LES EXPÉRIENCES EXTRATERRESTRES ET AUTRES DE CATHERINE DE GATINEAU
Un article de Jean Casault revu et corrigé, extrait des archives du CEIPI dirigé par Dupont/Casault de 1995 à 1998
Historique des enlèvements
Pendant des années le phénomène ufologique s’est consacré au RR-1 et 11 soit, les rencontres dites proches à moins de 500 pieds avec ou sans effets sur l’environnement.  C’est par peur du ridicule le plus souvent que cette approche était privilégiée les chercheurs hésitant  à rapporter un incident au cours duquel un occupant aurait été vu.  Les témoins pour leur part éprouvaient déjà assez de difficulté à raconter leur pauvre petite histoire de phénomène lumineux sans qu’ils aient l’audace de pousser jusqu’à raconter qu’ils ont vu des... extraterrestres.  Cela s’est produit pour Benoit Grégoire et sa femme qui en 1968 me racontait leurs observations incroyables de multiples ovnis au0-dessus de leur tête mais qu’aura avoué avoir vu un être près d’un vaisseau au sol que 25 ans plus tard.
Certains l’ont fait, sont demeurés anonymes mais ont contribué au fil des ans à enrichir l’encyclopédie ufologique. Deux cas très importants sur lesquels j’ai travaillé  ont retenu l’attention : l’affaire Coleraine en 1969 et l’Affaire St-Jean d’Iberville, quelques années plus tard.  Ces dossiers m’ont permis d’aller de l’avant et de mettre le pied dans le phénomène des Rencontres du Troisième type.  Quant au public il aura dû attendre que Spielberg leur offre son film du même nom et plus tard le célèbre E.T.  Sans le savoir (?) il a contribué à l’évolution de la conscience du public en banalisant le phénomène, le rendant plus accessible puisqu’enfin un film de fiction ne maquillait plus les extraterrestres en de sordides créatures ridicules du genre Independance Day.
Durant une quinzainedizaine d’années 1973-1988, un silence pesant va s’installer sur la communauté ufologique. Les livres se font rarissimes, les magazines disparaissent des tablettes, les groupes se font moins nombreux, les médias ne rapportent plus aucun témoignage et le public découvre de toute façon les mérites d’une nouvelle mode : le Nouvel Age.  On ne fait plus tourner les tables, on médite, on fait des voyages astraux et on lit les auras.  Soudain c’est la folie.  C’est alors que vers la fin des années 80 survient deux phénomènes : Roswell et les enlèvement.  Randles et Schmitt viennent de compléter le travail amorcé par Berlitz et Moore sur l’écrasement d’un UFO au Nouveau-Mexique en 1947.  On y parle d’occupants morts et blessés retirés des débris du vaisseau.  Simultanément Raymond Fowler un auteur jusque-là inconnu du publie l’Affaire Andreasson , puis c’est Budd Hopkins qui publie Intruders, The Copley Woods Affair, ensuite Fowler revient de plus belle avec le cas de Betty Andreasson suivi de Hopkins encore puis Whitley Strieber et son célèbre Communion.  D’autres s’ajoutent à la liste quand finalement survient le Docteur John Mack de l’Université de Harvard et la rencontre des psychologues et chercheurs au Massachussett Institute of Technology en 1992.  Les enlèvements deviennent rapidement le sujet du jour et plus aucun chercheur n’hésite à en traiter ouvertement.  Avant même que le public ait eu le temps de s’habituer au concept des Rencontres du 3ième type (RR-3), voilà que les Rencontres du 4ième type entrent de plein pied dans leur conscience ébranlée.
Les UFOs ne font donc plus que se poser après avoir survolé la Terre, ils font plus que rencontrer les gens, ils les enlèvent, les séquestrent contre leur volonté quelques heures et les ramènent.  La presque totalité des témoignages font état d’examens corporels, d’examens génitaux et plusieurs femmes sont convaincues d’avoir été mères porteuses d’un fœtus qu’on leur a retiré après quelques mois d’une grossesse anormale.  Les chercheurs s’entendent à dire qu’une personne enlevée n’est pas une victime accidentelle mais choisie, sélectionnée et que ce processus se poursuit depuis de nombreuses années, de l’enfance jusqu’à un âge avancé.  Certains témoins ont près de soixante dix ans (hommes).  Il a également été établi que les enlevés ne sont jamais seuls dans leur famille puisqu’ils sont souvent les enfants eux-mêmes de parents qui ont été enlevés ou sont parents d’enfants qui le sont également.
Si pour certains cela ne fait aucun sens, n’oublions pas que si ces visiteurs ont un intérêt particulier pour certains types de gènes, il est naturel d’en suivre la croissance au fil des ans et de s’approvisionner au sein d’une même famille partageant la même hérédité et ce dans le but évident de créer une race hybride viable, fertile et capable éventuellement de peupler un monde situé tout près de nous, chez-nous oui aux confins de la galaxie.
Si la science moderne cessait de considérer ces rapports comme de la pure fantaisie, il serait intéressant de prélever un échantillon de l’ADN de chacun des enlevés afin de déterminer s’il n’y existe pas un ou plusieurs facteurs communs.  Enfin il est important de mentionner que ces enlevés ne correspondent aucunement à un profil précis.  Qu’il s’agisse de leur métier, de leurs revenus, de leur âge etc.... La plupart sont anglo-saxons et de race blanche bien que plusieurs cas ont été signalés en Amérique du Sud, en France, et bien sûr au Québec.  En fait aucune étude sérieuse n’a été entreprise en Afrique ou en Asie ce qui nous laisse donc dans l’ignorance particulièrement depuis le décès  des regrettés Mack et Hopkins..
Une vie infernale
