LA VIE INTELLIGENTE EXISTE-ELLE AILLEURS DANS L’UNIVERS ? DEMANDE STEPHEN HAWKING
Un article de CASAULT
Personne ne sait en fait. Personne ne le sait dans les formes retenues par la science pour désigner la gnose de toute chose, la connaissance. Moi je sais qu’il existe des formes de vies intelligentes disséminées partout dans l’Univers, mais je ne peux pas partager cette connaissance. Quand un homme de science de sa trempe pose la question, il sous-entend, des preuves, formelles suite à la réception de signaux clairs et artificiels sans aucune ambiguïté tant par leveur nature que par leur provenance. N’oublions pas que ses débuts les acteurs de SETI on déjà reçu des signaux troublants, qui provenaient...de leur lave-vaisselle.  Soyons rassuré ils ont depuis, établi des protocoles de vérification extrêmement pointus.
L’exobiologie, cette science qui pourrait un jour répondre à cette question n’a pour ainsi dire aucune matière sur laquelle travailler car la découverte de milliers de planètes tournant autour d’un soleil ne nous dit rien encore sur la vie. La découverte de possibles océans sous la surface de lunes et même de Pluton n’indique qu’une possibilité de vie mais encore là microbienne ?
C’est ca qui est un peu ridicule, nous savons tous que l’Univers fourmille de vie mais ça on ne le sait pas.
Les seuls visiteurs extraterrestres reconnus par la science actuelle sont... les météorites.  En 1970 le Docteur Cyril Ponamperuma découvrit pour la première fois dans une météorite débusquée en Australie des traces d’acides aminées.  Cette découverte a soulevé une tempête de controverses puisqu’elle supposait que les fondements de la cellule vivante étaient d’origine extraterrestre.  En effet il est tout à fait plausible de croire qu’une météorite a pu, il y a plusieurs centaines de millions d’années, inséminer notre planète, une croyance que ne partageaient certes pas les scientistes chrétiens du beau siècle.  N’oublions pas que la victoire des tenants de l’évolution inspirés par Darwin, sur les créationnistes inspirés par la Bible n’est pas encore chose faite ! Dans certaines classes coraniques de Cités en France, on enseigne le créationnisme et on traite Darwin de fou furieux.
Quoiqu’il en soit nous ne disposons à ce jour d’aucun élément probant sur l’existence de vie ailleurs dans l’univers. Mes études dans ce domaine remontent à décembre 1966, et le 4 janvier 2016, après cinquante ans on aura pas avancer d’un millimètre ! On s’approche, mais on n’y est pas encore !
Toutefois il est raisonnable d’affirmer que l’ensemble du monde scientifique ne soit pas entièrement réfractaire à l’admission de la possibilité. On a la preuve sous le nez, la relance du programme SETI avec l’appui financier d’un milliardaire russe Yuri Milner. Il faudra d’ailleurs suivre cette actualité scientifique presque tous les jours puisque de nouvelles découvertes risquent de relancer régulièrement le débat. À titre d’exemple cette dépêche de l’AFP  en octobre 1995, donc il y a vingt ans de cela, titrait: “Vie possible sur Mars?”  Des scientifiques américains, le microbiologiste Todd Stevens et le géochimiste James McKinley du Laboratoire du Pacifique nord-ouest de Richland dans l’État de Washington ont découvert l’existence d’une bactérie capable de vivre sans photosynthèse à partir d’eau et de roches. C’est particulièrement la roche de type basalte qui excite les chercheurs.  Le basalte est présent dans les roches le long de la rivière Columbia où la découverte de cette bactérie fut effectuée.
La bactérie qui porte le nom affectueux de SLIME (subsurface lithoautotrophic microbial ecosystem) tire son énergie à partir de la réaction chimique entre l’eau et le basalte et le dioxyde de carbone dissous dans l’eau.  Or selon les données recueillies par les différentes sondes qui ont été expédiées vers Mars, l’eau, le dioxyde de carbone et le basalte sont présent également sur la Planète Mars.  Rien n’indique que cette combinaison n’existe pas ailleurs également puisque Mars, la Lune et Vénus sont les seules sphères sur lesquelles un équipement d’origine et de fabrication humaine se soit posé »
On a vécu ca récemment avec la découvertes de bactéries se nourrissant d’arsenic si vous avez bonne mémoire alors oui, c’est très clair, la vie microbienne, virales et autres existe sans doute partout, même dans les pires endroits possibles.
Il existe donc suffisamment de découvertes à venir pour laisser toute grande ouverte la porte à d’autres questions encore plus troublantes parmi lesquelles celle qui nous intéresse le plus, à partir de l’instant ou il devient presque évident que la vie se soit développée ailleurs :
LA VIE INTELLIGENTE EXISTE-ELLE AILLEURS QUE SUR LA TERRE?
Inutile d’insister sur le fait que personne ne sait.  Mais là encore devons-nous préciser que cette ignorance est basée sur le modèle cartésien de la rigueur scientifique.  Les personnes ayant eu selon leurs dires l’occasion unique d’être mis en contact avec une IS n’hésitent pas un instant à répondre à cette question.  Nous ne pouvons toutefois blâmer les hommes de science de ne pouvoir répondre à cette question surtout quand l’un d’eux affirme avec un sourire: “Vous savez Monsieur Casault, quand bien même j’aurais la chance de voyager en soucoupe volante et de visiter une planète habitée par des millions d’êtres vivants, dès mon retour, je ne serais pas plus avancé dans mes recherches pour déterminer si oui ou non il y a de la vie intelligente ailleurs.  Comme tous vos témoins je n’aurais pas l’once d’une preuve à mettre sous le microscope de mes confrères !” (Dr Claude Frémont de l’Université Laval à Québec).  Il avait foutument raison.  Des IS enlèveraient Hawking et lui feraient visiter leur sanctuaire sur Proxima du Centaure, ses confrères diraient tout simplement que la maladie a finalement atteint son cerveau.
L’ÉQUATION DE DRAKE
Dans la nouvelle de la relance de SETI sous le nom de Breaktrough Listen vous avez peut-être vu le nom de Francis Drake. On attribue à celui-ci l’équation éponyme alors qu’il était directeur de l’Observatoire astronomique de Greenbanks en Virginie occidentale. Certains prétendent qu’il s’agit plutôt de Carl Sagan de l’Institut Cornell  mais quoiqu’il en soit, elle se lit comme suit:
