Code 2309

28 août 2014 

argaiv1939

 AGENT DE SÉCURITÉ EN PÉRIL ! 

 

Une enquête de Guy et Liliane Tremblay


 

Le témoin était seul au moment de l'observation.  Il avait alors 40 ans.  Il était à cette époque (automne 91) en charge de la sécurité pour un secteur de la Baie James près de Brisée.  Nous l'appellerons Robert. Ce soir là, à bord de son camion, Robert entreprend un trajet de plusieurs kilomètres qui relie Brisée à Laforge.  Il roule depuis une heure et prévoit arriver dans une heure et demie.  La route est longue, le décor inexistant, c'est la toundra.  Sur sa gauche, il observe un objet rond et lumineux qu'il identifie comme une drôle de lune mais sans plus.  Elle est très basse.  Plus loin, il revoit la même lumière mais cette fois sur sa droite.  Il venait lui-même d'amorcer une courbe vers la droite ce qui n'aurait normalement rien changé concernant la position d'un objet fixe dans le ciel comme la lune.  Il est de plus en plus surpris.  Il roule à 80km/h.  Il y pense.  Il s'arrête et prend une photo.  Le ciel est beaucoup moins sombre que sur la photo.  Il est déçu mais comprend qu'un polaroïd 660 ce n'est pas la fin du monde. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est un polaroid, ce n,est plus qu'un vieux souvenir !!!

Le petit jeu continue et l'objet semble le suivre.  Exaspéré, il s'arrête et prend d'autres photos.  Il poursuit sa route, descend une côte, la remonte et soudainement l'objet est beaucoup plus gros, droit devant lui.  À bout de bras on parle d'un pouce.  L'objet est blanc mat, il évalue la distance à 1500 pieds et l'altitude à 100 pieds.  Bien que la photocopie ne le montre pas, l'original de la photo no. 3 indique que l'objet est devant une montagne ce qui élimine la lune.

 

( Ces photos ne sont plus que de vagues photocopies sans intérêt)

L'objet est droit devant lui.  Les enquêteurs attendent la suite.  Le témoin les regarde et avec un haussement d'épaules finit par dire : "Pour le reste je ne me souviens de rien.  Je ne me souviens même pas d'être passé à la barrière de Laforge.  Tout ce dont je me souviens c'est d'être descendu du camion dans le stationnement et d'être entré chez moi."

ANALYSE DES PHOTOS

Le photographe Alain Charbonneau de Photomania ainsi que Alain Joyal, photographe professionnel enseignant, ont analysé les images de Robert.  Pas de négatif puisqu'il s'agit d'un polaroïd.  Voici en résumé ce qu'ils ont raconté à Richard Guilbeault, coordonnateur des enquêtes : "C'est un objet solide (photo no. 3) qui se trouve très certainement entre l'objectif et  l'horizon, sous la ligne d'horizon soit la forêt.  Cette conclusion n'apporte rien quant à la nature de l'objet mais on s'étonne du fait que sur les photos en zig zag l'objet au point A est rond, rectiligne et revient au point Z dans sa forme originale, ce qui donne à penser qu'il s'agit vraiment d'un objet dont la forme est ronde.  Quant au fait que l'objet se trouve entre l'objectif et l'arrière plan cela ne peut donc être un phénomène céleste."

LE TÉMOIN N’AIME PAS CASAULT MAIS ACCEPTE DE LE RENCONTRER.

Guy m’a fait part que le témoin a sursauté quand on lui a parlé de moi pour une éventuelle session d’hypnose. Je suis animateur de radio à cette époque. Mes position sociales et politiques déplaisent considérablement à ce monsieur , très syndicaliste de gauche, souverainiste et cie, mais avec un peu de travail de Guy et Liliane, il accepte de faire la part des choses. Une chose est certaine dans mon esprit, il ne sera jamais affublé de cette complaisance avec le praticien en hypnose dont on accuse parfois les témoins.
Je me suis présenté à la résidence des enquêteurs Guy et Liliane Tremblay.  J'étais accompagné de la Présidente du CEIPI, Hélène Dupont et sur place il y avait également Richard Guilbeault, le témoin et son épouse. Nous avons récapitulé les faits, discuté longuement  mais surtout pas de politique et par la suite j'ai demandé à Robert s'il avait déjà été soumis à l'hypnose.  Il a répondu par la négative.  Je lui ai expliqué ce dont il s'agissait, les procédures, la méthode utilisée, le but de la session, qui dans son cas n'a pour but que de lui faire revivre l'événement sur la route au cas ou certains détails lui auraient échappé.

La méthode que j'utilise est dépourvue de toute forme de suggestion.  L'entretien préalable n'est aucunement axé sur une spéculation quelconque de ce qui a pu se passer après l'événement et dans ce cas le témoin n'avait semble-t-il pas d'idée précise. Habituellement, je prends une quinzaine de minutes pour induire la transe hypnotique en utilisant une méthode particulière qui a pour effet d'axer le travail sur la mémoire.

 Or, pour la première fois depuis des années, j'ai rencontré en Robert un sujet particulièrement réceptif au point qu'il s'est agité en plein milieu de la phase d'introduction.  Lui demandant ce qu'il avait, croyant même qu'il était sortit de transe, il s'est mis à respirer fort bruyamment.  Son épouse très inquiète s'est approchée pour voir ce qui se passait quand il s'est mis à parler.  Voici la retranscription exacte de l'entretien.

Casault est identifié par la lettre C.  Le sujet est identifié par la lettre S.

C : Qu'est-ce qui se passe ?

S : (Sa respiration est haletante et forte.)

C : Qu'est-ce qui se passe, tu peux parler maintenant.  Il n'y a aucun danger  (respiration plus forte et le sujet pousse de petits cris).

S :  j'ai peur... j'ai peur...

C : Où es-tu ?

S : Je ne sais pas... je ne veux pas aller là...

C : Où ne veux-tu pas aller ?

S : Là... je ne veux pas aller là

C : Ça ressemble à quoi ?

S : (Sa respiration est toujours haletante, mais moins prononcée.  Il ne répond pas.)

C : À quoi ça ressemble ? Qu'est-ce que tu vois ?

S : (longue pause...)

C : Y a-t-il une couleur ? Une forme ?

S : Non... c'est juste... non, je ne veux pas y aller ...

C : Est-ce qu'on te demande d'y aller ?

S : (pas de réponse)

À ce stade j'ai rassuré le sujet en lui rappelant que rien ne pouvait lui arriver.  J'ai ajouté qu'au lieu de se rendre là où il ne veut pas aller, que nous utiliserions une caméra et qu'il pourrait voir ce qu'il y a, sans qu'il ait à y être vraiment.  Avant que je ne termine, il continua à répéter d'un ton ferme avec une respiration très forte :

S : Non, je ne veux pas aller là, j'y vais pas..

C : Es-tu prêt maintenant, il n'y a aucun danger...

S : (Le sujet respire bruyamment et se met à pleurer en faisant un signe négatif de la tête.)

C : Est-ce que tu veux juste voir... avec une caméra qui va nous ramener des images.  Est-ce que tu acceptes ?

S : (Il hésite et finit par dire oui mais sans grande conviction.)

 

Je procède à un décompte en illustrant une caméra et un écran de télévision.  L'écran s'allume...

S : (Beaucoup plus calme, respiration presque normale après une série de longs soupirs. Longue pause.)  C'est flou...

C : Est-ce rond, carré, est-ce haut ?
S : C'est nuageux.
C : Es-tu à l'extérieur ?
S : Je ne veux pas avancer, je ne veux pas aller plus loin.
J'ai donc repris le processus prévu depuis le début.  Puisque l'objet de la session avait pour but de lui faire revivre les événements sur la route, je décidai d'abandonner ce lieu qu'il semblait craindre comme la peste et repartir à zéro.  Nous sommes donc revenus à la Baie James ce fameux soir où il roulait sur la route.  Il devint aussitôt très calme, mais changea de sujet.
S : Il y a quelqu'un... c'est nuageux... ils sont à gauche...
C : Es-tu seul ?
S : Ils sont deux, avec moi...
C : Es-tu dans ton camion ?
S : Non.
Voyant qu'il persiste à vouloir en savoir plus sur ce lieu nuageux et qu'il est beaucoup plus calme, je l'interroge sur ce point quitte à revenir sur la route plus tard.
C : Ce sont des hommes ou des femmes ?
S : Hummm, je ne peux pas définir... heu... (long soupir) ...heu...
C : Est-ce que tu les vois bien ? Quelle taille ont-ils ?
S : Un grand et un petit.
C : Est-ce que tu es debout ?
S : Oui.  Eux aussi.
C : Est-ce que tu vois leurs yeux ?
S : ...sont... ils sont... (long soupir) ...ils ont... pfft... c'est flou...
C : As-tu déjà vu ces gens-là ?
S : ...pffuitt, non.
C : Ils parlent ?
S : Non, ils ne me parlent pas, ils font juste me regarder.  Ils veulent que je fasse quelque chose mais je ne veux pas.  J'ai peur d'avancer, je ne veux pas parce que plus loin il y a... j'vois loin ce qu'il y a là-bas... c'est... c'est comme un fauteuil... semblable.  Ils veuillent que j'aille me coucher là mais je ne veux pas.
C : Parle-moi du fauteuil.
S : C'est pas... c'est un fauteuil, pas un lazy-boy... c'est... une chaise, comme une chaise de relaxation... y'a rien autour de la chaise, elle est comme blanche.  Autour, c'est nil, y'a rien.
C : C'est dans une pièce ?
S : C'est rond.  Ils sont encore à gauche, ils veulent que j'avance, la femme veut que j'avance..
C : Pourquoi dis-tu une femme ?
S : Elle est plus délicate.
C : Quelle couleur sont ses cheveux ?
S : Ils ont pas de cheveux ni un ni l'autre, c'est arrondi... ils ont de grands yeux... ils ne parlent pas.
C : S'il ne te parle pas, comment sais-tu qu'il faut que tu ailles dans la chaise ?
S : Je les entends dans ma tête, la bouche bouge pas, c'est vague, mais....
C : Comment te sens-tu avec eux ?
S : J'ai peur, j'aime pas ça, je veux pas aller, j'ai peur... (il se met à pleurer, sa respiration s'accélère).
C : As-tu peur qu'ils te fassent mal ?
S : Ils disent qu'ils ne me feront pas mal, mais j'ai peur, je ne veux pas avancer.  Ils me forcent à y aller.
C : Est-ce qu'ils te touchent ?
S : Non.
C : Es-tu habillé ?
S : Sais pas, je pense qu'oui, mais je ne veux pas y aller, je ne veux pas avancer.
C : Peux-tu te défendre, bouger des bras ?
S : Non, je ne peux pas, sans ça je me sauverais.
C : Quand sommes-nous ? Est-ce relié à ce que tu as vu sur la route de Brisée ?
S : Oui, c'est ça, après la côte...
C : Te souviens-tu d'être descendu de ton camion ?
S : Non, je ne me souviens pas de ça.  Ils sont venus me chercher.
C : Tu te souviens d'avoir vu...
S : (Il éclate en sanglots.)
C : (Je le rassure et lui demande ce qui se passe.)
S : J'ai peur...
C : Comment cela s'est terminé.  Peux-tu faire un bond en avant et me dire comment tout cela s'est terminé ?
S : Je suis assis dans la chaise.  Ils viennent vers moi... la tête me tourne, je voudrais m'en aller... je me sens comme partir, je me
sens partir... tomber comme dans le néant, ils viennent me chercher... je ne sais plus là...
C : Est-ce qu'ils t'on dit quelque chose ? Une seule fois ?
S : De pas avoir peur.
C : C'est la première fois que tu vois ces gens-là ?
S : Oui.
C : Ni avant ni après ?
S : J'ai... ils sont peut-être revenus à la maison... dans la cave... j'ai vu... ils sont venus me parler... tsé... les mêmes, peut-être,
comme eux autres... (soupir).
C : Ton épouse n'a jamais été là ?
S : Non, je voulais être seul avec eux, je ne veux pas qu'ils fassent mal à personne.  Juste moi.  Pas d'autres.  On peut se parler comme ça, comprendre des choses.
C : De quoi parlez-vous dans ces rencontres ?
S : Ils veulent savoir... les choses que je pourrais mieux capter... je veux savoir plus... comment mieux apprendre, aller chercher les idées, les idées de tout le monde, ça me développe.
C : Tes filles (2) n'ont jamais été mêlées à ça?
S : Ils trouvent que la plus jeune serait bien pour ça (16 ans).  Elle a la même volonté que moi et qu'on développe quelque chose.  Ils veulent que je sois mieux... que je pense plus, que je capte mieux les sentiments des gens. Que je sois capable de réussir ce que je fais, que tout le monde soit comme ça.
C : C'est différent de ce que tu ressentais tout à l'heure.  Pourquoi dans ce cas avais-tu peur de t'asseoir dans la chaise et pourquoi ce serait nécessaire ?
S : Pour en arriver à ça il faut qu'ils te connaissent, qu'ils sachent ce que tu es, au fond.
C : Tu as moins peur on dirait !
S : Dans ma maison ça va, je n'ai pas peur, je suis... j'ai plus le contrôle.
C : Quand la dernière fois ?
S : Plusieurs mois, j'ai parlé avec plusieurs d'entre eux.  Au début je croyais que c'était mes parents.

Le sujet avait rapporté aux enquêteurs des événements précédents en utilisant le mot : fantôme de mon père.  Voilà qui pourrait relancer toute la question du paranormal et des extraterrestres comme l'a soulevé notamment Raymond Fowler dans son livre : The Watchers. ( En fait ce dossier est l'un de ceux qui m'ont emmené à ce qui deviendra plus tard la Nouvelle Ufologie)

S : J'avais des problèmes, je voulais les régler... mon père... je pensais... c'était eux. Ce sont des lueurs, des ombrages, on se parle par la pensée.

Je mis fin à la séance.  Dans les heures qui suivirent, le témoin était très calme, parfaitement détendu, un peu plus philosophe également dans son discours.  Il fut question que je rencontre sa plus jeune fille.  Je sus plus tard que celle-ci serait extrêmement effrayée et souhaiterait que l'hypnose lui fasse oublier ce qu'elle vit.  Il s'agira évidemment de lui faire comprendre que ce n'est pas tout à fait de cette manière que cela fonctionne.  Vous serez informés. ( Elle n’a jamais accepté)