Notre témoin se nomme Catherine M.  Son profil social est au-dessus de la moyenne, son intelligence est supérieure de par son étonnante capacité d’apprendre et de maîtriser rapidement ses connaissances.  Elle n’a pas d’enfant, n’est pas mariée et se considère antisociale à tout le moins lorsque je l’ai rencontrée vers la fin des années 90. Je naï pas eu de nouveaux contacts depuis mon départ de l’Outaouais en 1998. .  Elle n’a jamais voulu s’intéresser aux UFOs et n’a lu que Communion plus récemment qu’elle a délaissé après quelques pages.  Son plus ardent désir qu’elle a manifesté avec vigueur est simple : vivre normalement, comme une femme normale, dans un monde normal et cesser d’être victime de tous ces événements troublants.  “Tu n’as pas idée comme je voudrais être lui, je donnerais n’importe quoi au monde pour être comme lui !!!” a-t-elle lancé en pointant son ami de cœur.  “Je suis écœurée d’en parler, je passe pour une débile et je suis loin d’être folle.”   C’est sans doute pour cette raison d’ailleurs que Catherine n’a plus chercher à me parler après mon départ probablement même très heureuse de ne plus me voir  dans le coin avec mes airs d’ufologue insatisfait…Je rigole !
C’était son entrée en matière lorsque nous l’avons rencontré.  Soit dit en passant c’est moi qui ai fait les démarches et les pressions nécessaires sur son entourage pour qu’elle accepte de me parler.  Ce ne fut pas facile et même après plusieurs heures elle refusait de se soumettre à l’hypnose de “peur que je réalise que finalement cette autre vie-là est peut-être plus intéressante que la mienne.  Je préfère ne pas savoir ce qui s’est vraiment passé !” “
Catherine M. a connu des événements extrêmement troublants au cours de sa vie. Aucun ne peut-être expliqué sans recourir à un fatras de pseudo-explications neuro-psycho-pathologiques.  On pourrait se débarrasser de Catherine M. en disant tout simplement : elle hallucine, elle est folle, elle est menteuse, elle a trop d’imagination, elle n’a pas tous ses sens, il lui manque du change, elle rame toujours du même bord etc...
Le viaduc de la 50
Catherine M. considère que l’événement le plus important est celui au cours duquel elle a entendu des petits pas de plusieurs personnes de très petite taille dans sa résidence.  Son chat est soudainement devenu hystérique et crachait comme un damné, un comportement inhabituel voire exceptionnel chez lui.  Elle n’a rien vu. J’ai vécu exactement cela en 1978 et je peux vous assurer que c’est terrifiant.  Dans les minutes qui ont suivis, des hélicoptères sont venus survoler sa résidence ce qu’elle trouve normal n’y voyant aucune corrélation.  Ce simple fait donne pourtant à son histoire une dimension intéressante sur laquelle je reviendrai dans un autre article.
Le second événement en importance est l’apparition et la disparition aussi subite d’un grand blond à ses côtés alors que sa voiture était enlisée dans la neige jusqu’aux essieux.  Mais pour moi, l’événement le plus important est celui qui est survenu vers 1988 alors qu’elle roulait à bord de son véhicule sur La Gappe à Gatineau tout juste avant de passer sous le viaduc de la 50.  Elle a peu de souvenirs exacts de la date.  “Ce sont des souvenirs difficiles à évoquer parce qu’ils sont quasi impossibles à décrire proprement” dit-elle.  Voici la transcription de l’enregistrement réalisé à son domicile en décembre 1995.  C=Casault
Catherine : “Je revenais de chez mon ami. J’étais allé le reconduire chez-lui dans ma grosse Camaro bleu ciel.  J’étais ben fière. Mon ami demeurait au----de la rue--------------ce qui demande une vingtaine de minutes de route au maximum aller-retour.   (Exact ! )  Il est tard, environ 10h30pm.  Je roule sur La Gappe et comme j’allais arriver à la hauteur du viaduc.........”
C : “Qui-a-t-il ?”
Catherine : “Je ne sais pas... c’est bizarre... parce que le viaduc... le viaduc.  Attends une minute.  Il y a quelque chose avec le viaduc et je ne sais pas quoi, mais je savais et je me souviens maintenant que le viaduc était important.  Il a un gros rôle à jouer dans cette histoire-là mais... En tout cas.  De toute façon je m’en venais, la musique jouait au boutte.”
C : “Veniez-vous de passer le viaduc ?”
Catherine : “C’est ça l’affaire que je ne sais pas.  Est-ce que c’est arrivé avant ou après le viaduc je ne m’en rappelle pas.”
C : “Ça va.  Poursuivez...”
Catherine : “Ok.  Là ce que je vais dire c’est impossible à dire.  Je vais te dire quelque chose mais ce n’est pas ça qui s’est passé, c’est juste que je n’ai pas les mots, pis j’pense pas qu’il existe des mots non plus pour décrire ça.  C’est comme si un artiste avait peint une toile tout autour de moi, dans l’auto.  Derrière cette toile, il y a une lumière fantastique qui passe à travers des tout petits trous dans la toile.  C’est une lumière très forte mais elle n’a pas de rayons, elle n’a qu’une dimension, elle part de la toile et descend le long de la toile, elle descend comme de la neige, comme des milliers de points lumineux.  Ouaaach.  C’était incroyable.  À ce moment-là c’est arrivé.”
C : “Qu’est-ce qui est survenu ?”
Catherine : “J’ai renfoncé dans mon siège, le coeur m’a remonté dans la gorge et l’auto s’est soulevée.  D’un coup.  D’un seul coup.  En une fraction de seconde l’auto est revenue au sol.  Tout est disparu d’un trait.  Plus de toile, plus de lumière.  J’étais au même endroit et je n’avais qu’à continuer ma route pour revenir chez-moi.”
C: “Comment avez-vous pu conduire avec cette lumière-là ?”
Catherine : “Ça s’est passé trop vite pour que je réagisse.  Je continuais de voir autour de moi, mais ce que je voyais était comme peint par un artiste et la lumière éclairait tout ça par derrière, mais je voyais très bien.  Quand l’auto est retombée c’est comme si rien ne s’était passé, sauf que j’ai senti le cœur se remettre à sa place.”
NOTE : À ce stade-ci il serait toujours possible d’expliquer l’événement comme un malaise quelconque perturbant la vue, ce que peut occasionner plusieurs maladies comme le diabète par exemple.  Plusieurs autres désordres neurologiques ou simplement un problème du nerf optique, pourraient expliquer le tout. Or Catherine roule à bonne vitesse, immédiatement après l’événement, elle poursuit sa route et en moins de 10 minutes entre chez elle.  Elle n’a subie aucun accident, n’a pas dérapée, ce qui signifie que malgré cet événement elle est demeurée en contrôle de son véhicule sans qu’aucun incident ne se produise.  La suite de son histoire vient donc compliquer grandement toutes les tentatives précédentes d’explications.