n=RxFPxNExFLxFIxFCxL
N, étant le nombre de civilisations dans l’Univers pouvant accéder à une technologie capable de communication interstellaire, l’équation fait référence au taux de formation d’étoiles dans notre galaxie, au nombre possible de ces étoiles ayant un système solaire, au nombre possible de planètes pouvant accueillir la vie, au nombre qui abritent des formes de vie, au nombre de ces planètes qui peuvent permettre, en fonction de la durée de vie de leur soleil, le développement de l’intelligence, au nombre d’entre elles qui ont atteint ce degré et leur durée d’existence.
Carl Sagan qui passait à l’époque pour être un des plus brillants cerveaux sur cette planète a déduit qu’au moins un million des 100 milliards de soleils de notre galaxie sont en mesure d’être l’hôte d’une civilisation semblable à la nôtre. Une récente étude commandée par la NASA à décuplé ce nombre. On parle de plutôt maintenant de dizaines de milliards de mondes capables d’abriter la vie.
Carl Sagan était à cette époque l’assistant directeur du département d’astronomie de Harvard.  Il avait 28 ans.  Décédé très jeune en 96 Carl Sagan n’avait pas modifié son point de vue.  Qui plus est, il était derrière l’un des plus vastes projets de communication avec des civilisations extraterrestres qui soit, le SETI.
S.E.T.I.
Search for Extraterrestrial Intelligence.  Ce programme a été adopté par plusieurs organisations dont la plus célèbre est la NASA qui y mit toutefois un terme au milieu des années 90 en raisons des coupures gouvernementales, un sort que ne connaîtra plus le SETI puisqu’il est maintenant soutenu par un mécénat privé.  Cela n’a toutefois pas découragé le programme SETI entrepris depuis 1979 par l’Université de Berkeley en Californie.  Il s’agit du SERENDIP (Search for Extraterrestrial Radio Emissions from Nearby Developed Intelligent Populations).
En tenant compte du principe que les ondes radio d’un radiotélescope tel celui d’Arecibo à Puerto Rico voyagent à la vitesse de la lumière (300,000km/sec) il est donc souhaité qu’elles soient captées après quatre ans d’émissions dans les environs de l’étoile la plus proche de notre système solaire: Proxima du Centaure.  Pour effectuer un tel voyage les anciennes navettes spatiales américaines telle Discovery, poussée par des réacteurs à vitesse maximale aurait pris... 30,000 ans.  C’est d’ailleurs l’argument massue des détracteurs de la réalité ufologique.
Cette méthode est toutefois tributaire de tant de facteurs inconnus que l’absence de réponse ne doit certes pas être interprétée comme une absence de vie intelligente dans l’Univers.  Les chiffres mentionnés plus haut sont d’un ordre de grandeur tellement impressionnant qu’ils dépassent notre imagination mais ils sont encore immensément loin de la dimension réelle du cosmos.  En somme l’exercice SERENDIP ou SETI comparable à cet homme dans une petite embarcation au beau milieu de l’océan qui trempant son doigt dans l’eau, conclurait après une heure ou deux qu’il n’y pas de vie marine existante sous cette masse d’eau salée sous prétexte que rien ne l’a mordu.  Exercice sans doute frustrant et coûteux, les programmes SETI démontrent malgré tout que l’ensemble de la communauté scientifique est maintenant convaincue de la forte probabilité que des civilisations évoluées existent quelque part dans cette galaxie de 200 milliards de soleils, galaxie parmi des milliards d’autres !  Et parlant de petite morsure par un petit poisson qui serait s’attaquer au doigt de notre homme, Wikipédia nous rappelle que le signal « Wow! » est un signal radio puissant, à bande étroite et centré sur la raie à 21 centimètres, capté le 15 août 1977 par le radiotélescope The Big Ear de l'université de l'État de l'Ohio1. D’origine inexpliquée, ce signal, qui a duré 72 secondes et n'a plus été détecté depuis, a fait l'objet d'une attention significative de la part des médias.
C'est l'astrophysicien Jerry R. Ehman qui observa le phénomène alors qu'il travaillait avec le radiotélescope à un projet SETI. Stupéfié de voir à quel point le signal correspondait à la signature attendue d'un signal interstellaire dans l'antenne utilisée, Ehman a entouré au stylo le passage correspondant sur la sortie imprimée et a écrit le commentaire « Wow! » dans la marge à côté. Ce commentaire est devenu le nom du signal.
Mais tous ne partagent pas ce point de vue.  James Trefil Robinson, physicien de l’Université George Mason, estime pour sa part que les possibilités que la vie se développe sur une autre planète que la Terre sont très minces.  Robinson étaye son idée à partir du principe qu’il faut plus que les conditions de lumière et de chaleur pour abriter et même développer la vie comme par exemple un axe incliné.
Ce que fait Robinson en somme c’est d’ajouter une donnée complexe à l’équation de Drake.  Une planète vivante devrait donc avoir un axe incliné à la perfection, assurée par la présence d’une lune de diamètre et à distance égales à notre lune en rapport avec la Terre de sorte que cette planète soit dans une zone dite habitable.  Concernant l’origine de cette lune, Robinson prétend que la nôtre étant  issue d’une collision entre un astéroïde et la Terre en formation, il y a peu de chances qu’un tel hasard existe ailleurs.
L’argumentation de Robinson est intéressante pour les sceptiques invétérés mais sa conclusion est démesurée. Il écrit: “...mon impression est que la Terre soit possiblement la seule planète ainsi pourvue, dans la Voie Lactée... en fait je peux même aller jusqu’à dire, il n’y a personne nulle part ailleurs qu’ici.”
Bon ben coudons je vais aller me recoucher !
L’homme-Robinson a longtemps cru que le Soleil tournait autour de la Terre, que la Terre était plate, qu’aucun autre continent n’existait que l’Europe et que des montagnes élevées ne pouvaient absolument pas se former sur Pluton. Surprise !  Nous sommes placés en face d’un homme de science qui commet à notre avis un  péché d’orgueil en présumant qu’à la limite de ses connaissances, il n’existe aucune planète ayant un axe d’inclinaison protégée par une masse lunaire... C’est un peu gros si on se considère les chiffres astronomiques cités un peu plus haut.  L’objectivité est un aller-retour entre le possible et l’impossible. Le billet aller simple de Robinson n’est heureusement pas représentatif, e de l’ensemble de la communauté scientifique et je pense que d’année en année,  le tableau des scientifiques ouverts s’élargit, particulièrement avec les jeunes.
