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18 août 2015
JUDAS LE TRAÎTRE... ?
REMETTRE LES PENDULES À LA BONNE HEURE !
n article de Jean Casault, à partir de plusieurs textes provenant de sources diverses et commentés par l’auteur.
Faire appel au passé qui l’a fait naître pour mieux le découvrir
Les lecteurs de mes ouvrages dits métaphysiques, par opposition à ceux qui traitent davantage de nouvelle ufologie savent à quel point je  me suis très rapidement détaché de la réalité dite religieuse des enseignements de la Bible et de l’ensemble des religions formant la triade monothéiste tout en étant et en demeurant profondément attaché au caractère Divin de l’Esprit et bien sûr à la réalité sublime de la Divine Mère Ashéra. Ils savent aussi que j’ai une dent contre les écrits de Paul dont l’agenda était beaucoup plus politique que religieux, ils savent aussi que j’avance de très arguments contre ce que nous dit l’Évangile à l’effet que Jésus voulait une Église ! ca et bien d’autres choses qui correspondent à certains de mes écrits les moins connus.
Je suis bien conscient que très peu de gens ont lu la Bible en entier ou même le Nouveau-Testament et je suis tout aussi conscient qu’ils n’en ont rien à faire non plus. Qu’on leur dise que c’est un ramassis de mensonges et ils ont l’impression qu’on parle des discours de candidats à des élections générales. Ils haussent les épaules : «  Et puis ? C’est partout pareil »  C’est un peu vrai, l’Églisen ( et toutes les « autres » ) est capable effrontément de nous mentir en plein visage, sans broncher, au même titre que Washington, Ottawa ou  toute autre forme d’autorité quelle que soit son obédience.
Le Pouvoir ment la Société subit !
La raison pour laquelle j’écris cet article est lié directement aux deux derniers chapitres de mon livre :  La Mort n’est qu’un masque temporaire entre deux visages.  Ces chapitres sont : UNE RENCONTRE SUBLIME suivi de L’INSIDIEUX et de UNE RENCONTRE INFERNALE ce qui constitue près de 120 pages et qui pour moi sont d’une importance capitale pour la compréhension absolue que nous devons avoir de notre rôle à jouer.
Il n’y est pas question de Judas mais ici il en sera question et vous verrez pourquoi. Dans ces chapitres on parle plutôt de Dieu et du Diable, mais dans une présentation que je qualifie de mystique pour l’avoir ainsi vécue, donc bien au-delà du toucher livresque, de la recherche littéraire voire de la création fantastique. La suite logique à ces chapitres de mon livre pourrait bien être cet article.
Pour bien situer tout cela on va commencer par le début. C’est un article « technique » un petit cours d’histoire dans un domaine sombre, méconnu, bizarre même. Je ne m’attends pas à des tonnes de réaction sur celui-là mais il va camper chez-moi comme les autres, sans autre distinction. Donc commençons par le début.
Les lecteurs savent également que je me suis décris comme un déiste, c’est à dire une personne qui connaît et reconnaît le Divin en lui sans l’intermédiaire d’aucun livre dit sacré tel la Bible chrétienne , le  Tanakh juif , le Coran islamique et autres. Cette même personne n’a aucun besoin de rituel du même type que la messe chrétienne, la salat coranique ou la lecture du kaddish des Juifs et n’a besoin d’aucun intermédiaire, même de très loin, tels le prêtre ou le pasteur chrétien, l’imam ou le mollah des musulmans ou, le rabbin juif et bien sûr elle n’a aucunement besoin de structure dogmatique religieuse qu’importe ses origines. Les gens qui croient avoir besoin de tout cela eux sont des théistes.  monothéiste ou autre. ceux-là sont appelés des théistes.
Or ce déisme est très souvent associé à une autre forme de contemplation du Divin en soi qui porte le nom de gnose, venant du grec et signifiant la connaissance. On ne croit pas en Dieu on sait qu’il existe.   Cela dit dans ces trois paragraphes je poursuis ce qui fut largement amorcé dans le livre précédent Esprit d’abord humain ensuite  concernant Ashéra, la troisième Personne en Dieu, soit Dieu la Mère. Inexistante vous en conviendrez chez les monothéistes qui ont définitivement un très sérieux problème de fond avec la femme en général.
J, ai longuement élaboré dans ce livre aussi je n’y reviendrai pas. Puis je parle d’une Entité hostile à la simple existence des humains et que je nomme Bel d’un de ses noms, rarement utilisé, Lucibel, ce qui n’est pas sans rappeler le Lucifer des monothéistes et j’en conviens cette fois, on s’entend sur celui-là.
Mais bien autrefois, dans ce passé qui fit naître le faux Dieu de la Bible, il existait plusieurs regroupements spirituels sous le nom de  sectes gnostiques.  Je n’ai pas l’intention d’écrire un ouvrage complet sur elles ce serait inutile et sans grand intérêt pour le grand public admettons-le d’emblée, mais je pense que cet article pourrait avantageusement compléter mes travaux antérieurs soit les deux ouvrages mentionnés plus haut particulièrement pour ceux et celles qui ont lu ces ouvrages et qui ont encore des questions à ce niveau-là.  Fermer le circuit en somme.
LES SECTES DE L’HÉRÉSIE
Lors de votre prochaine série de lamentations auto-dénonciatrices auprès de votre confesseur préféré dites-lui que vous avez péché en songeant joindre une secte gnostique. Il vous dira aussitôt : cela mon fils serait un acte d’hérésie ! L’hérésie vous l’avez compris est une fausse doctrine, un grand mensonge pris dans le sens religieux du terme. C’est simple à comprendre, tout ce qui n’est pas catholique aux yeux du catholique est une hérésie, tout ce qui n’est pas juif aux yeux du juif est une hérésie et tout ce qui n’est islamique aux yeux du musulman est une hérésie et aux yeux de l’islamiste ca va plus loin, on parle d’une mise à mort s’il parvient à vous attraper. CF Charlie Hebdo.  La croyance profonde de l’un est l’hérésie démoniaque de l’autre.
Aux yeux des monothéistes la gnose est donc une hérésie, le déisme l’est également et le gnosticisme aussi. Le déisme est sans contredit la forme d’appréciation du Divin la plus répandue au monde bien que totalement inconnue. Lorsqu’une personne vous dit, «  Non je ne suis pas athée je crois en Dieu, en une Force, je sais pas, ( ils font toujours un geste avec les mains en disant ca ) mais je ne pratique plus. C’est  un peu ca le déisme. Ces gens-là le soir, ont parler à leur maman décédé, un vieil oncle, une grand-mère en leur racontant leurs petits malheurs et en demandant de l’aide si possible, jamais rien de gros, juste une petite aide. Ils s’endorment quand même avec le sentiment d’avoir été entendus et ils le sont, à tout coup, parce que l’Esprit qui les habite a tout compris, a tout ressenti l’amour et l’émotion qui se dégageait de cette petite prière innocente. Et l’Esprit et « Dieu » s’entendent fort bien parce qu’ils sont dans le même quartier ! Je rigole.  Mais à peine ! Alors bien sûr c’est une hérésie parce que seul le représentant de Dieu sur Terre peut servir de conduit divin.
La gnose est donc une hérésie aussi, forcément, parce que si Dieu est en chacun de nous pourquoi diable irions-nous perdre notre temps à le prier dans une cathédrale ou autre et confier nos états d’âme à d’illustres inconnus jamais habillés de la même façon et qui apparemment auraient un ticket avec le Patron ?  Si Dieu est en nous c’est une perte de temps et d’énergie et c’est franchement insultant pour l’Esprit qui vous regarderait faire. Non ?  Mais bien sûr c’est une hérésie puisque c’est une petite loupiote spirituelle que vous avez, une âmette en peine et si fragile que seuls les représentants de Dieu peuvent vous aider à préserver aux yeux du patron qui a mis par écrit tellement de choses à ne pas faire qu’il est impossible de ne pas se les mettre dedans tous les deux. Les pieds.