Catherine : “En arrivant chez-moi je vois ma mère sortir toute énervée.  Mon père est en panique, les deux crient après moi en même temps comme s’il y avait le feu, ils me disent que mon chum est inquiet, le téléphone n’arrêtait pas de sonner, ça lâchait pas.  Quand j’en ai eu assez de me faire engueuler, je leur ai dit d’arrêter et de me dire c’était quoi leur maudit problème.  Selon eux cela faisait deux heures et demie que j’étais partie de la maison...”
C : “Il vous manque deux heures et dix que vous ne pouvez pas expliquer !”
Catherine : “C’est ça.”
C : “Puisque nous pouvons peut-être relier ce temps perdu à la vision de la toile et de la lumière, êtes-vous sûre que lorsque la voiture est retombée vous étiez bien sur La Gappe ?”
Catherine : “Ben oui, c’est ben certain.  Je serais ben devenue folle s’il avait fallu que je me retrouve ailleurs rien que d’une claque !”
NOTE
Décrits par plusieurs auteurs, et ca aussi je l’ai vécu comme je l’explique dans mon livre «  Ce dont je n’ai jamais parlé »  le missing time  témoigne de l’oubli systématique du témoin des événements qui se sont déroulés durant cette période.  Catherine M. n’a jamais quitté la route, n’a jamais stoppé son véhicule.  Pour expliquer sa vision, l’effet d’accélération verticale, la lumière et une amnésie totale de plus de deux heures pour ensuite revenir brusquement à la vie normale, il faudra me démontrer qu’une telle maladie existe.  Il faudra également me démontrer qu’elle ne se produit qu’une seule fois et n’a aucun effet secondaire.  L’histoire de Catherine M. n’est pas sans rappeler les événements qui entourent la vie de Debbie Jordan et Kathy Mitchell.  Cette dernière raconte particulièrement une expérience avec sa voiture qui n’est pas sans rappeler ce qui est survenu à Catherine M. (ABDUCTED Debbie Jordan et Kathy Mitchell.  Dell Books. 1994).
Tel que mentionné plus tôt, ce n’est pas le seul événement qui se soit produit dans la vie de Catherine.  L’observation d’un UFO en pleine nuit au-dessus du Blue Sea Lake, les petits pas dans sa maison, le grand blond de la tempête de neige, sa mystérieuse escorte et combien d’autres viendront s’ajouter éventuellement à ce qu’il est convenu d’appeler maintenant L’AFFAIRE CATHERINE.
Voici maintenant un appel téléphonique
Catherine : M. Casault ?
J. Casault : Oui c’est moi.  Catherine ?
Catherine : han han !
J. Casault : Il est survenu quelque chose ?
Catherine : han han ! Tout juste avant Noël et cette fois, j’ai vu ce qu’ils ont l’air.
J. Casault : Sérieux ? Vous semblez, comment dirais-je, moins...
Catherine : En maudit ? Oui je sais, ça me surprend moi aussi.
Catherine est d’excellente humeur.  Elle n’éprouve aucune amertume face à son expérience, la première depuis de nombreux mois.  Cette fois, tout s’est produit le ou vers le 22 décembre 1995 dans le milieu de la nuit. Voici la retranscription de l’entrevue réalisée le 16 janvier 1996.
C : Quand l’événement est-il survenu et vers quelle heure ?
Catherine : Trois ou quatre jours avant Noël. Je n’ai pas regardé l’heure mais c’était la nuit. Je venais de me lever pour aller aux toilettes. J’étais complètement réveillée et ça je tiens à le dire, j’étais consciente, il faisait froid dans la maison et tout était normal.  Au moment où j’atteins la salle de bain en passant devant l’escalier j’ai tout vu en un flash.
CEIPI : Étiez-vous seule ?
Catherine : Non, mon ami dormait dans la chambre et une bombe le réveillerait pas.  Tout ce que je vois c’est de la lumière.  Elle est très blanche et devient de plus en plus grisâtre et finalement grise foncé vers le bas. Mais dans le haut tout est blanc et, dans cette bande de lumière, je vois à 20 pieds devant deux hommes (elle indique avec ses mains qu’ils ne sont pas vraiment des hommes) qui sont de côté, debout et travaillent sur une espèce de plate-forme très épaisse et grise métallique.  Le plus curieux, c’est qu’ils s’éloignent mais, après une seconde ou deux je réalise que c’est moi qui recule, je m’éloigne et je flotte.  Ça va ben mon affaire, je flotte et j’ai les deux bras en croix qui s’agitent doucement et je suis très bien.  Je sens que je suis attirée ou tirée vers l’arrière.
C : Comment vous sentez-vous à ce moment-là ?
Catherine : Très bien, je te le dis.  Je ne suis pas surprise, pas apeurée, tout est beau, c’est comme si rien de tout ça était important.  Brusquement tout part, tout s’arrête et je reviens à moi sauf que je suis debout, dans le milieu de l’escalier.
C : Très bien.  On va revoir tout ça en détail.  Vous refusez toujours l’hypnose ?
Catherine : Absolument.  Je l’ai déjà dis, ça ne me fait rien de te raconter ces choses-là quand ça arrive mais je ne veux pas que ça envahisse ma vie.  De toute façon, c’est mieux que la dernière fois parce que là j’ai vu des bonhommes...
C : C’est ce qui vous a frappé le plus ?
Catherine : Oui, j’étais fascinée, mais il y a autre chose.  Le plancher.  On aurait dit un plancher de gélatine...
C : Avant de revenir là-dessus dites-moi ce que vous avez fait en réalisant que vous étiez dans le milieu de l’escalier.
Catherine : Rien.  J’étais ni choquée, ni contente.  J’ai remonté, je suis allée à la toilette et je suis allée me recoucher.  Tu vas me demander si j’avais des bleus, des marques? Non, rien.  C’est là que j’ai entendu encore les maudits hélicoptères.  Noirs.  Pas de signes.  Rien.  C’est quoi ces affaires-là ?
C : Il y a beaucoup de choses à couvrir et on reviendra sur les hélicoptères.  D’abord le plancher.
Catherine : Il y a trois choses qui m’ont frappé : pas de couleur, tout était gris ou blanc, pas d’odeur, pas de sons.  Ça m’a frappé effrayant mais, après coup, en y repensant.  Le plancher ! C’est ben bizarre je te dis.  Là, je reculais et je reculais vite, très vite.  C’est là que j’ai vu le plancher.  Il était gris foncé et bosselé, en relief, des petites bosses grises transparentes qui ressemblaient à de la gélatine et dans les bosses il y avait comme de la fumée.  C’était immense tout ça, pas de limites, il n’y avait pas de porte, pas de fenêtre, pas de décor rien.  Mais le plancher était rempli de petites moguls (bosses sur les pentes de ski).  C’était ben cute.
C : Comme du papier à bulle pour les enveloppes ?
Catherine : Non.  Pas aussi égal que ça.  Mais ça remplissait tout l’espace jusqu’aux bonhommes.  Eux autres étaient sur un fond de lumière avec la plate-forme.
C : Parlons des êtres maintenant.  Leur taille ?
Catherine : Ils avaient l’air normal, mais je n’avais rien pour me référer.  Ils n’étaient pas disproportionnés.
C : Je suis surpris de voir le calme avec lequel vous racontez tout ça, par rapport à l’agressivité que vous aviez la dernière fois.
Catherine : C’est une des choses qui m’étonne moi aussi et je ne comprends pas mais, c’est comme ça.
C : Revenons à la description.  Ils étaient trois ?
Catherine : Deux.  Ils étaient deux, blancs, ni habillés, ni nus, et leur bras comme leurs jambes étaient parfaitement ronds, je veux dire comme des tubes, pas d’os, pas de muscles qu’on peut voir à travers la peau.  Les avant-bras étaient plus longs que normal par exemple.  Leur peau était blanche, comme de la craie.
C : Et le visage ?
Catherine : Ils n’avaient pas de cheveux, les yeux, le nez... c’est bizarre.  Ils avaient des traits, tu sais qu’ils ont des traits mais pas de grands yeux noirs comme dans les films.  Ils étaient faceless mais ils avaient un visage, je ne sais pas comment dire ça.  C’était un visage discret, je ne sais pas, je ne peux pas dire.
C : Parlez-moi de la plate-forme.
Catherine : C’était comme une table très épaisse, mais pas de pattes. C’était gris métallique.  Il y avait aussi comme un rebord plus épais aux extrémités.  Ils faisaient quelque chose la dessus mais je ne sais pas quoi.  Ils avaient l’air occupés par ça et pas par moi, pas du tout. Moi je m’en allais.
C : Parlez-moi des hélicoptères.
Catherine :J’avais dit quand j’avais entendu des petits pas partout dans la maison et que mon chat m’a empêché de descendre l’escalier ? Que j’avais entendu des hélicoptères au-dessus de la maison ? La même affaire.  Deux hélicoptères que j’ai vus de proche et même s’il faisait noir dehors je les ai très bien vus, très bien entendus mais, ils n’avaient aucun signe, pas de lettres pas de chiffres.  J’ai un ami qui travaille à Uplands. Il m’a dit que des hélicoptères noirs n’existent que dans le Delta Force aux États-Unis et que la nuit les lettres verts foncées sur fond noir ne sont pas visibles.  Il a dit que des choppers de même on en a pas ici et que les hélicoptères de l’armée ne sont pas supposés survoler les zones habitées en plein milieu de la nuit.  C’est quoi ?).
C : Je sais que vous n’avez pas eu de bleus à la suite de cette histoire-là, mais que vous en avez déjà eu.  Voulez-vous m’en parler ?
Catherine : Très souvent je me réveille le matin et j’ai des bleus sur le corps mais, ce ne sont pas des bleus normaux.  Ils sont tout petit, de la grosseur d’un pois et parfaitement ronds.  J’en ai partout, mais surtout près du poignet... mon fameux poignet.
C : C’est quoi votre problème au poignet?
Catherine : Il me fait souffrir, j’ai un os de sorti on dirait mais, ça fait trois radios que je passe et ils ne trouvent rien, c’est comme pour mon gynéco, lui aussi capote !
C : Ah oui ?
Catherine : Mouais ! Ça fait trois laparoscopies que j’ai et ils ne trouvent rien, sais pas ce que j’ai, je souffre le martyr une fois par mois, ça brûle, ça gonfle, ça fait toutes les temps et personne ne peut m’aider et me dire ce que j’ai.  Ç’a l’air que ce n’est pas de l’endométriose.
CONCLUSION
Il ne s’agit que d’une conclusion partielle puisque le Dossier Catherine ne semble pas vouloir tomber dans l’oubli mais revenir en force.  Elle démontre une mémoire étendue et plus précise.  Ce qui étonne est l’attitude de Catherine, un peu comme si le fait de s’être souvenue d’avoir vu des êtres vivants changeait son attitude à leur endroit.  Elle a ajouté de nouveaux faits, particulièrement concernant ses miracles avec les dauphins.  Certains chercheurs affirment que la relation privilégiée des enlevéss avec les visiteurs se reflètent parfois sur la relation de l’enlevés avec les différents cétacés.  Catherine a reconnu que c’était sa plus grande fascination et qu’elle attire ces derniers vers elle dans les bassins qu’on retrouve en Floride.  “Chaque fois on me demande si je suis une employée et les employés me demandent ce que je peux bien leur faire.  À Tadoussac, je déclenche des observations records.
J’ai une relation très spéciale avec les baleines, les dauphins, c’est pas croyable.”  Par la suite, j’ai demandé à Catherine si son besoin d’uriner avait été normal ou aigu.  Il faut supposer que l’ayant interrompu juste avant de se rendre à la salle de bain ils ne l’ont pas retenu trop longtemps. Catherine n’a toutefois aucune idée si elle a manqué du temps ou si son envie était plus urgent après le fait.  “Mais j’ai manqué trois marches dans l’escalier ça c’est sûr”.
HELICOPTÈRES NOIRS
Nous sommes aux prises en 1996 avec des hélicoptères noirs comme nous étions aux prises en 1976 avec des hommes en noirs.  Aux États-Unis les hélicoptères noirs survolent avec arrogance des habitations, des véhicules en marche et sont une plaie contre laquelle personne ne peut rien.  Tous les groupes de contestation, les groupes ufologiques et les autres vilipendent le Gouvernement américain dans ce dossier.  Ce n’est pas la première fois que cette histoire revient, mais ce qui rend la chose encore plus intéressante est le fait que JAMAIS Catherine n’avait entendu parler d’eux avant de les avoir entendus et n’a JAMAIS su qu’ils étaient un problème aussi étendu aux États-Unis.  Voir le livre : Black Helicopters in America de Jim Keith. De nos joirs on n’entend plus parler de ces derniers.