LES VOYAGES INTERSTELLAIRES
Toute la crédibilité du phénomène des ovnis repose sur une seule et unique question dès que l’admission de vie intelligente extraterrestre est reconnue: comment des résidents d’une planète située à des années-lumière de la Terre peuvent-ils venir jusqu’ici ? C’est impensable !
Il a été dit que Proxima du Centaure, le soleil le plus près du nous est à ce point éloigné qu’il faudrait 30,000 ans pour s’y rendre.  Il est déraisonnable de songer un seul instant qu’une technologie si évoluée soit-elle puisse surmonter ce genre de handicap.
En effet ! Ce n’est pas une mince affaire d’autant plus qu’en admettant même qu’un vaisseau spatial puisse se déplacer à la vitesse de la lumière, il lui faudrait tout de même quatre ans.  Il doit y avoir une autre explication d’autant plus que notre appréciation scientifique actuelle réfute même pour un objet solide, la possibilité de se déplacer à la vitesse de la lumière.
L’argument le plus retenu par les ufologues est pour le moins simpliste mais assorti d’un bon sens qu’on ne peut nier.  Ils disent à peu près ceci: En tenant compte du principe que l’évolution d’une civilisation planétaire est liée à la durée de vie de son soleil, on peut admettre qu’une civilisation ayant vue le jour un ou deux millions d’années avant la nôtre, compte encore plusieurs millions d’années d’espérance de vie.  Ce décalage, mineur à l’échelle des données astronomiques habituelles est toutefois considérable lorsqu’on le confronte à nos données, ici sur terre. En effet cela signifie que cette civilisation avait deux millions d’années d’existence et d’avance sur nous au moment ou le Neandertal, ce gentleman des cavernes n’avait peut-être pas encore vu le jour...
Puisque notre évolution technologique nous permettant de passer de la charrue à la navette spatiale, du tambour de la jungle au réseau informatique Internet, dans une fenêtre de temps d’à peine une centaine d’années, il y a lieu de se demander où nous en serons dans un ou deux cent milles ans. Serons-nous les OVNIs de quelque civilisation apeurée sur une petite planète au fond de l’espace, se demandant bien ce que sont ces êtres mystérieux ? Une image que le dernier Star Trek de Abrams nous a délicieusement offert.
Je ne peux jamais m’empêcher de penser à quel point ce raisonnement résiste bien aux attaques de l’autre camp.  Par exemple il a été répondu à cela que l’évolution n’a jamais été garante du progrès et qu’une guerre nucléaire pourrait nous ramener en un temps record au temps des cavernes.  Certains croient même que cela se serait déjà produit.  Mais le beau raisonnement des ufologues convaincus remplit son rôle et plaît à ceux et celles qui ne demandent qu’à croire et se moquent bien des angoisses stériles de nos scientistes.
Or voilà, mon rôle n’est pas de faciliter le travail aux ufologues et de maintenir une argumentation paresseuse.  Il faut découvrir si des éléments de la connaissance humaine actuelle peuvent au moins ouvrir la porte à une possibilité, si infime soit-elle que les voyages interstellaires sont possibles et cela, en-dehors de toute considération métaphysique, en d’autres termes, je ne parle pas ici de Vols de nuit et d’excursions avec l’ Esprit mais de vis et de boulons. Je parle de ce que les gens veulent parler : les vraies affaires. .
THÉORIES
Les seules théories existantes sur la possibilité d’effectuer des voyages interstellaires relèvent de la science-fiction.  Les hommes de science les plus avancés de cette planète ont réduit en miettes tous les espoirs des ufologues de découvrir dans le vaste réservoir de connaissances des humains un élément pouvant les conduire à croire un tel rêve possible.
Je cite à titre d’exemple les propos de Stephen Hawking, Il écrit dans sa Brève histoire du Temps   “...si cette représentation est correcte, elle annonce de mauvaises nouvelles pour ceux qui voudraient voyager dans l’espace:  les dimensions supplémentaires seraient par trop petites pour autoriser un voyage à travers elles” mais  dans un autre document intitulé:  “Baby Universes, Children of Black Holes”, Hawking traite de la possibilité de voyager à travers les fameux trous noirs.  Il écrit: “Voilà donc tout ce qu’il nous faut pour permettre les voyages dans l’espace au travers des trous noirs.”  Il ajoute “Vous n’avez qu’à plonger dedans avec votre vaisseau.  Il faudra toutefois qu’il soit de taille gigantesque sans quoi les forces gravitationnelles vous réduiront à l’état de spaghetti avant même d’y pénétrer.  Il ne vous restera qu’à espérer ressortir ailleurs dans l’univers, mais sans jamais savoir où.”
Il se lance plus loin dans une complexe analyse de sa propre idée et termine: “Tout ce que cela signifie est que le voyage dans l’espace à travers un trou noir ne sera sans doute jamais un moyen ni populaire ni efficace.”
Mais qu’en sait-il vraiment ? Aussi intelligent soit un homme, n’est-il pas limité par les connaissances qu’il détient ? Un indigène d’une tribu qui n’a jamais connu autre chose que sa forêt mais qui serait extrêmement intelligent pourrait-il accepter le concept d’un vaisseau propulsé jusqu’à la lune ? Ou aurait-il des arguments similaires à ceux d’Hawking en en réfutant la possibilité ?
AUCUN ESPOIR ?
Sommes-nous vraiment au mur ? Allons-nous devoir céder aux critiques acerbes des hommes de science à l’égard de l’ufologie et qui balaie d’un méprisant geste de la main la possibilité de visiteurs extraterrestres sous prétexte que par définition cela est IMPOSSIBLE ?