Le gnosticisme quant à lui n’existe plus. C’était au temps du Christ, un système de pensée qui regroupait des doctrines variées dans les secteurs généralement considérés juifs, arabes et chrétiens. J’aurais fait un membre de leur secte pas pire dans le temps. Ils affirmaient que les êtres humains sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu mauvais ou imparfait appelé Démiurge ou Yahvé.   Ceux qui ont lu mes ouvrages savent ce que je pense du Yahvé de la Bible un tyran psychopathe qui ne pense qu’à tuer tout ce qui n’est pas hébreux et qui l’a fait et pas qu’une fois, incluant une sacrée belle série d’explosions nucléaires à Sodome et Gomorrhe ! Ils ont lu mon échange avec Bel mais Il n’était pas un créateur.  Par contre je ne considère pas que l’Esprit soit emprisonné, c’est son libre choix de s’incarner dans un but précis en vue de remplir une mission précise. Mais bon on aurait pu discuter. Les nuits étaient froides en Palestine.
UNE VISION FASCINANTE DU MONDE
Vous le savez sans doute, toutes les mythologies sans aucune exception traitent à leur manière, sous des appellations diverses et très différentes les une des autres d’un seul et même concept. Le Bien et le Mal dans la Création par ...et là il y a des différences, soit un Dieu, une Déesse ou des dieux et des déesses.  Mais du nord au sud, de l’est à l’ouest, tous les peuples des plus anciens aux plus modernes véhiculent ce même concept.
Il est universel, et quand c’est universel c’est qu’il y a une grande vérité derrière ce concept et que La Vérité se trouve possiblement être encore plus colossale que tout ce que nous nous faisons proposer.
Quand je dis mythologies  je ne parle pas que de Zeus ou d’Hercule. Je parle aussi des écrits religieux comme le Mahabharata, la Genèse, le Zend avesta etc.... Et les sectes gnostiques aussi avaient leur mythologie. Et je serais surpris que vous la connaissiez, non pas que je vous considère inculte loin de là mais PERSONNE ne parle des gnostiques des archontes, de Yalbadaoth et de Barbélo.
Ils ont été massacrés par l’Église, brûlés vifs, torturés jusqu’aux tréfonds pendant des siècles et les derniers en lice sont les cathares, les Albigeois brûlés à Montségur. Ceux-là étaient les Hommes Purs issus d’une sdérive de la secte des Esséniens à laquelle Jésus aurait été initié selon plusieurs dont Edouard Shuré, auteur du livre du 19e siècle « Les grands Initiés » .  Parlant d’auteur sur les sectes gnostiques je vous suggère André Wautier si vous avez envie d’aller plus loin. Hermétique à souhait le gars , mais assez complet.
Donc selon les sectes gnostiques anciennes il existe une entité hostile, diabolique un peu l’image de Bel, qu’eux appelle le Démiurge. C’est une sorte d’archange, l'incarnation du mal, mais qui aurait été le créateur de l'univers physique dans lequel nous vivons. Un rôle que je ne prête pas à Bel. Il y aurait donc un dieu bon et un dieu mauvais et la matière, le physique serait dans son ensemble, son royaume. Il n’y a pas que les gnostiques qui partageaient cette croyance, on retrouve ce Démiurge ailleurs.  Le mot vient du grec formé de  demos  soit le peuple et ergos,  qui veut dire  travail.  Il est donc un Travailleur. Dieu que ca va faire plair aux gars de la FTQ sauf que Lui était méchant ! On dit que c’est Platon qui en a parlé le premier.  Dans la mythologie égyptienne, le démiurge Atoum est l'entité créatrice de l'Univers issue du Noun (l'océan primordial). Il vient à la vie en prenant conscience de son existence et, par le verbe et la pensée, il crée toutes choses.
onc pour en revenir aux gnostiques, le grand méchant loup porte le nom de  Yaldabaoth et comme déjà dit une divinité archangélique, têtue, irascible,  émanée du vrai Dieu,  la cause du mal par sa création désastreuse qui mêla la matière à l'étincelle divine.Ce qu’Il créa dès lors fut la cause de la révolte de Lucifer chez les chrétiens, mais également le retournement de dieux contre d’autres, un concept qui pullule dans toutes les mythologies. Vous n’avez pas oublié Thor au cinéma ?  Son frère adopté Loki ne se retourne-t-il pas contre Asgard ?  Lisez-les toutes et vous retrouverez ce concept, il est universel.
Donc chez les gnostiques, c’est la présence de ce Yaldabaoth qui est à l’origine du dualisme manichéen bien connu et déjà cité, le Bien et le Mal et nous humbles humains avons le libre choix, d’accomplir l’un ou l’autre.   Afin de se libérer du monde matériel inférieur, l'être humain a besoin de la gnose soit la connaissance de Dieu à travers l'expérience directe ou la connaissance de l'être suprême. Je suis très à l’aise avec ce concept c’est de la musique à mes oreilles.
Jésus est identifié par certains cultes gnostiques, comme une incarnation de l'être suprême qui l’a fait pour apporter la gnose aux hommes et certes pas bâtir une Église sur Pierre dont il sera le chef, une véritable hérésie puisque notée dans un seul évangile sur les quatre officiels, et certes pas le plus important ( Luc) celui de Mathieu étant habituellement celui retenu le plus souvent par l’Église ...et qui n’en dit pas un mot.
Les gnostiques disaient : Je suis au monde, mais je ne suis pas de ce monde. Vendu, j’achète.  Les gnostiques chrétiens se référaient souvent aux textes que nous connaissons mais aussi à ceux que nous n’avons jamais connu sinon très récemment dont l’Évangile de Thomas. Petite merveille celui-là. Je vous suggère la traduction de Jean-Yves  Leloup.
C’est grâce aux documents de Nag Hammadi découvert en 1945 qu’on en sait plus sur les gnostiques mais les très rares publications dites savantes sont disponibles mais peu accessibles. C’est une lecture ardue et très hermétique. Je dois reconnaître avoir passé de très longues soirées épineuses, avoir séché souvent sur place  comme un sapin de noël qu’on jette à la rue et m’être senti bien seul. Mais je ne le regretterai jamais.  C’est ainsi que j’ai pu enfin mettre un nom sur ce que j’étais mais surtout réalisé que des milliers et des milliers d’autres avaient épousés ces croyances profondes qui m’animaient depuis toujours.  Je suis convaincu que mon Esprit a connu la gnose de très près dans le corps de l’un d’eux durant ces époques fascinantes.
En 1966 se tint à Messine une conférence sur la gnose et on entreprit de faire la distinction entre le gnosticisme qui traite d’un regroupement ou d’un système de croyances datant du lle siècle alors que la gnose est plutôt une philosophie détachée indépendante en somme. On peut donc être gnostique sans être membre d’une organisation gnostique. C’est mon cas. Je suis un adepte fini de la gnose mais je suis seul et membre d’aucun regroupement.
Parmi les plus beaux textes gnostiques qu’il y a très très peu de chances que vous ayez lus, on retient L’Évangile de Marie, le Livre secret de Jean et la Sophia de Jésus-Christ  l’Évangile de vérité, l’Évangile selon Thomas, l’Évangile de Judas dont il sera plus largement question plus loin , le livre secret du Grand Esprit invisible et l’Apocalypse d’Adam.
Quant aux Évangiles traditionnels de Nouveau testament, Jean, Marc, Luc et Matthieu, celui qui est considéré à ce jour le plus près de la notion de gnose est celui de Jean.  Les gnostiques, à l'image des « initiés » de ce temps, voyaient en  Jésus non pas un faiseur de miracles  - d’ailleurs l’était-il vraiment -  un personnage historique, né d'une vierge et capable de marcher sur les eaux mais un être mythique, et le but de tout initié chrétien était de devenir un Christ, plus un titre  qu’un nom et un titre certes pas exclusif à une seule personne ! Dans Esprit d’abord humain ensuite, j’ai présenté un texte gnostique parmi les plus importants : le Livre d’Énoch.
La gnose dans sa forme sectaire, c’est à dire le gnosticisme s'est répandue dans le monde entier connu de l’époque. On retrouvaient les kantéens en Iran, les séthiens disciples de Simon le Magicien qui formèrent un groupe important, les barbélognostiques, les archontiques, les ophites les pérates, les caïnites, ces derniers louent Caïn le fils prodigue d'Adam et Ève.  Les Esséniens quant à eux dérivent du courant gnostique sans être essentiellement une secte du gnosticisme. Cela peut sembler complexe mais regardez nos propres organisations qui se targuent d’être ceci ou cela et qui par la suite se subdivisent en multiples branches pour un mot, une phrase ou une idée disparate. La gauche plurielle, les nationalismes épars en sont autant d’exemple.
