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ANNEXE A
JANAP 146 (e)
On ne sait que très peu de choses sur la politique du gouvernement canadien face aux ovnis sinon son mutisme total.  Nous avons souvent abordé ces questions. La dimension nouvelle provenant de Jean-Gabriel Greslé (1) s’illustre dans un encadrement serré ne laissant aucun échappatoire possible : le Canada est parfaitement complice du cover-up américain par son adhésion aux réglementations régissant les vols militaires et commerciaux, de même que les réglementations au sol et en mer.
JANAP-146 a été instauré en 1966 et modifié en 1977 afin d’inclure l’obligation de faire parvenir, outre les informations descriptives, tout document visuel quel qu’il soit.  Comme vous pourrez le constater, JANAP-146 a pour but de garantir un réseau d’alerte efficace en incluant tout officier dans le processus. Ce réseau n’a qu’un but : prévenir le plus rapidement possible toute intrusion de l’ennemi en territoire canado-américain, le Canada faisant partie de l’OTAN et de NORAD, particulièrement par la voie des airs.  Sont donc inclus sous le vocable d’ennemi potentiel tout missile, tout avion non-conventionnel, tout appareil ne répondant pas aux appels répétés mais et surtout en seconde position, les ovnis.
Les Forces Armées ne badinent pas avec le vocabulaire et donnent à tout, un terme précis qui se doit de demeurer sans équivoque et surtout parfaitement uniforme de sorte qu’il ne plane aucun doute lorsque le pilote indiquera à son récepteur qu’il voit un ovni. Or, si les ovnis sont des oies blanches, des ballons égarés, des étoiles encombrantes ou des émanations de méthane provenant des marais, pourquoi donc ces items seraient-ils considérés comme une menace ? JANAP-146 est une réalité militaire trop sérieuse et trop importante pour la sécurité des États-Unis et du Canada : un pilote qui s’aviserait de rigoler en rapportant tous ces items ne quitterait plus le sol ! Que fait donc alors la mention ovni dans un tel règlement ?
Puisque les ovnis sont des hallucinations, des flammèches électromagnétiques provenant de secousses sismiques dans le lobe temporal du pauvre type qui se promène le long d’une faille, puisque les ovnis sont une forme de délire spatio-temporel induit par un alcool quelconque, pourquoi tous ces items ne sont pas inclus dans JANAP-146 ? Parce qu’aux yeux des gouvernements américain et canadien, les ovnis sont autre chose.
Puisque les ovnis sont une réalité sociologique issue de l’inconscient collectif selon le principe jungien du mandala et manifestés à tout instant, pourquoi la Vierge Marie, les fées, les elfes, les lutins, les gnomes, les loups-garous et les canots de la chasse-galerie ne sont pas requis d’être immédiatement rapportés au Département de la Défense des États-Unis au Pentagone à Washington et à son équivalent à Ottawa ? Dans ce cas, qui va donc nous dire pourquoi les ovnis sont en seconde position dans l’un des plus importants règlements de la défense du territoire et par la même occasion, nous dire ce que sont ces ovnis ?
Pour en juger par vous-mêmes et répondre à toutes ces questions, voici un extrait du document traduit par le Commandant Jean-Gabriel Greslé.
Extraits de la réglementation JANAP 146 (E)
Modification N0 2
LES CHEFS D’ÉTAT-MAJOR
Washington, DC 20301                              17 mai 1977
LETTRE NATIONALE DE PROMULGATION US
POUR LA MODIFICATION N 2 DE JANAP 146 (E)
1.  LA MODIFICATION N 2 AUX INSTRUCTIONS CANADA - ÉTATS-UNIS, POUR LA TRANSMISSION DES OBSERVATIONS VITALES POUR LE RENSEIGNEMENT (CIRVIS-MERINT), est un document NON-CLASSIFIÉ mis au point sous la direction de l’état-major canadien de la Défense et des chefs d’état-major des USA.  Ce document est promulgué pour guider, informer et être utilisé conjointement par les forces armées du Canada et des États-Unis ainsi que par d’autres utilisateurs des réseaux de transmission militaires canadiens ou américains.