Non, cela n’est pas nécessaire.  Malgré l’immense respect que j’éprouve pour le travail et la méthode de travail des scientistes, il faut comprendre le fonctionnement de l’esprit scientifique.  Ils n’ont pas le droit, un seul instant de spéculer, d’imaginer des schèmes de pensées qui s’éloignent trop des modèles reçus sans quoi ils sombrent dans la fiction.  Il est fort possible malgré ce qu’il en dit que Stephen Hawking croit aux visites extraterrestres tout comme Einstein d’ailleurs, mais PAS SELON SES RÉFLEXIONS MATHÉMATIQUES.  Il n’a pas le droit de le dire ou même de le murmurer.  Ce genre d’homme ne peut se permettre d’émettre un postulat aussi important sans l’appuyer et comme il est le tout premier à dénier la possibilité d’un voyage dans l’espace...  Cependant il est permis à un tel savant de spéculer pour lui-même que l’humilité d’un homme de science réside en tout premier lieu dans la recherche des éléments qu’il ignore afin de les transformer en connaissance.
Ceci dit, un homme de science de la trempe de Stephen Hawking, transporté dans un autre monde aurait la capacité de COMPRENDRE le comment d’une technologie superluminique.  Mais pour comprendre il faut SAVOIR et comme il est cantonné à un environnement scientifique extrêmement jeune (l’astrophysique n’a pas 100 ans) qui pourrait le blâmer de ne pas savoir.
Allan Hynek, conseiller scientifique auprès du Projet Bluebook de l’USAF (1948-1969) fit un jour une déclaration intéressante:  “Si le physicien est prêt à accepter la dualité “onde-particule” de la lumière pourquoi n’en ferait-il pas tout autant pour la nature même de l’OVNI ? Un des problèmes vécus par les penseurs de la mécanique quantique consiste dans le fait la lumière se comporte comme une onde lorsqu’on la traite comme telle et comme une particule lorsqu’on la traite comme telle. Un cauchemar ! Hynek soulève donc la question du pourquoi d’une attitude si large face à ce phénomène inexplicable et si fermée face à la possibilité que les OVNIs résistent eux aussi à leur explication. Possible que les scientifiques les plus enclins à s’ouvrir à cela travaillent tous au CERN actuellement.
Il est exact d’affirmer que de nombreux rapports d’observation font état d’OVNIs apparaissant et disparaissant comme une particule atomique et j’ai récemment fait part de ma théorie sur cette question sous le titre Rencontres spectrales.   Plusieurs grands esprits scientifiques admettent que la réalité mathématique de l’Univers ouvre la porte à une conceptualisation presque poétique voire romantique, malgré la rigueur et la lourdeur du sujet.  Dans son livre  le physicien Alan Wolf écrit notamment sur les rêves, les UFOs, les états seconds et les prémonitions: “Vu sous l’angle de la physique quantique, tous ces phénomènes sont peut-être des manifestations de plusieurs mondes parallèles au nôtre, exemples de la façon dont l’information voyage dans les deux directions, simultanément, sur la rivière du temps”.
Ce que croit Hawking lui appartient mais tout comme le Dr.Claude Frémont, me disait un jour:  “Je crois au miracle de Fatima, je suis profondément catholique, mais comme homme de science c’est une hérésie sans nom”.  Or donc nous pouvons affirmer ceci comme politique de base:  Les connaissances actuelles interdisent aux humains d’espérer un jour voyager dans l’espace interstellaire et atteindre un autre système solaire.
Mais nous pouvons ajouter ceci: compte tenu de l’effondrement de plusieurs théories sur les caractéristiques de la lumière en tant qu’onde ou particule au cours des deux cents dernières années et de l’évolution de certaines théories au détriment de plusieurs autres particulièrement dans le monde complexe de la physique quantique, il est raisonnable de croire que la réflexion des hommes sur l’univers et ses composantes n’est pas achevée, loin de là.  D’autres théories naîtront, d’autres mourront.  Parmi les nouvelles il est permis de croire qu’un jour le successeur de Hawking affirme avoir découvert qu’il est désormais possible de voyager à une vitesse supérieure à la lumière, ou de comprimer l’espace et atteindre des mondes situés à des années-lumière en quelques mois comme le suggère le physicien théoricien Michio Kaku qui n’a pas hésité à écrire un jour que le warp speed de Star Trek n’est qu’une question d’argent et de recherches ! Audacieux ça !
De toute façon il vaut mieux s’habituer aux rebuffades des hommes de science dont plusieurs croient que la science s’arrête là où ils en sont rendus. Allan Hynek considérait cette attitude de provincialisme temporel.  En 1895 par exemple Lord Kelvin, connu aussi sous le nom de Sir William Thomson et à qui nous devons l’échelle théorique des températures a déjà déclaré du haut de sa charge de physicien britannique: “aucun appareil plus lourd ne peut s’envoler comme les ballons le font, cela est rigoureusement impossible”.  Le 17 décembre 1903 les frères Wright de la Caroline du Nord ont quelque peu démontré l’inverse, quatre ans avant la mort de Thompson.
En 1923 le prix Nobel de Physique Robert Millikan à qui nous devons cette fois la mesure de la charge de l’électron et nombreuses autres découvertes sur les rayons cosmiques et les ultraviolets émit ce commentaire pessimiste:  “Jamais dans l’histoire de l’homme celui-ci ne réussira à déclencher le pouvoir de l’atome”.  Il est mort en 1953, bien après  les résidents d’Hiroshima et Nagasaki.  Quant à l’astronome américain de l’Université de Chicago le docteur F.R.Moulton il a maintenu dès 1932 qu’il était fantaisiste d’imaginer que l’homme puisse un jour débarquer sur la Lune compte tenu des insurmontables barrières que représente la gravité terrestre.
Neil Armstrong en 1969 nous fit tous faire ce grand bond pour l’humanité.  Alors ce que peuvent dire les Hawking et les autres sur l’impossibilité pour un vaisseau de voyager sur des distances supraluminiques ne nous arrêtera pas, après tout la crédibilité est une vertu pour tous !
Pour toutes ces raisons et je le répète bien en dehors cette des considérations métaphysiques que je brandies régulièrement ces temps ci je suis d’avis qu’il est parfaitement raisonnable de croire qu’une telle découverte, s’est un jour produite dans plusieurs galaxies distantes, sur des mondes dont la réflexion s’est amorcée plusieurs centaines de milliers d’années avant même que Newton n’énonce les lois de la gravité.
Je salue donc vivement le Breaktrough Initiatives de Milner et puisse un jour ces grandes oreilles d’acier capter la musique des Sphères et qui sait la voix mélodieuse d’une IS enchanteresse.
21 juillet 2015

