13 juin 1945
CASAULT ET LA GRC !
Un mystère non encore résolu après 45 ans
Un article de CASAULT
J’avais non pas oublié ou discarté ce moment très étrange survenu dans ma vie, mais semble-t-il que rien encore n’était venu me ramener si loin en arrière jusqu’à cette nuit. Tout cela s’est passé entre 1969 et 1971 et je me fie uniquement sur le souvenir que j’ai de ma Toyota Sprinter (Corolla) que j’avais à ce moment-là et qui m’est restée entre les mains durant ces années. En 71 je la changeais pour une Renault Alpine. Cette nuit j’ai eu à me défendre contre une situation embêtante et je m’en suis assez bien sorti mais pas sans aide et une fois bien éveillé, je ne sais pas pourquoi, puisque dans les faits il y a aucun lien entre eux et ceux vécus dans mon Vol de nuit, je me suis souvenu de cette affaire pour le moins étrange. Mais d’abord situons le contexte.
Le 4 janvier 1967, je fonde la Société de recherches sur les phénomènes mystérieux. (SRPM) Quelques étudiants de l’école Joseph François Perrault sur le Chemin Ste-Foy à Québec  où je fais mes études, me suivent dans cette aventure qui va consister fort bientôt à mener de front des enquêtes sur le terrain auprès des gens qui prétendent avoir vu des soucoupes volantes. C’est l’expression de l’époque. En avril, le journal Le Soleil publie une page entière sur ma formation, j’ai encore celle-ci, mais malheureusement il suffit de la prendre avec ses doigts et elle se décompose tranquillement. Je n’ai jamais eu de talent pour les archives, c’est pas mon forte.
Suite à cette publication je donne ma première conférence à l’école de filles située pas très loin aussi sur le chemin Ste-Foy.  Je me souviens encore des deux types de la Ville de Québec qui venaient collecter leur « taxe d’amusement » Sur la scène c’était un dénommé Claude Girard qui parlait et moi je tentais de convaincre les deux fonctionnaires que c’était une conférence sérieuse et d’aucune manière conciliable avec le terme «  amusement ». Je n’avais pas terminé ma phrase que Claude leur a sans doute lancé une de ses blagues préférées et de l’entrée on pouvait tous les entendre s’esclaffer. J’ai dû la payer !
Quoiqu’il en soit tous ces évènements survenant hors de mon cercle scolaire ont commencé à attirer plusieurs personnes au sein de ma formation, tous adultes, alors que moi je n’étais pas encore majeur. L’imprimeur Gaétan Moisan , le tabagiste Michael St-Onge, un dénommé Barette aussi , un architecte, un avocat, un psychanalyste, une très jolie infirmière dont j’ai malheureusement oublié le nom, son copain, Yves Guay de Lévis lui aussi infirmier, Claude Delisle policier du CN ( Il sera l’un des témoins de l’explosion AFFA de Vimy ridge) bref lorsque nous nous réunissons dans la petite salle paroissiale de l’église St-Martyrs, ca discute ferme et déjà nous avons plusieurs enquêtes en marche.
Parmi ces membres de la SRPM se trouve notamment Michael St-Onge. Il est le propriétaire de la tabagie St-Sacrement, sur le Chemin Ste-Foy, tout près de l’immense église du même nom évidemment. Il est notre plus gros vendeur des magazines AFFA et bientôt il sera le plus gros vendeur de mon premier livre «  Manifeste pour l’Avenir » qu’aura imprimé pour moi mon bon ami Gaétan Moisan. Ces deux-là sont les plus fidèles comparses de la SRPM avec René Pigeon et Jacques Roussin, ceux-là de mon âge.
St-Onge est le plus fan de tous. Il m’adore et me vénère, ce qui est extrêmement flatteur pour un jeune comme moi, dont la vénération parentale est strictement absente depuis ma naissance pour toutes sortes de raisons que j’exposerai éventuellement dans un livre intitulé MÉTAMORPHOSE et qui paraîtra bien un jour chez Québec-Livres.  Tout ce que je demande à Michael, Michael le fait (sauf me prêter de l’argent dont j’ai grand besoin étant étudiant et je crois que ses origines écossaises y sont pour quelque chose). Michael veut tellement m’aider que par moments il prend des initiatives que je n’approuve pas toujours dont celle-ci.