CHAPITRE I
DESCRIPTION GÉNÉRALE ET BUT DES INSTRUCTIONS
POUR LA TRANSMISSION DES OBSERVATIONS VITALES
POUR LE RENSEIGNEMENT
101. But
Le but recherché par cette publication est de fournir des instructions standard pour la transmission des observations vitales pour le renseignement en temps de paix et leur acheminement vers les autorités militaires appropriées.
102. Champ d’application
a. Cette publication est limitée à la transmission d’informations d’importance vitale pour la sécurité des États-Unis et du Canada et celle de leurs forces armées et qui, de l’avis de l’observateur, nécessitent une action défensive très urgente et/ou une enquête par les forces armées des États-Unis et, ou du Canada1.
b. Les procédures contenues dans cette publication s’adressent aux :
(1) Avions civils et commerciaux des USA et du Canada.
(2) Avions militaires et gouvernementaux autres que ceux opérant sous des directives de transmission distinctes.
(3) Vaisseaux marchands opérant sous pavillon des USA ou du Canada.
(4) Vaisseaux militaires ou gouvernementaux autres que ceux opérant sous des directives de   transmission distinctes.
(5) Certains autres vaisseaux des USA ou du Canada, y compris les bateaux de pêche.
(6) Les installations militaires recevant des rapports provenant d’observateurs civils ou militaires,  au sol ou en mer, sauf s’ils opèrent selon des directives de transmission distinctes.
(7) Des agences gouvernementales ou civiles susceptibles de produire des rapports à la suite d’informations en provenance d’observateurs, au sol ou en mer.
103. Identification des messages
a. Les rapports provenant de sources [situées] en vol ou au sol seront identifiés par le mot CIRVIS, prononcé SEUR - VICE2, utilisé comme premier mot du texte. (voir chapitre II)
b. Les rapports transmis par des sources [situées] en mer seront identifiés par le mot MERINT, prononcé MEUR - ENT, utilisé comme premier mot du texte. (voir chapitre III)
104. Photographies
Les plus grands efforts devront être faits pour confirmer les observations vitales pour le renseignement par des photographies en aussi grand nombre que possible.  Les films non développés, les négatifs et les photographies devront étre transmis avec un bref rapport écrit et toute autre information permettant son identification, comme il est précisé plus loin.  Les films seront développés et un tirage de chaque photo ainsi qu’une bobine de film neuf seront retournés à l’intéressé.
a. Photographies de type CERVIS.  Les faire parvenir au directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA/ [DC-6]), Washington, DC 20301, ou au quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario, KIA 0K2, à l’attention du directeur général du Renseignement et de la Sécurité.
CHAPITRE II
RAPPORTS CIRVIS
SECTION I - GÉNÉRALITÉS
201. Informations à transmettre et quand les transmettre
a. Les observations visées par ce chapitre, telles qu’elles sont précisées aux paragraphes 102b (1), (2), (6), et (7), doivent être transmises comme suit :
(1) Pour les observateurs en vol ou sur des bases terrestres
(a) Missiles
(b) Objets volants non identifiés3
(c) Sous-marins hostiles ou non-identifiés
(e) Groupes de vaisseaux militaires de surface, hostiles ou non-identifiés
(f ) Vaisseaux de surface isolés, sous-marins, ou aéronefs de conception non-                                conventionnelle, soit se livrant à une activité suspecte soit observés dans des lieux ou sur des routes et pouvant être interprétés comme constituant une menace pour les États-Unis, le Canada ou les forces [armées]
(g) Toute activité inexpliquée ou inhabituelle qui pourrait indiquer une possible attaque   contre le Canada ou les États-Unis ou à travers leur territoire, y compris la présence de tout   groupe non-identifié ou suspect dans les régions polaires ou dans toute autre région reculée   ou faiblement peuplée
(2) Après l’atterrissage
(a)  Rapports qui, pour quelque raison que ce soit, n’avaient pas pu être transmis en vol
(b) Aéroports, bases, stations météorologiques ou aides à la navigation, non-répertoriés
(c) Tout objet en vol, en mer, balistique ou en orbite qui, d’après l’observateur, pourrait constituer une menace militaire contre les États-Unis ou le Canada, ou pourrait présenter un intérêt pour les autorités militaires ou gouvernementales
Jean-Gabriel Greslé
janvier 1997
1. Les comptes rendus d’observation qui ne nécessitent pas, de l’avis du rédacteur du message, une interception immédiate ou une enquête urgente, ne doivent pas être transmis en utilisant la procédure CIRVIS.