STEPHEN HAWKING  VEUT SAVOIR !

argaiv1939

Un article de CASAULT 

 


Il veut savoir si il y a de la vie intelligente ailleurs ! Personne ne sait en fait. Personne ne le sait dans les formes retenues par la science pour désigner la gnose de toute chose, la connaissance. Moi je sais qu’il existe des formes de vies intelligentes disséminées partout dans l’Univers, mais je ne peux pas partager cette connaissance. Quand un homme de science de sa trempe pose la question, il sous-entend, des preuves, formelles suite à la réception de signaux clairs et artificiels sans aucune ambiguïté tant par leur nature que par leur provenance. N’oublions pas que ses débuts les acteurs de SETI on déjà reçu des signaux troublants, qui provenaient...de leur lave-vaisselle.  Soyons rassuré ils ont depuis, établi des protocoles de vérification extrêmement pointus.

L’exobiologie, cette science qui pourrait un jour répondre à cette question n’a pour ainsi dire aucune matière sur laquelle travailler car la découverte de milliers de planètes tournant autour d’un soleil ne nous dit rien encore sur la vie. La découverte de possibles océans sous la surface de lunes et même de Pluton n’indique qu’une possibilité de vie mais encore là microbienne ?

C’est ca qui est un peu ridicule, nous savons tous que l’Univers fourmille de vie mais ça on ne le sait pas.

Les seuls visiteurs extraterrestres reconnus par la science actuelle sont... les météorites.  En 1970 le Docteur Cyril Ponamperuma découvrit pour la première fois dans une météorite débusquée en Australie des traces d’acides aminées.  Cette découverte a soulevé une tempête de controverses puisqu’elle supposait que les fondements de la cellule vivante étaient d’origine extraterrestre.  En effet il est tout à fait plausible de croire qu’une météorite a pu, il y a plusieurs centaines de millions d’années, inséminer notre planète, une croyance que ne partageaient certes pas les scientistes chrétiens du beau siècle.  N’oublions pas que la victoire des tenants de l’évolution inspirés par Darwin, sur les créationnistes inspirés par la Bible n’est pas encore chose faite ! Dans certaines classes coraniques de Cités en France, on enseigne le créationnisme et on traite Darwin de fou furieux.

Quoiqu’il en soit nous ne disposons à ce jour d’aucun élément probant sur l’existence de vie ailleurs dans l’univers. Mes études dans ce domaine remontent à décembre 1966, et le 4 janvier 2016, après cinquante ans on aura pas avancé d’un millimètre ! On s’approche, mais on n’y est pas encore !

Toutefois il est raisonnable d’affirmer que l’ensemble du monde scientifique ne soit pas entièrement réfractaire à l’admission de la possibilité. On a la preuve sous le nez, la relance du programme SETI avec l’appui financier d’un milliardaire russe Yuri Milner. Il faudra d’ailleurs suivre cette actualité scientifique presque tous les jours puisque de nouvelles découvertes risquent de relancer régulièrement le débat. À titre d’exemple cette dépêche de l’AFP  en octobre 1995, donc il y a vingt ans de cela, titrait: “Vie possible sur Mars?”  Des scientifiques américains, le microbiologiste Todd Stevens et le géochimiste James McKinley du Laboratoire du Pacifique nord-ouest de Richland dans l’État de Washington ont découvert l’existence d’une bactérie capable de vivre sans photosynthèse à partir d’eau et de roches. C’est particulièrement la roche de type basalte qui excite les chercheurs.  Le basalte est présent dans les roches le long de la rivière Columbia où la découverte de cette bactérie fut effectuée.

La bactérie qui porte le nom affectueux de SLIME (subsurface lithoautotrophic microbial ecosystem) tire son énergie à partir de la réaction chimique entre l’eau et le basalte et le dioxyde de carbone dissous dans l’eau.  Or selon les données recueillies par les différentes sondes qui ont été expédiées vers Mars, l’eau, le dioxyde de carbone et le basalte sont présent également sur la Planète Mars.  Rien n’indique que cette combinaison n’existe pas ailleurs également puisque Mars, la Lune et Vénus sont les seules sphères sur lesquelles un équipement d’origine et de fabrication humaine se soit posé 

On a vécu ca récemment avec la découvertes de bactéries se nourrissant d’arsenic si vous avez bonne mémoire alors oui, c’est très clair, la vie microbienne, virales et autres existe sans doute partout, même dans les pires endroits possibles.

Il existe donc suffisamment de découvertes à venir pour laisser toute grande ouverte la porte à d’autres questions encore plus troublantes parmi lesquelles celle qui nous intéresse le plus, à partir de l’instant ou il devient presque évident que la vie se soit développée ailleurs :

LA VIE INTELLIGENTE EXISTE-ELLE AILLEURS QUE SUR LA TERRE? 

Inutile d’insister sur le fait que personne ne sait.  Mais là encore devons-nous préciser que cette ignorance est basée sur le modèle cartésien de la rigueur scientifique.  Les personnes ayant eu selon leurs dires l’occasion unique d’être mis en contact avec une IS n’hésitent pas un instant à répondre à cette question.  Nous ne pouvons toutefois blâmer les hommes de science de ne pouvoir répondre à cette question surtout quand l’un d’eux affirme avec un sourire: “Vous savez Monsieur Casault, quand bien même j’aurais la chance de voyager en soucoupe volante et de visiter une planète habitée par des millions d’êtres vivants, dès mon retour, je ne serais pas plus avancé dans mes recherches pour déterminer si oui ou non il y a de la vie intelligente ailleurs.  Comme tous vos témoins je n’aurais pas l’once d’une preuve à mettre sous le microscope de mes confrères !” (Dr Claude Frémont de l’Université Laval à Québec).  Il avait foutument raison.  Des IS enlèveraient Hawking et lui feraient visiter leur sanctuaire sur Proxima du Centaure, ses confrères diraient tout simplement que la maladie a finalement atteint son cerveau. 

