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LE MUR IMPOSSIBLE DE PAUL
UNE ENQUETE SPECTRALE DE CASAULT
ALe 9 mars 1997 à St-Émile de Suffolk
Ce dossier est extrêmement intéressant. (1) Il recèle des éléments différents et pour le moins spectaculaires qui, sans être de nature psycho-spirituelles, ouvrent la porte à ce qui pourrait être une réalité extra-dimensionnelle. Comme vous le constaterez, le témoin, selon l’endroit où il se situe (30 à 40 centimètres de différence ) voit et soudain, ne voit plus le phénomène qui se déroule en plein bois. Cet aspect, soulevé par le chercheur Jacques Vallée, sous-entend que l’objet se situerait dans un corridor d’espace-temps très restreint et que l’angle d’observation permettrait à un témoin de tout observer, alors qu’un autre situé ailleurs, voire quelques mètres, ne verrait absolument rien.
Dans ce dossier, cet élément est flagrant. Il est non seulement flagrant, il est embêtant et aura suffit à lui seul, à décourager un étudiant en physique de l’optique à qui nous avons soumis l’affaire. Puisque rien de ce qu’il connaissait ne pouvait expliquer le phénomène, il en a donc déduit qu’il ne pouvait s’être produit et qu’il devait s’agir d’une illusion. Au lieu de prendre des notes, inviter le témoin à reprendre son récit devant ses pairs et tenter de découvrir le mystère, il a jugé plus simple, plus confortable et moins menaçant de renier l’ensemble du phénomène. De plus, il a requis l’anonymat, exigeant que son nom ne paraisse nulle part dans nos rapports d’enquête. Typique !
L’observation remonte au 9 mars 1997 à 19h15. Depuis 8 ans, Paul et son épouse se rendent régulièrement au chalet de leur fils situé à Saint-Émile de Suffolk à une quarantaine de kilomètres au nord de Montebello.
Le 8 mars, ils arrivent sur place pour le week-end. Paul adore la nature et se balade constamment dans les petits chemins des environs. À toute heure, il part ainsi, souvent seul et parcourt la forêt. Le soir, il apprécie particulièrement la clarté pure du ciel et observe les étoiles, la lune, sans rien demander de plus. Dimanche le 9, c’est la même routine et pour le souper, une petite fondue chinoise. Histoire de digérer tout ça, Paul, comme c’est son habitude, se prépare à sortir pour aller observer les étoiles.
L’allée qui conduit au sentier le plus large, mesure une trentaine de mètres. Dès qu’il atteint celui-ci, il a le choix : à gauche vers le sud ou à droite vers le nord. Mais ce soir-là, il s’arrête et fixe désespérément le ciel en quête d’une seule étoile. Le ciel est couvert, c’est peine perdue.
Paul insistera pour dire que quelque chose était différent ce soir-là. D’habitude, il scrute le ciel quelques instants et s’il n’y a rien, il continue son chemin. Mais cette fois, il laissa son regard errer dans le ciel noir pendant de très longues minutes et lui-même se dit étonné d’avoir agit de la sorte :  « pourtant quand il n’y a rien, y’a rien ! » ajoutera-t-il en entrevue.
Sous le ciel d’encre, sans lune et sans étoile, Paul se dirige vers le sud et marche tranquillement. Cela fait huit ans qu’il agit de la sorte et il connaît le bois autour de lui comme la paume de sa main.
À 50 mètres au sud de l’intersection de sa petite allée et du sentier, il voit alors dans le bois, à quelques 60 mètres, deux lumières d’un jaune blanchâtre. Sa première réaction est de penser qu’il s’agit d’un véhicule quelconque, mais il se ravise aussitôt. C’est impossible. C’est alors qu’il a peur, une peur qui ne le quittera plus pour les 80 minutes qui vont suivre, une peur toutefois doublée d’une grande fascination pour ce qu’il observe. Paul a peur parce qu’il vient de réaliser que cela ne peut être un véhicule, ni même une motoneige. Il connaît ces bois et sait très bien qu’il n’y existe aucun chemin, aucune piste, pas même un sentier de chasseur et qu’aucun véhicule ne peut s’y trouver. C’est un bois dense, un bois sale comme on a l’habitude de le dire chez-lui.