2. Les prononciations figurées sont parties intégrante du texte de la réglementation.  CIRVIS est de ce fait prononcé, en anglais, exactement comme le mot “service”, probablement afin d’entretenir une confusion volontaire.  J’ai plusieurs fois entendu ce sigle pendant ma carrière de commandant de bord et j’ai toujours cru qu’il concernait des problèmes de maintenance ou de service, concernant l’organisation de la navigation aérienne, dans la zone que je survolais.
3. Les caractères gras n’existent pas dans le texte original.  Ils ont été rajoutés pour mettre en évidence le fait que les ovnis ne sont pas cités une fois mais deux.  La première dénomination, Unidentified Flying Objects en anglais, est utilisée depuis 1952 environ, la seconde, Unconventional Aircraft, plus ancienne, était utilisée ainsi que celle de Flying Discs avant cette date.
*
Voilà, tout est dit.  Nos gouvernements considèrent les ovnis avec énormément plus de sérieux que personne n’aurait cru cela possible ! Il en va de même pour la NASA !
*
Le 5 octobre 1982, le Docteur Brian T. Clifford du Pentagone annonçait en conférence de presse (The Star NY) que les contacts entre des citoyens américains et des extra-terrestres et leurs véhicules étaient strictement illégaux. Ils n’existent pas mais il est illégal de s’en approcher.
Nous avons contacté le bureau des Federal Regulations à Washington qui nous a fait parvenir une copie de cette réglementation.  Elle se lit effectivement comme suit : Tout contact avec une source d’origine ou de nature extraterrestre est interdite et...
Title 14, Section 1211.101 Applications
...s’applique à toutes les missions spatiales de la NASA, habitées ou non habitées qui se posent et évoluent dans l’enveloppe atmosphérique de tout corps céleste et reviennent sur Terre.
Section 1211.102: Définitions
a) NASA et Administrateur signifient respectivement le National Aeronautics and Space Administration et administrateur du dit organisme ou son représentant.
b) Exposé à l’extraterrestre signifie la condition d’une personne, propriété, animal ou autre forme de vie qui a touché directement ou est venu en contact avec tout corps céleste ou son enveloppe atmosphérique OU qui a touché à toute personne, propriété, animal ou autre forme de vie répondant à l’article précédent.
c) Quarantaine signifie la détention, l’examen et la décontamination de toute personne, propriété, animal ou autre forme de vie répondant aux articles précédents et inclus la saisie de cette personne, propriété, animal ou autre forme de vie.
Plus loin, le texte de Loi indique que l’Administrateur est la personne autorisée pour l’application de ces règles tant sur le choix de ce qui doit être mis en quarantaine, la durée, les conditions de surveillance etc... La surveillance peut aller aussi loin que l’utilisation de gardes armés. Une amende de 5000$ et une peine de prison d’un an sont les risques encourus par toute personne enfreignant l’une ou l’autres des règles de cette Loi. Il est également spécifié qu’aucun recours légal ne peut permettre à un individu de ne pas subir la quarantaine si elle a été dictée par l’Administrateur de la NASA.
Vous avez peut-être noté qu’il manque un petit mot dans le libellé de l’application. En effet, il n’est pas dit que cette Loi ne s’applique seulement QU’AUX MISSIONS SPATIALES DE LA NASA. En termes de Loi, après avoir consulté divers experts juridiques en la matière il est exact qu’une telle loi crée une ouverture (loophole) pour le Procureur Général d’inclure après sa découverte, tout citoyen qui serait lui aussi entré en contact avec un corps céleste ou son enveloppe atmosphérique en dehors des missions spatiales de la NASA.  Puisque le Gouvernement des États-Unis n’a jamais reconnu l’existence de contacts extraterrestres sur cette planète, on pourra plaider l’absence de cette provision dans la Loi et réclamer de ce fait qu’elle soit désormais reconnue. Bien que cela puisse déclencher un débat juridique fort intéressant, il n’en demeure pas moins que cette Loi interdit à tout citoyen américain d’entrer en contact avec un UFO ou ses occupants, sans subir par la suite le traitement décrit dans les articles plus hauts.  Cela rend également coupable d’un acte criminel, tout abductee qui ne se rend pas de lui-même aux autorités. Il en va de même pour les citoyens qui ont été témoins d’une Rencontre du Troisième Type.