On apprend que les survivances de la gnose la plus philosophique se décèlent dans la littérature alchimique, notamment les textes attribués à Hermès Trismégiste que j’ai déjà cité à quelques reprises dans mes ouvrages si vous avez bonne mémoire, dont la table d’Émeraude. Certains n’hésitent pas à prétendre que la gnose, avec le mythe d'Hiram, sa résurrection et sa mort, fait partie des racines de la franc-maçonnerie.  Un fait demeure, à titre de franc maçon moi-même j.ai vraiment perçu un courant très fort d’une spiritualité  retenue et anonyme et sans être athée, loin de là, je la qualifierais franchement de déiste. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu à l’époque. ?  Lorsque j’ai pris connaissance de la version plus ésotérique de l’islam j’ai été enchanté par sa grâce sa beauté, sa poésie et les soufis désignent souvent par le terme « gnostique »  celui qui est possesseur de la de la connaissance de Dieu. Je pourrais prendre l’espace d’un site à lui seul si je voulais décrire en long et en large la gnose et son rôle si méconnu.
LE DIEU DES GNOSTIQUES EST CELUI DU DÉISME !
Les gnostiques disaient qu’il y avait un Être parfait qui correspond à notre définition à nous de Dieu lui aussi dans sa perfection et non ce dieu cruel tyrannique vengeur et mesquin que l’on nomme Yahvé. Le Dieu de Moïse,  d’Abraham  et le Dieu d’Ismaël. le Dieu du monothéisme.  Le Dieu auquel il faisait allusion était l’Éon. De l’Éon se dégage une espèce de réflexion comme celle d’un miroir qui inverse et de cette image se dégage trente autres Éons évoluant dans le plérôme. Ce dernier est le Nirvana des uns le Paradis des autres, l’Olympe, le Monde Céleste. Les gnostiques s’y retrouveront à la fin de leur aventure terrestre.
Bien que certains gnostiques n’étaient pas réincarnationnistes les gnostiques chrétiens l’étaient à coup sûr Un spécialiste du gnosticisme chrétien, G.R.S. Mead écrit dans son ouvrage Fragments of a Faith Forgotten « tout le gnosticisme tournait autour du concept de la loi cyclique, à la fois pour l’âme individuelle et l’âme universelle. On trouve les gnostiques enseignant invariablement au sujet de la réincarnation la doctrine non seulement de la préexistence mais aussi de la renaissance des âmes humaines ».
On retrouve au Plérôme, le Fils ou Logos, la Mère céleste, l’ Homme primordial, Fils de cet Homme ou Seth céleste,  Sophia la Sagesse etc Ces  éons évoluent en couple appelés syzygiesd’où la croyance certains en l’âme sœur. Notre monde celui dans lequel nous vivons est le bas monde et il serait l’œuvre d’une Entité extrêmement puissante créée par accident d’une certaine manière un peu comme les radiations des tests nucléaires ont créé le monstre Gojira dans la mythologie japonaise populaire d’après-guerre.
C’est Ialdabaôth ou Yaldabaoth selon les écoles et c’est autour d’elle que se construit notre univers.
En d’autres mythologies, il existe toujours une contrepartie, qu’il s’agisse de Prométhée, de Thésée, Persée, Thor fils loyal d’Odin ou Sabaoth chez les gnostiques et bien sûr l’archange Michel chez les chrétiens qui luttera contre Satan.   Une histoire qui finit bien, puisque Yaldabaoth  revient vers le bien ou comme je l’exprime plus clairement dans l’Ère nouvelle, il est chassé !
L'ÉTERNEL FÉMININ
Comme je l’ai souligné plus haut le principe féminin est l’adversaire, la grande prostituée chez les monothéistes. Seul le christianisme retiendra la mère naturelle de Jésus, Marie et se sentira même obligé de lui inventer une virginité miraculeuse de sorte qu’aucune connotation sexuelle ne lui soit associée. Quelle horreur une femme et ses entrailles fussent-elles bénies n’a strictement pas le droit de copuler fut-ce avec Joseph dont on ne sait strictement rien.
Chez les gnostiques le principe féminin a un rôle important dans les éons, des figures féminines vont jouer des rôles prophétiques, les gnostiques ne semblent pas considérer la femme comme inférieure à l’homme. Par exemple, l'Évangile de Marie-Madeleine accordera à la figure de celle-ci une place au moins aussi importante qu'aux apôtres. Mais le retour de l’élément féminin à sa contrepartie masculine reste une condition indispensable à l’accès à la perfection céleste. C’est l’équilibre essentiel, le Yin yang taoïste, ce qui signifie que ni l’une ni l’autre n’est supérieure à l’autre mais parfaitement et indissociablement complémentaires dans un équilibre d’une perfection infinie.
ET JESUS DANS TOUT CA ?
Pour certains écrits gnostiques dont le célèbre et extraordinaire Évangile de Thomas, on  peut lire :  « Ses disciples lui dirent - Vingt-quatre prophètes ont parlé en Israël et ils ont tous parlé de toi. Et il leur dit : Vous avez délaissé celui qui est vivant en votre présence et vous avez parlé de ceux qui sont morts » Les exégètes de la gnose proposent alors l’interprétation suivante et que j’apprécie grandement : La réalité pour le gnostique est le monde spirituel, le monde de la Vie, le divin.  En d’autres termes Vingt-quatre prophètes ont parlé en Israël et ils ont tous parlé de toi » dans le sens « tous les prophètes annoncent la même bonne nouvelle : le chemin de l'éveil de l'esprit (Christ) en l'homme  Il répond :« Vous avez délaissé celui qui est vivant en votre présence » dans le sens « Vous avez oublié l'étincelle d'esprit du monde divin qui gît en vous ».« Vous avez parlé de ceux qui sont morts » dans le sens « vous avez parlé de l'homme matériel, ceux qui sont voués à la mort, ce qui est poussière ».
Les gnostiques parlaient d’un Sauveur mais uniquement spirituel, immatériel mais porte le nom de Christ. Il n’est certes pas non un faiseur de miracles, une belle invention destinée à ravir les esprits plus lents à la compréhension de l’Esprit.
Bon,  cela suffit pour les gnostiques.
L’ÉVANGILE DE JUDAS
Non reconnu par l’Église, ce texte découvert en 1978 et en très mauvais état est préservé à Genève. C’est un document troublant pour la chrétienté ce qui a même donné l’idée au romancier Adam Blake d’écrire l’Évangile des Assassins.
Il  a sans doute été composé dans la première moitié du IIe siècle dans une version copte du IIIe siècle qui pourrait être la traduction d'un texte grec encore plus ancien. Irénée de Lyon, évêque de Lyon, fait mention d'un Évangile de Judas à la fin du IIe siècle dans son ouvrage Contre les hérésies: l'Évangile de Judas  est tributaire de la secte gnostique des Caïnites. Évidemment les tenants de la toute jeune Église du Christ prétendaient que les Caïnites avaient abandonné, voire trahi Jésus. Un fait demeure les Caïnites prétendaient  que notre monde était dominé par un être activement maléfique, n'ayant fait le monde en question que dans le dessein pervers d’empêcher que l’élément divin dans l'homme se réunisse avec le Dieu Parfait et Inconnaissable.
C’est là, pour moi une découverte essentielle et qui vient me susurrer à l’oreille que mon Esprit d’abord humain ensuite, n’était donc pas une mauvaise forme d’inspiration. Judas ?
Dans Les Religions du Monde (1662), Sir Alexander Ross donne de la secte la description suivante de manière très subjective mais très instructive.  : "Les Caïnites étaient ainsi nommés, parce qu'ils adoraient Caïn, comme l'auteur de plusieurs biens qui avaient été faits à la nature humaine : ils adoraient aussi Ésaü, Koré, Dathan, Abiram et Judas, qui trahit le Christ, disant qu'il savait auparavant quelle félicité ou béatitude il arriverait au genre humain par la mort du Christ, et qu'il le trahit pour cela.
Quelques uns de cette secte étaient nommés antitaktai, c'est a dire "personnes qui s'opposent à Dieu", car ils s'opposaient a Lui, autant qu'ils le pouvaient, en Ses lois, et pour cela, ils rejetaient la Loi de Moïse, comme mauvaise, et adoraient les esprits malins, auxquels ils plaisaient par des actions impies. Ils enseignaient aussi que nous sommes mauvais par nature, et que le Créateur du monde est un dieu inconnu qui enviait Caïn, Ésaü et Judas."  Ross est un chrétien convaincu il ne va quand même pas encenser cette bande d’illuminés mais moi je l’aurais fait eussé-je vécu en cette époque.