Pourtant, les lumières sont comme celles d’un véhicule, qui plus est, d’un gros véhicule, mais beaucoup moins brillantes que des phares. C’est à peine si elles éclairent 5 mètres autour. Elles sont de la grosseur apparente d’un phare automobile et séparées entre elles par pas plus d’un mètre. Tout indique qu’il s’agit d’un véhicule mais cela ne fait aucun sens. Ses yeux s’habituent à l’obscurité et il finit par distinguer une forme noire et carrée tout juste au-dessus des deux lumières. Elle n’a pas plus de 2 mètres de hauteur et il n’arrive pas à savoir si elle est profonde ou pas. « C’est comme une façade, on aurait dit un conteneur à déchets ! » ” ajoutera-t-il. Plus tard, il reformulera sa comparaison : un devant d’autobus mais sans pare-brise. Rappelons une fois de plus, pour avoir visité les lieux, que pas même une motoneige n’aurait pu se glisser à cet endroit, encore moins un autobus ! Même à pied, la tâche est ardue. Feuillus et conifères s’entremêlent dans un fouillis de branches, rendant même la visibilité restreinte.
La boîte carrée est comme arrondie dans le bas où se trouvent les deux lumières. Tout semble être assis sur la neige. Malgré sa peur, il continue d’observer le tout et continue de marcher sur le sentier en direction sud. C’est alors que l’incroyable survient !
L’objet est toujours à 60 mètres sur sa droite, vers l’ouest. Paul avance à pas normal quand subitement, un véritable mur de lumière se forme à partir de l’objet. Paul dira de ce mur qu’il s’agit d’un intense faisceau lumineux, beaucoup plus brillant que les deux lumières jaunes. À mesure que Paul marche, le mur s’étend. Parallèle au sentier et d’une hauteur considérable (12 mètres) l’immense phénomène lumineux est fascinant. Paul a maintenant près de 150 mètres d’accompli et le mur en fait autant, en ayant sur lui une petite avance de 5 à 6 mètres. Il est stupéfait.
Lorsqu’il décide de rebrousser chemin, le mur ne le suit pas et continue sur sa lancée et l’aura donc distancé d’environ trente mètres, totalisant environ 200 mètres de longueur par 12 mètres de hauteur. Paul rebrousse chemin parce qu’il craint que le mur finisse par lui obstruer la route. Il revient donc vers le nord.
Chemin faisant, Paul se retourne fréquemment et constate que le faisceau, le mur, est toujours visible ainsi que la forme noire et les deux lumières. Lorsqu’il regarde bien, il voit à l’intérieur du mur lumineux des triangles blanchâtres à profusion. Il se dit en lui-même que c’est de toute beauté.
Alors qu’il est à 50 mètres de l’intersection de son camp, tout s’éteint ! Il recule pour mieux comprendre et... tout apparaît de nouveau : la forme carrée, les deux lumières et le faisceau ou le mur lumineux. Il avance d’un pas... tout disparaît. Paul refait ce manège à plusieurs reprises et chaque fois c’est le même scénario affolant : il avance tout s’éteint, il recule tout s’allume !.
Il décide alors de revenir à son camp. Sur place, il demande à son épouse de fermer la petite ampoule de 100 watts extérieure alimentée par une génératrice. Elle s’exécute sans trop comprendre pourquoi, mais dira plus tard qu’elle a trouvé l’allure de son homme particulièrement bizarre : “Il avait les yeux ronds comme lorsqu’il voit un chevreuil dans le bois”.