La Loi en question fut adoptée le 16 juillet 1969... tout juste avant le débarquement de Neil Armstrong sur la Lune et la conférence de presse du Docteur Clifford eut lieu le 5 octobre 1982, au plus fort de la rage E.T. occasionnée par le célèbre film de Spielberg illustrant la poursuite des autorités fédérales, la détention, l’examen et la mise en quarantaine d’un citoyen américain ayant été en contact avec... un extraterrestre.  Était-ce un avertissement ? Sinon pourquoi tenir une conférence de presse : “CONTACT BETWEEN US CITIZENS AND E.Ts ARE ILLEGAL” (Star New-York, 5 octobre 1982) sur une Loi adoptée treize ans plutôt?
ANNEXE B
COMETA
Tel que rapporté par ufologie.net le 24 septembre 2008, le vendredi 16 juillet 1999, un document très important intitulé « Les OVNIS et la Défense: A quoi doit-on se préparer? » (1) fut publié en France. Ce rapport de 90 pages est une étude relativement approfondie des implications du phénomène ovni, couvrant de nombreux aspects du sujet, en insistant particulièrement sur les aspects qui concernent la Défense Nationale en France. Le point le plus intéressant est que les auteurs sont une association indépendante d'experts dont la plupart sont des anciens de l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, l'IHEDN, d'autres sont ou ont été des militaires de très haut rang, et d'autres des chercheurs scientifiques de différents domaines. Avant sa diffusion dans le public, le rapport a été envoyé au président de la République Jacques Chirac et à son Premier Ministre Lionel Jospin.
La préface du rapport est signée par le Général Bernard Norlain de l'Armée de l'Air, ancien directeur de l'IHEDN, et il commence par un préambule par André Lebeau, ancien président du centre national pour les études de l'espace, le CNES, l'équivalent français de la NASA. Le groupe lui-même, auteur collectif du rapport, est une association d'experts, dont beaucoup sont ou ont été des auditeurs de l'IHEDN, et ils sont de plus présidés par le Général Denis Letty de l'Armée de l'Air, l'ancien auditeur à l'IHEDN.
Le sigle COMETA signifie « COMité pour des ÉTudes Approfondies. » Une liste non-exhaustive de ses membres est donnée au début, elle est tout à fait impressionnante. Elle inclut:
Le Général Bruno Lemoine, de l'Armée de l'Air (FA de l'IHEDN.) L'Amiral Marc Merlo, (FA de l'IHEDN.) Michel Algrin, Docteur en Sciences Politiques, Avocat à la Cour (FA de l'IHEDN.) Le Général Pierre Bescond, ingénieur en armements (FA de l'IHEDN.) Denis Blancher, Chef de la Police Nationale au Ministère de l'Intérieur. Christian Marchal, ingénieur en Chef au Corps des Mines et Directeur de Recherche à l'Office National de la Recherche Aéronautique (ONERA.) Le Général Alain Orszag, Ph.D. en physique, ingénieur en armements.
Le comité exprime également sa gratitude aux contribuants extérieurs comprenant Jean-Jacques Vélasco, dirigeant le SEPRA du CNES, François Louange, président de Fleximage, spécialiste en analyse de photo, et Général Joseph Domange, de l'Armée de l'Air, délégué général de l'association des auditeurs à IHEDN.
Dans sa conclusion, le COMETA affirme que la réalité physique des ovnis, sous le contrôle d'êtres intelligents, est « quasi-certaine. » Seule une hypothèse tient compte des données disponibles: l'hypothèse des visiteurs extraterrestres. Cette hypothèse est naturellement improuvée, mais a des conséquences de grande envergure. Les buts de ces visiteurs allégués demeurent inconnus mais doivent être le sujet de nos préoccupations
Le texte de COMETA association regroupant d'anciens auditeurs de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN) et présidée par Denis Letty, général de l'armée de l'air, reprend une série de témoignages accumulés sur l'apparition d'étranges phénomènes, tant dans le monde qu'en France.