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18 JUILLET 2014

LES EXPÉRIENCES EXTRATERRESTRES ET AUTRES DE CATHERINE DE GATINEAU

 Un article de Jean Casault revu et corrigé, extrait des archives du CEIPI dirigé par Dupont/Casault de 1995 à 1998

DESSIN DE EDC STUDIO. Éric Dorion

 

Historique des enlèvements

Pendant des années le phénomène ufologique s’est consacré au RR-1 et 11 soit, les rencontres dites proches à moins de 500 pieds avec ou sans effets sur l’environnement.  C’est par peur du ridicule le plus souvent que cette approche était privilégiée les chercheurs hésitant  à rapporter un incident au cours duquel un occupant aurait été vu.  Les témoins pour leur part éprouvaient déjà assez de difficulté à raconter leur pauvre petite histoire de phénomène lumineux sans qu’ils aient l’audace de pousser jusqu’à raconter qu’ils ont vu des... extraterrestres.  Cela s’est produit pour Benoit Grégoire et sa femme qui en 1968 me racontait leurs observations incroyables de multiples ovnis au0-dessus de leur tête mais qu’aura avoué avoir vu un être près d’un vaisseau au sol que 25 ans plus tard. 

Certains l’ont fait, sont demeurés anonymes mais ont contribué au fil des ans à enrichir l’encyclopédie ufologique. Deux cas très importants sur lesquels j’ai travaillé  ont retenu l’attention : l’affaire Coleraine en 1969 et l’Affaire St-Jean d’Iberville, quelques années plus tard.  Ces dossiers m’ont permis d’aller de l’avant et de mettre le pied dans le phénomène des Rencontres du Troisième type.  Quant au public il aura dû attendre que Spielberg leur offre son film du même nom et plus tard le célèbre E.T.  Sans le savoir (?) il a contribué à l’évolution de la conscience du public en banalisant le phénomène, le rendant plus accessible puisqu’enfin un film de fiction ne maquillait plus les extraterrestres en de sordides créatures ridicules du genre Independance Day.

Durant une quinzaine d’années 1973-1988, un silence pesant va s’installer sur la communauté ufologique. Les livres se font rarissimes, les magazines disparaissent des tablettes, les groupes se font moins nombreux, les médias ne rapportent plus aucun témoignage et le public découvre de toute façon les mérites d’une nouvelle mode : le Nouvel Age.  On ne fait plus tourner les tables, on médite, on fait des voyages astraux et on lit les auras.  Soudain c’est la folie.  C’est alors que vers la fin des années 80 survient deux phénomènes : Roswell et les enlèvement.  Randles et Schmitt viennent de compléter le travail amorcé par Berlitz et Moore sur l’écrasement d’un UFO au Nouveau-Mexique en 1947.  On y parle d’occupants morts et blessés retirés des débris du vaisseau.  Simultanément Raymond Fowler un auteur jusque-là inconnu du publie l’Affaire Andreasson , puis c’est Budd Hopkins qui publie Intruders, The Copley Woods Affair, ensuite Fowler revient de plus belle avec le cas de Betty Andreasson suivi de Hopkins encore puis Whitley Strieber et son célèbre Communion.  D’autres s’ajoutent à la liste quand finalement survient le Docteur John Mack de l’Université de Harvard et la rencontre des psychologues et chercheurs au Massachussett Institute of Technology en 1992.  Les enlèvements deviennent rapidement le sujet du jour et plus aucun chercheur n’hésite à en traiter ouvertement.  Avant même que le public ait eu le temps de s’habituer au concept des Rencontres du 3ième type (RR-3), voilà que les Rencontres du 4ième type entrent de plein pied dans leur conscience ébranlée.

Les UFOs ne font donc plus que se poser après avoir survolé la Terre, ils font plus que rencontrer les gens, ils les enlèvent, les séquestrent contre leur volonté quelques heures et les ramènent.  La presque totalité des témoignages font état d’examens corporels, d’examens génitaux et plusieurs femmes sont convaincues d’avoir été mères porteuses d’un fœtus qu’on leur a retiré après quelques mois d’une grossesse anormale.  Les chercheurs s’entendent à dire qu’une personne enlevée n’est pas une victime accidentelle mais choisie, sélectionnée et que ce processus se poursuit depuis de nombreuses années, de l’enfance jusqu’à un âge avancé.  Certains témoins ont près de soixante dix ans (hommes).  Il a également été établi que les enlevés ne sont jamais seuls dans leur famille puisqu’ils sont souvent les enfants eux-mêmes de parents qui ont été enlevés ou sont parents d’enfants qui le sont également. 

Si pour certains cela ne fait aucun sens, n’oublions pas que si ces visiteurs ont un intérêt particulier pour certains types de gènes, il est naturel d’en suivre la croissance au fil des ans et de s’approvisionner au sein d’une même famille partageant la même hérédité et ce dans le but évident de créer une race hybride viable, fertile et capable éventuellement de peupler un monde situé tout près de nous, chez-nous oui aux confins de la galaxie. 

Si la science moderne cessait de considérer ces rapports comme de la pure fantaisie, il serait intéressant de prélever un échantillon de l’ADN de chacun des enlevés afin de déterminer s’il n’y existe pas un ou plusieurs facteurs communs.  Enfin il est important de mentionner que ces enlevés ne correspondent aucunement à un profil précis.  Qu’il s’agisse de leur métier, de leurs revenus, de leur âge etc.... La plupart sont anglo-saxons et de race blanche bien que plusieurs cas ont été signalés en Amérique du Sud, en France, et bien sûr au Québec.  En fait aucune étude sérieuse n’a été entreprise en Afrique ou en Asie ce qui nous laisse donc dans l’ignorance particulièrement depuis le décès  des regrettés Mack et Hopkins..

Une vie infernale 

Notre témoin se nomme Catherine M.  Son profil social est au-dessus de la moyenne, son intelligence est supérieure de par son étonnante capacité d’apprendre et de maîtriser rapidement ses connaissances.  Elle n’a pas d’enfant, n’est pas mariée et se considère antisociale à tout le moins lorsque je l’ai rencontrée vers la fin des années 90. Je n'ai pas eu de nouveaux contacts depuis mon départ de l’Outaouais en 1998. Elle n’a jamais voulu s’intéresser aux UFOs et n’a lu que Communion plus récemment qu’elle a délaissé après quelques pages. Son plus ardent désir qu’elle a manifesté avec vigueur est simple : vivre normalement, comme une femme normale, dans un monde normal et cesser d’être victime de tous ces événements troublants.  “Tu n’as pas idée comme je voudrais être lui, je donnerais n’importe quoi au monde pour être comme lui !!!” a-t-elle lancé en pointant son ami de cœur.  “Je suis écœurée d’en parler, je passe pour une débile et je suis loin d’être folle.”   C’est sans doute pour cette raison d’ailleurs que Catherine n’a plus chercher à me parler après mon départ probablement même très heureuse de ne plus me voir  dans le coin avec mes airs d’ufologue insatisfait…Je rigole !

C’était son entrée en matière lorsque nous l’avons rencontré.  Soit dit en passant c’est moi qui ai fait les démarches et les pressions nécessaires sur son entourage pour qu’elle accepte de me parler.  Ce ne fut pas facile et même après plusieurs heures elle refusait de se soumettre à l’hypnose de “peur que je réalise que finalement cette autre vie-là est peut-être plus intéressante que la mienne.  Je préfère ne pas savoir ce qui s’est vraiment passé !” “

Catherine M. a connu des événements extrêmement troublants au cours de sa vie. Aucun ne peut-être expliqué sans recourir à un fatras de pseudo-explications neuro-psycho-pathologiques.  On pourrait se débarrasser de Catherine M. en disant tout simplement : elle hallucine, elle est folle, elle est menteuse, elle a trop d’imagination, elle n’a pas tous ses sens, il lui manque du change, elle rame toujours du même bord etc... 

Le viaduc de la 50

Catherine M. considère que l’événement le plus important est celui au cours duquel elle a entendu des petits pas de plusieurs personnes de très petite taille dans sa résidence.  Son chat est soudainement devenu hystérique et crachait comme un damné, un comportement inhabituel voire exceptionnel chez lui.  Elle n’a rien vu. J’ai vécu exactement cela en 1978 et je peux vous assurer que c’est terrifiant.  Dans les minutes qui ont suivis, des hélicoptères sont venus survoler sa résidence ce qu’elle trouve normal n’y voyant aucune corrélation.  Ce simple fait donne pourtant à son histoire une dimension intéressante sur laquelle je reviendrai dans un autre article. 

Le second événement en importance est l’apparition et la disparition aussi subite d’un grand blond à ses côtés alors que sa voiture était enlisée dans la neige jusqu’aux essieux.  Mais pour moi, l’événement le plus important est celui qui est survenu vers 1988 alors qu’elle roulait à bord de son véhicule sur La Gappe à Gatineau tout juste avant de passer sous le viaduc de la 50.  Elle a peu de souvenirs exacts de la date.  “Ce sont des souvenirs difficiles à évoquer parce qu’ils sont quasi impossibles à décrire proprement” dit-elle.  Voici la transcription de l’enregistrement réalisé à son domicile en décembre 1995.  C=Casault

Catherine : “Je revenais de chez mon ami. J’étais allé le reconduire chez-lui dans ma grosse Camaro bleu ciel.  J’étais ben fière. Mon ami demeurait au----de la rue--------------ce qui demande une vingtaine de minutes de route au maximum aller-retour.   (Exact ! )  Il est tard, environ 10h30pm.  Je roule sur La Gappe et comme j’allais arriver à la hauteur du viaduc.........”
C : “Qui-a-t-il ?”
Catherine : “Je ne sais pas... c’est bizarre... parce que le viaduc... le viaduc.  Attends une minute.  Il y a quelque chose avec le viaduc et je ne sais pas quoi, mais je savais et je me souviens maintenant que le viaduc était important.  Il a un gros rôle à jouer dans cette histoire-là mais... En tout cas.  De toute façon je m’en venais, la musique jouait au boutte.”
C : “Veniez-vous de passer le viaduc ?”
Catherine : “C’est ça l’affaire que je ne sais pas.  Est-ce que c’est arrivé avant ou après le viaduc je ne m’en rappelle pas.”
C : “Ça va.  Poursuivez...”
Catherine : “Ok.  Là ce que je vais dire c’est impossible à dire.  Je vais te dire quelque chose mais ce n’est pas ça qui s’est passé, c’est juste que je n’ai pas les mots, pis j’pense pas qu’il existe des mots non plus pour décrire ça.  C’est comme si un artiste avait peint une toile tout autour de moi, dans l’auto.  Derrière cette toile, il y a une lumière fantastique qui passe à travers des tout petits trous dans la toile.  C’est une lumière très forte mais elle n’a pas de rayons, elle n’a qu’une dimension, elle part de la toile et descend le long de la toile, elle descend comme de la neige, comme des milliers de points lumineux.  Ouaaach.  C’était incroyable.  À ce moment-là c’est arrivé.”
C : “Qu’est-ce qui est survenu ?”
Catherine : “J’ai renfoncé dans mon siège, le coeur m’a remonté dans la gorge et l’auto s’est soulevée.  D’un coup.  D’un seul coup.  En une fraction de seconde l’auto est revenue au sol.  Tout est disparu d’un trait.  Plus de toile, plus de lumière.  J’étais au même endroit et je n’avais qu’à continuer ma route pour revenir chez-moi.” 
C: “Comment avez-vous pu conduire avec cette lumière-là ?”
Catherine : “Ça s’est passé trop vite pour que je réagisse.  Je continuais de voir autour de moi, mais ce que je voyais était comme peint par un artiste et la lumière éclairait tout ça par derrière, mais je voyais très bien.  Quand l’auto est retombée c’est comme si rien ne s’était passé, sauf que j’ai senti le cœur se remettre à sa place.”

NOTE : À ce stade-ci il serait toujours possible d’expliquer l’événement comme un malaise quelconque perturbant la vue, ce que peut occasionner plusieurs maladies comme le diabète par exemple.  Plusieurs autres désordres neurologiques ou simplement un problème du nerf optique, pourraient expliquer le tout. Or Catherine roule à bonne vitesse, immédiatement après l’événement, elle poursuit sa route et en moins de 10 minutes entre chez elle.  Elle n’a subie aucun accident, n’a pas dérapée, ce qui signifie que malgré cet événement elle est demeurée en contrôle de son véhicule sans qu’aucun incident ne se produise.  La suite de son histoire vient donc compliquer grandement toutes les tentatives précédentes d’explications.

Catherine : “En arrivant chez-moi je vois ma mère sortir toute énervée.  Mon père est en panique, les deux crient après moi en même temps comme s’il y avait le feu, ils me disent que mon chum est inquiet, le téléphone n’arrêtait pas de sonner, ça lâchait pas.  Quand j’en ai eu assez de me faire engueuler, je leur ai dit d’arrêter et de me dire c’était quoi leur maudit problème.  Selon eux cela faisait deux heures et demie que j’étais partie de la maison...”
C : “Il vous manque deux heures et dix que vous ne pouvez pas expliquer !”
Catherine : “C’est ça.”
C : “Puisque nous pouvons peut-être relier ce temps perdu à la vision de la toile et de la lumière, êtes-vous sûre que lorsque la voiture est retombée vous étiez bien sur La Gappe ?”
Catherine : “Ben oui, c’est ben certain.  Je serais ben devenue folle s’il avait fallu que je me retrouve ailleurs rien que d’une claque !”
NOTE
Décrits par plusieurs auteurs, et ca aussi je l’ai vécu comme je l’explique dans mon livre «  Ce dont je n’ai jamais parlé »  le missing time  témoigne de l’oubli systématique du témoin des événements qui se sont déroulés durant cette période.  Catherine M. n’a jamais quitté la route, n’a jamais stoppé son véhicule.  Pour expliquer sa vision, l’effet d’accélération verticale, la lumière et une amnésie totale de plus de deux heures pour ensuite revenir brusquement à la vie normale, il faudra me démontrer qu’une telle maladie existe.  Il faudra également me démontrer qu’elle ne se produit qu’une seule fois et n’a aucun effet secondaire.  L’histoire de Catherine M. n’est pas sans rappeler les événements qui entourent la vie de Debbie Jordan et Kathy Mitchell.  Cette dernière raconte particulièrement une expérience avec sa voiture qui n’est pas sans rappeler ce qui est survenu à Catherine M. (ABDUCTED Debbie Jordan et Kathy Mitchell.  Dell Books. 1994).
Tel que mentionné plus tôt, ce n’est pas le seul événement qui se soit produit dans la vie de Catherine.  L’observation d’un UFO en pleine nuit au-dessus du Blue Sea Lake, les petits pas dans sa maison, le grand blond de la tempête de neige, sa mystérieuse escorte et combien d’autres viendront s’ajouter éventuellement à ce qu’il est convenu d’appeler maintenant L’AFFAIRE CATHERINE.  
Voici maintenant un appel téléphonique

Catherine : M. Casault ?
J. Casault : Oui c’est moi.  Catherine ?
Catherine : han han !
J. Casault : Il est survenu quelque chose ?
Catherine : han han ! Tout juste avant Noël et cette fois, j’ai vu ce qu’ils ont l’air.
J. Casault : Sérieux ? Vous semblez, comment dirais-je, moins...
Catherine : En maudit ? Oui je sais, ça me surprend moi aussi. 
Catherine est d’excellente humeur.  Elle n’éprouve aucune amertume face à son expérience, la première depuis de nombreux mois.  Cette fois, tout s’est produit le ou vers le 22 décembre 1995 dans le milieu de la nuit. Voici la retranscription de l’entrevue réalisée le 16 janvier 1996.
C : Quand l’événement est-il survenu et vers quelle heure ?
Catherine : Trois ou quatre jours avant Noël. Je n’ai pas regardé l’heure mais c’était la nuit. Je venais de me lever pour aller aux toilettes. J’étais complètement réveillée et ça je tiens à le dire, j’étais consciente, il faisait froid dans la maison et tout était normal.  Au moment où j’atteins la salle de bain en passant devant l’escalier j’ai tout vu en un flash.
C : Étiez-vous seule ?
Catherine : Non, mon ami dormait dans la chambre et une bombe le réveillerait pas.  Tout ce que je vois c’est de la lumière.  Elle est très blanche et devient de plus en plus grisâtre et finalement grise foncé vers le bas. Mais dans le haut tout est blanc et, dans cette bande de lumière, je vois à 20 pieds devant deux hommes (elle indique avec ses mains qu’ils ne sont pas vraiment des hommes) qui sont de côté, debout et travaillent sur une espèce de plate-forme très épaisse et grise métallique.  Le plus curieux, c’est qu’ils s’éloignent mais, après une seconde ou deux je réalise que c’est moi qui recule, je m’éloigne et je flotte.  Ça va ben mon affaire, je flotte et j’ai les deux bras en croix qui s’agitent doucement et je suis très bien.  Je sens que je suis attirée ou tirée vers l’arrière.  C : Comment vous sentez-vous à ce moment-là ? 
Catherine : Très bien, je te le dis.  Je ne suis pas surprise, pas apeurée, tout est beau, c’est comme si rien de tout ça était important.  Brusquement tout part, tout s’arrête et je reviens à moi sauf que je suis debout, dans le milieu de l’escalier.
C : Très bien.  On va revoir tout ça en détail.  Vous refusez toujours l’hypnose ?
Catherine : Absolument.  Je l’ai déjà dis, ça ne me fait rien de te raconter ces choses-là quand ça arrive mais je ne veux pas que ça envahisse ma vie.  De toute façon, c’est mieux que la dernière fois parce que là j’ai vu des bonhommes...
C : C’est ce qui vous a frappé le plus ?
Catherine : Oui, j’étais fascinée, mais il y a autre chose.  Le plancher.  On aurait dit un plancher de gélatine... 
C : Avant de revenir là-dessus dites-moi ce que vous avez fait en réalisant que vous étiez dans le milieu de l’escalier.
Catherine : Rien.  J’étais ni choquée, ni contente.  J’ai remonté, je suis allée à la toilette et je suis allée me recoucher.  Tu vas me demander si j’avais des bleus, des marques? Non, rien.  C’est là que j’ai entendu encore les maudits hélicoptères.  Noirs.  Pas de signes.  Rien.  C’est quoi ces affaires-là ?
C : Il y a beaucoup de choses à couvrir et on reviendra sur les hélicoptères.  D’abord le plancher.
Catherine : Il y a trois choses qui m’ont frappé : pas de couleur, tout était gris ou blanc, pas d’odeur, pas de sons.  Ça m’a frappé effrayant mais, après coup, en y repensant.  Le plancher ! C’est ben bizarre je te dis.  Là, je reculais et je reculais vite, très vite.  C’est là que j’ai vu le plancher.  Il était gris foncé et bosselé, en relief, des petites bosses grises transparentes qui ressemblaient à de la gélatine et dans les bosses il y avait comme de la fumée.  C’était immense tout ça, pas de limites, il n’y avait pas de porte, pas de fenêtre, pas de décor rien.  Mais le plancher était rempli de petites moguls (bosses sur les pentes de ski).  C’était ben cute.
C : Comme du papier à bulle pour les enveloppes ? ( Voir dessin de EDC STUDIO au début de l'article)
Catherine : Non.  Pas aussi égal que ça.  Mais ça remplissait tout l’espace jusqu’aux bonhommes.  Eux autres étaient sur un fond de lumière avec la plate-forme.
C : Parlons des êtres maintenant.  Leur taille ?
Catherine : Ils avaient l’air normal, mais je n’avais rien pour me référer.  Ils n’étaient pas disproportionnés. 
C : Je suis surpris de voir le calme avec lequel vous racontez tout ça, par rapport à l’agressivité que vous aviez la dernière fois.
Catherine : C’est une des choses qui m’étonne moi aussi et je ne comprends pas mais, c’est comme ça.
C : Revenons à la description.  Ils étaient trois ? Catherine : Deux.  Ils étaient deux, blancs, ni habillés, ni nus, et leur bras comme leurs jambes étaient parfaitement ronds, je veux dire comme des tubes, pas d’os, pas de muscles qu’on peut voir à travers la peau.  Les avant-bras étaient plus longs que normal par exemple.  Leur peau était blanche, comme de la craie.
C : Et le visage ?
Catherine : Ils n’avaient pas de cheveux, les yeux, le nez... c’est bizarre.  Ils avaient des traits, tu sais qu’ils ont des traits mais pas de grands yeux noirs comme dans les films.  Ils étaient faceless mais ils avaient un visage, je ne sais pas comment dire ça.  C’était un visage discret, je ne sais pas, je ne peux pas dire.
C : Parlez-moi de la plate-forme.  
Catherine : C’était comme une table très épaisse, mais pas de pattes. C’était gris métallique.  Il y avait aussi comme un rebord plus épais aux extrémités.  Ils faisaient quelque chose la dessus mais je ne sais pas quoi.  Ils avaient l’air occupés par ça et pas par moi, pas du tout. Moi je m’en allais.
C : Parlez-moi des hélicoptères.
Catherine :J’avais dit quand j’avais entendu des petits pas partout dans la maison et que mon chat m’a empêché de descendre l’escalier ? Que j’avais entendu des hélicoptères au-dessus de la maison ? La même affaire.  Deux hélicoptères que j’ai vus de proche et même s’il faisait noir dehors je les ai très bien vus, très bien entendus mais, ils n’avaient aucun signe, pas de lettres pas de chiffres.  J’ai un ami qui travaille à Uplands. Il m’a dit que des hélicoptères noirs n’existent que dans le Delta Force aux États-Unis et que la nuit les lettres verts foncées sur fond noir ne sont pas visibles.  Il a dit que des choppers de même on en a pas ici et que les hélicoptères de l’armée ne sont pas supposés survoler les zones habitées en plein milieu de la nuit.  C’est quoi ?).
C : Je sais que vous n’avez pas eu de bleus à la suite de cette histoire-là, mais que vous en avez déjà eu.  Voulez-vous m’en parler ?
Catherine : Très souvent je me réveille le matin et j’ai des bleus sur le corps mais, ce ne sont pas des bleus normaux.  Ils sont tout petit, de la grosseur d’un pois et parfaitement ronds.  J’en ai partout, mais surtout près du poignet... mon fameux poignet.
C : C’est quoi votre problème au poignet?
Catherine : Il me fait souffrir, j’ai un os de sorti on dirait mais, ça fait trois radios que je passe et ils ne trouvent rien, c’est comme pour mon gynéco, lui aussi capote !
C : Ah oui ? 
Catherine : Mouais ! Ça fait trois laparoscopies que j’ai et ils ne trouvent rien, sais pas ce que j’ai, je souffre le martyr une fois par mois, ça brûle, ça gonfle, ça fait toutes les temps et personne ne peut m’aider et me dire ce que j’ai.  Ç’a l’air que ce n’est pas de l’endométriose.

CONCLUSION

Il ne s’agit que d’une conclusion partielle puisque le Dossier Catherine ne semble pas vouloir tomber dans l’oubli mais revenir en force.  Elle démontre une mémoire étendue et plus précise.  Ce qui étonne est l’attitude de Catherine, un peu comme si le fait de s’être souvenue d’avoir vu des êtres vivants changeait son attitude à leur endroit.  Elle a ajouté de nouveaux faits, particulièrement concernant ses miracles avec les dauphins.  Certains chercheurs affirment que la relation privilégiée des enlevéss avec les visiteurs se reflètent parfois sur la relation de l’enlevés avec les différents cétacés.  Catherine a reconnu que c’était sa plus grande fascination et qu’elle attire ces derniers vers elle dans les bassins qu’on retrouve en Floride.  “Chaque fois on me demande si je suis une employée et les employés me demandent ce que je peux bien leur faire.  À Tadoussac, je déclenche des observations records.  
J’ai une relation très spéciale avec les baleines, les dauphins, c’est pas croyable.”  

Par la suite, j’ai demandé à Catherine si son besoin d’uriner avait été normal ou aigu.  Il faut supposer que l’ayant interrompu juste avant de se rendre à la salle de bain ils ne l’ont pas retenu trop longtemps. Catherine n’a toutefois aucune idée si elle a manqué du temps ou si son envie était plus urgent après le fait.  “Mais j’ai manqué trois marches dans l’escalier ça c’est sûr”.  

HELICOPTÈRES NOIRS

Nous sommes aux prises en 1996 avec des hélicoptères noirs comme nous étions aux prises en 1976 avec des hommes en noirs.  Aux États-Unis les hélicoptères noirs survolent avec arrogance des habitations, des véhicules en marche et sont une plaie contre laquelle personne ne peut rien.  Tous les groupes de contestation, les groupes ufologiques et les autres vilipendent le Gouvernement américain dans ce dossier.  Ce n’est pas la première fois que cette histoire revient, mais ce qui rend la chose encore plus intéressante est le fait que JAMAIS Catherine n’avait entendu parler d’eux avant de les avoir entendus et n’a JAMAIS su qu’ils étaient un problème aussi étendu aux États-Unis.  Voir le livre : Black Helicopters in America de Jim Keith. De nos jours on n’entend plus parler de ces derniers.

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