Paul retourne au chemin et au même endroit. Tout apparaît de nouveau. Le mur est encore  d’environ 200 mètres de long. Il refait le même trajet direction sud et s’arrête au même endroit. Il fait un pas ! Tout s’éteint ! Il répète l’expérience et c’est le même scénario qui se reproduit : avance, éteint, recule, allume, avance, éteint, recule, allume !!! Cette fois Paul a vraiment peur. Il décide de revenir au camp. Il ne dira rien à sa femme.
Paul ne veut pas en parler parce qu’il craint que sa femme, très nerveuse, décide de revenir en ville. Vers 22h30, Paul sort pour fermer la génératrice et se dit qu’il serait peut-être intéressant de retourner voir, mais il se ravise et constate qu’il a trop peur. Il n’y retournera pas. À 23h15, Paul, muet comme une carpe sur son aventure avec l’inconnu, se couche. Son épouse suit une demi-heure plus tard et constate presque aussitôt que des lueurs étranges d’un jaune orangé sont apparues au sommet des armoires de la cuisine. Sa première réaction est de penser que le feu est pris dans le toit à cause du poêle à bois. Elle réveille son mari. En un bond, il est debout !
Son épouse insistera beaucoup sur le fait qu’elle fut extrêmement surprise de le voir réagir de la sorte. « Paul a souvent mal aux hanches. Il couche du côté du mur et c’est toute une histoire pour lui que de se lever si je suis encore au lit. Il doit passer par-dessus moi et c’est pénible. Il se plaint, il a mal partout. Mais là, il a bondi hors du lit, s’est rendu à la cuisine, n’a pas dit un mot et après être allé aux toilettes, il est revenu se coucher. Ce qui est curieux c’est que pendant ce temps, j’avais complètement oublié les lueurs et le feu »
Puisqu’il n’y avait aucun feu et que Paul n’a pas vu les dites lueurs, on est forcé de croire qu’elles venaient de l’extérieur et qu’elles n’auraient duré que quelques secondes. Un rideau opaque dans la fenêtre de la cuisine laisse toutefois un côté libre et c’est par-là que la lumière aurait pu passer. Cette lumière ondulait comme une vague d’un mètre de long en trois petits faisceaux. Il n’en sera pas davantage question et ils repartiront pour Laval. Ce n’est qu’arrivé à destination que Paul racontera son aventure et c’est en prenant connaissance du Journal de Montréal et de l’affaire Breckenridge  que Paul va se décider à communiquer avec nous.
Aucun voisin n’était présent le 9 mars, le dernier à quitter l’ayant fait à 17h00. Aucun mouvement n’a été observé, autre que le déploiement du mur et l’ondulation des faisceaux sur les armoires. Aucun son n’a été entendu. Aucune odeur n’a été perçue. La distance réelle entre le témoin et l’objet serait en fait de 38 mètres et non 60 comme indiqué plus haut. Malgré les nombreux arbres parsemés dans ces bois, le témoin n’a jamais perdu de vue les deux lumières de l’objet.
Selon Paul, l’observation a duré 45 minutes. Toutefois, son épouse est convaincue que son départ a duré près de 90 minutes. Plus tard, elle dira qu’il est entré à 20h30. Paul ne sait pas l’heure de son retour mais, il sait très bien qu’il a quitté le chalet à 19h10. Cela fait donc un total de 80 minutes. Par contre, il est difficile d’établir ici un lien avec le phénomène du temps manquant puisque Paul a vécu une expérience très intense qui peut avoir affecter son appréciation réelle du temps écoulé.
Bien qu’il n’y ait aucune corrélation évidente, la voiture de Paul (modèle 1994) a fait un très gros back fire à leur départ le 10 mars. C’était la première fois depuis qu’il a ce véhicule et cela ne s’est jamais reproduit depuis.
Nous sommes allés sur les lieux pour effectuer l’enquête après une première rencontre à Laval. Nous n’avons observé aucune trace, ce qui toutefois doit être assorti du fait que beaucoup de neige s’est accumulée depuis (du 9 mars au 12 avril 97.) Quoiqu’il en soit, Paul, ainsi que des voisins ont arpenté les bois, non sans peine, où s’est produit l’observation mais sans rien y retrouver.
Avec un projecteur très puissant, nous avons tenté de reproduire le faisceau. Peine perdue. Notre faisceau était trop blanc, n’éclairait pas assez loin ni assez haut. Ces faisceaux vont en diminuant d’intensité et s’accroissent en largeur, ce qui n’était pas le cas du mur . Le mardi 11 mars, Paul retourne sur les lieux. Il a neigé. Dimanche le 16 mars, il revient inspecter l’endroit, il a encore neigé. Aucune trace. Le vendredi 21 mars, il arrive vers 11h30. Vers 15h00, il éprouve une peur considérable et inexplicable. Il refuse de sortir. Le tout s’apaise vers 17h00. Le samedi 22 mars, il inspecte à nouveau les environs avec ses voisins à qui il a raconté l’aventure.  Aucune trace.
Entre-temps, Paul est extrêmement nerveux et le 24 mars, il décide de consulter un médecin qui finit par lui prescrire un mois d’Ativan pour le calmer.
Le samedi 29 mars vers 19h15, Paul retourne se promener mais cette fois avec sa femme. Ils empruntent le même chemin et reviennent au camp. Paul décide alors de repartir seul dans la même direction, vers le sud. À environ 150 mètres de l’intersection, il voit sur sa droite un peu en avant de lui à l’orée du bois, une boule, une très grosse boule lumineuse à un mètre du sol. Sa luminosité est faible mais parfaitement visible. Elle se dirige vers le sud-est et se trouve à environ 150 mètres de lui. Sa vitesse est égale à celle d’un pas d’homme qui marche. Paul craint que leur trajectoire se rejoigne et retourne au camp. Sans rien dire à sa femme, il invite celle-ci à sortir à nouveau « pour aller voir quelque chose. » Elle refuse. Paul n’y retournera pas non plus.
De toute évidence, l’élément le plus important de ce dossier est le décalage de quelques centimètres entre la vision nette du mur lumineux et sa disparition totale. L’explication de Paul et son analyse qu’il en fait, sont très claires sur ce point : le mur ne s’éteignait pas, c’est moi qui ne le voyait plus!
Maintenant, comment obtenir une explication de notre jeune étudiant sur cette distorsion mystérieuse, lui dont la formation ne l’a jamais préparé à cela. Comme déjà mentionné, sa réponse fut typique : il n’y a pas d’explication, puisque cela ne s’est pas produit !
Le comportement de cette bande lumineuse interpelle le chercheur qui doit donc modifier son approche. Nous aurions très bien pu conclure qu’effectivement Paul a  halluciné et rien de tout cela ne s’est produit. Ce ne fut pas notre conclusion. Certaines hallucinations peuvent survenir lors de crises associées au diabète, mais le sujet est alors dans un état lamentable, incapable en tout cas d,aller se promener tranquillement dans la forêt.. L’Ativan calme l’anxiété ce qui n’a pas empêché Paul d’observer une autre anomalie dans le secteur. Il ne souffre d’aucun trouble de la vue, pas de glaucome ni de vision tubulaire, de scotome central, de nystagmus ou de cataracte . L’explication se trouve donc au sein d’une réalité tout autre que la nôtre et à laquelle nous n’avons pas accès. Nous n’y avons pas accès maintenant, au même titre que nos ancêtres n’avaient pas accès au monde infime de l’atome et des particules.  Notre ami était-il victime du syndrome de la carpe de Kaku ?
LE MUR IMPOSSIBLE DE PAUL