L’ÉQUATION DE DRAKE

Dans la nouvelle de la relance de SETI sous le nom de Breaktrough Listen vous avez peut-être vu le nom de Francis Drake. On attribue à celui-ci l’équation éponyme alors qu’il était directeur de l’Observatoire astronomique de Greenbanks en Virginie occidentale. Certains prétendent qu’il s’agit plutôt de Carl Sagan de l’Institut Cornell  mais quoiqu’il en soit, elle se lit comme suit: 

n=RxFPxNExFLxFIxFCxL

N, étant le nombre de civilisations dans l’Univers pouvant accéder à une technologie capable de communication interstellaire, l’équation fait référence au taux de formation d’étoiles dans notre galaxie, au nombre possible de ces étoiles ayant un système solaire, au nombre possible de planètes pouvant accueillir la vie, au nombre qui abritent des formes de vie, au nombre de ces planètes qui peuvent permettre, en fonction de la durée de vie de leur soleil, le développement de l’intelligence, au nombre d’entre elles qui ont atteint ce degré et leur durée d’existence. Carl Sagan qui passait à l’époque pour être un des plus brillants cerveaux sur cette planète a déduit qu’au moins un million des 100 milliards de soleils de notre galaxie sont en mesure d’être l’hôte d’une civilisation semblable à la nôtre. Une récente étude commandée par la NASA à décuplé ce nombre. On parle de plutôt maintenant de dizaines de milliards de mondes capables d’abriter la vie.

Carl Sagan était à cette époque l’assistant directeur du département d’astronomie de Harvard.  Il avait 28 ans.  Décédé très jeune en 96 Carl Sagan n’avait pas modifié son point de vue.  Qui plus est, il était derrière l’un des plus vastes projets de communication avec des civilisations extraterrestres qui soit, le SETI.

S.E.T.I.

Search for Extraterrestrial Intelligence.  Ce programme a été adopté par plusieurs organisations dont la plus célèbre est la NASA qui y mit toutefois un terme au milieu des années 90 en raisons des coupures gouvernementales, un sort que ne connaîtra plus le SETI puisqu’il est maintenant soutenu par un mécénat privé.  Cela n’a toutefois pas découragé le programme SETI entrepris depuis 1979 par l’Université de Berkeley en Californie.  Il s’agit du SERENDIP (Search for Extraterrestrial Radio Emissions from Nearby Developed Intelligent Populations).

En tenant compte du principe que les ondes radio d’un radiotélescope tel celui d’Arecibo à Puerto Rico voyagent à la vitesse de la lumière (300,000km/sec) il est donc souhaité qu’elles soient captées après quatre ans d’émissions dans les environs de l’étoile la plus proche de notre système solaire: Proxima du Centaure.  Pour effectuer un tel voyage les anciennes navettes spatiales américaines telle Discovery, poussée par des réacteurs à vitesse maximale aurait pris... 30,000 ans.  C’est d’ailleurs l’argument massue des détracteurs de la réalité ufologique.

Cette méthode est toutefois tributaire de tant de facteurs inconnus que l’absence de réponse ne doit certes pas être interprétée comme une absence de vie intelligente dans l’Univers.  Les chiffres mentionnés plus haut sont d’un ordre de grandeur tellement impressionnant qu’ils dépassent notre imagination mais ils sont encore immensément loin de la dimension réelle du cosmos.  En somme l’exercice SERENDIP ou SETI comparable à cet homme dans une petite embarcation au beau milieu de l’océan qui trempant son doigt dans l’eau, conclurait après une heure ou deux qu’il n’y pas de vie marine existante sous cette masse d’eau salée sous prétexte que rien ne l’a mordu.  Exercice sans doute frustrant et coûteux, les programmes SETI démontrent malgré tout que l’ensemble de la communauté scientifique est maintenant convaincue de la forte probabilité que des civilisations évoluées existent quelque part dans cette galaxie de 200 milliards de soleils, galaxie parmi des milliards d’autres !

 Et parlant de petite morsure par un petit poisson qui serait s’attaquer au doigt de notre homme, Wikipédia nous rappelle que le signal « Wow! » est un signal radio puissant, à bande étroite et centré sur la raie à 21 centimètres, capté le 15 août 1977 par le radiotélescope The Big Ear de l'université de l'État de l'Ohio1. D’origine inexpliquée, ce signal, qui a duré 72 secondes et n'a plus été détecté depuis, a fait l'objet d'une attention significative de la part des médias.C'est l'astrophysicien Jerry R. Ehman qui observa le phénomène alors qu'il travaillait avec le radiotélescope à un projet SETI. Stupéfié de voir à quel point le signal correspondait à la signature attendue d'un signal interstellaire dans l'antenne utilisée, Ehman a entouré au stylo le passage correspondant sur la sortie imprimée et a écrit le commentaire « Wow! » dans la marge à côté. Ce commentaire est devenu le nom du signal.

Mais tous ne partagent pas ce point de vue.  James Trefil Robinson, physicien de l’Université George Mason, estime pour sa part que les possibilités que la vie se développe sur une autre planète que la Terre sont très minces.  Robinson étaye son idée à partir du principe qu’il faut plus que les conditions de lumière et de chaleur pour abriter et même développer la vie comme par exemple un axe incliné. Ce que fait Robinson en somme c’est d’ajouter une donnée complexe à l’équation de Drake.  Une planète vivante devrait donc avoir un axe incliné à la perfection, assurée par la présence d’une lune de diamètre et à distance égales à notre lune en rapport avec la Terre de sorte que cette planète soit dans une zone dite habitable.  Concernant l’origine de cette lune, Robinson prétend que la nôtre étant  issue d’une collision entre un astéroïde et la Terre en formation, il y a peu de chances qu’un tel hasard existe ailleurs. 

L’argumentation de Robinson est intéressante pour les sceptiques invétérés mais sa conclusion est démesurée. Il écrit: “...mon impression est que la Terre soit possiblement la seule planète ainsi pourvue, dans la Voie Lactée... en fait je peux même aller jusqu’à dire, il n’y a personne nulle part ailleurs qu’ici.”

Bon ben coudons je vais aller me recoucher ! 

L’homme-Robinson a longtemps cru que le Soleil tournait autour de la Terre, que la Terre était plate, qu’aucun autre continent n’existait que l’Europe et que des montagnes élevées ne pouvaient absolument pas se former sur Pluton. Surprise !  Nous sommes placés en face d’un homme de science qui commet à notre avis un  péché d’orgueil en présumant qu’à la limite de ses connaissances, il n’existe aucune planète ayant un axe d’inclinaison protégée par une masse lunaire... C’est un peu gros si on se considère les chiffres astronomiques cités un peu plus haut.  L’objectivité est un aller-retour entre le possible et l’impossible. Le billet aller simple de Robinson n’est heureusement pas représentatif, e de l’ensemble de la communauté scientifique et je pense que d’année en année,  le tableau des scientifiques ouverts s’élargit, particulièrement avec les jeunes. 