« L'hypothèse extraterrestre, en déduisent les auteurs du rapport, est de loin la meilleure hypothèse scientifique; elle n'est certes pas prouvée de façon catégorique, mais il existe en sa faveur de fortes présomptions, et si elle est exacte, elle est grosse de conséquences. »
Même si « aucun accident, et a fortiori aucun acte hostile, n'a eu pour origine certaine, du moins officiellement, un ovni », la persistance du phénomène, estiment-ils, devrait donner lieu à une « réflexion sur les conséquences stratégiques, politiques et religieuses qu'entraînerait une éventuelle confirmation de cette hypothèse ».
Le général Bernard Norlain, ancien directeur de l'IHEDN, souligne, dans sa contribution au dossier, que « des problèmes concrets se posent, qui appellent une réponse en termes d'action ».
En 2001 alors que nous étions à Paris nous avons discuté à de nombreuses reprises avec certains responsables de COMETA afin de comprendre pourquoi le Rapport Cometa n’avait eu qu’un très faible impact médiatique malgré la présence de personnages importants au sein de l’équipe de Cometa.
Qu’ils soient français, canadiens, américains ou autre, tous les journalistes membres d’une entreprise privée ou d’État ont une seule et unique préoccupation : rapporter l’élément nouveau avec l’angle exclusif que les autres n’auront pas. Outre le fameux «scoop » qui contrairement à la croyance populaire n’est pas l’essentiel de leur quotidien, les journalistes cherchent surtout à rendre leur travail juste, différent, unique, voire original. Nous le constatons avec le traitement accordé par un et par l’autre aux événements du 11 septembre. Ils répètent la même chose mais dans un ordre qui varie, selon une perspective plus ou moins pointue sur tel ou tel aspect.
Un autre facteur important intervient dans la diffusion de la nouvelle. Les grands responsables de ce que nous lisons ou entendons ne sont pas les journalistes eux-mêmes, mais les chefs de pupitre, les chefs de rédaction. Ce sont eux, avec parfois l’assentiment non sollicité de l’éditeur principal ou du directeur des programmes qui vont déterminer ce qui est publié/diffusé et le cas échéant dans quel ordre et avec quelle importance. En France, il appert que la polarisation des politiques éditoriales s’exprime peut-être avec plus d’intensité qu’en Amérique.
Le 29 septembre 2001 je rencontrais l’auteur Jean Gabriel Greslé, ancien commandant de bord d’Air France et témoin du vol d’un OVNI en plein ciel et son épouse à leur résidence de Favières. Lorsque j’ai terminé la lecture du rapport COMETA, ma première question adressée à M. Greslé fut de déterminer quelles avaient été les réactions de la presse française. Je fus consterné d’apprendre le peu d’impact soulevé par ce rapport. À sa suggestion, j’ai donc débuté un exercice de recherche afin de comprendre le pourquoi d’une telle absence de réactions.
En première analyse il me fallait évacuer les raisons habituelles qui motivent chez les diffuseurs une absence de réactions. Puis, j’ai expédié de nombreux courriers électroniques à divers spécialistes et intervenants pour connaître leurs réactions.
Mon expérience au Québec en tant qu’ufologue et journaliste me permet d’affirmer ceci : La crainte première d’un journaliste est de perdre sa crédibilité, tant auprès de ses patrons et confrères qu’auprès du public. Il évitera donc d’aborder, le premier, des sujets sensibles ou pire encore, des sujets risibles. J’ai observé cela à de nombreuses reprises au Canada. Notamment un jour, lors d’une conférence de presse du Ministre de la Défense du Canada à la base militaire de Valcartier il était question de l’intégration des femmes dans les Forces Armées, du budget révisé du ministère de la Défense Nationale et de plusieurs autres aspects généraux. Voyant l’ouverture plutôt large des sujets abordés, j’ai demandé au Ministre ce qu’il pensait du volte-face de son ministère dans l’affaire Michalak.  Il a peu répondu, visiblement mal à l’aise. Par contre, au sortir de la conférence, tous mes collègues se sont moqués de ma question et bien sûr, personne n’a rapporté ni cette dernière, ni la réponse mitigée du ministre sur ce sujet. Voilà donc le cauchemar d’un journaliste, qui ne se serait jamais produit, si d’autres avec moi avaient fait chorus, ce qui ne fut pas le cas. Dans ce cas de figure, un journaliste ébroué de la sorte ne s’y fera plus jamais prendre.
Les OVNIS deviennent donc un sujet susceptible d’attirer ce genre d’ennuis aux journalistes qui pourtant, pourraient avoir sur le plan personnel un certain intérêt.  Il est donc possible que les journalistes qui ont reçu le rapport Cometa aient été quelque peu prudents, voire frileux avant de sauter sur lui comme un chien sur un os.
Certains ufologues français que j’ai interrogé m’ont répondu qu’ils avaient l’impression qu’il s’agissait d’un regroupement de civils et d’anciens militaires à la retraite voulant donner un aspect officiel à un document qui ne l’est pas ! La crédibilité des auteurs n’est donc pas en doute mais les journalistes ont-ils mis en doute la crédibilité de leurs intentions ?
Mon intérêt personnel pour les OVNIs me rend très subjectif. Je sais donc parfaitement comment j’aurais personnellement réagi, si en tant que journaliste dans un média français, j’avais été récipiendaire du rapport Cometa. Par contre, je crois être en mesure de vous dire comment un journaliste et surtout un chef de pupitre, hostile au phénomène, a pu réagir. Sa première question a du être : « Que cherchent-ils à dire avec ce truc ?» « Qui sont vraiment ces gens ? » « Pourquoi eux et pourquoi maintenant ? »
Ma crainte est qu’ils ont répondu à la place des auteurs, ne prenant pas la peine de les confronter directement. Je peux facilement imaginer leur réaction lorsqu’ils ont pris connaissance des conclusions de la page 71 et je cite : « L’hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientifique » Voilà qui place le journaliste à des années-lumière des conclusions confortables du tristement célèbre rapport Condon. Or voilà, ont du se dire ces chefs de l’information : « Cometa a-t-il été commandé ou commandité par l’État? » « Est-il de la même trempe que le rapport Condon, c’est à dire le fruit du travail concerté d’experts à la demande de l’Élysée ou de Matignon ? » Répondant eux-mêmes à ces questions par la négative, ils ont donc conclu, je crois, qu’une magouille quelconque se cachait derrière ce rapport. « Voilà des privés qui veulent fonder un groupe de recherche » «Ce sont des anciens directeurs de ceci et de cela qui cherchent à embarrasser le Gouvernement, ou alors à se faire passer subtilement pour un organisme officiel » « Comment des gens sérieux en fonction peuvent-ils parler d’extraterrestres, ce n’est pas logique, cela ne tient pas la route! »
Ce ne sont là que spéculations de ma part évidemment.
D’autres réactions me sont parvenues  « Ce rapport n’est destiné ni aux autorités ni au grand public : ce n’est pas clair » « L’objectif n’est pas clair : s’il était destiné au grand public, ils auraient du s’y prendre autrement. : L’IHEDN ne reconnaît pas le rapport. Il est de toute manière évident que l’intention est de ramener à l’ETCA ( Établissement technique central de l’armement) les données essentielles. Le public n’a aucune importance. »
Sur le choix de VSD j’ai obtenu ces autres réactions diverses de la part d’ufologues français.
« Numéro peu attrayant, tiré à moins de 70,000 exemplaires. L’agent qui a négocié sa publication est le même que celui qui a sucré les recherches de JP Petit et qui invite des détracteurs lors des émissions de télé. » J’aurais fais appel à des personnes compétentes avant publication et j’aurais écarté VSD.  « Une petite bombe en soi. » : Un très mauvais choix qui enlève toute crédibilité au rapport »
D’autres ont réagi sur les auteurs du rapport COMETA « Pour nous, cela s’apparente à l’un de ces tea party où de vieilles dames anglaises très chic refont le monde. L’initiative est totalement privée et n’engage que ses auteurs qui n’ont d’ailleurs pas daigné signer ledit rapport. Il ne s’agit qu’un énième avis plus ou moins autorisé. » : « Je pense qu’il y a eu déjà beaucoup trop de bruit autour de ce torchon »  « Ce rapport est ni plus ni moins que l’expression des services secrets-défense pour faire pression sur les Américains. Il fait partie de la même tendance que le Disclosure Project. »  « L’Association des Cadres et Anciens Auditeurs de l’IHEDN ne constitue pas une structure officielle. L’hypothèse extraterrestre constitue un péché par excès » »
Les milieux ufologiques et scientifiques rejettent COMETA pour plusieurs raisons. On a évoqué aussi que COMETA propose de ramener l’ufologie vers les milieux officiels sous-entendant que les ufologues privés ne sont pas sérieux. Par contre, on reproche à COMETA d’être tombé dans l’irrationnel et le vague en évoquant Roswell, les paléo-contacts etc. Un intervenant est outré par cette petite phrase en page 36 « Le fait que les objets observés de près n'aient pas laissé apparaître (ou entendre) de système de refroidissement peut s'expliquer tant que la durée des vols des engins ne dépasse pas quelques dizaines de minutes. On met largement en doute l’objectif du rapport : à qui s’adresse-t-il ? « N’importe qui peut expédier un rapport au Président cela ne signifie rien », soulève un intervenant. « Ce rapport n’est pas officiel mais il s’en donne l’air » critique-t-on. Un ufologue averti estime que l’hypothèse extraterrestre et l’utilisation du dossier Roswell sont ses grandes faiblesses. Ce même ufologue estime également que d’autres erreurs ou exagérations ne contribuent pas au sérieux du rapport il cite notamment :
Erreurs factuelles dans le dossier Lakenheath. ( Sans autres précisions) ( p 12-13) L’hypothèse extraterrestre ( P 71) Les inepties du Colonel Corso (P 52) L’affirmation en p78 que l’affaire Roswell aurait pu être planifiée par les extraterrestres pour intimider les Américains. L’affirmation selon laquelle le Roswell Report de l’US Air Force est un outil de désinformation. Attitude d’infériorité face aux Américains : P. 57 et 77 à 79 Aucune preuve que le rapport ait été remis à l’Élysée ou Matignon via les services officiels. Sinon par la poste sans doute !
Le journaliste Haiko Lietz lui est emballé par le rapport COMETA et suppose qu’il a obtenu un impact important aux États-Unis et même au Chili. J’ai communiqué avec le docteur Peter Sturrock (2) pour connaître son opinion sur COMETA et malgré la présence de MM. Vélasco et Louange sur son propre comité d’experts réunis à Pocantico deux ans avant COMETA, il n’a pas étudié ce dossier refusant donc de le commenter. J’ai trouvé étrange que le docteur Sturrock n’ait pas pris connaissance du rapport COMETA et je dirai même, que ce n'est pas rassurant. L’IHEDN, et M.Colombani du journal le Monde n’ont pas retourné mes appels. Réaction éloquente. Par contre j’ai eu le plaisir d’échanger quelques propos avec M. Jean-Jacques Vélasco. Selon lui, le phénomène OVNI est un sujet tabou, très sensible et il n’est pas surpris du peu de réactions de la presse française. Pourquoi un tabou ? À cette question il est facile de répondre. Les OVNIS sont tabou et le seront tant et aussi longtemps qu’ils seront récupérés par les médiums, les voyants, les illuminés et les gurus. De tous les «mystères» qui existent, ce phénomène est sans aucun doute celui qui attire le plus de paranoïaques, de névropathes et de fanatiques, plus encore que les phénomènes parapsychologiques pourtant plus anciens dans nos cultures et plus spectaculaires. Je dois avouer à mon corps défendant, avoir été moi-même dupé par certains d’entre eux. Pas étonnant donc de voir l’ufologie souffrir à sa manière de la cohabitation malsaine entre la folie des uns et la raison excessive des autres. En effet, l’Union rationaliste, les associations de Sceptiques n’ont pas aidé également par leur approche quasi punitive à l’égard de ceux et celles qui osent démontrer un intérêt, même mitigé, face à cette question. Demander au Journal le Monde de traiter des OVNIS c’est comme demander à Senseï Ueshiba, grand maître d’Aïkido, de commenter favorablement une session de catch de la World Wresling Federation avec Hulk Hogan.
Le Français est très exigeant sur l’emballage et la présentation. Même s’il est convaincu de la qualité intrinsèque du produit qu’on lui propose, il tirera ses conclusions à partir du packaging. Si ce dernier est terne, médiocre ou banal il en déduira inconsciemment que le produit l’est tout autant. Il est attaché par sa culture, à l’exposition franche de la beauté, de la grâce, de l’élégance du design et lèvera le nez sur tout ce qui s’en échappe. On m’a donné l’exemple classique de la nouvelle cuisine française qui parvient à vendre à sa clientèle « un petit bout de viande, trois carottes et un peu de sauce » à prix d’or, grâce à la présentation relevant nettement de l’art sculptural. En d’autres termes, m’a-t-on dit, servir un met exquis dans un carton MacDonald ne passera jamais ! Or, ce carton c’est le mot OVNI. A lui seul, où qu’il paraisse, il est aussitôt associé à Raël, Adamski ou quelque autre bizarre personnage du folklore ufologique.