Pour lui la SRPM devrait être connue dans le monde entier et ma photo devrait être partout. Or voilà qu’un jour un de ses clients, s’informe sur ce magazine AFFA et lui demande s’il connaît bien ce Casault. Michael, méfiant de nature, ancien soldat s’étant battu en Normandie, ayant vu de ses yeux vu une soucoupe volante au-dessus du champ de bataille, ayant été blessé deux fois et rapatrié au pays avec tous les honneurs ne se laisse pas démonter facilement. Il jauge l’homme. Pas très grand, le visage coupé à la serpe, le teint basané et un accent étranger qu’il ne connait pas et un nom plutôt bizarre.  Par contre le type a l’air sincère et Michael se met alors à lui parler du jeune prodige  avec qui «  il est associé » évidemment.  Finalement les deux hommes vont se lier d’amitié quand un beau jour, son nouvel ami lui propose de mettre sur pied la version anglophone de la SRPM et une fois bien établie de m’en offrir la direction évidemment.  Michael est un anglophone francisé comme il y en a plusieurs à cette époque à la haute ville de Québec.  Il est donc séduit par le projet, chacun sachant fort bien, que si la SRPM ( rebaptisée (Quebec study of mysterious,aerial phenomena Society) devait être connue au Canada anglais et bien sûr aux États-Unis ce serait fabuleux. Il demande donc à Moisan d’imprimer des cartes et des lettres, et c’est alors qu’un beau soir, Michael m’invite tout fier à son magasin pour me présenter et son copain, Leur nouvelle idée et le matériel imprimé.  La conversation se déroule en anglais, Michael sachant que j’étais bilingue.
Je suis sous le choc en voyant ces cartes d’affaires, l’adresse de Michael, et la tête du type en question que j’identifiai sur le champ comme étant un Pakistanais ou autre du genre, d’où le teint basané, la gueule aiguisée comme un sabre et l’incontournable accent.  Et une très mauvaise résonance. Je n’aimais pas ce type, mais comme j’aimais beaucoup Michael je ne voulus pas faire une scène.
La suite des évènements se résume à peu près comme ceci. Le gars devient membre de la SRPM assiste aux rencontres et chaque fois me relance avec son foutu projet, Michael un peu dépité et malheureux c9omme les pierres ne cesse de s’excuser qu’il n’aurait pas dû et d’oublier tout ça et je le réconforte régulièrement sur le fait que j’ai très compris ses bonnes intentions mais que le Quebec aerial machin ne verrait jamais le jour sous mon nom. L’autre par contre n’est pas agressif mais sa vibe l’est, je le sens bouillonner et je prends ma décision. Je vais m’informer si ce type n’est pas dangereux. J’en parle à Michael. Il ne peut pas m’aider il est dans le bouillard. Je m’informe auprès de certains de mes membres qui garderont tout ça confidentiel. On me suggère la police, l’avocat me dit d’être prudent si je décidais de le confondre publiquement, un autre me dit : Vois donc déjà, s’il est légal ici ! Je ne comprends pas. Il m’explique alors qu’il est peut-être un immigrant illégal.
Intéressant.
Je retourne tout cela dans ma tête pendant plusieurs jours quand un soir lors d’une soirée de la SRPM le gars monte d’un cran son ton obséquieux et that’s it. Too much is too much pedro.  Le lendemain je prends la voiture et je me rends à un bureau de la Grande-Allée où se trouve la GRC.
C’est alors que va se produire le plus étrange évènement de ma vie, en-dehors de mes expériences ufologiques et métaphysiques, c’est à dire un évènement physique, dans cette dimension avec des êtres humains occupant une fonction connue, soit des officiers de la Gendarmerie Royale du Canada.
