu de nos Amérindiens dont les Algonquins.  C’est après avoir mangé de la chair humaine que l’individu devient un Windigo. En algonquin il s’écrit widjigò et signifie cannibale maudit. C’est la créature évoquée par l’amérindien la plus terrifiante qui soit, d’où la réaction de nos témoins comme vous le verrez plus loin.
La description de cette créature fait allusion à un animal extrêmement maigre, or les windigos sont précisément associés dans les légendes à la famine. Voyons donc immédiatement le témoignage de Claire et de sa fille June après quoi nous reviendrons sur le windigo.

 AFFIDAVIT

Le document légal a été envoyé au témoin principal Claire qui me l’a retourné, signé en bonne et due forme, immédiatement après réception.  

FAUSSES PISTES À ÉLIMINER.

Au départ, j’aime toujours identifier le premier assaut que va subir ce dossier et le contrer si possible et dans ce cas, je suis certain qu’on va me dire. «C’est un de ses amis qui a revêtu un costume et un masque d’halloween pour lui faire la peur du siècle et qui par la suite l’a niaisé au téléphone pour en rajouter. » Si j’avais le moindre doute, je ne publierais pas l’affaire. Mais pour un tas de raisons que vous serez en mesure d’évaluer par vous-même je suis convaincu que ce n’est pas une « peur » montée de toutes pièces et vous verrez pourquoi. En plus c’est sans compter l’excellent sens de l’observation de nos témoins, surtout Claire dont la description est encore empreinte sur sa rétine tant elle fut marquante. Ayez donc toujours cela à l’esprit en parcourant le dossier.  

Nous sommes en septembre 2007, probablement dans la première semaine du mois puisque Claire, 37 ans, notre témoin, adore regarder les perséides. Cela faisait environ deux ou trois semaines qu’elle avait pu se contenter. Claire est en arrêt de travail et occupe le deuxième étage d’une maison de ferme située dans un rang très isolé du village de l’Avenir au Québec, à environ 20 kilomètres au sud-est de Drummondville.

 Il n’y a aucun voisin, sauf le propriétaire qui habite en bas de chez elle et Claire n’y demeure que depuis deux mois.  Ce soir-là, elle a veillé chez son cousin. Elle y était avec sa fille June, 11 ans, et son bébé de 3 ans. Aucun alcool en passant. Vers  2 heures et demi du matin, elle entre dans sa cour avec la voiture.  Pour ce faire  elle a du  emprunter une allée de gravier qui se situe à près d’un kilomètre de la route principale et ce chemin privé, est bordé de champs de labours et de pacages à vaches. Comme c’est très souvent le cas avec les maisons de ferme. 

Pour stationner, elle passe donc entre la maison et deux bâtiments de ferme lesquels sont séparés par un sentier destiné aux manœuvres d’entrées et de sorties de la machinerie agricole. Il importe de savoir qu’avec sa voiture, elle vient de passer exactement là où va se retrouver la créature en question c’est à dire entre le sentier de tracteur et la maison.  

LA PETITE NE VEUT RIEN SAVOIR

Claire sort de sa voiture, mais la petite ne veut rien entendre, elle dort, elle est bien au chaud et ne veut pas être dérangée. « Ca commençait à être un aria » dit Claire. Elle fait donc quelque chose d’inhabituel et remet les clefs de la maison à June, en lui demandant d’aller débarrer la porte. Claire réside au deuxième étage et pour y accéder, doit grimper quelques marches, déambuler sur une grande galerie (faisant la façade complète du devant de la maison) et entrer chez elle par la porte, qui est située en plein centre.

La porte du propriétaire, au rez-de-chaussée est vis-à-vis la sienne et de sa galerie et voit les marches qui montent sur le palier du proprio.  Cette nuit-là, il fait beau, les étoiles brillent par milliers et la lune est absente. Claire savait donc qu’à son retour, elle aurait un problème alors elle avait allumé, une grosse ampoule de 100 watts dont le socle est situé à côté de sa porte. L’éclairage produit permettait donc de voir très bien  la galerie, l’escalier et directement devant la galerie sur le chemin de gravier en incluant les marches du propriétaire.  

La petite n’est toujours pas contente et Claire essaie de la prendre dans ses bras, tout en fermant le véhicule et finalement, soulagée de la voir s’endormir, elle se dirige vers son propre escalier, lequel est à gauche de la façade. Elle lève la tête et admire le ciel, sa petite passion, il est magnifique ! Elle s’attend donc à voir June dans la maison avec la porte à demi ouverte.

C’EST EN MONTANT LES MARCHES QUE BRUSQUEMENT TOUT VA COMMENCER. 

Le cri d'une bête se fait entendre, il est hors de ce monde, puissant, guttural, animal, colérique et effrayant. Claire entend alors June qui lui lance : «  Maaammman... » Claire connaît sa fille et comprend qu’elle  est terrifiée, sans mots. Claire me dira «  je n’ai jamais vu ma fille, ni même aucun enfant ( elle a fait de la garde très souvent) avoir une expression du visage comme celle-là. La bouche ouverte, les yeux exorbités avec une lueur de panique comme si elle avait le Diable devant elle. C'était le cas en effet.  

 

En grimpant les marches à vitesse grand V Claire voit alors une silhouette sur sa droite  et une tête qui la regarde mais elle ne distingue rien encore des détails mais saisit facilement que le cri d’horreur et l'appel de sa fille sont liés à « ça ».Arrivée sur la galerie en haut des marches, elle voit sa fille l’index tendu vers le bas. Elle écrit

«  Je fixe alors l'endroit qu'elle m'indique de son index tendu.  Je dois d'abord vous expliqué que cet endroit était très sombre le soir, j'avais installé, quelques semaines auparavant,  une ampoule de 100 watts à coté de ma porte et comme je portais mes lunettes de conduite nocturne et bien j'étais un peu aveuglé et ça m'a prit quelques temps avant de discerné ce que tentait de me montrer ma fille.  

À l'intérieur de moi je savais que le danger était éminent sans pouvoir totalement l'expliquer par des mots ici car tout mon corps était en alerte. Mais quand mes yeux se sont habitués à cette clarté, j'ai réalisé que ce que j'avais devant moi était la chose la plus horrible que je n'avais jamais vu de ma vie!!!  Cette chose nous faisait face et était carrément en bas de mon balcon, vis à vis de la porte de mes propriétaires et de la mienne en haut.  J'ai alors cru que c'était peut-être une farce de quelqu'un mais après avoir regardé comme il faut  la silhouette, mon regard s'est finalement arrêté sur son visage pour ensuite regarder ses yeux et sa bouche.....il était impossible que cette chose soit humaine. »

AVANT DE LA DÉCRIRE EN DÉTAIL VOYONS LA SUITE.

Ressentant que la créature adopte une posture  signifiant qu'elle a l’intention de bondir vers eux, observant les yeux de la créature posés sur sa petite, Claire dira :« Ses yeux étaient d'un rouge vif et l'expression de son visage en disait long sur ces intentions croyez moi!!!!  C'est alors que j'ai dit à ma fille:  "June, débarrreee la pooorrrtttee. "  Ce qu'elle s'est empressé de faire et je suis resté là, inflexible, avec ma fille toujours dans mes bras.  

(Dessin fourni par le témoin. Incapable de représenter la position adoptée pour sauter en se donnant un élan, elle a fait de son mieux. )

Je voyais cette chose saliver en regardant mon bébé et c'est alors que m'est venue l'idée de lui lancer un regard méchant et de lui dire par ma pensée :  "Essaye-toé même pas mon tabarn.......!.".  J'ai entendu la porte s'ouvrir derrière moi et doucement je me suis mise à reculer pour me retourner vivement, fermer la porte et dire à ma plus vieille:  "Vite vite vite....barre la porte mon amour!" Car j'avais les mains encore pleines avec la petite qui ne s'est d'ailleurs jamais réveillée, croyez-le ou non!  

Une fois la porte refermée, moi et ma fille aînée nous regardions les yeux dans les yeux et elle m'a demandé:  "Maman....c'était quoi ça?"  Je me suis alors mise à paniquer (ma June devait le voir dans mon regard car elle n'a pas donné suite à son questionnement) mais avant de faire quoique ce soit d'autre, je suis allé coucher ma petite dans son lit.  De retour dans le passage, je retourne voir ma fille June qui regardait encore par la fenêtre de la porte et je lui ai demandé si "c't'affaire là" était encore là.  

Elle m'a répondu que non et j'ai moi-même vérifié sans oser sortir par contre, et il était vrai qu'elle ne semblait plus là.  Je me suis alors décidé à appeler un de mes amis qui m'avait toujours dit que si un jour j'avais besoin de quelqu'un et quelque soit l'heure de l'appeler.  Ma fille sur mes talons, je suis allé prendre le téléphone sur sa base mais j'ai alors constaté que mon répondeur affichait 2 appels.  

J'ai commencé par écouter les messages....oufffff.  Rien de rassurant croyez-moi encore!  Les 2 messages étaient en fait remplis de son étranges semblables à un langage inconnu parlé par je ne sais trop quelle sorte de patente venu de l'espace.  Moi et ma fille étions sous le choc, le visage hébété  l’une comme l’autre.  J’ai alors signalé le numéro de mon copain André.  Je lui ai raconté ce qui c’était passé et je lui parle également des 2 messages du répondeur que je lui  fais d’ailleurs écouter (ce qui était possible à l’époque).  Il me dit qu’il s’en vient tout de suite.  Je lui réponds que c’est loin de St-Cyrille de Wendover à chez moi mais il veut absolument venir car il entend ma voix et celle de ma fille et il voit bien que nous sommes sous le choc.  

Il est venu et il s’est promené à l’extérieur tout autour et il n’a rien vu car il n’y avait plus rien à voir non plus j’imagine;  cette chose était bel et bien partie.  En ce qui concerne les messages du répondeur lorsqu’il les a entendus, il s’est frotté les bras car il m’a dit que c’était à glacer le sang ce langage là.

Le lendemain, j’ai demandé à mon propriétaire s’il avait vu quoique ce soit la nuit dernière et il m’a répondu que non mais il va sans dire, que j’avais aiguisé sa curiosité alors il m’a demandé pourquoi.  Sans répondre, je lui ai ensuite demandé si il n’avait pas perdu de bête durant la nuit puisque qu’il avait des vaches, taureau, moutons et autres.  Il m’a encore répondu que non.  Il a donc reposé sa question concernant ce qui c’était passé la nuit dernière et je lui ai dit que j’avais croisé un animal étrange sans lui donner d’autres précisions et il m’a répondu que c’était la grosse campagne ici et qu’il était normal d’y voir des animaux, alors je n’ai pas osé étirer le sujet, de peur de passer pour une étrange bibitte moi-même.  

Sur ce,  ça me fait du bien d’en parler maintenant à quelqu’un qui en a vu d’autres et j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur le sujet mais je dois d’abord repréciser qu’il n’y avait pas de lune et que les messages sur le répondeurs m’ont dissuadé qu’il pouvait s’agir d’une sorte de loup garou bien que je ne crois pas du tout à ce genre d’histoires.  Mais je dois aussi avouer que si quelqu’un d’autre que moi-même m’avais raconté cette histoire et bien…je n’y croirais pas, alors je ne vous en voudrai pas de me ne pas me croire si tel est le cas. »

LA CRÉATURE  BIPÈDE OU QUADRUPÈDE

Compte tenu de la tête assez proche d’elle sur sa galerie d’environ 12 pieds de haut, elle estime la taille entre 6 et 8 pieds. « C’était pas un chien ou un loup, même debout c’était très grand » Les bras ou les pattes avant sont assez longs pour atteindre les genoux, ils étaient écartés à la hauteur des épaules comme pour se donner un élan. Cela m’autorise à penser que cette créature est soit bâtie quadrupède ou est carrément capable des deux.

TRÈS MAIGRE ET AFFAMÉE

Autre particularité, elle était très mince. J’ai alors dit à Claire qu’il existe deux façons de parler de minceur. On peut dire d’une belle jeune fille par exemple, qu’elle est très mince, jolie et attirante. Mais on peut dire aussi, qu’elle est maigre comme un clou et pas très belle à voir. Maigre et mince dans ma tête sont deux choses. Claire a compris. Sa réponse. « Maigre en maudit, je pouvais voir les côtes saillir de sa poitrine quand je l’ai vue de côté, en arrivant sur la galerie, puis après j’ai vu les bras maigres, les jambes maigres et même les mains. On voyait ses côtes quand elle respirait. Les jointures étaient visibles, les rotules des genoux et les coudes plus gros que le membre, lui-même.  Ca c’est maigre ! »  Puis elle a ajouté: "Ct’affaire-là, avait l’air affamée et maigre comme elle était, ca ne me surprendrait pas qu'elle était très affamée.. Et de plus, n'oublions pas qu'elle salivait en regardant ma fille."Je crois qu’il est possible de ressentir ce genre de chose même si c’est très subjectif. 

POILS ET PEAU

Claire voit assez bien la peau rougeâtre mais la chose n’est pas poilue comme un animal, il y a des poils gris, blancs et noirs un peu partout mais on ne parle pas d’un pelage comme tel. Par contre elle avait une grosse touffe de poils hirsutes sur la tête. Elle n’a pas pu voir le dos et ignore si la chose avait une queue mais croit que non «  parce qu'en montant les marches je l’aurais vue ».

Elle avait des oreilles poilues, très droites et très longues. Et elle n’avait pas ces longues épines dans le dos, typique du Chupacabra porto-ricain. D’ailleurs en raison de la sortie du film La Mutante ou Species, dans ces années-là, certains se demandent si le film n’aurait pas gratifié le chupacabra de ces fameuses épines. 

LA GUEULE

La chose avait  un museau allongé mais pas de truffe, uniquement deux trous de narine sans plus. « Il était plissé de rage ». La gueule était ouverte, on y voyait la langue et les dents qui avaient une grosseur normale pour sa tête mais les crocs étaient énormes tant ceux du haut que du bas. Le babouin est un bon exemple de crocs disproportionnés. « Ce n’était pas un masque, pantoute, c’était une vraie gueule  à moins que tu puisses faire dégouliner de la salive d’un masque parce qu’il en sortait pas mal de sa gueule. Oubliez ca le masque, et le costume aussi, c’était maigre, la peau tendu sur le corps, y’a pas un humain qui ressemble à ca, jamais de la vie. » argumente Claire.

LES YEUX LE REGARD

Le regard est animal, agressif, carrément méchant. Les yeux étaient très grands pour un animal avec cette tête-là, rouges comme du feu et en amandes. « Le regard avec la gueule monsieur Casault c’était épouvantable, je n’ai jamais eu aussi peur que ca dans ma vie. »  Claire ajoute : «  Quand j’ai dit dans ma tête, toé essaye-toi-même pas (en sacrant j'avoue), j’étais prête à tuer et là j’ai remarqué que les yeux de la chose arrêtaient de fixer ma petite mais c’est comme...c’est comme si il cherchait une sortie, il regardait de gauche à droite, tout comme il s’est retourné la tête en lâchant June du regard, pour ensuite me regarder monter les marches

Les yeux rouges sont très rares  et habituellement ce sont les animaux albinos ou certains marsupiaux qui sont nocturnes. Cela dit le fond de l'oeil d'un animal nocturne peut apparaître rouge si on éclaire ses yeux. C'est probablement le cas ici en raison de la 100 watts sur la galerie. 

FIN DE L’HISTOIRE

Comme on l’a vu plus haut, la créature est partie après 4 ou 5 minutes sans laisser de traces, une allée de gravier n’étant pas très propice à cela et de plus, la voiture de son ami ayant passé là de toute manière par la suite.  Les deux appels sur le répondeur sont atypiques d’un dossier comme celui-là. Ils ont été effacés depuis belle lurette et l’imitation qu’elle m’en a faite me fait penser à du bruit électronique mais bon qu’est ce que j’en sais.

 Il n’y a jamais eu de suites, pas de cauchemars, ni de sa fille ni d’elle ni rien. Elle a été très discrète également.

ON VA LA FAIRE FREAKER !

Outre une créature abominable qui n’existe que dans les légendes mais que l’on continue de rapporter encore de nos jours, la seule hypothèse est celle du comique qui se déguise. C'est écarté pour les raisons physiques évoqués.  En arrêt de travail depuis plusieurs mois, Claire a déménagé à cette adresse pour un tas de raisons personnelles. Personne ne sait qu’elle demeure à cet endroit, mis à part ses grands amis de toujours et sa famille. Personne n’aurait, à sa connaissance, une haine assez forte à son endroit pour créer un choc pareil non seulement à Claire mais à sa fille June et à son bébé.

 Personne ne savait non plus, qu’elle était chez son cousin, ni à quelle heure elle allait revenir, personne non plus ne savait si le propriétaire, en entendant le cri  n’allait pas sortir avec un 12 et lui régler son cas. Aucun costume et masque, affirme Claire n’auraient pu être d’une si grande qualité hollywoodienne  pour ressembler même de loin à ca. C’était vivant et c’était animal.

Et éventuellement elle aurait finit par apprendre qui lui aurait fait cette farce super niaiseuse, cruelle et méchante. La raison pour laquelle le propriétaire n’a pas réagi d’après elle est liée à son habitude de consommer toute la soirée durant. 

UN CHIEN UN LOUP ? 

Le plus grand canidé sauvage, le loup gris, qui n’existe pas d’ailleurs dans nos régions va mesurer de l’extrémité de la queue au museau 1, 65  soit 5 pieds 4 pouces. Il ne se tient jamais debout sur ses pattes arrières et le cas échéant quelques secondes et il a un pelage abondant. Il n’existe aucun animal connu sans pelage sauf quelques races de chien et de chats mais relativement petits ou de chiens atteints de la gale.  

Les seuls animaux parfois bipèdes quand ca leur tente, sont l’orang outang et le gorille ainsi que parfois le chimpanzé ou alors le kangourou, tous très fréquents dans les rues de Drummondville évidemment ! Le seul animal qui pourrait avoir une toute petite ressemblance est le Grand Danois. Son pelage est très court mais le plus souvent très foncé et luisant, sa gueule est immense et ses oreilles lorsque taillées ressemblent à celle de la créature. Ses paupières sont en forme d’amandes. Mais il n’a pas les yeux rouges, n’a pas de touffe de poils sur la tête, sa peau n’est pas rougeâtre avec des poils parsemés. C’est un chien énorme, musclé mais relativement allongé et debout il est surprenant mais il ne tient pas debout sans s’appuyer et certes pas cinq minutes les pattes d’avant  écartées latéralement ce qu'aucun canidé ne peut faire sauf le boxer.Il ne crie pas et son aboiement est grave et reconnaissable comme étant celui d’un chien. Même frappé sévèrement par la gale,  cela ne correspond nullement à cette description.  

Claire a écarté cette hypothèse sans hésiter une seconde.

AFFAMÉ ?

Si cette chose était affamée au point de s’en prendre à des humains, pourquoi n’est-il pas allé s’en prendre aux animaux de la ferme demeure une énigme à laquelle je n’ai pas de réponse. Je n’ai pas de réponse non plus au fait que nos témoins, vulnérables, isolés n’ont pas été attaqués. J’ai demandé à Claire ce qui serait arrivé si cette chose avait finalement réussi à bondir sur la galerie ou la rejoindre dans l’escalier. «  Je serais morte sur le champ »  Pourquoi les avoir épargné demeure un mystère.  

RETOUR SUR LE WINDIGO

On nous signale plusieurs auteurs qui ont écrit sur le windigo mais je crois qu’il sera intéressant de retenir ici les propos de Basil Johnston, un ojibwa enseignant et chercheur de l'Ontario, qui donne une description des windigo dans les légendes amérindiennes. En lisant un extrait de  Tales the elders told: Ojibway legends. 1981) repassez l’image décrite par nos témoins. 

«Le Windigo était émacié à un point extrême, sa peau desséchée tirée et tendue sur ses os. Avec ses os poussant contre sa peau, elle-même de la couleur des cendres grises de la mort, et ses yeux repoussés au plus profond de leurs orbites, le Windigo ressemblait à un squelette récemment déterré de sa tombe. Ses lèvres, étaient en lambeaux […] souillé de sang et de souffrance et de suppurations de la chair, le Windigo dégageait une odeur étrange et inquiétante de dégradation et de décomposition, de mort et de corruption. »

La créature décrite par Claire était extrêmement maigre, presque squelettique. Poursuivons la lecture des écrits de Johnston . "Il n'est jamais satisfait après avoir tué une personne pour la dévorer, et se met constamment à la recherche de nouvelles victimes". La créature salivait abondamment les yeux rivés sur le bébé de Claire.
Ce qui suit est intéressant aussi.« Dans certaines légendes les windigos sont décrits comme des géants plus grands que les êtres humains. Chaque fois qu'un windigo mange une autre personne, il grossit en proportion de ce qu'il vient d'avaler et ressent à nouveau la faim, de sorte qu'il n'est jamais rassasié, les Windigos sont donc constamment à la fois gavés et en état de famine » La créature de Claire a poussé un cri effrayant attirant alors l’attention de June sur la galerie.

L’Avenir est un tout petit village situé dans une région constellée de grands champs et de forêts. Mentionnons aussi qu’elle  a été aperçue au début septembre 2007. Environnement Canada parle de soirées très fraîches soit environ 4 degrés. « La plupart des contes indiquent que le windigo fait son apparition lors de la montée des vents froids, poussant des cris perçants et de terribles hurlements. Bien que la plupart des contes présentent le windigo comme étant cannibale, dangereux et violent, l'«hôte » peut encore essayer de vivre loin de la civilisation, au plus profond des bois, pour empêcher quiconque d'être sa prochaine victime.

Quant à sa description... Certains contes mentionnent  le windigo comme une bête monstrueuse mi-homme mi-animale, proche du loup-garou, ou encore un grand hominidé, proche du Sasquatch. Il est caractérisé par son extrême cruauté envers ses victimes et son gout immodéré pour la chair humaine. Il semble être nocturne, parce qu'on dit de lui qu'il cherche ses victimes pendant l'aube et les dévore dans l'obscurité.

 Les windigos ont plusieurs points communs avec les loups-garous issus dont il serait l'équivalent pour les amérindiens. Ils ont parfois une forme humaine, sous laquelle ils ne peuvent être démasqués qu’à cause de leurs yeux rouges. Comme ceux de la créature de Claire. D'autre part, ils ont une forme monstrueuse souvent décrite comme semi-animale et des cas de transmissions par morsures sont mentionnés. »

Les légendes viennent de quelque part surtout lorsqu’elles se ressemblent tant d’un milieu à un autre. Le windigo existe-t-il ? Je ne sais pas, mais si ce que Claire raconte est la version exacte de ce qu’elle a vu, je suis bien obligé d’y penser, à moins qu’il s’agisse d’une autre RS-2 comme ce fut le cas à Blue Sea Lake avec Angie son mari et l’homme-loup observé en plein centre de la route.

ANALYSE

Nous vivons tous pour la plupart dans des villes ou villages peuplés assez densément pour que les animaux de la forêt se tiennent loin, même si à l'occasion chevreuils, ours et orignaux s'aventurent parfois. Nous pensons connaître notre planète mais chaque jour nous apprenons des choses qui contredisent nos énoncés précédents. Nous pensions que... est la formulation scientifique la plus répandue qui soit malgré tout ce que l'on peut en penser.

Je suis convaincu que certaines formes de vies très intelligentes, mais sauvages, puissent exister sur Terre. Le Yéti ou sa contrepartie nord-américaine, le Bigfoot ou Sasquatch ne sont pas des inventions toutes simples comme l'arrogance de certains penseurs enfermés dans leur laboratoires tentent de nous dire. Le windigo est une légende amérindienne, enrobée d'une spiritualité animiste et d'un contexte social assez particulier le cannibalisme ayant existé à une époque chez certaines tribus.  Conjuguée à cela l'observation d'une créature comme celle de Claire, disons au 15e siècle, avant l'arrivée de l'homme blanc a construit la légende du Windigo qui persiste jusqu'à nos jours. La similarité des témoignages de loups-garous, de windigos de sasquatch  donne à penser que rien n'interdit la possibilité d'existence bien réelle de ces créatures.

Comme dit plus haut, si elles sont très sensibles à la présence humaine, capables de se nourrir d'autre sources nutritive que la viande si nécéssaire, de se cacher adéquatement selon un mode de vie adéquat, il est alors fort possible que ces créatures survivent. L'argument de certains experts forestiers qui parcourent les bois l'année durant sans avoir jamais rien vu d'exceptionnel, est contrebalancé par d'autres qui affirment le contraire et parce qu'ils sont plus rares indiquent alors que le nombre de ces créatures est forcément très bas, à la limite des lois génétiques de la reproduction, en ce sens qu'il faut un minimum d'individus pour éviter l'extinction.

Et rien ne dit à ce sujet que ces créatures ne sont pas en voie d'extinction. N'oublions pas les démentis formels du gouvernement du Québec qui de l'avis de ses spécialistes de la faune juraient que les trappeurs qui affirmaient depuis des décennies avoir vu un cougar dans nos forêts, avaient rêvé ! Que c'était impossible ! Jusqu'à ce  que la preuve ADN identifie formellement en 2007 l'existence du cougar en Gaspésie, en Estrie et même dans le secteur de Québec. 

Alors si des cougars circulent dans nos bois et qu'il a fallu (1938-2007) toutes ces années pour le prouver, qu'en serait-il d'une créature exotique encore plus rare et possiblement beaucoup plus rusée et  intelligente ?

Une fois de plus, je vous lirai sur ma page Facebook.

 

JEAN CASAULT VIENT DE PUBLIER CE LIVRE DISPONIBLE MAINTENANT DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES.