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 L'IMPOSSIBLE CERCLE LIQUIDE

Une enquête de CASAULT

(Voir addendum à la fin)

 

Avec l’aide très appréciée de Josianne Roy ET du docteur Arnaud Courti. Josianne Roy est titulaire d’une maîtrise en chimie de l’Institut national de la recherche scientifique et de l’Université Laval. Arnaud Courti est docteur en Sciences, option radiochimie et physique nucléaire dans le domaine de l'environnement. Ils enseignent tous les deux au Campus Notre-Dame-de-Foy en Sciences de la nature et en Technique de sécurité incendie.

 

Dessin de EDC STUDIO

LA TRÈS RARE RENCONTRE RAPPROCHÉE DE TYPE ll

Comme vous le verrez dans ce dossier à deux phases - mises par moi en corrélation - la première phase requiert absolument les services d’un expert en chimie et d’un autre en physique d’où la raison de leur implication dans le dossier. En général ce type d’expert n’est requis que lors d’une RR-2 qui comme vous le savez est extrêmement rare. J’ai enquêté sur une demi-douzaines de dossiers de type RR-2 seulement et jamais en temps réel malheureusement. La RR-2 est une rencontre rapprochée avec un vaisseau qui laisse des traces visibles et mesurables au sol ou sur l’environnement.

En général ce sont des brûlures ou le plus souvent une simple marque circulaire démontrant qu’un poids important de cette forme s’est posé là. (St-Jean d’Iberville 1971) - (Îles aux Allumettes 1968). Ce peut être un cratère (Thetford 1968) - des résidus de filaments blanchâtres, (St Basile de Portneuf 1974) etc. D’autres enquêteurs ont travaillé sur l’affaire de Ste-Marie de Monnoir où la surface circulaire d’herbe jaunie par le froid du mois de novembre est soudainement devenue verte avec une surabondance d’éléments organiques, suggérant que l’objet aurait en quelque sorte ravivé l’herbe. Là aussi le vaisseau et la trace étaient mis en corrélation.

J’ai travaillé sur plusieurs dossiers où le témoin subit lui-même des effets  physiques tels que scoop marks, cicatrices, griffures, fièvre, maux de têtes etc mais comme déjà dit, outre les effets psychiques rêves et autres, les RR-2 classiques sont rares et quasi inexistants depuis déjà quelques décennies. Celui-ci à mon avis est unique mais je serais très heureux d'apprendre  qu’il y a en eu d’autres du même calibre.

C’est par corrélation comme vous le verrez, que j’établis la présence d’un ovni dans ce dossier puisqu’il n’a pas été observé EN MÊME TEMPS que la trace au sol, ni par le même témoin. Par contre, le lien est très fort. Vous le jugerez par vous-même. 

Dans ce dossier précis, il ne s’agit pas non plus d’analyser la dite trace puisque l’affaire remonte à 1984 et que la trace a évidemment disparue. Elle l'était de toute manière dans les heures suivant son observation. Par contre, la description qu’en fait le témoin est excellente, précise et détaillée et suffit à se poser quelques questions très importantes comme vous le verrez.

PREMIÈRE RENCONTRE

Guylaine est dans la petite cinquantaine. Elle n’est pas très loin de moi dans la piscine. La journée est magnifique, l’eau est à la température des dieux et comme elle le dit assez fort pour être entendue : « Non mais on es-tu assez ben ! » Comme c’est souvent le cas entre gens habitant un édifice à condos, on se voisine, on se parle, on placote, mais en général on ne sait rien de personne. Cette journée-là on parle du mois d’août exceptionnel, du coût des condos en Floride, de la valeur du dollar, des guêpes au 4e étage, des grilles du BBQ pas très....enfin et ainsi va la vie.

Mais là, Guylaine, originaire du Nouveau-Brunswick et qui en jase un coup, se met à parler des affaires qui se peuvent pas et d’autres baigneurs embarquent et on parle de ça un gros dix minutes. Vers la fin de l’après-midi, Guylaine revient dans l’eau, s’extasie une fois de plus sur la journée et me dit : « En tous les cas, moi ben jeune, j’ai vu une patente assez bizarre merci ». Je n’insiste pas et elle non plus. On passe à autre chose assez vite avec Mariette qui elle veut parler de ce qu’elle a vu de pas cher chez Costco. Pis là y’a un Marshall qui va ouvrir à Place Laurier etc...

Le lendemain, le mois d’août persiste à se donner des airs de juillet. Il fait 32 à l’humidex. Piscine here we are. Et là « on » me dit : « Va dont relancer Guylaine sur son histoire... » J’y vais et lentement entre deux cancans inutiles, je finis par lui dire : « C’est tranquille aujourd’hui, moins de monde qu’hier, dis-moi donc Guylaine, finalement, c’était quoi ton histoire bizarre ?  Oui oui ben oui faut que je te conte ça

 PAR UNE BELLE NUIT CHAUDE À CARAQUET

Prénoms fictifs

La nuit est magnifique et chaude c’est l’été 1984 et nous sommes à la petite Marina du bas Caraquet en bord de mer au Nouveau-Brunswick. Guylaine est dans la vingtaine et vient de  finir son chiffre comme barmaid. Il est 3 heures du matin et des poussières. Jean Benoît, gardien de la marina, lui envoie la main et Guylaine saute dans sa Trans-Am. Elle se dirige vers l’est, sur l’île de Pokesudie où elle demeure, à quelques kilomètres de la Marina.

La route est libre de toute circulation, c’est une très belle nuit, elle est contente de sa soirée, elle ne pense à rien de particulier et roule à vitesse normale quand soudainement elle voit quelque chose d’étrange devant elle au beau milieu de la route. Un grand trou ! Avant de se poser mille et une questions, elle applique les freins, s’assure que personne ne va lui rentrer dedans, descend de la voiture, sent une odeur très forte d'hôpital, marche tranquillement devant elle et voit bien que ce n’est pas normal cette chose-là. Il doit y avoir une bonne lune, elle ne s’en souvient pas, mais bien que ce soit la nuit, la route est claire, le paysage aussi, aucun vent, alors elle n’a aucune difficulté à voir ce qui traîne là au milieu de la route 145.

« Au début je me suis dit, tu parles d’un trou on va tous se tuer là-dedans ».

( Exceptionnellement, le dessin de Éric n'est pas une représentation exacte de l'observation, puisque le témoin n'était pas disponible pour évaluer la similarité avec son observation. On doit donc baser notre évaluation à partir du récit et non du dessin qui cela dit, donne quand même une très bonne idée de l'affaire.) 

C’est un cercle très sombre sur la route qui occupe les deux voies pour un diamètre de 30 à 35 pieds. Plus elle s’approche, plus elle se rend compte que ce n’est pas un trou comme elle le pensait, mais une énorme flaque d’eau parfaitement ronde, un cercle parfait. Comme une piscine !

Sur la surface très mince elle distingue des centaines de bulles de la grosseur d’un vingt cinq sous. Mais dès le moment qu’elle a mit le pied en dehors de sa voiture je le répète, elle avait sentie « une odeur d’hôpital » et plus elle s’était avancée, pire c’était.

Et maintenant l’odeur est très prenante. Le cercle est intimidant comme déjà dit, il est parfait sans aucune bavure et occupe toute la surface des deux voies. La route est bien droite et n’accuse aucune pente et n’a aucune déclivité visible même s’il y en a une forcément pour permettre à l’eau de pluie de se dégager vers les fossés. Alors comment se fait-il que ce liquide ne coule pas, ne laisse échapper aucune goutte et reste confiné dans ce cercle parfait. Je suis pas une savante, mais je voyais ben que c’était pas naturel c’taffaire-là me dit Guylaine.

Guylaine se penche et constate que c'est de l'eau, à tout le moins en apparence, c’est à dire non visqueuse, transparente et claire avec des bulles partout. Elle trempe son doigt dedans et l’essuie aussitôt parce que l’idée que ce soit une soucoupe volante qui a fait ça, lui vient à l’esprit. « J’ai pris peur, alors touche pas à ça que je me suis dit ». Elle voit l’asphalte au travers de l’eau mais ce qui la jette à terre c’est le cercle parfait que forme le liquide, ou plutôt la très grosse flaque d’eau. C’est comme si quelqu’un avait fait un rond parfait avec un compas et avait mis l'eau dedans. « Sur tout le tour du cercle y’a pas une goutte d’eau en dehors. Y’a pas même un petit croche. Pas un. Y’a quelque chose qui tenait toute cette eau-là ensemble dans le cercle, tsé à peu près un huitième de pouce d'épais, comme par magie. »

Ce simple aspect soulève de très nombreuses questions et on y reviendra plus loin en détail avec nos analystes-experts. Mais quelque chose d’autre s’est produit.

CORRÉLATION FASCINANTE

Vous n’avez pas oublié Jean Benoît ?  Jean Benoît c’est le gardien de la marina, il reste là toute la nuit pour s’assurer que personne ne vienne faire du trouble aux bateaux. Il connaît très bien Guylaine et on se rappelle qu’il l'a salué de la main comme chaque soir après la fermeture. Il est dans la cinquantaine.

Le lendemain de son observation, après avoir passé sur la flaque avec sa voiture, sans conséquence pour les pneus, Guylaine est allée se coucher et inutile de vous dire qu’après en avoir parlé à son père qui lui a dit que c’était un chalin qui a fait ca, elle est allé voir.  Rien. Pas même une auréole d’évaporation. Zéro. Le cercle était disparu sans laisser la moindre trace. En passant en Acadie, un chalin est un éclair de chaleur et n’a donc aucun rapport avec son observation. Je pense que son père a sans doute cru que le cercle noir était une brûlure sur l’asphalte ce qui on le sait, n’était pas le cas.

Déçue que le cercle n’y soit plus, elle revient à la maison et finit par tout oublier. Puis en début de soirée, elle quitte la maison pour retourner faire son chiffre au bar de la Marina. C’est en sortant de sa voiture à son arrivée que Jean Benoît l’accroche !

« Guylaine, viens icitte, viens icitte » fait-il en lui faisant signe du doigt de s’approcher comme si ce qu’il avait à lui dire ne devait pas être entendu par d’autres. Et avant de suivre leur dialogue sachez qu’il n’est pas au courant de l’existence la veille, du cercle liquide observé par Guylaine, il ne cherche donc pas à créer un lien avec ce qui va suivre. J’ai choisi de vous rapporter les mots exacts de Guylaine avec son petit accent du NB et son parler lorsqu’elle m’a tout raconté ça, autant avec sa bouche qu’avec ses mains !

Donc Jean-Benoît vient de lui dire de s’approcher de lui. Elle refuse, elle n’a pas le temps. Il va la relancer en soirée mais là encore, elle en a plein les bras au Bar. Finalement, à la sortie vers 3 heures, Jean-Benoît finit par la convaincre de l’écouter. Elle s’approche de lui.

- Que c’est ? On dirait que t’as vu le diable ! Lui dit Guylaine et lui de répondre.

- Tsé hier soir quand t’es partie ?

- Oui à 3 heures 3 heures et quart, veux tu ben me dire que c’est qu'ya.

- Ben imagine-toi donc que j’ai vu une soucoupe volante...

- Ben voyons donc toi Jean Benoît une soucoupe volante ? De que c’est que tu racontes-là lui dit Guylaine qui ne fait pas encore de lien avec son cercle bizarre..

- J’te jure, une vraie soucoupe volante,  a bougeait pas, lumineuse avec trois lumières en dessous...

- Où ça ma foi du bon Dieu ?

- Icitte Guylaine, drette icitte au-dessus de la Marina, pas une minute après que tu sois partie. J’avais le cou cassé à regarder ca.

- Ben voyons donc ( et c’est là que Guylaine allume et commence à se dire qu’après tout....ca, le cercle....et elle dit à Jean Benoît "Par où est-ce qu’est partie ?"

Et Jean Benoît de pointer son bras vers l’est, exactement dans la direction prise par Guylaine la veille avec sa Trans-Am pour renter chez-elle. Et lui d’ajouter en faisant un geste vif avec sa main  « pis ca partie, pfffuitt comme une balle !  Ca t’as dépassé c’est sûr !»

Cette dernière qui m’a raconté son histoire tout récemment va se mettre à la recherche de Jean Benoît qui est toujours vivant, à 84 ans et demeure encore là-bas. Le cas échéant, je rouvrirai le dossier pour inclure son témoignage. Donc deux phénomènes, deux anomalies. L’une au sol et l’autre aérienne. Les deux sont liées dans l’espace et le temps. L’ovni de Jean-Benoît, visiblement exotique, silencieux, lumineux n’est pas la lune (ce gars-là passe sa vie à l’extérieur toutes les nuits et sans être un astronome, en a vu des lunes et des étoiles filantes, des aurores boréales etc.) L’objet a été vu quelques minutes avant le cercle d’eau et se dirigeant dans sa direction. Rappel important : Quand Jean-Benoit raconte son histoire d’ovni IL IGNORE ce que Guylaine a vu la veille sur la route.

Imaginons donc pour la cause, que l’objet, plus rapide que la Trans Am, se pose sur la route, provoque l’anomalie au sol et décolle ni vu ni connu. Il  aurait laissé comme un résidu chimique lié soit à la surface du vaisseau, une réaction chimique causée par l’objet avec je ne sais trop quoi et qui tient dans un cercle parfait..  J’ai donc demandé à Josianne Roy, chimiste, d’essayer de voir si la nature même du liquide est capable de créer ce cercle. En d’autres termes, quel liquide peut ainsi se comporter ? Si seulement il en existe un.

ÉTAIT-CE VRAIMENT DE L’EAU ?

Un lecteur m’a dit : C’est la première fois que vous utilisez les services d’experts, pourquoi là et pas avant ? J'ai répondu que ce n’était pas la première fois loin de là, mes recherches remontent quand même aux années 60. Toutefois comme mentionné plus haut, les RR-2 sont très rares et on arrive toujours trop tard, bien après que des prélèvements puissent-être utiles.

Dans ce cas, on a de l’eau ou un liquide qui sent le chloroforme et qui s’est étendu sur l’asphalte en un cercle parfait. Idéalement si j’avais pu travailler avec une photo c’eut été mieux, si j’avais pu les emmener sur place cinq minutes après le témoin, c’eut été fabuleux, un prélèvement du liquide aurait été effectué et nous l’aurions vu disparaître sous nos yeux, nous aurions vu l'effet d'un véhicule qui passe dessus, sans parler d’une lecture du champ magnétique environnant et d’éventuelles variations qui auraient pu être mesurées etc. Rien de tout cela malheureusement.

Malgré les circonstances actuelles, leur intervention  était essentielle. Un dossier de RR-2 exige l’intervention d’experts selon la nature des effets observés. Mais prenons le cas de l’ovni de Jean-Benoit. Ils n’ont absolument rien dit sur cet objet. Notre ami physicien n’aurait pu que dire : Nous on ne fabrique pas des trucs pareils et ca ne semble pas naturel si on se base sur les propos du témoin et je n’ai besoin de personne pour me dire ca. Je ferai appel à des experts à chaque fois qu’un phénomène laissera des traces physiques de son passage mais je le répète, durant ma très longue carrière, je compte les dossiers de RR-2  sur lesquels j’ai enquêté sur les doigts de la main et comme les atterrissages ne sont plus rapportés depuis des décennies alors je ne me fais pas d’illusion pour d’autres dossiers à venir, à moins qu'il soit comme celui-ci, reculé dans le temps.

Donc était-ce vraiment de l'eau ? C’est ça la vraie question. Interrogée sur cet aspect, voici ce qu’a dit le témoin Guylaine. « Je dirais que l'eau était tiède mais il faisait très beau cette soirée-là et elle m’a semblé huileuse à voir, mais pas au toucher. Ca semblait vraiment de l’eau. J’ai senti mes doigt après avoir touché et ca sentait vraiment le chloroforme et là  je me suis dit « en  tous les cas, c’est une  soucoupe volante qui a atterrie ici car c’est la seule  explication que je trouve plausible".

J’ai beaucoup frotté mes doigts sur moi pour être certaine qu'il ne reste rien. Les bulles étaient immobiles et l'odeur était plus prononcée près du cercle, j'avais cette odeur dans le nez alors quand j'ai rembarqué dans mon auto je me rappelle pas si ca senti longtemps après et mes vêtement sont allés au lavage en arrivant a la maison. Ils sentaient tellement la cigarette. Dans ce temps là (1984) ca fumait fort dans les bars. Pour les pneus  je me souviens pas s’il y avait encore une senteur ou pas mais y étaient corrects... ».

Je mentionne qu'il aurait été très intéressant de savoir quel impact le passage du véhicule a eu sur le cercle de liquide. S'est-il reconstitué, s'est-elle "défait". Malheureusement le témoin n'a pas pensé à en faire l'expérience. 

Il faut donc discuter du comportement qu’aurait une flaque de cette dimension si elle était composée en partie ou entièrement de chloroforme et si je parle de chloroforme c’est que Guylaine, qui en 1984 s’est contenté de parler d’odeur d’hôpital, a subi une petite opération depuis et a reconnu cette même odeur lorsqu’on a posé sur elle un masque au chloroforme, une pratique interdite de nos jours. C’est une odeur très caractéristique. On ne l’oublie jamais croyez-moi et l’odorat est le sens qui a le plus de mémoire.

Un dossier ufologique peut être étrange ou très étrange et il est important d’isoler la caractéristique qui le définit de la sorte. Je ne m’attarderai pas à l’ovni de Jean Benoît parce que c’est un cas classique de RR-1 comme il en existe des millions. Il est suffisamment crédible toutefois pour ne pas être une étoile filante compte tenu du fait que ce témoin est un nocturne qui vit à l’extérieur, sous un ciel d’une pureté exceptionnelle en 1984. Il n'a réagi de la sorte que parce que l'objet était très étrange. Surtout il est en corrélation directe avec l’expérience de Guylaine qui faut-il le dire, détient l’étrangeté maximale.

Sur une route de campagne, outre les piétons, les vélos et les motos, il ne passe que des voitures, des autocars, des camions, des 18 roues, des flat bed, des tracteurs, des remorques etc. Ce sont des véhicules à quatre roues avec ou sans chargement.  Comme on me l’indique avec raison, un chargement qui fuit va laisser une longue trace si le véhicule est en marche. Si le véhicule est stationnaire et qu’il perd un chargement, la gravité, même à cette hauteur va causer un splash et le liquide va se répandre dans toutes les directions de manière plutôt chaotique mais certainement pas en formant un cercle parfait. Une fois répandu qu’est-ce donc qui va causer les bulles grosses comme un vingt-cinq sous, alors même que le liquide est de la température de l’air ambiant ??? Sans parler du cercle parfait et de l’odeur.

Même en mettant une bande de caoutchouc ou n’importe quoi sur l’asphalte et qu’on y répande un liquide pour faire un cercle parfait, dès qu’on retire la bande, les différentes aspérités de l’asphalte, les toutes petites pentes invisibles à l’œil nu vont déformer le cercle et le rendre plus chaotique comme les photos plus bas.

Il existe aussi une déclivité convexe invisible mais bien réelle sur nos routes. Mais le témoin est formel : c’était un cercle aussi parfait que s’il avait été tracé au compas et pas une seule goutte d’eau à l’extérieur. Bruno X un des spécialistes consultés me dit : « Le chloroforme est volatil, même très volatil, il a du disparaître en peu de temps. Je suis du même avis que toi pour la pente transversale des routes pour évacuer l’eau. Un cercle, liquide et parfait sur une surface convexe ne peut pas exister, même si c'était du mercure ! C'est très étrange » !

Est-ce un film huileux invisible qui comme le savon avec lequel on fait des bulles aurait été assez fort pour maintenir l’eau ? Est-ce que ca existe seulement ? Le seul élément chimique connu qui forme un cercle parfait par cohésion c’est le mercure. Enfin je pense, on verra cela plus loin avec nos experts. Évidemment ce n’est pas de ca qu’on parle ici puisque l’asphalte était visible, le mercure est opaque et il ne reste pas sur les doigts quand on y touche.

Michel X est chimiste dans un laboratoire de la région : « Difficile d'expliquer ce phénomène, mais si un engin a atterri à cet endroit et a laissé un cercle de liquide parfait, il faut que les forces intermoléculaires de ce liquide soient très fortes (comme celles du mercure). Mais si c'était de l'eau, alors  peut-être que c'est un rejet de cet engin et que l'eau était "électrifiée ou magnétisée" par une réaction que l'on ignore. »

Michel a un point, le cercle existe parce que quelque chose retient l’eau et l’empêche de se disperser en petites rigoles partout. Ce qui la retient est-il le fruit d’une réaction produite par le vaisseau avant qu’il décolle ?  Une sorte de champ de force résiduel assez fort pour garder l’eau en cercle mais assez faible pour laisser Guylaine y tremper ses doigts ?

« Le chloroforme peut provenir de la réaction du chlore dans l'eau avec de la matière organique tel que mentionné dans votre texte décrivant les propriétés du chloroforme. Est-ce que cette flaque de liquide était un rejet d'une réaction chimique qui aurait eu lieu dans l'OVNI ? On ne le saura jamais. » termine-t-il.

Quelques faits bruts sur le chloroforme dont nous parle maintenant  la chimiste Josianne Roy.

État physique :

Liquide

Masse moléculaire :

119,38

Densité :

1,484 g/ml à 20 °C

Solubilité dans l'eau :

Peu soluble 
Autre valeur : 10,6 g/kg à 0 °C; 8,2 g/kg à 20 °C; 7,8 g/kg à 30 °C

Densité de vapeur (air=1) :

4,12

Point de fusion :

-63,5 °C

Point d'ébullition :

61,3 °C

Tension de vapeur :

159,5 mm de Hg    (21,27 kPa) à 20 °C
Autre valeur : 196,5 mm de Hg (26,2 kPa) à 25 °C; 519,8 mm de Hg (69,3 kPa) à 50 °C

Concentration à saturation :

210 000 ppm

Coefficient de partage (eau/huile) :

0,011

pH :

Sans objet

Limite de détection olfactive :

133 ppm

Facteur de conversion (ppm->mg/m³) :

4,8826

Taux d'évaporation (éther=1) :

1,79

1-Le chloroforme est ininflammable.

2-Le chloroforme cause l'irritation de la peau et des yeux. Il devait donc être dilué dans ce cas puisque Guylaine n’a absolument pas été gênée par la masse de liquide, n’a pas ressenti d’irritation sur les doigts dans ses muqueuses ni ses yeux. ..

Les effets secondaires sur l’environnement ou le témoin sont de l’ordre de ZERO. Rien. Pas même un petit picotement, une décoloration de son vêtement où elle s,est essuyé le doigt, un mal de tête, un rêve bizarre. Rien !

Josianne Roy a donc lancer plusieurs pistes à vérifier.  Mais d'abord voyons un résumé des faits. 

OBSERVATION D’UN CERCLE LIQUIDE AU MILIEU D’UNE ROUTE SECONDAIRE.

Lieu

: Rte 145 ou rue St-Paul direction est à quelques kilomètres de la Marina du bas-Caraquet au Nouveau-Brunswick

Date et heure

Vers 3h15-30 du matin durant l’été 1984

Météo

Au souvenir approximatif du témoin : Ciel clair, probablement avec une lune, température agréable dans les 23-25, pas de vent, une belle nuit d'été en somme. 

Apparence  observation de loin

Un grand cercle noir au milieu de la route,

Seconde observation à proximité

Un cercle parfait, comme tracé au compas constitué d’un liquide transparent sur la surface de laquelle flottent librement des centaines de bulles.

Sur le cercle :

Rond parfait, aucune bavure.

Taille :

30-35 pieds soit la largeur de la route à deux voies qui se rencontrent

Liquide

Température de l'air ambiant. Apparence plus huileuse que de l’eau. Aucun frémissement ou ridules, absence de vent. Épaisseur de la flaque environ 1/8 de pouce et plus. (C’est pas normal s’est dit le témoin, trop épais, ca devrait couler...) Transparent puisqu’on voit l’asphalte et la ligne jaune de la route.  Au toucher comme de l’eau, donc aucune viscosité pourtant appréhendée par le témoin.  Odeur forte de chloroforme. N’a pas été goutée. Le témoin s’est essuyé les doigts sur ses vêtements sans effets sur ces derniers.

Bulles

Normales à vue d’œil. Par centaines au dôme convexe, flottant sans bouger, de la taille d’un .25, d’autres un peu plus petites comme un cinq sous. Aucun bouillonnement, aucun mouvement. N’ont pas été touchées. 

Odeur

Chloroforme et captée dès que la porte de la voiture s’est ouverte. Plus forte à proximité du cercle.  Le liquide senti en est imprégné.

Effets physiques causés par le liquide, les bulles ou l’air ambiant.

Aucun. Aucune irritation de la peau, des yeux, des muqueuses ou des voies respiratoires et aucune, décoloration ou autre sur les vêtements ( Il faut dire qu’ils n’ont pas été examinés puisque lavés rapidement en raison de l’odeur de cigarette).  Donc aucun effet, ni sur place ni après.  Après avoir roulé en voiture aucun effet sur les pneus. Effets sur la flaque non observés. 

Statut du cercle après observation.

Inconnu. 12 heures plus tard il n’y était plus et aucune trace d’évaporation visible non plus.

Autres phénomènes en corrélation

Observation par (JB) témoin  mâle de 54 ans, du survol en mode immobile de la Marina par un gros objet lumineux avec 3 lumières sous sa surface ronde et départ ultra-rapide vers le site d’observation du cercle, une minute après que le témoin (G) du cercle se dirige dans cette direction. Le témoin (G) n’a jamais parlé du cercle au témoin (JB) et le témoin (JB) n’a  parlé de l’objet au témoin (G) que le lendemain. C’est donc une authentique corrélation et non une surenchère depuis plusieurs données partagées.

Comme dit plus haut, j'ai lancé un appel à experts parce qu'il s'agit d'une RR-2. Quelques timides réponses, tous requérant l'anonymat et soudain, à la suite d'une fascinante synchronicité, je recois l'offre d'une chimiste et d'un docteur en physique nucléaire. Josianne Roy et le docteur Arnaud Courti. Ce dernier a surtout été sollicité pour tenter de trouver une explication à la propriété plus que mystérieuse de ce liquide de demeurer sur une voie asphaltée en formant un cercle de 1/8 de pouce d'épaisseur et parfaitement circulaire, sans aucune bavure. Voyons d'abord ce que nous dit Josianne sur le liquide même.  

Réflexions et pistes théoriques à partir des travaux en laboratoire de la chimiste Josianne Roy. 

  1. Le liquide n’était sûrement pas corrosif, puisqu’elle y a touché avec ses doigts sans aucune conséquence. Même chose pour les pneus en caoutchouc vulcanisé.
  2. C’est surtout la tension superficielle élevée qui pourrait expliquer une forme ronde de liquide. Ex : mercure.
  3. La tension superficielle augmente lorsque la température ambiante diminue.
  4. La viscosité diminue lorsque la température augmente (pour les liquides).
  5. Les composés organiques fluorés ont une tension superficielle très faible, ce ne peut donc être un liquide fluoré.
  6. Les tensioactifs (pouvant former des bulles en captant de l’air) ont normalement une très faible tension superficielle. J’élimine donc l’hypothèse d’un tensioactif dans le liquide.
  7.  Après avoir vérifié des milliers de tensions superficielles de liquides à travers des tables, je n’ai trouvé aucun liquide qui dépasse les 50 mN/m de tension superficielle, sauf le mercure, l’eau et le peroxyde d’hydroxyde. Ces trois liquides ne sentent pas le chloroforme.

J’ai divisé ma recherche sur cet « impossible cercle d’eau » avec quelques pistes à vérifier, afin de trouver un liquide ou un mélange de liquides qui pourrait correspondre aux observations décrites par le témoin :

  1. Liquides avec odeur de chloroforme et ressemblance avec de l’eau.
  2. Liquides qui peuvent former un cercle parfait et ayant une épaisseur de flaque d’environ 1/8 po (2 mm).
  3. Liquides/mélanges de liquides qui peuvent former des bulles.
  4. Conditions environnementales qui pourraient maintenir un liquide dans une forme de cercle parfait.

J’ai décidé de débuter ma recherche avec le chloroforme, en raison de sa ressemblance avec l’eau et son odeur caractéristique. Le chloroforme est un liquide utilisé principalement dans la fabrication de gaz réfrigérants et dans la synthèse de fluoropolymères (ex : Téflon®). Autrefois, il était utilisé comme anesthésique en milieu médical, mais son usage a été abandonné en raison de sa grande toxicité.

Du point de vue physicochimique, le chloroforme est un liquide incolore qui ressemble à de l’eau, mais qui se distingue principalement par deux aspects : sa grande volatilité et son odeur forte et caractéristique, qui est parfois qualifiée de sucrée, éthérée, ou douceâtre. C’est une odeur facile à reconnaître, mais qui peut cependant être confondue avec d’autres liquides ayant une odeur similaire (ex : dichlorométhane, trichloroéthylène, etc.).

Quant à sa volatilité, elle est si grande que lorsqu’on observe une flaque de chloroforme à température ambiante, elle disparaît lentement sous nos yeux. J’ai d’ailleurs fait le test en laboratoire, à température ambiante de 25 °C, avec du chloroforme (pureté >99 %). J’ai comparé une flaque de chloroforme sur un comptoir au temps = 0 min. et au temps = 1 min.

Sur les photos, ( voir plus bas) on peut voir que la flaque de chloroforme s’est déformée en moins d’une minute seulement. Si la température avait été plus basse, la déformation de la flaque aurait évidemment été plus lente. On peut également voir sur les photos qu’il n’y a pas de bulles, que le liquide est transparent (on voit les taches du comptoir au travers) et qu’il ressemble à de l’eau. Pour ce qui est de la forme de la flaque, elle ne représente pas un cercle parfait, même si pourtant j’ai essayé d’en produire un en versant très doucement le chloroforme.

À la lumière de ces résultats, le chloroforme présente quatre grandes différences avec le liquide vu sur la route par le témoin : il ne forme pas de bulles, l’épaisseur de sa flaque est très mince, il se déforme lentement sous nos yeux et la forme de sa flaque ne représente pas un cercle parfait. Conclusion : le liquide ne ressemble pas à du chloroforme.

J’ai ensuite cherché d’autres liquides dont l’odeur était similaire à celle du chloroforme et j’en ai trouvé rapidement une quinzaine. Pour tous ces liquides, j’ai compilé dans un tableau quelques données physicochimiques importantes telles que la tension superficielle, la viscosité, la couleur, la transparence et le point d’ébullition, pour voir s’ils se démarquaient du chloroforme. J’ai comparé tous ces liquides et j’ai remarqué qu’ils ressemblaient tous au chloroforme, sauf peut-être pour la viscosité importante du diiodométhane. Je pouvais donc présumer que l’allure de leur flaque aurait été semblable à celle du chloroforme. Conclusion : le liquide ne ressemble pas à un liquide ayant une odeur de chloroforme, parmi ceux que j’ai trouvés.

Les liquides qui peuvent former un cercle parfait lorsqu’ils sont déversés sur le sol dans des conditions normales sont inexistants, à ma connaissance. Le seul liquide qui peut s’approcher de cette caractéristique est le mercure, grâce à sa tension superficielle la plus élevée de tous les liquides. Pourquoi ? Parce que c’est la tension superficielle qui permet d’expliquer la forme d’une flaque de liquide, étant une mesure de la résistance d’un liquide à l’augmentation de sa surface.

Un liquide ayant une tension superficielle élevée formera une flaque plus ronde et plus épaisse, alors qu’une tension superficielle faible fera le contraire. J’ai donc fouillé à travers des tables de tensions superficielles pour des milliers de liquides et je n’ai rien trouvé qui dépassait ou qui s’approchait du mercure. La tension superficielle du mercure étant de 425,41 mN/m à 20 °C, les plus élevées après cela sont celles du peroxyde d’hydrogène, de l’eau de mer et de l’eau, avec des valeurs allant d’environ 72 à 76 mN/m à 20 °C. De plus, même avec sa tension superficielle la plus élevée de tous les liquides, la flaque du mercure n’est jamais totalement ronde. On peut le voir à travers toutes les photos de mercure que l’on retrouve sur le Web.

Combiné au fait que le mercure a une couleur gris argenté, qu’il est opaque et qu’il n’a aucune odeur, ce liquide peut également être éliminé. Conclusion : le liquide ne ressemble pas à du mercure.

 

  1. Par la suite, je me suis penchée sur les liquides qui forment des bulles. À ma connaissance, cela est impossible chez les liquides purs. En effet, une bulle est une sphère de gaz ou de vapeur qui doit être emprisonnée dans le liquide pour y demeurer, car elle a naturellement tendance à remonter à sa surface en raison de sa densité relative plus faible. 
  2. Pour demeurer dans le liquide, elle doit établir des forces intermoléculaires suffisantes pour la maintenir en place et l’empêcher d’éclater à la surface. Une grande classe de composés chimiques permet aux liquides de capturer des bulles : les tensioactifs moussants.
  3.  Cependant, cette hypothèse a été rapidement éliminée parce qu’un tensioactif diminue la tension superficielle d’un liquide. Comme conséquence, un liquide mélangé à un tensioactif aurait peut-être des bulles, mais il aurait une flaque plus déformée. L’ajout d’un tensioactif à un liquide nous éloigne donc encore plus du cercle parfait.  Conclusion : le liquide ne ressemble pas à un liquide mélangé à un tensioactif moussant.
  4.  La dernière piste qui m’a amenée le plus près du cercle parfait est celle d’un changement de condition environnementale d’un liquide lui permettant d’augmenter sa tension superficielle. J’ai en effet trouvé que lorsqu’on fait varier un champ électrique ou magnétique autour d’une flaque de liquide, celle-ci peut changer de forme et même se contracter sous forme de cercle presque parfait. Par exemple, des expériences menées sur des flaques d’eau ont démontré que l’on peut augmenter de 2 % la tension superficielle de l’eau en la plaçant dans un champ magnétique extrêmement fort de 10 tesla (10 T). Une augmentation de 2 % de la tension superficielle de l’eau ne lui permettrait absolument pas de s’approcher de celle du mercure, alors quel champ magnétique faudrait-il lui appliquer pour qu’elle rejoigne au-moins celle du mercure ? Un champ d’une force inimaginable sauf peut-être dans un laboratoire spécialisé...?
  5. D’autres expériences menées sur le mercure ont démontré qu’on pouvait lui donner une forme ronde presque parfaite, comme par exemple en lui appliquant un champ électrique élevé ou lors d’une réaction d’oxydoréduction impliquant le mercure, le permanganate de potassium, l’acide sulfurique et le fer (voir photo ci-bas). On parle alors d’une réaction complexe et sensible, qui ne peut pas se dérouler dans des conditions normales et sans l’ajout de réactifs bien spécifiques. Bref, rien à voir avec une route asphaltée de campagne, à l’extérieur et sans surveillance.

 

Puis j'ai demandé à son collègue Arnaud Courti si un champ de force invisible quelconque aurait pu être appliqué  sur le liquide pour le contenir en cercle parfait .

A ce sujet, il mentionne qu'il pourrait peut-être y avoir une façon de maintenir un fluide dans une forme de cercle parfait, mais ce serait dans des conditions de laboratoire. Par exemple dit-il, il existe des méthodes de confinement de plasma par champ électromagnétique, dans des projets de réacteurs à fusion nucléaire, comme le projet ITER ou SOLEIL. Autrement, si l'on respecte les lois de la physique gravitationnelle classique, il ne voit pas comment, à sa connaissance, un fluide pourrait être contenu dans un cercle parfait sur de l'asphalte avec des conditions normales (effets de capillarité, de tension superficielle, effet de bord, etc. C'est donc inutile d'y penser. Puis je me suis demandé si le retrait d'un champ de force pourrait laisser un effet résiduel. Il a répondu :"Sans être spécialiste des champs de force, si tu cesses l'application d'une quelconque différence de potentiel électrique tu n'as plus de champ électrique. Du côté magnétique, je ne vois pas non plus. Alors du coup, à ma connaissance je dirais que c'est impossible."

 

1. Flaque de chloroforme sur le comptoir : elle se déforme et s’évapore assez rapidement. Le cercle n’est pas parfait. Pas de bulles visibles.

2. Flaque d’eau sur le comptoir : elle se déforme légèrement dans le temps et ne s’évapore pas rapidement. Le cercle n’est pas parfait et il y a des éclaboussures sur les côtés, car le jet d’eau venait d’un peu plus haut que le chloroforme. Pas de bulles visibles.

 

Liquide

Couleur

Odeur

Point d’ébullition

Viscosité dynamique

Tension superficielle

2,2,2-trifluoroéthanol (C2H3F3O)

Incolore

Ressemble au chloroforme

74,0 °C

0,9 x 10-3 Pa.s à 37,78 °C

 

Tétrachlorure de carbone (CCl4)

Incolore

Ressemble au chloroforme (ou à l’éther)

76,8 °C

 

0,9578 x 10-3 Pa.s à 21°C

26,8 mN/m à 20 °C

Dichlorométhane

(CH2Cl2)

Incolore

Ressemble au chloroforme

40 °C

(volatile)

0,44 x 10-3 Pa.s à 20 °C

26,5 mN/m à 20 °C

Chloroforme

(CHCl3)

Incolore

Chloroforme (caractéristique)

62 °C (volatile)

0,57 ×10-3 Pa·s à 20 °C

27,5 mN/m à 20 °C

Trichloroéthylène (C2HCl3)

Incolore

Ressemble au chloroforme

87,2 °C

5,5 ×10-4 Pa·s à 25 °C

29,3 mN/m à 20 °C

Tétrachloroéthylène (C2Cl4)

Incolore

Ressemble au chloroforme

121,3 °C

8,39 ×10-4 Pa·s à 25 °C

31,74 mN/m à 20 °C

1,2-dichloroéthane

(C2H4Cl2)

Incolore

visqueux

Ressemble au chloroforme

83,5 °C

0,84 ×10-3 Pa·s à 20 °C

32.2 mN/m

1,2,3-trichloropropane (C2H5Cl3)

Incolore à jaune

Ressemble au chloroforme

156,85 °C

 

 

1,1,2-trichloroéthane (C2H2Cl3)

Incolore

Ressemble au chloroforme

113-114 °C

1,69 ×10-3 Pa·s à 20 °C

34.02 mN/m  à 25 °C

1,1,2,2-tétrachloroéthane (C2H2Cl4)

Incolore à jaune pâle

Ressemble au chloroforme

146,5 °C

1,58 ×10-3 Pa·s à 20 °C

34.72 mN/m  à 20 °C

Pentachloroéthane

(C2HCl5)

Incolore

Ressemble au chloroforme

162 °C

2,49 ×10-3 Pa·s à 20 °C

34,7 mN/m

Épichlorydrine (C3H5ClO)

Incolore

Ressemble au chloroforme (ou à l’ail ?)

117,9 °C

1,03 ×10-3 Pa·s à 20 °C

37,0 mN/m

Diiodométhane

(CH2I2)

Incolore à jaune

Ressemble au chloroforme

181 °C

2,76 ×10-3 Pa·s à 20 °C

50,88 mN/m à 20 °C

Eau

(H2O)

Incolore

Inodore

100 °C

1,00×10-3 Pa·s à 20 °C

72,8 mN/m à 20 °C

Eau de mer

(96,5 % H2O + NaCl + sels + …)

Plus ou moins incolore

Caractéristique (marine)

» 100,6 °C

1,07 ×10-3 Pa·s à 20 °C

» 73 à 76 mN/m à 20 °C

Mercure

(Hg)

Argenté blanc

Inodore

356 °C

1,56 × 10−3 Pa·s à 20 °C

425,41 mN/m à 20 °C

 

CONCLUSION

Partant du principe que les deux témoins sont fiables et qu’ils ont bien vu ce qu’ils disent avoir vu et je ne vois aucune raison d’en douter, nous sommes placés face à une énigme extrêmement intéressante à laquelle nos experts répondent unanimement : rien de ce qui est connu ne peut se comporter tel que décrit par le témoin c'est impossible.

Des plus sceptiques à l'esprit fermé ajouteraient ( et j'en connais) donc ce n'est pas arrivé comme tel !!!

Nous savons qu’aucun liquide terrestre ayant les propriétés de celui rapporté par Guylaine n’est en mesure de former un cercle parfait d'un huitième de pouce d’épaisseur. Sans oublier l'odeur. Même le mercure ne se comporterait pas ainsi.

 

Nous savons que seule une espèce de champ de force pourrait contenir le liquide de sorte qu’elle forme un cercle parfait. Or notre technologie actuelle et moins encore en 1984 n’est en mesure d’accomplir un tel exploit au beau milieu d’une route de campagne sans l’aide d’un générateur extrêmement puissant donc visible et sur place au moment de sa formation. Nous savons que ce n’est pas le cas.

Nous savons que dans les minutes précédent l’observation du cercle liquide sur la 145, occupant les deux voies et dégageant une odeur de chloroforme, qu’un objet circulaire lumineux immobile au-dessus de la Marina - point de départ du témoin - a été observé par un second témoin et qu’il s’est dirigé à très grande vitesse dans la même direction que notre témoin.

TSS... TSS... TSS...ENLEVEZ L'OVNI DE LÀ !!!

Évidemment certains lecteurs seront tentés de déliter cette donnée de l'équation puisque le mot ovni est au départ scientifiquement irrecevable. Les ovnis n'existant pas, ce n'était pas un ovni et n'a rien à voir dans ce dossier sera alors la conclusion confortable de ces esprits fermés. Mais comme je n'ai aucun lecteur aussi abruti, on peut continuer et penser très sérieusement que cet ovni est sans aucun doute responsable du phénomène lui aussi tout aussi étrange.  En d'autres termes, ne serait-ce que sur le simple plan mathématique, deux phénomènes quasi impossibles et qui ont des caractéristiques communes comme la taille et la forme et qui sont survenus à quelques minutes d'intervalle dans un espace réduit de quelques kilomètres l'un convergeant vers l'autre, sont forcément liés si en plus on ajoute la donnée historique voulant que souvent lorsque des ovnis se posent, ils laissent une trace quelconque. 

Ma conclusion est donc qu'il est possible pour ne pas dire probable que ce vaisseau avec trois lumière sous sa surface se soit posé sur la route, qu'il ait provoqué ou fabriqué ou fait apparaître cette mare de liquide à l’odeur de chloroforme comme s’il s’agissait d’une déjection quelconque provenant du mécanisme de propulsion, pour ensuite décoller sans être vu par le témoin.  Nos voitures lorsqu'elles s'immobilisent l'été vont laisser des traces d'eau provenant du système de climatisation. C'est un exemple banal évidemment.

Ne perdons pas de temps à se demander pourquoi ce vaisseau aurait agi de la sorte, nous n’avons AUCUNE idée et toute tentative d’y répondre s’oppose à trop de spéculations possibles et inutiles à ce point ci. On ne se tapera pas une étude de psychologie exobiologique sur les motivations mécanistes des aliégènes. Je dis cela surtout parce que le témoin n’a subit AUCUN EFFET PHYSIQUE, PSYCHIQUE, OU AUTRE comme ce fut le cas très souvent pour les témoins comme on le sait maintenant. L’environnement n’a également pas été affecté. Bref il peut s'agir aussi d'une simple tache d'huile commune aux ovnis des années 1984. 

Blague à part, ce qui reste en suspens pour moi est l'effet résiduel d'un champ de force qui aurait été appliqué puis retiré AVANT l'observation. Mais il semble que ce soit impossible.  A titre d'exemple comme le dit Arnaud quand tu fermes le courant il n'y a plus rien. Une ampoule s'éteint si le contact est enlevé. Mais je pense plutôt à un rond de cuisinière. Lorsque je ferme le courant et que les anneaux  dispensateurs de chaleur s'éteignent, ils vont demeurer très chauds pendant une certaine période de temps.

Est-il possible que le champ de force qui aurait retenu ce liquide en un cercle parfait demeure ainsi APRES le départ de l'objet qui a généré ce même champ de force ? Et que les bulles en soient une conséquence ? D'après Arnaud la réponse est non. Mais je suis tête dure et je continue de me le demander. Cela dit, si le champ de force était encore en place comme je le soutiens, Guylaine aurait du ressentir quelque chose en traversant ce champ de force pour s'y tremper le doigt ? Il faut bien que quelque chose d'assez fort retienne tout ce liquide non ? D'assez fort pour résister à la pression du liquide qui naturellement va toujours chercher à se répandre le plus possible par capillarité et sous l'effet de la gravité également. 

L'AFFAIRE TRANCAS EN ARGENTINE

Dans Les Intelligences Supérieures je rapporte l'affolante histoire de Trancas en Argentine survenue en 1963. C'est une longue histoire mais voici un aspect intéressant qui sans être identique est un peu similaire.

Les parents Moreno demeurés dans la maison voient alors du sommet de l’engin  un tube de lumière qui se rend jusqu’à leur maison et s’attarde sur elle comme pour l’inspecter minutieusement. Ce tube est imposant avec ses trois mètres de large. Yolié voit alors deux faisceaux ou rayons partir lentement de l’un des engins sur la voie ferrée et se diriger vers un hangar situé à quarante mètres de la maison et près de 200 mètres du chemin ferré.  Comment inventer pareille ineptie… un rayon qui trottine vers le hangar pour aller espionner son tracteur???

Les rayons de 3 mètres sont terrifiants et s' avancent à 10 cm du sol. Ils ont une forme cylindrique parfaite. Le lendemain, ils vont retrouver le tracteur minutieusement nettoyé de toutes ses taches d’huile et de cambouis. Le problème est que les rayons se sont arrêtés à 2 mètres du hangar et y sont demeurés immobiles pendant plus de quarante minutes. Dans un silence total et absolu. Yolié y mettra son avant-bras et ceci est extrêmement important puisque de cette façon on a la certitude qu’il ne s’agissait pas de tube cylindrique solide à l’intérieur duquel aurait circulé une lumière. Il s’agissait d’une lumière tout à fait identique à la nôtre à l’exception d’une chaleur (confortable) d’une blancheur éclatante mais qui se déplaçait lentement et s’arrêtait sans éclairer la surface devant elle.

Tout est étrange dans ce récit, la lumière ne touche pas à la maison mais elle se trouve quand même à l’intérieur rendant l’air ambiant étouffant passant de 16 à 40 degrés Celsius sans parler d’une épouvantable odeur de souffre. La lumière avait aussi un effet intéressant, celle de neutraliser les aboiements féroces des chiens de la famille qui reprenaient leur sens une fois la lumière éloignée".

Yolié tout comme Guylaine n'a rien ressenti en touchant la lumière, et une odeur forte accompagne le tout. Le soufre pour Yolié, le chloroforme pour Guylaine. La SEULE  odeur rapportée sur une base plus ou moins régulière, surtout dans le cas de RR-4 est le soufre. Sur ce point Josianne a été très claire. « Pour le lien entre le soufre et le chloroforme, je n’en vois aucun qui pourrait les unir. Tous les composés à base de soufre (ex : sulfures, thiols, ...) ont une odeur bien particulière, celle des "œufs pourris". Quant au chloroforme, il est fait de chlore, de carbone et d'hydrogène. Comme tous les halogénés organiques,il a une odeur bien caractéristique des composés halogénés. Bref, pas de lien à ma connaissance. »

Il reastera aussi à déterminer ce qui cause des bulles. En général c'est l'injection d'un gaz quelconque, voire de l'air soufflé comme les bulles que font les plongeurs par la chaleur lorsque le liquide bouille mais ce n'est pas le cas ici ou par l'addition de gaz carbonique comme c'est le cas pour les boissons gazeuses.  Les bulles étaient trop grosses pour cela de toute manière et étaient immobiles. 

 Ce que je trouve extraordinaire c’est  que nous avons peut-être ici des éléments qui un jour vont faire bondir un chercheur qui fera le lien entre cette affaire et ses propres recherches sur le phénomène de propulsion de certains de ces vaisseaux. Je parle évidemment de nefs bien matérielles. Comme je l’indique dans mon livre à paraître très bientôt  Révélations spectaculaires sur les faits maudits, la science classique est encore très loin derrière le phénomène ovni mais la science quantique s’en rapproche et qui sait si quelque part, un petit futé ne fera pas un lien de cause à effet spectaculaire entre un vaisseau et la formation d’un cercle liquide parfait de 35 pieds de diamètre dégageant des bulles de la grosseur d'un .25 et une forte odeur de chloroforme parce que xxx a fait ca et à cause de yyy etc. Je suis preneur !

L'OVNI DE JEAN-BENOIT

Silencieux, circulaire, assez large pour être notable dans le ciel, lumineux avec trois spots sous la surface. Il était immobile puis a dégagé à vitesse grand V selon le témoin. C'est tout ce qu'on a et il faudra espérer que Guylaine le retrouve lors de son prochain voyage à Caraquet. Il a maintenant 84 ans et selon ce qu'elle a entendu dire, il est vivant et réside encore dans le même secteur. Elle va tenter d'en savoir plus long mais bien honnêtement il n'y pas autre chose à raconter j'ai bien peur. Sa description est typique et en harmonie avec des centaines de milliers d'autres à travers le monde je ne compte plus le nombre d'ovnis circulaires avec 3 spots sous la surface sur lesquels j'ai travaillé et dont la cinétique est  "impossible". Aucun engin de fabrication terrestre ne part d'un point A en totale immobilité à une accéleration à ce point foudroyante, qu'il disparait du champ de vue de l'observateur en une seconde  à peine.  C'est l'ovni classique pur et dur.

 Je remercie chaleureusement Josianne Roy  et Arnaud Courti qui nous aurons permis de répondre à plusieurs questions et d’éviter de nous embarquer dans une très longue chasse aux explications sans réponses. Grâce à eux nous savons que rien de naturel ou fabriqué par la main de l'homme n'explique ce phénomène. En acceptant de le faire à visage découvert ils ont également démontré qu’il est possible pour des scientifiques de s’impliquer dans un dossier de « fait maudit »sans ternir leur réputation. Des milliers d’autres l’ont fait également mais le plus souvent en Europe ou aux États-Unis. Au Québec des gens de science ouverts et délurés comme eux, ca ne tombe pas des arbres ! Merci également à Guylaine notre témoin d’avoir accepté de me raconter... son histoire bizarre, entre plusieurs sessions de piscine. Merci Août 2016, sans ton soleil je n’aurais jamais entendu parler de cette affaire !

AFFIDAVIT

Puisque c'est moi qui ai sollicité et encouragé le témoin à s'exprimer sur la base d'un petit commentaire sans conséquence de sa part, il n'y avait pas lieu de produire un affidavit. Ce dernier n'est requis que lorsque c'est le témoin qui s'impose et présente spontanément son témoignage pour analyse. 

Donc ce phénomène n’est pas naturel et n’est pas de fabrication humaine. Il faudra trouver autre chose qui ne vient pas d'ici  n’est-ce pas ?

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