N’oubliez jamais que les croyances de l’un sont les hérésies de l’autre et inversement en ce que toute chose sur Terre n’est jamais entièrement vrai pas plus qu’entièrement faux et qu’il n’appartient qu’à l’Esprit dépouillé de la chair d’en établir l’éternelle distinction.
L’Évangile de Judas fait partie d’un codex. Un codex est un ensemble d’écrits reliés tous ensemble à la manière d’un condensé du Readers-Digest qui présente des extraits de 3 ou 4 romans dans une même couverture. Sauf qu’il n’y a aucun titre, aucun paragraphe, les anciens n’ayant aucune notion de ce que nous connaissons aujourd’hui sous la forme d’un livre distinct. Imaginez que vous prenez la moitié d’un livre de John Keel, la moitié d’un de mes livres suivi sans aucune mention par le quart d’un livre de Budd Hopkins,a moitié d’un autre de John Mack et le tiers de Kenneth Ring et quinze ou vingt feuilles d’un auteur inconnu.  Pas de titre, pas de signes indiquant une transition d’auteur rien et le tout sur un support dégradé, sec , qui peut se désintégrer à tout moment.
Si vous voulez faire des recherches plus approfondies, je vous donne le nom, c’est le Codex Tchacos du nom de son possesseur actuel.  Dans ce codex on trouve aussi: l’Épître de Pierre à Philippe et la Première Apocalypse de Jacques, qui se trouvent aussi dans les manuscrits de Nag Hammadi. Quand je serai vieux et grincheux et que j’aurai plus de temps, je m’offrirai les Écrits gnostiques de la  bibliothèque de Nag Hammadi  traduits  du copte par un collectif de traducteurs et  publiée sous la direction de Jean-Pierre Mahé et Paul-Hubert Poirier  sous la prestigieuse et ultra dispendieuse Collection Bibliothèque de la Pléiade (n° 538) de Gallimard. Imaginez, 1920 pages de pur bonheur  et trois ans pour payer. Je rigole. Mais à peine. !
L’Évangile de Judas et l’ensemble du codex sont authentiques, expertisés maintes et maintes fois. L’Évangile de Judas a été publié en 2006 par la National Geographic Society et l'original exposé à Washington. Il était prévu que l'original devait être offert au gouvernement égyptien et déposé au Musée copte du Caire. Le codex cependant, toujours en cours de restauration et d'assemblage se trouve actuellement à Genève à la Fondation Martin Bodmer. En effet, selon Rodolphe Kasser, le codex contenait à l'origine 31 pages recto-verso ; cependant, lorsqu'il apparut sur le marché en 1999, seules 13 pages subsistaient.
LE RAPPORT TRÈS ÉTRANGE DE JÉSUS AVEC JUDAS
’après l’histoire de Judas approuvée par le sceau de l’imprimatur catholique, celui-ci voulait que Jésus devienne un chef de guerre une sorte de Ben Laden contre les Romains, les Talibans de l’époque étaient alors appelés des Zélotes. L’un de leur chef sera libéré de sorte que Jésus soit crucifié, on se souviendrai de cette manœuvre de Pilate pour éviter une révolte populaire . Barrabas est donc retourné fomenter des troubles mais au moins le répudié faux Roi des Juifs allait débarrasser le plancher et le gars s’ en lavait les mains.
Judas a donc trahi son Rabbi pour un montant plutôt dérisoire quand il a vu qu’il n’avait aucune intention de prendre les armes et éventuellement le pouvoir. On connaît la suite le baiser identificateur, l’arrestation du coupable et direction le Golgotha. Ce qu’on retriouve dans cet Évangile est troublant parce que cela retourne complètement tout le mobilier à l,envers de la maison des Papes.
La phrase clef et pour le moment toujours  isolée adressée à Judas  est : Tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle.Le débat s’ouvre ensuite, dans l’ambiance tendue entre spécialistes de la Gnose, sur l’interprétation à donner quant aux intentions de l’auteur du texte.
Très logiquement,  les éditeurs du National Geographic y voient une  défense de Judas contre les autres apôtres et de la Gnose contre les courants chrétiens dominants. Selon l'hypothèse émise par cette équipe éditoriale, et largement reprise par les médias, le texte présente une interprétation originale de la trahison de Jésus par Judas, un de ses apôtres : Tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle.
En dénonçant Jésus, il aurait été le seul de ses disciples à avoir vraiment compris le message qu’il voulait véhiculer. Disciple bien aimé de Jésus, il aurait eu la plus difficile des missions à accomplir : le livrer aux Romains. En agissant ainsi, il aurait donc suivi une demande de ce dernier, qui lui permit de faire le sacrifice ultime pour la rédemption du monde. Cette « justification » de Judas, dénoncée dès son origine et encore aujouird’hui par l’Église, serait donc bien d'origine gnostique et change toute la dynamique évangélique
En le lisant, on réalise que Judas a dénoncé Jésus "sur ordre" pour que le destin de Jésus puisse s'accomplir. Le baiser de Judas était donc en fait un vrai baiser d'amour, et non pas un baiser de trahison disent certains. Cela donne évidemment une toute autre perpective à l’évènement. Un regard approfondi confirme de nombreux points discutés plus haut  car dans cet Évangile inédit  Jésus a révélé à Judas des choses qu'il n'avait dites à personne d'autre.
Par exemple, sur la Genèse. Au départ de anges sont apparus pour régner sur le Chaos. Le premier s'appelait Nébro  ou"rebelle" et on y retrouve Yaldabaoth. Le troisième s'appelait Saklas. Nébro et Saklas créèrent chacun six anges pour être leurs assistants, et tous recurent une partie des cieux.
Et les cinq anges qui régnèrent sur le chaos, puis sur les enfers sont les suivants :
- Le premier est Seth, qu'on appelle Christ.
- Le deuxième est Harmathoth.
- Le troisème est Galila.
- Le quatrième est Yobel.
- Le cinquième est Adonaios.
Et Saklas a créé Adam et Eve, qui est appelée dans les cieux Zoé.
Ce que cela soulève est très important. Pourquoi les Évangiles de Marc Luc Jean et Matthieu sont-ils les seul retenus par l’Église après un grand nombre de Conciles qui ont modifé le contenu du Nouveau-Testament à maintes reprises ?  Parce que le Nouveau testament se devait de refléter la position religio-politique de l’Eglise.
Il n’y a dès lors qu’un petit à franchir pour dénoncer vigoureusement l’opacité terrifiante qui s’est jeté sur tout ce qui constitue le corps même des enseignements concernant l’origine du monde, la création, le peuple Élu, la naissance et la vie de Jésus sa pseudo résurrection etc.  Et voilà que Judas ne serait certes pas le traitre odieux  que nous connaissons tout comme j’ai reconnu aisément dans mes ouvrages que Marie Madeleine était tout sauf une prostitué mais la compagne de Jésus et qu’ils ont eu une fille. Sarah Tamar.
Et quoi d’autre encore ! Ah oui si vous ne baptisez pas votre votre enfant et qu’il meurt ainsi il ira aux limbes. Oups surprise ! Le 20 avril 2007, la commission théologique internationale de l'Église catholique romaine publie ses conclusions sur la question. Les limbes hé bien voilà ca n,existe plus et, il existe néanmoins des raisons d'espérer que les enfants morts sans baptême participent, par une grâce spéciale, à la vision béatifique.
Pas de problème je pense que de l’eau de robinet versé sur la tête d’un poupon, par un type affublé d’un uniforme et qui n’à rigoureusement rien de plus que les autres personnes sur place n’a pas d'autre effet que de faire pleurer le bébé si elle est trop froide.
Je conclue donc par ceci pour l’avoir clairement dit plus haut. N’oubliez jamais que les croyances de l’un sont les hérésies de l’autre et inversement en ce que toute chose sur Terre n’est jamais entièrement vraie pas plus qu’entièrement fausse et qu’il n’appartient qu’à l’Esprit, dépouillé de la chair, d’en établir l’éternelle distinction.  Puissions-nous savoir naviguer dans ces eaux traitresses, avec prudence et noblesse.
Aucune hérésie ne mérite pas plus l’anathème que la mort. Les humains ont hérité du libre arbitre entre la grâce et la bêtise, le choix repose sur leurs épaules mais encore et surtout sur leur résonance intérieur et profonde et non sur les diktats de quiconque qui par menace ou autre, promulgue avec force et mépris ce qui doit entre cru ou non.
L’ÉVANGILE DE JUDAS DANS SON INTÉGRALITÉ.
Code 2269
18 août 2015