LES VOYAGES INTERSTELLAIRES

Toute la crédibilité du phénomène des ovnis repose sur une seule et unique question dès que l’admission de vie intelligente extraterrestre est reconnue: comment des résidents d’une planète située à des années-lumière de la Terre peuvent-ils venir jusqu’ici ? C’est impensable !
Il a été dit que Proxima du Centaure, le soleil le plus près du nous est à ce point éloigné qu’il faudrait 30,000 ans pour s’y rendre.  Il est déraisonnable de songer un seul instant qu’une technologie si évoluée soit-elle puisse surmonter ce genre de handicap.

En effet ! Ce n’est pas une mince affaire d’autant plus qu’en admettant même qu’un vaisseau spatial puisse se déplacer à la vitesse de la lumière, il lui faudrait tout de même quatre ans.  Il doit y avoir une autre explication d’autant plus que notre appréciation scientifique actuelle réfute même pour un objet solide, la possibilité de se déplacer à la vitesse de la lumière.

L’argument le plus retenu par les ufologues est pour le moins simpliste mais assorti d’un bon sens qu’on ne peut nier.  Ils disent à peu près ceci: En tenant compte du principe que l’évolution d’une civilisation planétaire est liée à la durée de vie de son soleil, on peut admettre qu’une civilisation ayant vue le jour un ou deux millions d’années avant la nôtre, compte encore plusieurs millions d’années d’espérance de vie.  Ce décalage, mineur à l’échelle des données astronomiques habituelles est toutefois considérable lorsqu’on le confronte à nos données, ici sur terre. En effet cela signifie que cette civilisation avait deux millions d’années d’existence et d’avance sur nous au moment ou le Neandertal, ce gentleman des cavernes n’avait peut-être pas encore vu le jour...

Puisque notre évolution technologique nous permettant de passer de la charrue à la navette spatiale, du tambour de la jungle au réseau informatique Internet, dans une fenêtre de temps d’à peine une centaine d’années, il y a lieu de se demander où nous en serons dans un ou deux cent milles ans. Serons-nous les OVNIs de quelque civilisation apeurée sur une petite planète au fond de l’espace, se demandant bien ce que sont ces êtres mystérieux ? Une image que le dernier Star Trek de Abrams nous a délicieusement offert. 

Je ne peux jamais m’empêcher de penser à quel point ce raisonnement résiste bien aux attaques de l’autre camp.  Par exemple il a été répondu à cela que l’évolution n’a jamais été garante du progrès et qu’une guerre nucléaire pourrait nous ramener en un temps record au temps des cavernes.  Certains croient même que cela se serait déjà produit.  Mais le beau raisonnement des ufologues convaincus remplit son rôle et plaît à ceux et celles qui ne demandent qu’à croire et se moquent bien des angoisses stériles de nos scientistes.

Or voilà, mon rôle n’est pas de faciliter le travail aux ufologues et de maintenir une argumentation paresseuse.  Il faut découvrir si des éléments de la connaissance humaine actuelle peuvent au moins ouvrir la porte à une possibilité, si infime soit-elle que les voyages interstellaires sont possibles et cela, en-dehors de toute considération métaphysique, en d’autres termes, je ne parle pas ici de Vols de nuit et d’excursions avec l’ Esprit mais de vis et de boulons. Je parle de ce que les gens veulent parler : les vraies affaires. .

Les seules théories existantes sur la possibilité d’effectuer des voyages interstellaires relèvent de la science-fiction.  Les hommes de science les plus avancés de cette planète ont réduit en miettes tous les espoirs des ufologues de découvrir dans le vaste réservoir de connaissances des humains un élément pouvant les conduire à croire un tel rêve possible.

Je cite à titre d’exemple les propos de Stephen Hawking, Il écrit dans sa Brève histoire du Temps   “...si cette représentation est correcte, elle annonce de mauvaises nouvelles pour ceux qui voudraient voyager dans l’espace:  les dimensions supplémentaires seraient par trop petites pour autoriser un voyage à travers elles” mais  dans un autre document intitulé:  “Baby Universes, Children of Black Holes”, Hawking traite de la possibilité de voyager à travers les fameux trous noirs.  Il écrit: “Voilà donc tout ce qu’il nous faut pour permettre les voyages dans l’espace au travers des trous noirs.”  Il ajoute “Vous n’avez qu’à plonger dedans avec votre vaisseau.  Il faudra toutefois qu’il soit de taille gigantesque sans quoi les forces gravitationnelles vous réduiront à l’état de spaghetti avant même d’y pénétrer.  Il ne vous restera qu’à espérer ressortir ailleurs dans l’univers, mais sans jamais savoir où.”

Il se lance plus loin dans une complexe analyse de sa propre idée et termine: “Tout ce que cela signifie est que le voyage dans l’espace à travers un trou noir ne sera sans doute jamais un moyen ni populaire ni efficace.”

Mais qu’en sait-il vraiment ? Aussi intelligent soit un homme, n’est-il pas limité par les connaissances qu’il détient ? Un indigène d’une tribu qui n’a jamais connu autre chose que sa forêt mais qui serait extrêmement intelligent pourrait-il accepter le concept d’un vaisseau propulsé jusqu’à la lune ? Ou aurait-il des arguments similaires à ceux d’Hawking en en réfutant la possibilité ? 

AUCUN ESPOIR ?

Sommes-nous vraiment au mur ? Allons-nous devoir céder aux critiques acerbes des hommes de science à l’égard de l’ufologie et qui balaie d’un méprisant geste de la main la possibilité de visiteurs extraterrestres sous prétexte que par définition cela est IMPOSSIBLE ?
Non, cela n’est pas nécessaire.  Malgré l’immense respect que j’éprouve pour le travail et la méthode de travail des scientistes, il faut comprendre le fonctionnement de l’esprit scientifique.  Ils n’ont pas le droit, un seul instant de spéculer, d’imaginer des schèmes de pensées qui s’éloignent trop des modèles reçus sans quoi ils sombrent dans la fiction.  Il est fort possible malgré ce qu’il en dit que Stephen Hawking croit aux visites extraterrestres tout comme Einstein d’ailleurs, mais PAS SELON SES RÉFLEXIONS MATHÉMATIQUES.

 Il n’a pas le droit de le dire ou même de le murmurer.  Ce genre d’homme ne peut se permettre d’émettre un postulat aussi important sans l’appuyer et comme il est le tout premier à dénier la possibilité d’un voyage dans l’espace...  Cependant il est permis à un tel savant de spéculer pour lui-même que l’humilité d’un homme de science réside en tout premier lieu dans la recherche des éléments qu’il ignore afin de les transformer en connaissance.  

Ceci dit, un homme de science de la trempe de Stephen Hawking, transporté dans un autre monde aurait la capacité de COMPRENDRE le comment d’une technologie superluminique.  Mais pour comprendre il faut SAVOIR et comme il est cantonné à un environnement scientifique extrêmement jeune (l’astrophysique n’a pas 100 ans) qui pourrait le blâmer de ne pas savoir. 

Allan Hynek, conseiller scientifique auprès du Projet Bluebook de l’USAF (1948-1969) fit un jour une déclaration intéressante:  “Si le physicien est prêt à accepter la dualité “onde-particule” de la lumière pourquoi n’en ferait-il pas tout autant pour la nature même de l’OVNI ? Un des problèmes vécus par les penseurs de la mécanique quantique consiste dans le fait la lumière se comporte comme une onde lorsqu’on la traite comme telle et comme une particule lorsqu’on la traite comme telle. Un cauchemar ! Hynek soulève donc la question du pourquoi d’une attitude si large face à ce phénomène inexplicable et si fermée face à la possibilité que les OVNIs résistent eux aussi à leur explication. Possible que les scientifiques les plus enclins à s’ouvrir à cela travaillent tous au CERN actuellement. 

Il est exact d’affirmer que de nombreux rapports d’observation font état d’OVNIs apparaissant et disparaissant comme une particule atomique et j’ai récemment fait part de ma théorie sur cette question sous le titre Rencontres spectrales. Plusieurs grands esprits scientifiques admettent que la réalité mathématique de l’Univers ouvre la porte à une conceptualisation presque poétique voire romantique, malgré la rigueur et la lourdeur du sujet.  Dans son livre  le physicien Alan Wolf écrit notamment sur les rêves, les UFOs, les états seconds et les prémonitions: “Vu sous l’angle de la physique quantique, tous ces phénomènes sont peut-être des manifestations de plusieurs mondes parallèles au nôtre, exemples de la façon dont l’information voyage dans les deux directions, simultanément, sur la rivière du temps”.

Ce que croit Hawking lui appartient mais tout comme le Dr.Claude Frémont, me disait un jour:  “Je crois au miracle de Fatima, je suis profondément catholique, mais comme homme de science c’est une hérésie sans nom”.  Or donc nous pouvons affirmer ceci comme politique de base:  Les connaissances actuelles interdisent aux humains d’espérer un jour voyager dans l’espace interstellaire et atteindre un autre système solaire. 

Mais nous pouvons ajouter ceci: compte tenu de l’effondrement de plusieurs théories sur les caractéristiques de la lumière en tant qu’onde ou particule au cours des deux cents dernières années et de l’évolution de certaines théories au détriment de plusieurs autres particulièrement dans le monde complexe de la physique quantique, il est raisonnable de croire que la réflexion des hommes sur l’univers et ses composantes n’est pas achevée, loin de là.  D’autres théories naîtront, d’autres mourront.  Parmi les nouvelles il est permis de croire qu’un jour le successeur de Hawking affirme avoir découvert qu’il est désormais possible de voyager à une vitesse supérieure à la lumière, ou de comprimer l’espace et atteindre des mondes situés à des années-lumière en quelques mois comme le suggère le physicien théoricien Michio Kaku qui n’a pas hésité à écrire un jour que le warp speed de Star Trek n’est qu’une question d’argent et de recherches ! Audacieux ça !

De toute façon il vaut mieux s’habituer aux rebuffades des hommes de science dont plusieurs croient que la science s’arrête là où ils en sont rendus. Allan Hynek considérait cette attitude de provincialisme temporel.  En 1895 par exemple Lord Kelvin, connu aussi sous le nom de Sir William Thomson et à qui nous devons l’échelle théorique des températures a déjà déclaré du haut de sa charge de physicien britannique: “aucun appareil plus lourd ne peut s’envoler comme les ballons le font, cela est rigoureusement impossible”.  Le 17 décembre 1903 les frères Wright de la Caroline du Nord ont quelque peu démontré l’inverse, quatre ans avant la mort de Thompson.

En 1923 le prix Nobel de Physique Robert Millikan à qui nous devons cette fois la mesure de la charge de l’électron et nombreuses autres découvertes sur les rayons cosmiques et les ultraviolets émit ce commentaire pessimiste:  “Jamais dans l’histoire de l’homme celui-ci ne réussira à déclencher le pouvoir de l’atome”.  Il est mort en 1953, bien après  les résidents d’Hiroshima et Nagasaki.  Quant à l’astronome américain de l’Université de Chicago le docteur F.R.Moulton il a maintenu dès 1932 qu’il était fantaisiste d’imaginer que l’homme puisse un jour débarquer sur la Lune compte tenu des insurmontables barrières que représente la gravité terrestre.

Neil Armstrong en 1969 nous fit tous faire ce grand bond pour l’humanité.  Alors ce que peuvent dire les Hawking et les autres sur l’impossibilité pour un vaisseau de voyager sur des distances supraluminiques ne nous arrêtera pas, après tout la crédibilité est une vertu pour tous !

Pour toutes ces raisons et je le répète bien en dehors cette des considérations métaphysiques que je brandies régulièrement ces temps ci je suis d’avis qu’il est parfaitement raisonnable de croire qu’une telle découverte, s’est un jour produite dans plusieurs galaxies distantes, sur des mondes dont la réflexion s’est amorcée plusieurs centaines de milliers d’années avant même que Newton n’énonce les lois de la gravité.

Je salue donc vivement le Breaktrough Initiatives de Milner et puisse un jour ces grandes oreilles d’acier capter la musique des Sphères et qui sait la voix mélodieuse d’une IS enchanteresse.