Je n’ai pas le souvenir de notre conversation en détails mais je me souviens très bien de ceci J’entre dans une pièce assez grande où se trouve un grand bureau derrière lequel se trouve un homme assis. Il porte une chemise blanche avec une cravate sombre et il a des épaulettes dorées sur ses épaules. Il a les cheveux gris, porte des lunettes et derrière se trouve une grande filière beige ou grise. Je suis assis devant  lui et je lui raconte toute l’histoire et surtout mes craintes que ce gars-là tente d’une certaine façon d’utiliser mon organisation à des fins...illégales ou autres. Je ne pense à rien. Durant ces année-là le terrorisme n’existe pas dans nos mœurs, le FLQ est présent avec ses menaces constantes on a bien vu une bombe faire sauter le monument Wolfe sur les Plaines, je me souviens d’avoir vu un gros homme sortir d’un édifice avec une tonne de policiers autour de lui ( Léopold Dion s’échappant de la prison des Plaines, j’ai moi-même été « emprunté » à ma mère par un détective de la police de Québec pour identifier un individu mais qu’on a finalement jamais retrouvé, mais tout ça était du passé, big time.  Quelle menace pouvait représenter un homme d’origine pakistanaise, en 69-70, était une question plus rare qu’elle l’aurait été en 2015. Know what I mean ?
L’officier de la GRC pose beaucoup de questions notamment sur le nom, les coordonnées du gars mais je n’ai pas tous ces détails et c’est alors que la porte du bureau, fermée, s’ouvre derrière moi. L’officier lève les yeux et ne s’occupe plus de celui qui entre. L’homme, plus jeune mais habillé de la même façon, passe à côté de moi, me salue de la tête, je lui réponds et moi non plus je ne m’occupe plus de lui et continue ma conversation avec le plus âgé.
Et c’est là que ça se passe.
Le plus jeune feignant de regarder des documents, se déplace DERRIERE l’officier assis. Il se positionne alors droit devant moi ce qui m’oblige à poser mon regard alternativement sur lui et son collègue, car déjà je me dis que là je semble les intéresser tous les deux. Je ne me rappelle plus où j’en étais rendu dans mes propos quand SOUDAINEMENT le type derrière, debout  porte la main à sa gorge et me fait un signe très net, du genre de celui que nous faisons à la radio à l’intention du technicien lorsqu’.un appel téléphonique en ondes commence à devenir trop long et ça veut dire : COUPE.  Le gars est en train de me dire de me taire, puis il fait un geste des deux mains signifiant  très clairement ARRÊTE TOUT CA, ARRÊTE DE PARLER ET VA-T’EN.
Je suis abasourdi. Il a fait tout ce numéro sans que l’autre ne voie rien et ne se doute de rien. Voyant que je ne le regarde plus, il se retourne et constatant que tout est normal ( le plus jeune est revenu à sa position initiale à feuilleter un document le dos tourné)  l’officier  parle encore mais moi je veux sortir de là au plus vite.
Je suis bouleversé et je ne comprends absolument pas ce qui s’est passé. Et je n’en parlerai jamais.
Mon Pakistanais va toutefois disparaître et je ne le reverrai jamais plus. Michael s’éteindra doucement âgé de près de 90 ans en 2011 et j’irai le voir dans son cercueil et je parlerai à ses enfants, apprenant alors qu’il en avait eu trois, à ma grande surprise. Plusieurs questions : habituellement on frappe quand on veut entrer dans un bureau la porte fermée. À ma connaissance l’autre ne l’a pas fait. Quels est le rapport entre ces deux hommes ? Pourquoi me faire ces signes en se cachant de son collègue, pourquoi me taire ? Pourquoi cesser de parler de CA.  On n’a presque pas abordé la question ufologique, il en a été question mais en retrait alors que toute la question tournait autour de mon bonhomme. J’ai 65 ans et je n’arrive pas encore à comprendre le pourquoi de son geste dans le contexte du temps, dans mon contexte et dans celui de ma requête concernant ce type, ce mystérieux Pakistanais.  Est-ce lui ?, est-ce la question OVNI ? est-ce moi ?  Quel est l’élément qui a déclenché une pareille réaction qui n’avait non plus rien d’une blague, d’une farce ou quelque chose du genre, il était foutument sérieux avec ses gestes. Et ça ne fait aucun sens d’autant plus qu’il a fait ça DANS LE DOS de son supérieur j’ose croire bref je n’aurais donc jamais de réponse sur ce mystère encore non résolu après 45 ans.  A moins que vous ayez une idée ???

13 juin 2015

argaiv1549

CASAULT ET LA GRC !

Un mystère non encore résolu après 45 ans

Un article de CASAULT

 

 

J’avais non pas oublié ou discarté ce moment très étrange survenu dans ma vie, mais semble-t-il que rien encore n’était venu me ramener si loin en arrière jusqu’à mon plus récent Vol de nuit

Tout cela s’est passé entre 1969 et 1971 et je me fie uniquement sur le souvenir que j’ai de ma Toyota Sprinter (Corolla) que j’avais à ce moment-là et qui m’est restée entre les mains durant ces années. En 71 je la changeais pour une Renault Alpine. Cette nuit j’ai eu à me défendre contre une situation embêtante et je m’en suis assez bien sorti mais pas sans aide et une fois bien éveillé, je ne sais pas pourquoi, puisque dans les faits il y a aucun lien entre eux et ceux vécus dans mon Vol de nuit, je me suis souvenu de cette affaire pour le moins étrange.

Mais d’abord situons le contexte.Le 4 janvier 1967, je fonde la Société de recherches sur les phénomènes mystérieux. (SRPM) Quelques étudiants de l’école Joseph François Perrault sur le Chemin Ste-Foy à Québec  où je fais mes études, me suivent dans cette aventure qui va consister fort bientôt à mener de front des enquêtes sur le terrain auprès de gens qui prétendent avoir vu des soucoupes volantes. C’est l’expression de l’époque.

En avril 67, le journal Le Soleil publie une page entière sur ma formation, j’ai encore celle-ci, mais malheureusement il suffit de la prendre avec les doigts et elle se décompose tranquillement. Je n’ai jamais eu de talent pour les archives, c’est pas mon forte. Suite à cette publication je donne ma première conférence à l’école de filles située pas très loin aussi sur le chemin Ste-Foy.  Je me souviens encore des deux types de la Ville de Québec qui venaient collecter leur « taxe d’amusement »

Sur la scène c’était un dénommé Claude Girard, un tehnicien biologiste qui parlait et moi je tentais de convaincre les deux fonctionnaires que c’était une conférence sérieuse et d’aucune manière conciliable avec le terme «  amusement ». Je n’avais pas terminé ma phrase que Claude leur a sans doute lancé une de ses blagues préférées et de l’entrée on pouvait tous les entendre s’esclaffer. J’ai dû la payer leur maudite taxe.

Quoiqu’il en soit tous ces évènements survenant hors de mon cercle scolaire ont commencé à attirer plusieurs personnes au sein de ma formation, tous adultes, alors que moi je n’étais pas encore majeur. L’imprimeur Gaétan Moisan , le tabagiste Michael St-Onge, un dénommé Barette aussi , un architecte, un avocat, un psychanalyste, une très jolie infirmière dont j’ai malheureusement oublié le nom, son copain, Yves Guay de Lévis lui aussi infirmier, Claude Delisle policier du CN ( Il sera l’un des témoins de l’explosion AFFA de Vimy ridge) , Micheline et Monique mes deux adorables soeurs d'adoption, bref lorsque nous nous réunissons dans la petite salle paroissiale de l’église St-Martyrs, ca discute ferme et déjà nous avons plusieurs enquêtes en marche.

Parmi ces membres de la SRPM se trouve notamment Michael St-Onge. Il est le propriétaire de la tabagie St-Sacrement, sur le Chemin Ste-Foy, tout près de l’immense église du même nom évidemment. Il est notre plus gros vendeur de magazines AFFA et bientôt il sera le plus gros vendeur de mon premier livre «  Manifeste pour l’Avenir » qu’aura imprimé pour moi mon bon ami Gaétan Moisan.

Ces deux-là sont parmi les plus fidèles comparses de la SRPM avec René Pigeon et Jacques Roussin, ceux-là de mon âge.St-Onge est le plus fan de tous. Il m’adore et me vénère, ce qui est extrêmement flatteur pour un jeune comme moi, dont la vénération parentale fut strictement absente depuis ma naissance pour toutes sortes de raisons que j’exposerai éventuellement dans un livre intitulé MÉTAMORPHOSES et qui paraîtra bien un jour chez Québec-Livres.

 Tout ce que je demande à Michael, Michael le fait. (sauf me prêter de l’argent dont j’ai grand besoin étant étudiant et je crois que ses origines écossaises y sont pour quelque chose). Michael veut tellement m’aider que par moments il prend des initiatives que je n’approuve pas toujours, dont celle-ci.   Pour lui la SRPM devrait être connue dans le monde entier et ma photo devrait être partout. Or voilà qu’un jour, un de ses clients, s’informe sur ce magazine AFFA et lui demande s’il connaît bien ce Casault. Michael, méfiant de nature, ancien soldat s’étant battu en Normandie, ayant vu de ses yeux vu un FLYING SAUCER au-dessus du champ de bataille, ayant été blessé deux fois et rapatrié au pays avec tous les honneurs ne se laisse pas démonter facilement. Il jauge l’homme. Pas très grand, le visage coupé à la serpe, le teint basané et un accent étranger qu’il ne connait pas et un nom plutôt bizarre.  Par contre le type a l’air sincère et Michael se met alors à lui parler du jeune prodige  avec qui «  il est associé » évidemment.

 Finalement les deux hommes vont se lier d’amitié quand un beau jour, son nouvel ami lui propose de mettre sur pied la version anglophone de la SRPM et une fois bien établie de m’en offrir la direction évidemment.  Michael est un anglophone francisé comme il y en a plusieurs à cette époque à la haute ville de Québec.  Il est donc séduit par le projet, chacun sachant fort bien, que si la SRPM ( rebaptisée (Quebec study of mysterious,aerial phenomena Society) devait être connue au Canada anglais et bien sûr aux États-Unis ce serait fabuleux.

Il demande donc à Moisan d’imprimer des cartes et des entêtes de lettre, et c’est alors qu’un beau soir, Michael m’invite tout fier à son magasin pour me présenter et son copain, leur nouvelle idée et le matériel imprimé.  La conversation se déroule en anglais, Michael sachant que j’étais bilingue.  Je suis sous le choc en voyant ces cartes d’affaires, l’adresse de Michael, et la tête du type en question que j’identifiai sur le champ comme étant un Pakistanais ou autre du genre, d’où le teint basané, la gueule aiguisée comme un sabre et l’incontournable accent.  Et une très mauvaise résonance.

Je n’aimais pas ce type, mais comme j’aimais beaucoup Michael je ne voulus pas faire une scène.La suite des évènements se résume à peu près comme ceci. Le gars devient membre de la SRPM assiste aux rencontres et chaque fois me relance avec son foutu projet, Michael un peu dépité et malheureux comme les pierres ne cesse de s’excuser qu’il n’aurait pas dû et d’oublier tout ça et je le réconforte régulièrement sur le fait que j’ai très compris ses bonnes intentions mais que le Quebec aerial machin ne verrait jamais le jour sous mon nom.

L’autre par contre n’est pas agressif mais sa vibe l’est, je le sens bouillonner et je prends ma décision. Je vais m’informer si ce type n’est pas dangereux. J’en parle à Michael. Il ne peut pas m’aider il est dans le bouillard. Je m’informe auprès de certains de mes membres qui garderont tout ça confidentiel. On me suggère la police, l’avocat me dit d’être prudent si je décidais de le confondre publiquement, un autre me dit : Vois donc déjà, s’il est légal ici ! Je ne comprends pas. Il m’explique alors qu’il est peut-être un immigrant illégal. Intéressant.

 Je retourne tout cela dans ma tête pendant plusieurs jours quand un soir lors d’une soirée de la SRPM le gars monte d’un cran son ton obséquieux et that’s it. Too much is too much pedro.  Le lendemain je prends la voiture et je me rends à un bureau de la Grande-Allée où se trouve la GRC.

 C’est alors que va se produire le plus étrange évènement de ma vie, en-dehors de mes expériences ufologiques et métaphysiques, c’est à dire un évènement physique, dans cette dimension avec des êtres humains occupant une fonction connue, soit des officiers de la Gendarmerie Royale du Canada.

Je n’ai pas le souvenir de notre conversation en détails mais je me souviens très bien de ceci J’entre dans une pièce assez grande où se trouve un grand bureau derrière lequel  je vois un homme assis qui me fait signe de prendre siège. Il porte une chemise blanche avec une cravate sombre et il a des épaulettes dorées sur ses épaules. Il a les cheveux gris, porte des lunettes et derrière se trouve une grande filière beige ou grise. Je suis assis devant  lui et je lui raconte toute l’histoire et surtout mes craintes que ce gars-là tente d’une certaine façon d’utiliser mon organisation à des fins...illégales ou autres.

Je ne pense à rien de précis. Durant ces année-là le terrorisme n’existe pas dans nos mœurs, le FLQ est présent avec ses menaces constantes on a bien vu une bombe faire sauter le monument Wolfe sur les Plaines, je me souviens d’avoir vu un gros homme sortir d’un édifice avec une tonne de policiers autour de lui ( Léopold Dion s’échappant de la prison des Plaines, j’ai moi-même été « emprunté » à ma mère par un détective de la police de Québec pour identifier un individu mais qu’on a finalement jamais retrouvé, mais tout ça était du passé, big time.

 Quelle menace pouvait représenter un homme d’origine pakistanaise, en 69-70, était une question plus rare qu’elle l’aurait été en 2015. Know what I mean ? L’officier de la GRC pose beaucoup de questions notamment sur le nom, les coordonnées du gars mais je n’ai pas tous ces détails et c’est alors que la porte du bureau, fermée, s’ouvre derrière moi. L’officier lève les yeux et ne s’occupe plus de celui qui entre.

L’homme, plus jeune mais habillé de la même façon, passe à côté de moi, me salue de la tête, je lui réponds et moi non plus je ne m’occupe plus de lui et continue ma conversation avec le plus âgé. Et c’est là que ça se passe.

 Le plus jeune feignant de regarder des documents, se déplace DERRIERE l’officier assis. Il se positionne alors droit devant moi ce qui m’oblige à poser mon regard alternativement sur lui et son collègue, car déjà je me dis que je semble les intéresser tous les deux. Je ne me rappelle plus où j’en étais rendu dans mes propos quand SOUDAINEMENT le type derrière, debout,  porte la main à sa gorge et me fait un signe très net, du genre de celui que nous faisons à la radio à l’intention du technicien lorsqu’.un appel téléphonique en ondes commence à devenir trop long et ça veut dire : COUPE.

 Le gars est en train de me dire de me taire, puis il fait un geste des deux mains signifiant  très clairement ARRÊTE TOUT CA, ARRÊTE DE PARLER ET VA-T’EN. Je suis abasourdi. Il a fait tout ce numéro sans que l’autre ne voie rien et ne se doute de rien. Voyant que je ne le regarde plus, il se retourne et constatant que tout est normal ( le plus jeune est revenu à sa position initiale à feuilleter un document le dos tourné)  l’officier  parle encore mais moi je veux sortir de là au plus vite.

 Je suis bouleversé et je ne comprends absolument pas ce qui s’est passé. Et je n’en parlerai jamais.Mon Pakistanais va toutefois disparaître et je ne le reverrai jamais plus. Michael viendra me voir au CEGEP de Limoulou à ma conférence et il s’éteindra doucement âgé de près de 90 ans en 2011 et j’irai le voir dans son cercueil et je parlerai à ses enfants, apprenant alors qu’il en avait eu trois, à ma grande surprise.

Plusieurs questions : habituellement on frappe quand on veut entrer dans un bureau la porte fermée. À ma connaissance l’autre ne l’a pas fait. Quels est le rapport entre ces deux hommes ? Pourquoi me faire ces signes en se cachant de son collègue, pourquoi me taire ? Pourquoi cesser de parler de CA.  On n’a presque pas abordé la question ufologique, il en a été question mais en retrait alors que toute la question tournait autour de mon bonhomme.

J’ai 65 ans et je n’arrive pas encore à comprendre le pourquoi de son geste dans le contexte du temps, dans mon contexte et dans celui de ma requête concernant ce type, ce mystérieux Pakistanais.  Est-ce lui ?, est-ce la question OVNI ? est-ce moi ?  Quel est l’élément qui a déclenché une pareille réaction qui n’avait non plus rien d’une blague, d’une farce ou quelque chose du genre, il était foutument sérieux avec ses gestes. Et ça ne fait aucun sens d’autant plus qu’il a fait ça DANS LE DOS de son supérieur j’ose croire bref je n’aurais donc jamais de réponse sur ce mystère encore non résolu après 45 ans.  A moins que vous ayez une idée ???