JUDAS N'ÉTAIT PAS UN TRAÎTRE !

argaiv1511

REMETTRE LES PENDULES À LA BONNE HEURE !

Un article constitué de plusieurs textes provenant de sources diverses et commentés par l’auteur, Casault. 

FAIRE APPEL AU PASSÉ QUI L'A FAIT NAÎTRE.

Les lecteurs de mes ouvrages dits métaphysiques, par opposition à ceux qui traitent davantage de nouvelle ufologie savent à quel point je  me suis très rapidement détaché de la réalité dite religieuse des enseignements de la Bible et de l’ensemble des religions formant la triade monothéiste, tout en étant et en demeurant profondément attaché au caractère Divin de l’Esprit et bien sûr à la réalité sublime de la Divine Mère Ashéra.

Ils savent aussi que j’ai une dent contre les écrits de Paul dont l’agenda était davantage politique que religieux, ils savent aussi que j’avance de très sérieux arguments contre ce que nous dit l’Évangile à l’effet que Jésus voulait une Église ! Cela et bien d’autres choses qui correspondent à certains de mes écrits les moins diffusés.

Je suis bien conscient que très peu de gens ont lu la Bible en entier ou même le Nouveau-Testament et je suis tout aussi conscient qu’ils n’en ont rien à faire non plus. Qu’on leur dise que c’est un ramassis de mensonges et ils ont l’impression qu’on parle des discours de candidats à des élections générales. Ils haussent les épaules : « Et puis ? C’est partout pareil »  C’est un peu vrai, l’Église et toutes les autres sont capables effrontément de nous mentir en plein visage, sans broncher, au même titre que Washington, Ottawa ou  toute autre forme d’autorité, quelle que soit son obédience. Le Pouvoir ment la Société subit.  

La raison pour laquelle j’écris cet article est lié directement aux deux derniers chapitres de mon livre : La Mort n’est qu’un masque temporaire entre deux visages.  Ces chapitres sont : UNE RENCONTRE SUBLIME suivi de L’INSIDIEUX et de UNE RENCONTRE INFERNALE ce qui constitue près de 120 pages et qui pour moi, sont d’une importance capitale pour la compréhension absolue que nous devons avoir de notre rôle à jouer. Il n’y est pas question de Judas dans ces chapitres, mais ici il en sera question et vous verrez pourquoi. Dans ces chapitres on parle plutôt de Dieu et du Diable, mais dans une présentation que je qualifie de mystique pour l’avoir ainsi vécue, donc bien au-delà du toucher livresque, de la recherche littéraire voire de la création fantastique.

La suite logique à ces chapitres de mon livre pourrait bien être cet article.Pour bien situer tout cela on va commencer par le début. C’est un article technique, autant vous prévenir, un petit cours d’histoire dans un domaine sombre, méconnu, troublant même. Je ne m’attends pas à des tonnes de réaction sur celui-là mais il va camper chez-moi comme les autres, sans autre distinction avec les mêmes services d'aqueduc et  d'égout.

Donc commençons par le début.  Les lecteurs savent que je me décris comme un déiste, c’est à dire une personne qui connaît et reconnaît le Divin en elle sans l’intermédiaire d’aucun livre dit sacré telle la Bible chrétienne, le  Tanakh juif, le Coran islamique et autres. Cette même personne n’a aucun besoin de rituel du même type que la messe chrétienne, la salat coranique ou la lecture du kaddish des Juifs et n’a besoin d’aucun intermédiaire, même de très loin, tel le prêtre ou le pasteur chrétien, l’imam ou le mollah des musulmans ou le rabbin ou rebbe  juif et bien sûr elle n’a aucunement besoin de structure dogmatique religieuse qu’importe ses origines. Les gens à l'inverse qui croient avoir besoin de tout cela sont des théistes.  

 Or ce déisme est très souvent associé à une autre forme de contemplation du Divin en soi qui porte le nom de gnose, venant du grec et signifiant la connaissance. On ne croit pas en Dieu on sait qu’il existe.   Cela dit dans ces trois chapitres, je poursuis ce qui fut largement amorcé dans le livre précédent Esprit d’abord humain ensuite  concernant Ashéra, la troisième Personne en Dieu, soit Dieu la Mère. Elle est rigoureusement et vigoureusement inexistante vous en conviendrez chez les monothéistes qui ont définitivement un très sérieux problème de fond avec la femme en général.

J'ai longuement élaboré dans ce livre aussi je n’y reviendrai pas. Puis je parle d’une Entité hostile à la simple existence des humains et que je nomme Bel, d’un de ses noms, rarement utilisé, Lucibel, ce qui n’est pas sans rappeler le Lucifer des monothéistes et j’en conviens cette fois, on s’entend sur celui-là. 
Mais bien autrefois, dans ce passé qui fit naître le faux Dieu de la Bible, il existait plusieurs regroupements spirituels sous le nom de  sectes gnostiques.  
Je n’ai pas l’intention d’écrire un ouvrage complet sur elles ce serait inutile et sans grand intérêt pour le grand public admettons-le d’emblée, mais je pense que cet article pourrait avantageusement compléter mes travaux antérieurs soit les deux ouvrages mentionnés plus haut particulièrement pour ceux et celles qui ont lu ces ouvrages et qui ont encore des questions à ce niveau-là.  Fermer le circuit en somme. 

LES SECTES DE L’HÉRÉSIE

Lors de votre prochaine série de lamentations auto-dénonciatrices auprès de votre confesseur préféré dites-lui que vous avez péché en songeant joindre une secte gnostique. Il vous dira aussitôt : Cela mon fils serait un acte d’hérésie ! L’hérésie vous l’avez compris est une fausse doctrine, un grand mensonge pris dans le sens religieux du terme. C’est simple à comprendre, tout ce qui n’est pas catholique aux yeux du catholique est une hérésie, tout ce qui n’est pas juif aux yeux du juif est une hérésie et tout ce qui n’est islamique aux yeux du musulman est une hérésie et aux yeux de l’islamiste ca va plus loin, on parle d’une mise à mort s’il parvient à vous attraper. CF Charlie Hebdo.  La croyance profonde de l’un est l’hérésie démoniaque de l’autre.

Aux yeux des monothéistes la gnose est donc une hérésie, le déisme l’est également et le gnosticisme aussi. Le déisme est sans contredit la forme d’appréciation du Divin la plus répandue au monde bien que totalement inconnue. Lorsqu’une personne vous dit, «  Non je ne suis pas athée je crois en Dieu, en une Force, je sais pas, ( ils font toujours un geste avec les mains en disant ca ) mais je ne pratique plus. C’est  un peu ca le déisme. Ces gens-là le soir, vont parler à leur maman décédée ou à un vieil oncle, une grand-mère en leur racontant leurs petits malheurs et en demandant de l’aide si possible, jamais rien de gros, juste une petite aide. Ils s’endorment quand même avec le sentiment d’avoir été entendus et ils le sont, à tout coup, parce que l’Esprit qui les habite a tout compris, a tout ressenti l’amour et l’émotion qui se dégageait de cette petite prière innocente. Et l’Esprit et « Dieu » s’entendent fort bien parce qu’ils vivent dans le même quartier depuis une éternité ! Je rigole.  Mais à peine ! Alors bien sûr c’est une hérésie pour l'Église parce que seul le représentant de Dieu sur Terre peut servir de conduit divin. Être méchant je dirais que c,est leur plomberie sacerdotale ! mais je ne suis pas méchant. Juste un peu.

Pour l,Église, la gnose est donc une hérésie aussi, forcément, parce que si Dieu est en chacun de nous pourquoi diable irions-nous perdre notre temps à le prier dans une cathédrale ou autre et confier nos états d’âme à d’illustres inconnus jamais habillés de la même façon et qui apparemment auraient un ticket avec le Patron ?  Si Dieu est en nous c’est une perte de temps et d’énergie et c’est franchement insultant pour l’Esprit qui vous regarderait faire. Non ?  Mais bien sûr c’est une hérésie puisque c’est une petite loupiote spirituelle que vous avez, une âmette en peine et si fragile que seuls les représentants de Dieu peuvent vous aider à préserver aux yeux du Patron qui a mis par écrit tellement de choses à ne pas faire qu’il est impossible de ne pas se les mettre dedans tous les deux. Les pieds. 

Le gnosticisme quant à lui n’existe plus. C’était au temps du Christ, un système de pensée qui regroupait des doctrines variées dans les secteurs se la Judée et de la Palestine, sous occupation Romaine un peu comme les Allemands à Paris en 40. J’aurais fait un membre de leur secte pas pire dans le temps. Ils affirmaient que les êtres humains sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu mauvais ou imparfait appelé Démiurge ou Yahvé.   Ceux qui ont lu mes ouvrages savent ce que je pense du Yahvé de la Bible, un tyran psychopathe qui ne pense qu’à tuer tout ce qui n’est pas hébreux et qui l’a fait et pas qu’une fois, incluant une sacrée belle série d’explosions nucléaires à Sodome et Gomorrhe ! je n'ai jamais rien inventé lisez-là cette Bible elle est gratyuiite dans n'importe quel motel de passe.

Ils ont lu mon échange avec Bel mais Il n’était pas un créateur.  Par contre je ne considère pas que l’Esprit soit emprisonné, c’est son libre choix de s’incarner dans un but précis en vue de remplir une mission précise. Mais bon on aurait pu discuter. Les nuits étaient froides en Palestine.

UNE VISION FASCINANTE DU MONDE

Vous le savez sans doute, toutes les mythologies sans aucune exception traitent à leur manière, sous des appellations diverses et très différentes les une des autres, d’un seul et même concept. Le Bien et le Mal dans la Création par ...et là il y a des différences, soit un Dieu, une Déesse ou des dieux et des déesses. Mais du nord au sud, de l’est à l’ouest, tous les peuples des plus anciens aux plus modernes véhiculent ce même concept. Il est universel, et quand c’est universel c’est qu’il y a une grande vérité derrière ce concept et que La Vérité se trouve possiblement être encore plus colossale que tout ce que nous nous faisons proposer. Quand je dis mythologies  je ne parle pas que de Zeus ou d’Hercule. Je parle aussi des écrits religieux comme le Mahabharata, la Genèse, le Zend avesta etc....

Et les sectes gnostiques aussi avaient leur mythologie. Et je serais surpris que vous la connaissiez, non pas que je vous considère inculte loin de là mais PERSONNE ne parle des gnostiques, des archontes, de Yalbadaoth et de Barbélo. Un auteur je crois, Gevaudan quelque chose, son nom m'échappe. 

Les gnostiques ont été massacrés oralement, puis physiquement par l’Église, brûlés vifs, torturés jusqu’aux tréfonds pendant des siècles et les derniers en lice sont les cathares, les Albigeois brûlés à Montségur. Ceux-là étaient les Hommes Purs issus d’une dérive de la secte des Esséniens à laquelle Jésus aurait été initié selon plusieurs dont Edouard Shuré, auteur du livre du 19e siècle Les grands Initiés.  Parlant d’auteur sur les sectes gnostiques je vous suggère André Wautier si vous avez envie d’aller plus loin. Hermétique à souhait le gars , mais assez complet.   

Donc selon les sectes gnostiques anciennes, il existe une entité hostile, diabolique un peu à l’image de Bel, qu’eux appelle le Démiurge. C’est une sorte d’archange, l'incarnation du mal, mais qui aurait été le créateur de l'univers physique dans lequel nous vivons. Un rôle que je ne prête pas à Bel. Il y aurait donc un dieu bon et un dieu mauvais et la matière, le physique serait dans son ensemble, son royaume. Il n’y a pas que les gnostiques qui partageaient cette croyance, on retrouve ce Démiurge ailleurs.  Le mot vient du grec formé de  demos  soit le peuple et ergos,  qui veut dire  travail.  Il est donc un Travailleur. Dieu que ca va faire plaisir aux gars de la FTQ sauf que Lui était méchant !?

On dit que c’est Platon qui en a parlé le premier.  Dans la mythologie égyptienne, le démiurge Atoum est l'entité créatrice de l'Univers issue du Noun (l'océan primordial). Il vient à la vie en prenant conscience de son existence et, par le verbe et la pensée, il crée toutes choses. 

Donc pour en revenir aux gnostiques, le grand méchant loup porte le nom de  Yaldabaoth et comme déjà dit une divinité archangélique, têtue, irascible,  émanée du vrai Dieu,  la cause du mal par sa création désastreuse qui mêla la matière à l'étincelle divine.Ce qu’Il créa dès lors fut la cause de la révolte de Lucifer chez les chrétiens, mais également le retournement de dieux contre d’autres, un concept qui pullule dans toutes les mythologies. Vous n’avez pas oublié Thor au cinéma ?  Son frère adopté Loki ne se retourne-t-il pas contre Odin et contre Asgard ?  Lisez-les toutes et vous retrouverez ce concept, il est universel lui aussi. 

Donc chez les gnostiques, c’est la présence de ce Yaldabaoth qui est à l’origine du dualisme manichéen bien connu et déjà cité, le Bien et le Mal et nous humbles humains avons le libre choix, d’accomplir l’un ou l’autre.   Afin de se libérer du monde matériel inférieur, l'être humain a besoin de la gnose soit la connaissance de Dieu à travers l'expérience directe ou la connaissance de l'être suprême. Je suis très à l’aise avec ce concept c’est de la musique à mes oreilles.

Jésus est identifié par certains cultes gnostiques, comme une incarnation de l'être suprême qui l’a fait pour apporter la gnose aux hommes et certes pas bâtir une Église sur Pierre dont il sera le chef, une véritable hérésie puisque notée dans un seul évangile sur les quatre officiels, et certes pas le plus important ( Luc) celui de Mathieu étant habituellement celui retenu le plus souvent par l’Église ...et qui n’en dit pas un mot. Les gnostiques disaient : Je suis au monde, mais je ne suis pas de ce monde. Vendu, j’achète.  Les gnostiques chrétiens se référaient souvent aux textes que nous connaissons mais aussi à ceux que nous n’avons jamais connu sinon très récemment dont l’Évangile de Thomas. Petite merveille celui-là. Je vous suggère la traduction de Jean-Yves Leloup. 

C’est grâce aux documents de Nag Hammadi découvert en 1945 qu’on en sait plus sur les gnostiques mais les très rares publications dites savantes sont disponibles quoique peu accessibles pour un lecteur nerveux. C’est une lecture ardue et très hermétique. Je dois reconnaître avoir passé de très longues soirées épineuses, avoir séché souvent sur place  comme un sapin de noël qu’on jette à la rue et m’être senti bien seul. Mais je ne le regretterai jamais.  C’est ainsi que j’ai pu enfin mettre un nom sur ce que j’étais mais surtout réaliser que des milliers et des milliers d’autres avaient épousés ces croyances profondes qui m’animaient depuis toujours.  Je suis convaincu que mon Esprit a connu la gnose de très près dans le corps de l’un d’eux durant ces époques fascinantes.  

En 1966 se tint à Messine une conférence sur la gnose et on entreprit de faire la distinction entre le gnosticisme qui traite d’un regroupement ou d’un système de croyances datant du lle siècle alors que la gnose est plutôt une philosophie détachée indépendante en somme. On peut donc être gnostique sans être membre d’une organisation gnostique. C’est mon cas. Je suis un adepte fini de la gnose mais je suis seul et membre d’aucun regroupement.  

Parmi les plus beaux textes gnostiques qu’il y a très très peu de chances que vous ayez lus, on retient L’Évangile de Marie, le Livre secret de Jean et la Sophia de Jésus-Christ  l’Évangile de vérité, l’Évangile selon Thomas, l’Évangile de Judas dont il sera plus largement question plus loin , le livre secret du Grand Esprit invisible et l’Apocalypse d’Adam.  Quant aux Évangiles traditionnels duNouveau testament, Jean, Marc, Luc et Matthieu, celui qui est considéré à ce jour le plus près de la notion de gnose est celui de Jean.  Les gnostiques, à l'image des initiés  de ce temps, voyaient en  Jésus non pas un faiseur de miracles  - d’ailleurs l’était-il vraiment -  un personnage historique, né d'une vierge et capable de marcher sur les eaux mais plutôt un être mythique, et le but de tout initié chrétien était de devenir un Christ, plus un titre  qu’un nom et un titre certes pas exclusif à une seule personne ! Dans Esprit d’abord humain ensuite, j’ai présenté un texte gnostique parmi les plus importants : le Livre d’Énoch. 

La gnose dans sa forme sectaire, c’est à dire le gnosticisme s'est répandue dans le monde entier connu de l’époque. On retrouvaient les kantéens en Iran, les séthiens disciples de Simon le Magicien qui formèrent un groupe important, les barbélognostiques, les archontiques, les ophites, les pérates, les caïnites, ces derniers louant Caïn le fils prodigue d'Adam et Ève.  Les Esséniens quant à eux dérivent du courant gnostique sans être essentiellement une secte du gnosticisme. Cela peut sembler complexe mais regardez nos propres organisations qui se targuent d’être ceci ou cela et qui par la suite se subdivisent en multiples branches pour un mot, une phrase ou une idée disparate. La gauche plurielle, les nationalismes épars en sont autant d’exemple. 

On apprend que les survivances de la gnose la plus philosophique se décèlent dans la littérature alchimique, notamment les textes attribués à Hermès Trismégiste que j’ai déjà cité à quelques reprises dans mes ouvrages si vous avez bonne mémoire, dont la table d’Émeraude. Certains n’hésitent pas à prétendre que la gnose, avec le mythe d'Hiram, sa résurrection et sa mort, fait partie des racines de la franc-maçonnerie.  Un fait demeure, à titre de frère maçon moi-même, mais non pratiquant depuis 20 ans, j'ai vraiment perçu un courant très fort d’une spiritualité  retenue et anonyme et sans être athée, loin de là, je la qualifierais franchement de déiste. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu à l’époque.  

Lorsque j’ai pris connaissance du soufisme,  la version plus ésotérique de l’islam j’ai été enchanté par sa grâce sa beauté, sa poésie et les soufis désignent souvent par le terme gnostique  celui qui est possesseur  de la connaissance de Dieu. Je pourrais prendre l’espace d’un site à lui seul si je voulais décrire en long et en large la gnose et son rôle si méconnu.

LE DIEU DES GNOSTIQUES EST CELUI DU DÉISME !

Les gnostiques disaient qu’il y avait un Être parfait qui correspond à notre définition à nous de Dieu lui aussi dans sa perfection et non ce dieu cruel tyrannique vengeur et mesquin que l’on nomme Yahvé. Le Dieu de Moïse,  d’Abraham  et le Dieu d’Ismaël. le Dieu du monothéisme

 Le Dieu auquel il faisait allusion était l’Éon. De l’Éon se dégage une espèce de réflexion comme celle d’un miroir qui inverse et de cette image se dégage trente autres Éons évoluant dans le plérôme. Ce dernier est le Nirvana des uns, le Paradis des autres, l’Olympe, le Monde Céleste. Les gnostiques s’y retrouveront à la fin de leur aventure terrestre. Bien que certains gnostiques n’étaient pas réincarnationnistes les gnostiques chrétiens l’étaient à coup sûr. Un spécialiste du gnosticisme chrétien, G.R.S. Mead écrit dans son ouvrage Fragments of a Faith Forgotten : Tout le gnosticisme tournait autour du concept de la loi cyclique, à la fois pour l’âme individuelle et l’âme universelle. On trouve les gnostiques enseignant invariablement au sujet de la réincarnation la doctrine non seulement de la préexistence mais aussi de la renaissance des âmes humaines ».

On retrouve au Plérôme, le Fils ou Logos, la Mère céleste, l’ Homme primordial, Fils de cet Homme ou Seth céleste,  Sophia la Sagesse etc Ces  éons évoluent en couple appelés syzygies d’où la croyance de certains en l’âme sœur et des âmes qui se séparent en deux pour se retrouver plus tard. Notre monde, celui dans lequel nous vivons est le bas monde et il serait l’œuvre de cette Entité extrêmement puissante créée par accident d’une certaine manière un peu comme les radiations des tests nucléaires ont créé le monstre Gojira dans la mythologie japonaise populaire d’après-guerre. C’est Ialdabaôth ou Yaldabaoth selon les écoles et c’est autour d’elle que se construit notre univers. 

En d’autres mythologies, il existe toujours une contrepartie, qu’il s’agisse de Prométhée, de Thésée, Persée, Thor fils loyal d’Odin ou Sabaoth chez les gnostiques et bien sûr l’archange Michel chez les chrétiens qui luttera contre Satan.  Une histoire qui finit bien, puisque Yaldabaoth  revient vers le bien ou comme je l’exprime plus clairement dans l’Ère nouvelle, il est chassé !

L'ÉTERNEL FÉMININ
Comme je l’ai souligné plus haut le principe féminin est l’adversaire, la grande Prostituée chez les monothéistes. Seul le christianisme retiendra la mère naturelle de Jésus, Marie, et se sentira même obligé de lui inventer une virginité miraculeuse de sorte qu’aucune connotation sexuelle ne lui soit associée. Quelle horreur, une femme et ses entrailles fussent-elles bénies n’a strictement pas le droit de copuler fut-ce avec Joseph dont on ne sait strictement rien.
Chez les gnostiques, le principe féminin a un rôle important dans les éons, des figures féminines vont jouer des rôles prophétiques, les gnostiques ne semblent pas considérer la femme comme inférieure à l’homme. Par exemple, l'Évangile de Marie-Madeleine accordera à la figure de celle-ci une place au moins aussi importante qu'aux apôtres. Mais le retour de l’élément féminin à sa contrepartie masculine reste une condition indispensable à l’accès à la perfection céleste. C’est l’équilibre essentiel, le Yin yang taoïste,ce qui signifie que ni l’une ni l’autre n’est supérieure à l’autre mais parfaitement et indissociablement complémentaires dans un équilibre d’une perfection infinie.  

ET JESUS DANS TOUT CA ?

Pour certains écrits gnostiques dont le célèbre et extraordinaire Évangile de Thomas, on  peut lire :  « Ses disciples lui dirent - Vingt-quatre prophètes ont parlé en Israël et ils ont tous parlé de toi. Et il leur dit : Vous avez délaissé celui qui est vivant en votre présence et vous avez parlé de ceux qui sont morts » Les exégètes de la gnose proposent alors l’interprétation suivante et que j’apprécie grandement : La réalité pour le gnostique est le monde spirituel, le monde de la Vie, le divin.  En d’autres termes Vingt-quatre prophètes ont parlé en Israël et ils ont tous parlé de toi » dans le sens « tous les prophètes annoncent la même bonne nouvelle : le chemin de l'éveil de l'esprit (Christ) en l'homme  Il répond :« Vous avez délaissé celui qui est vivant en votre présence » dans le sens « Vous avez oublié l'étincelle d'esprit du monde divin qui gît en vous ».« Vous avez parlé de ceux qui sont morts » dans le sens « vous avez parlé de l'homme matériel, ceux qui sont voués à la mort, ce qui est poussière »

Les gnostiques parlaient d’un Sauveur mais uniquement spirituel, immatériel mais qui porte le nom de Christ. Il n’est certes pas  un faiseur de miracles, une belle invention destinée à ravir les esprits plus lents à la compréhension de l’Esprit. Bon,  cela suffit pour les gnostiques. 

L’ÉVANGILE DE JUDAS

Non reconnu par l’Église, ce texte découvert en 1978 et en très mauvais état est préservé à Genève. C’est un document troublant pour la chrétienté ce qui a même donné l’idée au romancier Adam Blake d’écrire l’Évangile des Assassins.

Il  a sans doute été composé dans la première moitié du IIe siècle dans une version copte du IIIe siècle qui pourrait être la traduction d'un texte grec encore plus ancien. Irénée de Lyon, évêque de Lyon, fait mention d'un Évangile de Judas à la fin du IIe siècle dans son ouvrage Contre les hérésies: l'Évangile de Judas  est tributaire de la secte gnostique des Caïnites. Évidemment les tenants de la toute jeune Église du Christ prétendaient que les Caïnites avaient abandonné, voire trahi Jésus. Un fait demeure, les Caïnites prétendaient  que notre monde était dominé par un être activement maléfique, n'ayant fait le monde en question que dans le dessein pervers d’empêcher que l’élément divin dans l'homme se réunisse avec le Dieu Parfait et Inconnaissable.

C’est là, pour moi une découverte essentielle et qui vient me susurrer à l’oreille que mon Esprit d’abord humain ensuite, n’était donc pas une mauvaise forme d’inspiration. Judas ? Dans Les Religions du Monde (1662), Sir Alexander Ross donne de la secte la description suivante de manière très subjective mais très instructive.  : "Les Caïnites étaient ainsi nommés, parce qu'ils adoraient Caïn, comme l'auteur de plusieurs biens qui avaient été faits à la nature humaine : ils adoraient aussi Ésaü, Koré, Dathan, Abiram et Judas, qui trahit le Christ, disant qu'il savait auparavant quelle félicité ou béatitude il arriverait au genre humain par la mort du Christ, et qu'il le trahit pour cela. Quelques uns de cette secte étaient nommés antitaktai, c'est a dire "personnes qui s'opposent à Dieu", car ils s'opposaient a Lui, autant qu'ils le pouvaient, en Ses lois, et pour cela, ils rejetaient la Loi de Moïse, comme mauvaise, et adoraient les esprits malins, auxquels ils plaisaient par des actions impies. Ils enseignaient aussi que nous sommes mauvais par nature, et que le Créateur du monde est un dieu inconnu qui enviait Caïn, Ésaü et Judas."  

Ross est un chrétien convaincu il ne va quand même pas encenser cette bande d’illuminés mais moi je l’aurais fait eussé-je vécu en cette époque.

N’oubliez jamais que les croyances de l’un sont les hérésies de l’autre et inversement en ce que toute chose sur Terre n’est jamais entièrement vrai pas plus qu’entièrement faux et qu’il n’appartient qu’à l’Esprit dépouillé de la chair d’en établir l’éternelle distinction. 

L’Évangile de Judas fait partie d’un codex. Un codex est un ensemble d’écrits reliés tous ensemble à la manière d’un condensé du Readers-Digest qui présente des extraits de 3 ou 4 romans dans une même couverture. Sauf qu’il n’y a aucun titre, aucun paragraphe, les anciens n’ayant aucune notion de ce que nous connaissons aujourd’hui sous la forme d’un livre distinct. Imaginez que vous prenez la moitié d’un livre de John Keel, la moitié d’un de mes livres, suivi sans aucune mention par le quart d’un livre de Budd Hopkins,la moitié d’un autre de John Mack et le tiers de Kenneth Ring et quinze ou vingt feuilles d’un auteur inconnu.  Pas de titre, pas de signes, indiquant une transition d’auteur rien, pas même de pages numérotés et le tout sur un support dégradé, sec , qui peut se désintégrer à tout moment et auquel il manque plusieurs lignes un peu partout. Beau week-end en perspective !

Si vous voulez faire des recherches plus approfondies, je vous donne le nom, c’est le Codex Tchacos du nom de son possesseur actuel.  Dans ce codex on trouve aussi: l’Épître de Pierre à Philippe et la Première Apocalypse de Jacques, qui se trouvent aussi dans les manuscrits de Nag Hammadi. Quand je serai vieux et grincheux et que j’aurai plus de temps, je m’offrirai les Écrits gnostiques de la bibliothèque de Nag Hammadi  traduits  du copte par un collectif de traducteurs et  publiée sous la direction de Jean-Pierre Mahé et Paul-Hubert Poirier  sous la prestigieuse et ultra dispendieuse Collection Bibliothèque de la Pléiade (n° 538) de Gallimard. Imaginez, 1920 pages de pur bonheur  et trois ans pour payer. Je rigole. Mais à peine. ! 

L’Évangile de Judas et l’ensemble du codex sont authentiques, expertisés maintes et maintes fois. L’Évangile de Judas a été publié en 2006 par la National Geographic Society et l'original exposé à Washington. Il était prévu que l'original devait être offert au gouvernement égyptien et déposé au Musée copte du Caire. Le codex cependant, toujours en cours de restauration et d'assemblage se trouve actuellement à Genève à la Fondation Martin Bodmer. En effet, selon Rodolphe Kasser, le codex contenait à l'origine 31 pages recto-verso ; cependant, lorsqu'il apparut sur le marché en 1999, seules 13 pages subsistaient.

LE RAPPORT TRÈS ÉTRANGE DE JÉSUS AVEC JUDAS

D’après l’histoire de Judas approuvée par le sceau de l’imprimatur catholique, celui-ci voulait que Jésus devienne un chef de guerre une sorte de Ben Laden contre les Romains, les Talibans de l’époque étaient alors appelés des Zélotes. L’un de leur chef sera libéré de sorte que Jésus soit crucifié, on se souviendra de cette manœuvre du Romain Pilate pour éviter une révolte populaire . Barrabas est donc retourné fomenter des troubles mais au moins le répudié faux Roi des Juifs allait débarrasser le plancher et le gars s’en lavait les mains. 

Judas a donc trahi son Rabbi pour un montant plutôt dérisoire quand il a vu qu’il n’avait aucune intention de prendre les armes et éventuellement le pouvoir. On connaît la suite, le baiser identificateur, l’arrestation du coupable et direction le Golgotha. Ce qu’on retrouve dans cet Évangile par contre est troublant parce que cela retourne complètement tout le mobilier à l'envers dans la maison du Pape. 
La phrase clef et pour le moment toujours  isolée adressée à Judas  est : Tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle. Le débat s’ouvre ensuite, dans l’ambiance tendue entre spécialistes de la Gnose, sur l’interprétation à donner quant aux intentions de l’auteur du texte.
Très logiquement,  les éditeurs du National Geographic y voient une  défense de Judas contre les autres apôtres et  une défense de la Gnose contre les courants chrétiens dominants. Selon l'hypothèse émise par cette équipe éditoriale, et largement reprise par les médias, le texte présente une interprétation originale de la trahison de Jésus par Judas, un de ses apôtres : Tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle.

En dénonçant Jésus, il aurait été le seul de ses disciples à avoir vraiment compris le message qu’il voulait véhiculer. Disciple bien aimé de Jésus, il aurait eu la plus difficile des missions à accomplir : le livrer aux Romains. En agissant ainsi, il aurait donc suivi une demande de ce dernier, qui lui permit de faire le sacrifice ultime pour la rédemption du monde. Cette « justification » de Judas, dénoncée dès son origine et encore aujouird’hui par l’Église, serait donc bien d'origine gnostique et change toute la dynamique évangélique de bout en bout. Mais de cela le Vatican n,en parle pas plus que Washington ne discute UFO. 

En le lisant, on réalise que Judas a dénoncé Jésus "sur ordre" pour que le destin de Jésus puisse s'accomplir. Le baiser de Judas était donc en fait un vrai baiser d'amour, et non pas un baiser de trahison disent certains. Cela donne évidemment une toute autre perpective à l’évènement. Un regard approfondi confirme de nombreux points discutés plus haut  car dans cet Évangile inédit  Jésus a révélé à Judas des choses qu'il n'avait dites à personne d'autre.

Par exemple, sur la Genèse. Au départ de anges sont apparus pour régner sur le Chaos. Le premier s'appelait Nébro  ou"rebelle" et on y retrouve Yaldabaoth. Le troisième s'appelait Saklas. Nébro et Saklas créèrent chacun six anges pour être leurs assistants, et tous recurent une partie des cieux.

Et les cinq anges qui régnèrent sur le chaos, puis sur les enfers sont les suivants :- Le premier est Seth, qu'on appelle Christ.- Le deuxième est Harmathoth.- Le troisème est Galila.- Le quatrième est Yobel.- Le cinquième est Adonaios. Et Saklas a créé Adam et Eve, qui est appelée dans les cieux Zoé. Zoé ? Ca va discuter dans les chaumières je sens ça ! Ce que cela soulève est très important. Pourquoi les Évangiles de Marc Luc Jean et Matthieu sont-ils les seul retenus par l’Église après un grand nombre de Conciles qui ont modifé le contenu du Nouveau-Testament à maintes reprises ?  Parce que le Nouveau testament se devait de refléter la position religio-politique de l’Eglise.  


Il n’y a dès lors qu’un petit à franchir pour dénoncer vigoureusement l’opacité terrifiante qui s’est jeté sur tout ce qui constitue le corps même des enseignements concernant l’origine du monde, la création, le peuple Élu, la naissance et la vie de Jésus, ses pseudo-miracles, sa pseudo résurrection, son Église alors que c,est plutôt celle de Paul puisque Pierre n,en voulait pas etc.  Et voilà que Judas ne serait certes pas le traitre odieux  que nous connaissons tout comme j’ai reconnu aisément dans mes ouvrages documentés sur l'aspect affirmant que  que Marie Madeleine était tout sauf une prostitué mais la compagne de Jésus et qu’ils ont eu une fille. Sarah Tamar. Allwer plus loin que Da Vinci Code faut le faire ! Je rigole.
 

Mais à peine, et quoi d’autre encore ! Ah oui si vous ne baptisez pas votre votre enfant et qu’il meurt ainsi, il ira aux limbes. Oups surprise ! Le 20 avril 2007, la commission théologique internationale de l'Église catholique romaine publie ses conclusions sur la question. Les limbes... hé bien voilà, désolé, ca n'existe plus et, il existe néanmoins des raisons d'espérer que les enfants morts sans baptême participent, par une grâce spéciale, à la vision béatifique. Pas de problème, je pense que de l’eau de robinet versé sur la tête d’un poupon, par un type affublé d’un uniforme et qui n’a rigoureusement rien de plus que les autres personnes sur place sinon qu'il peut parler en latin, n’a pas d'autre effet que de faire pleurer le bébé si elle est trop froide.  Brutal, froid, sans coeur et terriblement déplacé. Oui je sais. mais c'est comme ça, je suis cohérent. 

Je termine donc par ceci pour l’avoir clairement dit plus haut. N’oubliez jamais que les croyances de l’un sont les hérésies de l’autre et inversement en ce que toute chose sur Terre n’est jamais entièrement vraie pas plus qu’entièrement fausse et qu’il n’appartient qu’à l’Esprit, dépouillé de la chair, d’en établir l’éternelle distinction.  Puissions-nous savoir naviguer dans ces eaux traitresses, avec prudence et noblesse. Aucune hérésie ne mérite pas plus l’anathème que la mort. Les humains ont hérité du libre arbitre entre la grâce et la bêtise, le choix repose sur leurs épaules mais encore et surtout sur leur résonance intérieure et profonde et non sur les diktats de quiconque qui par menace ou autre, promulgue avec force et mépris ce qui doit entre cru ou non. Voilà ce que j'en dis pour conclure.  

L’ÉVANGILE DE JUDAS DANS SON INTÉGRALITÉ.

JEAN CASAULT VIENT DE PUBLIER CE LIVRE DISPONIBLE MAINTENANT DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES.