UN OBJET TERRIFIANT DROIT AU-DESSUS DE LA MAISON

argaiv1939

Une enquête spectrale de Nathalie Desforges et André Pilon

Ces deux enquêteuirs qui travaillent avec moi à l'époque où je dirigeais mon organisation de recherche (CEIPI) se sont déplacés pour se retrouver pas très loin de là où moi-même j'irai m'installer 10 ans plus tard. Voici l'incident dont la caractéristique d'épouvante n,est pourtant observée que par des témoins circonscrits dans une zone très rreestreindre ce qui à mon sens en fait une rencontre spectrale d,effet de dôme. .

C'est le soir, le 18 octobre 1996, il est environ 23 heures 7 minutes. Le ciel est très noir, pigmenté de peu d'étoiles. Nous sommes à l'intérieur d'une maison près du fleuve St-Laurent dans la municipalité de St-Nicolas non loin de la ville de Québec. Patrick M. est assis confortablement dans son fauteuil dos à la fenêtre donnant sur la cour arrière. Soudain, il entend le vent se lever dans la cour arrière de sa maison. Sur le coup, il n'en fait aucun cas. Puis le vent augmente d' intensité.

C'est alors qu'il se lève de son fauteuil en se retournant vers la petite fenêtre qui donne dans la cour arrière. Il voit une rafale de vent comme un petit cyclone emportant les feuilles mortes et des branches d'arbres dans un tourbillon erratique. ( A ce point-ci, est il possible de penser que selon la position du témoin il pourrait ressentir les effets de la " mise en dôme" ?) Mystérieusement le vent s'arrête. Tout devient calme. ( Le dôme est en place ?) Patrick se dirige devant le foyer et regarde à tour de rôle la fenêtre qui donne sur le devant de la maison et la porte patio qui est à l'opposé. Il ne voit rien qui puisse justifier un tel tourbillon dans sa cour arrière.

Il perçoit un bruit pouvant s'apparenter à un aéroglisseur entremêlé d'un son de corne de brune. Ce bruit semble venir de loin, mais il se rapproche. À l'intérieur de ce bruit étrange, Patrick remarque deux intensités différentes comparant le son émit à celui d'un caillou attaché à une corde qu'une personne fait tourner en tenant l'extrémité de cette dernière en alternant la vitesse de rotation de moins à plus rapide et inversement. Après ce bruit, il voit une lumière passer à travers la vitre donnant sur le devant de la maison. ( Comme mentionné dans d,autres dossiers, est-il possible que le témoin sous le dôme puisse entendre des sons pl;us aisément ?)  Il se dit tout bonnement pour se rassurer que c'est une voiture qui tourne dans l'entrée. Il se dirige vers la fenêtre et constate qu'il n'y a aucun véhicule sur la rue ni dans les parages. Tout paraît tranquille. Il revient devant le foyer et tout à coup le bruit se fait plus sourd et la lumière progresse lentement vers l'arrière de la maison et illumine la fenêtre derrière le fauteuil sur lequel il était assis quelques secondes auparavant.

La lumière orangée avance graduellement vers la porte patio près du foyer. Dans la progression de la lumière, Patrick, effrayé, remarque une ombre projetée sur le plancher de céramique qui a l'apparence d'un disque plutôt blanc qui tourne lentement, et en son centre, il semble y avoir plusieurs pales, un peu comme les pales d'une turbine d'un moteur à réaction d'avion.

Ce disque se déplaçait de concert avec la lumière orangée jusqu'à la porte patio. Là, la lumière s'arrête, il regarde par la porte patio et entrevoit quelque chose au-dessus de la maison qui éclaire le jardin et le cabanon d'une lueur orangée. En dessous, la forme de l'objet lui paraît noire et informe comme une grosse méduse

Sur le sommet de la méduse, il y a un dôme éclairé avec un petit couloir noir à l'intérieur. Tout vibre dans la maison. Les murs, le plafond le plancher oscillent tel un tremblement de terre de faible magnitude. Par contre, Patrick ne sent aucune vibration à travers son corps. L'objet toujours au-dessus de sa maison émet maintenant une lueur orangée plus pâle. C'est à cet instant que le temps passe comme au ralenti. C'est comme si tout s'était arrêté.

Les feuilles les arbres, enfin, tout paraît immobile. Plus de bruit, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. La peur l'envahit soudainement. Il s'éclipse de la porte patio pour se diriger prestement vers l'escalier qui mène au premier étage. Il enjambe deux par deux les marches de l'escalier pour aller choir mollement sur le divan placé en biais de la télévision qui est allumée. À ce moment le poste syntonisé était RDS (canal des sports). Il remarque dans son angoisse sans cesse montante que le téléviseur n'est pas affecté par la chose au-dessus de sa maison. Terrifié, Patrick décide alors d'appeler ses deux cousins et un voisin pour qu'ils se rendent chez lui au plus vite. Finalement, ses deux cousins qui demeurent tout près décident de venir. Au moment d'accrocher le combiné, une voiture arrive à vive allure et s'arrête brusquement devant sa maison. Patrick regarde l'heure sur l'horloge accrochée au mur du salon. Elle indique 23 heures 09 minutes.

AS-TU VU ÇA!

Patrick se lève et se dirige vers la grande fenêtre du salon pour mieux apercevoir ce qui se passe. C'est alors qu'il voit trois jeunes sortir en fou de l'automobile. L'un des deux dit : "As-tu vu ça! Christ ! Qu'est-ce que c'est ça ?" Et celui près de la porte du passager hurle : "Ostie, il monte, il s'en va ! Vite on embarque ! Il s'en va par-là !" Les jeunes s'engouffrent dans la voiture et démarrent en trombe. ( Ils ont pénétré à l'intérieur du dôme ?)

Ils quittent la rue pour disparaître à un tournant. Attendant l'arrivée de ses cousins, n'osant sortir à l'extérieur que vingt ou vingt-cinq minutes plus tard, Patrick aperçoit une auto de police qui passe devant sa maison pour emprunter un chemin de gravier qui descend vers le fleuve.La voiture de police avance lentement et les policiers regardent vers le haut. Inquiet, Patrick appelle le poste de police inter-municipal de La Chaudière et demande à un sergent de police pourquoi un de leurs véhicules patrouille dans son coin. Le policier lui répond que c'est seulement une visite de routine.

...À DEMI-PARALYSÉ

Rassuré à demi, Patrick attends toujours ses cousins qui doivent arriver d'ici peu. Une fatigue indescriptible l'accable, le vide mentalement. Ses bras et ses jambes deviennent presque insensibles. Il ne peut pratiquement plus bouger. Il s'assoit durement sur le divan, à demi-paralysé. Quelques minutes s'écoulent, une sonnette retentit. Patrick revient à lui. Ses membres redeviennent normaux mystérieusement. Il se lève et va répondre à la porte. Il ouvre cette dernière, ses deux cousins se tiennent là debout sur le porche, hébétés. Patrick leur demande de rentrer immédiatement. Les deux cousins obtempèrent sans rien comprendre à la situation. Ils montent au salon et Patrick, moins énervé, débite l'événement qu'il vient de vivre. Ses cousins décident de demeurer à coucher pour la nuit.

 

Le cauchemar n'est pas vraiment terminé. Patrick couché dans sa chambre au premier étage près du salon, entend un bruit similaire à celui produit plus tôt. Il est une heure et demie du matin. Cette fois-ci, ce bruit étrange donne l'impression de durer plus longtemps. Curieusement, Patrick se rendort. Le lendemain matin les voisins se parlèrent entre eux à propos d'un étrange objet se promenant le soir de l'incident de Patrick, au-dessus du fleuve St-Laurent. ( L'effet du dôme étendu ou retiré ?)

...LA FIN DU MONDE

Patrick a eu vent de ces discussions et du fait qu'un des voisins avait appelé la police ce soir là. Pour couronner le tout, un de ces collègues de travail qui demeure deux rues plus loin derrière sa demeure aurait aperçu la méduse descendre au-dessus de la maison de Patrick et remonter quelques minutes (environ 3 minutes) plus tard le même soir. Son collègue affirmait avoir eu très peur à la vue de cette chose.

Il crut un court moment que la fin du monde était arrivée. De plus, selon Patrick, son collègue de travail est un homme sceptique au plus haut niveau en ce qui concerne les soucoupes volantes. Trois ou quatre jours après, Patrick s'est levé en sursaut au milieu de la nuit en apercevant au travers du store de sa chambre une lumière orangée puis plus rien. Depuis ces événements, Patrick est victime de stress et d'inquiétude, mais aucun incident de ce genre ne lui est arrivé depuis.

ENQUÊTE ET HYPOTHÈSES

Après avoir posé toutes les questions inimaginables selon le protocole établi, nous sommes venus à la conclusion que Patrick M. est une personne honnête, stable et ayant les deux pieds sur terre. Il ne cherche visiblement pas la publicité mais plutôt des réponses. Vivant seul avec sa mère, ( absente) il a un emploi dans lequel une histoire d'OVNI n'a pas de place. De plus au moment de notre enquête, il répondait dans un enchevêtrement de mots saccadés à nos questions que nous lui posions.

Patrick ne souffre à première vue d'aucunes maladies mentales, d'épilepsie, de paranoïa, de schizophrénie ou quoi que se soient d'autres. Il se dit athée. Il a soutenu qu'il n'avait pas pris d'alcool au moment de l'incident. Patrick est un sportif accompli. Il occupe un poste important au niveau de la gestion administrative au sein d'une entreprise exigeante.

Nous avons inspecté scrupuleusement la cour arrière dans les moindres détails sans trouver quoique ce soit d'anormal. Aucunes traces de brûlures sur le sol ou sur les branches des arbres plantés à la périphérie. Rien de suspect sur le sol n'a pu être découvert lors de notre enquête. On a fait des prélèvements au sol en arrachant un morceau de mousse végétal tapissant le toit du cabanon et un poireau du potager afin de procéder à une analyse (ces prélèvements sont gardés bien au frais en attente de se faire analyser). Nous avons pensé aller faire un petit tour chez le collègue de travail de Patrick qui a vu la méduse afin de lui poser quelques questions mais ce dernier nous a dit qu"il ne veut plus rien savoir. Alors c'était peine perdue.

 

Nous avons appris que le poste de police inter-municipale de La Chaudière avait reçu d'innombrables appels concernant un objet étrange survolant le fleuve St-Laurent à quelques kilomètres du pont de Québec et au-dessus de la ville de St-Nicolas. Du moins, on peut affirmer et corroborer l'observation de la méduse aperçue par Patrick et son collègue de travail à partir des appels reçus au poste de police. C'est déjà un point en faveur de la crédibilité du témoignage de Patrick M. ( En 2010 connaissant un officier de la Police de Lévis, je lui ai demandé de regarder ca mais ce corps policier et les archives n,existent plus.)

Après avoir fait le tour des données accumulées au cours de cette enquête, on peut s'aventurer à dire que Patrick n'a pas essuyé un enlèvement, du moins en se basant sur les détails de son aventure et sur son comportement malgré le fait que quelques minutes après l'incident Patrick se sentait à demi-paralysé. Nous imputons cet état au stress encouru et à la peur engendrée par le témoin lors de l'observation de la méduse. Par contre, cet objet informe survolant la résidence de Patrick et les environs demeure un mystère non résolu. 

Est-ce que l'OVNI observé pourrait être une gigantesque montgolfière bien terrestre ? Difficile à croire, car le météorologue Patrice Courbin d'environnement Canada m'a divulgué que la direction des vents du 18 octobre 1996 vers 23heures (3 heures GMT), provenaient de l'est, à un angle de 80° (plus exactement est-nordest) par rapport au Nord avec une vitesse relative de 25 km/h soit 13 noeuds et se dirigeant vers l'ouest (plus précisément ouest-sudouest). Or, il appert que l'objet (la méduse) observée par Patrick se dirigeait d'Ouest en Est. Nous savons tous qu'une montgolfière suit la direction des vents. Donc l'histoire du ballon est à écarter sans nul doute. (Note de la rédaction: Il est interdit aux mongolfiers d'utiliser leur appareil entre le coucher et le lever du soleil) D'un autre côté, il y a la possibilité quoique farfelue que la méduse ne soit qu'un dirigeable de type GOODYEAR déguisé par des tierces personnes mal intentionnées

 

Si on s'arrête au fait que Patrick a noté sur le sol près de la fenêtre qui donne à l'extérieur une ombre projetée qui aurait l'apparence d'un disque possédant des pales et qui effectue une rotation comme un réacteur d'avion, cela peut être envisagé. Mais voyons plus loin. Ce petit disque d'un diamètre de 1 pied et demi qui avançait avec la lueur orangée à une vitesse de 1 pied/seconde selon le témoin, pourrait être un des propulseurs d'un dirigeable peint en noir qui aurait projeté l'ombre de ses pales sur le sol du rez-de-chaussée.

Un dirigeable est un aérostat (voir l'image ci-dessous) muni d'hélices propulsives et peut avoir facilement une longueur de 50 mètres. Il peut filer à 115 km/h.

 

Trop beau pour être vrai ! Enfin soyons logique ! Entrons quand même dans le jeu du dirigeable et décortiquons les 5 facettes qui en découlent :

1. Le vent soudain constaté par Patrick serait à l'origine de l'air propulsé par le bas, engendré par les hélices en supposant que le dirigeable entamait une descente juste au-dessus de la maison de Patrick. Là aucun problème.

2. La lueur orangée aurait été produite par des phares halogènes disposés sur le pourtour du dirigeable camouflant ainsi la forme réelle de ce dernier. La base du dirigeable serait déguisée de telle manière qu'elle paraisse informe. Pas si mal jusqu'ici.

3. Le dirigeable s'élève lentement et éteint ses phares halogènes pour créer l'illusion de disparaître comme par magie.

4. Par contre, les propulseurs (qu'on peut facilement apercevoir de chaque côté de la cabine de pilotage du dirigeable sur l'image ci-dessus) de ce dirigeable auraient causé un bruit caractéristique qui ne trompe pas. Or, le bruit que Patrick a entendu se rapprochait duson d'un transformateur mêlé avec d'autres gammes de sons que nous avons décrites plus haut. Sans compter les vibrations sur les murs, le plafonds et les planchers que Patrick percevait. Cependant, seul le son d'une sirène d'un bateau entendu au loin faisant partie du lot des sons entendu par Patrick se rapprochait plus ou moins d'un son émis par les propulseurs d'un dirigeable.

5. La méduse était, estimait Patrick, à une hauteur de 60 pieds et avait une longueur approximative de 40 pieds. Là encore le dirigeable risquait gros car il aurait pu accrocher dangereusement les arbres. Manoeuvré un dirigeable n'est pas aussi facile qu'un hélicoptère. Surtout que la cour arrière de la maison de Patrick, qui fait tout au plus 70 pieds de longueur par 25 pieds de largeur, est encerclée d'arbres dont certains dépassent les 100 pieds. Pour un dirigeable, la marge de manoeuvre se trouve réduite et risquée à souhait dans une aire si petite.

Non ! Pour nous, la théorie du dirigeable ne tient qu'à un fil compte tenu du fait qu'il n'y a pas de répétition du phénomène. Si on songe à des personnes qui s'amusent à cette mascarade futile, ils auraient sûrement recommencé ailleurs. Mais ce n'est pas le cas. Malgré quelques anicroches dans l'hypothèse du dirigeable, nous ne l'écarterons pas pour autant. Bien au contraire, conservons-le à l'esprit. (Plusieurs permis sont nécessaires pour un vol de nuit en dirigeable et il existe des amendes considérables pour un équipage ne respectant pas les altitudes limites de sécurité qui excèdent de loin celles décrites par le témoin. Quant à l'idée que des farceurs soient en possession d'un tel appareil elle peut être écartée facilement.)