UNE ENQUETE SPECTRALE DE CASAULT

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Le 9 mars 1997 à St-Émile de Suffolk

Ce dossier est extrêmement intéressant. Il recèle des éléments différents et pour le moins spectaculaires qui, sans être de nature psycho-spirituelles, ouvrent la porte à ce qui pourrait être une réalité extra-dimensionnelle à laquelle je donne le nom d'effet de dôme dans le contexte d'une rencontre à caractère spectral. Comme ici par exemple c,est flagrant. Vous le découvrirez en lisant attentivement ce dossier qui fait partie de mes archives à l'époque du CEIPI dans l'outaouais,.

 Comme vous le constaterez, le témoin, selon l’endroit où il se situe (30 à 40 centimètres de différence ) voit et soudain, ne voit plus le phénomène qui se déroule en plein bois. Cet aspect, soulevé par le chercheur Jacques Vallée, sous-entend que l’objet se situerait dans un corridor d’espace-temps très restreint et que l’angle d’observation permettrait à un témoin de tout observer, alors qu’un autre situé ailleurs, voire quelques mètres, ne verrait absolument rien. Possible ! Dans ce dossier, cet élément est déroutant. Il est non seulement flagrant, il est embêtant et aura suffit à lui seul, à décourager un étudiant en physique de l’optique à qui nous avons soumis l’affaire. Puisque rien de ce qu’il connaissait ne pouvait expliquer le phénomène, il en a donc déduit qu’il ne pouvait s’être produit et qu’il devait s’agir d’une illusion. Bravo excellente déduction mais un D pour l'effort !

Au lieu de prendre des notes, inviter le témoin à reprendre son récit devant ses pairs et tenter de découvrir le mystère, il a jugé plus simple, plus confortable et moins menaçant de renier l’ensemble du phénomène. De plus, il a requis l’anonymat, exigeant que son nom ne paraisse nulle part dans nos rapports d’enquête. Typique ! 

 L’observation remonte au 9 mars 1997 à 19h15. Depuis 8 ans, Paul et son épouse se rendent régulièrement au chalet de leur fils situé à Saint-Émile de Suffolk à une quarantaine de kilomètres au nord de Montebello. Le 8 mars, ils arrivent sur place pour le week-end. Paul adore la nature et se balade constamment dans les petits chemins des environs. À toute heure, il part ainsi, souvent seul et parcourt la forêt. Le soir, il apprécie particulièrement la clarté pure du ciel et observe les étoiles, la lune, sans rien demander de plus. Dimanche le 9, c’est la même routine et pour le souper, une petite fondue chinoise. Histoire de digérer tout ça, Paul, comme c’est son habitude, se prépare à sortir pour aller observer les étoiles.

’allée qui conduit au sentier le plus large, mesure une trentaine de mètres. Dès qu’il atteint celui-ci, il a le choix : à gauche vers le sud ou à droite vers le nord. Mais ce soir-là, il s’arrête et fixe désespérément le ciel en quête d’une seule étoile. Le ciel est couvert, c’est peine perdue.    Paul insistera pour dire que quelque chose était différent ce soir-là. D’habitude, il scrute le ciel quelques instants et s’il n’y a rien, il continue son chemin. Mais cette fois, il laissa son regard errer dans le ciel noir pendant de très longues minutes et lui-même se dit étonné d’avoir agit de la sorte :  « pourtant quand il n’y a rien, y’a rien ! » ajoutera-t-il en entrevue. 

 Sous le ciel d’encre, sans lune et sans étoile, Paul se dirige vers le sud et marche tranquillement. Cela fait huit ans qu’il agit de la sorte et il connaît le bois autour de lui comme la paume de sa main.  À 50 mètres au sud de l’intersection de sa petite allée et du sentier, il voit alors dans le bois, à quelques 60 mètres, deux lumières d’un jaune blanchâtre. Sa première réaction est de penser qu’il s’agit d’un véhicule quelconque, mais il se ravise aussitôt. C’est impossible. C’est alors qu’il a peur, une peur qui ne le quittera plus pour les 80 minutes qui vont suivre, une peur toutefois doublée d’une grande fascination pour ce qu’il observe. Paul a peur parce qu’il vient de réaliser que cela ne peut être un véhicule, ni même une motoneige. Il connaît ces bois et sait très bien qu’il n’y existe aucun chemin, aucune piste, pas même un sentier de chasseur et qu’aucun véhicule ne peut s’y trouver. C’est un bois dense, un bois sale comme on a l’habitude de le dire chez-lui. 

Pourtant, les lumières sont comme celles d’un véhicule, qui plus est, d’un gros véhicule, mais beaucoup moins brillantes que des phares. C’est à peine si elles éclairent 5 mètres autour. Elles sont de la grosseur apparente d’un phare automobile et séparées entre elles par pas plus d’un mètre. Tout indique qu’il s’agit d’un véhicule mais cela ne fait aucun sens. Ses yeux s’habituent à l’obscurité et il finit par distinguer une forme noire et carrée tout juste au-dessus des deux lumières. Elle n’a pas plus de 2 mètres de hauteur et il n’arrive pas à savoir si elle est profonde ou pas. « C’est comme une façade, on aurait dit un conteneur à déchets ! » ” ajoutera-t-il. Plus tard, il reformulera sa comparaison : un devant d’autobus mais sans pare-brise.

Rappelons une fois de plus, pour avoir visité les lieux, que pas même une motoneige n’aurait pu se glisser à cet endroit, encore moins un autobus ! Même à pied, la tâche est ardue. Feuillus et conifères s’entremêlent dans un fouillis de branches, rendant même la visibilité restreinte.    La boîte carrée est comme arrondie dans le bas où se trouvent les deux lumières. Tout semble être assis sur la neige. Malgré sa peur, il continue d’observer le tout et continue de marcher sur le sentier en direction sud. C’est alors que l’incroyable survient !   L’objet est toujours à 60 mètres sur sa droite, vers l’ouest. Paul avance à pas normal quand subitement, un véritable mur de lumière se forme à partir de l’objet. Paul dira de ce mur qu’il s’agit d’un intense faisceau lumineux, beaucoup plus brillant que les deux lumières jaunes.

À mesure que Paul marche, le mur s’étend. Parallèle au sentier et d’une hauteur considérable (12 mètres) l’immense phénomène lumineux est fascinant. Paul a maintenant près de 150 mètres d’accompli et le mur en fait autant, en ayant sur lui une petite avance de 5 à 6 mètres. Il est stupéfait.   Lorsqu’il décide de rebrousser chemin, le mur ne le suit pas et continue sur sa lancée et l’aura donc distancé d’environ trente mètres, totalisant environ 200 mètres de longueur par 12 mètres de hauteur. Paul rebrousse chemin parce qu’il craint que le mur finisse par lui obstruer la route. Il revient donc vers le nord.

Chemin faisant, Paul se retourne fréquemment et constate que le faisceau, le mur, est toujours visible ainsi que la forme noire et les deux lumières. Lorsqu’il regarde bien, il voit à l’intérieur du mur lumineux des triangles blanchâtres à profusion. Il se dit en lui-même que c’est de toute beauté.    Alors qu’il est à 50 mètres de l’intersection de son camp, tout s’éteint ! Il recule pour mieux comprendre et... tout apparaît de nouveau : la forme carrée, les deux lumières et le faisceau ou le mur lumineux. Il avance d’un pas... tout disparaît. Paul refait ce manège à plusieurs reprises et chaque fois c’est le même scénario affolant : il avance tout s’éteint, il recule tout s’allume !.    

Il décide alors de revenir à son camp. Sur place, il demande à son épouse de fermer la petite ampoule de 100 watts extérieure alimentée par une génératrice. Elle s’exécute sans trop comprendre pourquoi, mais dira plus tard qu’elle a trouvé l’allure de son homme particulièrement bizarre : “Il avait les yeux ronds comme lorsqu’il voit un chevreuil dans le bois”. 

 Paul retourne au chemin et au même endroit. Tout apparaît de nouveau. Le mur est encore  d’environ 200 mètres de long. Il refait le même trajet direction sud et s’arrête au même endroit. Il fait un pas ! Tout s’éteint ! Il répète l’expérience et c’est le même scénario qui se reproduit : avance, éteint, recule, allume, avance, éteint, recule, allume !!! Cette fois Paul a vraiment peur. Il décide de revenir au camp. Il ne dira rien à sa femme.   Paul ne veut pas en parler parce qu’il craint que sa femme, très nerveuse, décide de revenir en ville. Vers 22h30, Paul sort pour fermer la génératrice et se dit qu’il serait peut-être intéressant de retourner voir, mais il se ravise et constate qu’il a trop peur. Il n’y retournera pas.

À 23h15, Paul, muet comme une carpe sur son aventure avec l’inconnu, se couche. Son épouse suit une demi-heure plus tard et constate presque aussitôt que des lueurs étranges d’un jaune orangé sont apparues au sommet des armoires de la cuisine. Sa première réaction est de penser que le feu est pris dans le toit à cause du poêle à bois. Elle réveille son mari. En un bond, il est debout !

Son épouse insistera beaucoup sur le fait qu’elle fut extrêmement surprise de le voir réagir de la sorte. « Paul a souvent mal aux hanches. Il couche du côté du mur et c’est toute une histoire pour lui que de se lever si je suis encore au lit. Il doit passer par-dessus moi et c’est pénible. Il se plaint, il a mal partout. Mais là, il a bondi hors du lit, s’est rendu à la cuisine, n’a pas dit un mot et après être allé aux toilettes, il est revenu se coucher.

Ce qui est curieux c’est que pendant ce temps, j’avais complètement oublié les lueurs et le feu »   Puisqu’il n’y avait aucun feu et que Paul n’a pas vu les dites lueurs, on est forcé de croire qu’elles venaient de l’extérieur et qu’elles n’auraient duré que quelques secondes. Un rideau opaque dans la fenêtre de la cuisine laisse toutefois un côté libre et c’est par-là que la lumière aurait pu passer. Cette lumière ondulait comme une vague d’un mètre de long en trois petits faisceaux. Il n’en sera pas davantage question et ils repartiront pour Laval. Ce n’est qu’arrivé à destination que Paul racontera son aventure et c’est en prenant connaissance du Journal de Montréal et de l’affaire Breckenridge  que Paul va se décider à communiquer avec nous. 

 Aucun voisin n’était présent le 9 mars, le dernier à quitter l’ayant fait à 17h00. Aucun mouvement n’a été observé, autre que le déploiement du mur et l’ondulation des faisceaux sur les armoires. Aucun son n’a été entendu. Aucune odeur n’a été perçue. La distance réelle entre le témoin et l’objet serait en fait de 38 mètres et non 60 comme indiqué plus haut. Malgré les nombreux arbres parsemés dans ces bois, le témoin n’a jamais perdu de vue les deux lumières de l’objet. 

 Selon Paul, l’observation a duré 45 minutes. Toutefois, son épouse est convaincue que son départ a duré près de 90 minutes. Plus tard, elle dira qu’il est entré à 20h30. Paul ne sait pas l’heure de son retour mais, il sait très bien qu’il a quitté le chalet à 19h10. Cela fait donc un total de 80 minutes. Par contre, il est difficile d’établir ici un lien avec le phénomène du temps manquant puisque Paul a vécu une expérience très intense qui peut avoir affecter son appréciation réelle du temps écoulé. 

   Bien qu’il n’y ait aucune corrélation évidente, la voiture de Paul (modèle 1994) a fait un très gros back fire à leur départ le 10 mars. C’était la première fois depuis qu’il a ce véhicule et cela ne s’est jamais reproduit depuis.    Nous sommes allés sur les lieux pour effectuer l’enquête après une première rencontre à Laval. Nous n’avons observé aucune trace, ce qui toutefois doit être assorti du fait que beaucoup de neige s’est accumulée depuis (du 9 mars au 12 avril 97.)

Quoiqu’il en soit, Paul, ainsi que des voisins ont arpenté les bois, non sans peine, où s’est produit l’observation mais sans rien y retrouver.    Avec un projecteur très puissant, nous avons tenté de reproduire le faisceau. Peine perdue. Notre faisceau était trop blanc, n’éclairait pas assez loin ni assez haut. Ces faisceaux vont en diminuant d’intensité et s’accroissent en largeur, ce qui n’était pas le cas du mur . Le mardi 11 mars, Paul retourne sur les lieux. Il a neigé.

Dimanche le 16 mars, il revient inspecter l’endroit, il a encore neigé. Aucune trace. Le vendredi 21 mars, il arrive vers 11h30. Vers 15h00, il éprouve une peur considérable et inexplicable. Il refuse de sortir. Le tout s’apaise vers 17h00. Le samedi 22 mars, il inspecte à nouveau les environs avec ses voisins à qui il a raconté l’aventure.  Aucune trace. 

 Entre-temps, Paul est extrêmement nerveux et le 24 mars, il décide de consulter un médecin qui finit par lui prescrire un mois d’Ativan pour le calmer.

Le samedi 29 mars vers 19h15, Paul retourne se promener mais cette fois avec sa femme. Ils empruntent le même chemin et reviennent au camp. Paul décide alors de repartir seul dans la même direction, vers le sud. À environ 150 mètres de l’intersection, il voit sur sa droite un peu en avant de lui à l’orée du bois, une boule, une très grosse boule lumineuse à un mètre du sol.

Sa luminosité est faible mais parfaitement visible. Elle se dirige vers le sud-est et se trouve à environ 150 mètres de lui. Sa vitesse est égale à celle d’un pas d’homme qui marche. Paul craint que leur trajectoire se rejoigne et retourne au camp. Sans rien dire à sa femme, il invite celle-ci à sortir à nouveau « pour aller voir quelque chose. » Elle refuse. Paul n’y retournera pas non plus.

De toute évidence, l’élément le plus important de ce dossier est le décalage de quelques centimètres entre la vision nette du mur lumineux et sa disparition totale. L’explication de Paul et son analyse qu’il en fait, sont très claires sur ce point : le mur ne s’éteignait pas, c’est moi qui ne le voyait plus!   Maintenant, comment obtenir une explication de notre jeune étudiant sur cette distorsion mystérieuse, lui dont la formation ne l’a jamais préparé à cela. Comme déjà mentionné, sa réponse fut typique : il n’y a pas d’explication, puisque cela ne s’est pas produit ! 

 Le comportement de cette bande lumineuse interpelle le chercheur qui doit donc modifier son approche. Nous aurions très bien pu conclure qu’effectivement Paul a  halluciné et rien de tout cela ne s’est produit. Ce ne fut pas notre conclusion. Certaines hallucinations peuvent survenir lors de crises associées au diabète, mais le sujet est alors dans un état lamentable, incapable en tout cas d,aller se promener tranquillement dans la forêt.. L’Ativan calme l’anxiété ce qui n’a pas empêché Paul d’observer une autre anomalie dans le secteur. Il ne souffre d’aucun trouble de la vue, pas de glaucome ni de vision tubulaire, de scotome central, de nystagmus ou de cataracte .

L’explication se trouve donc au sein d’une réalité tout autre que la nôtre et à laquelle nous n’avons pas accès. Nous n’y avons pas accès maintenant, au même titre que nos ancêtres n’avaient pas accès au monde infime de l’atome et des particules.  Notre ami était-il victime de l'effet de dôme sous un mode particulier ?

Extrait du livre de CASAULT " Et si la Terre n'était qu'un Jardin d'enfance?"