À mon avis, malgré la crédibilité des auteurs, le traitement sérieux du sujet, c’est ce qui s’est produit avec le rapport COMETA.
J’approuve donc les détracteurs de la stratégie VSD. C’est un magazine grand public. Si on constate la teneur d’un numéro récent avec abondance de filles nues ou les états d’âme de Loanna de Loft Story on se demande! Ce n’est évidemment pas une critique de sa politique de contenu mais une appréciation de son traitement par la surface. Qu’il soit « hors-série » ne change rien à l’étiquette reconnue de magazine léger, voire fantaisiste qu’est VSD et dont il porte le nom, même si l’équipe de rédaction semble être d’un tout autre acabit.
C’est mon reproche personnel. J’aurais été amèrement déçu de recevoir un tel rapport en couverture sobre, noir et blanc, flanqué de l’étiquette criarde et enfantine de ce magazine. Je vais aller plus loin dans mon jugement. On aurait voulu saboter la crédibilité du rapport qu’on aurait pas fait autrement. S’agit-il d’un manque flagrant d’expérience-média de la part de ceux qui ont négocié cet accord ?  Certaines sources tendent à confirmer que deux exemplaires seulement auraient été remis à la presse : le Journal le Monde et Libération. S’attendait-on à voir ces derniers jubiler devant un numéro hors-série de VSD ? Comptait-on sur eux pour ouvrir une brèche dans la résistance naturelle de la presse aux « petits hommes verts » et provoquer un déluge médiatique ? J’éviterai comme je le fais toujours d’être politiquement correct : Si oui c’est avoir fait preuve d’une grande naïveté. Mais comme on le verra plus loin ce n’est pas là le problème. J’ai déjà cité M. Vélasco et je m’autorise à citer ses propos sur cette question très précise. « Le magazine VSD a mauvaise réputation dans certains milieux, parisiens notamment, pour son côté people » Cela dit, j’ai donc contacté M. Bernard Thouanel, de VSD HORS-SÉRIE. Il sera plus simple pour moi de vous faire part du contenu intégral de sa réponse.
« Cher Monsieur Casault,
Merci de votre courrier et pour votre intérêt dans nos publications VSD "Hors-Série". Je n'ai pas de réponses précises à vos questions, et soyez en sûr que si je pouvais comprendre le mur du silence qui entoure cette question, je serais le premier à en pouvoir expliquer les raisons. Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.
Je vous suggère toutefois de contacter mon directeur François Siégel, qui pourra vous donner de plus amples informations relatives à la couverture relations publiques de nos publications et peut-être ainsi répondre à vos interrogations, étant en prise directe avec l'ensemble des grands patrons de presse et rédacteurs-en chef en France.
Personnellement, j'ai ma petite idée de la raison du silence aussi bien dans les médias, que dans les milieux scientifiques et militaires ou encore médiatiques.  Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document.
D'abord, il n'est pas politiquement et scientifiquement correct de s'intéresser à un sujet tabou rejeté car inexpliqué par la science. Sur ce point, nous n'avons guère évolué depuis Galilée, et il est coutume de jeter en pâture tout chercheur ou avant-gardiste qui oserait transgresser cette frontière...
Deuxièmement, ce n'est pas à vous que je vais vous apprendre qu'une politique du silence profite à tout le monde... Scientifiques, militaires, religieux, politiques, économique, etc.
Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membres du COMETA qui n'y étaient pas favorables.
Bernard Thouanel
Voyons cela de plus près.
Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.
Ainsi donc, le rapport aurait été distribué à tous les médias. Le contraire m’aurait grandement surpris.
Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document.
M. Thouanel est ufologue, journaliste, il œuvre au sein d’une entreprise commerciale prospère et lucrative. Personne ne s’attend à ce qu’il pointe du doigt sa propre antenne pour expliquer la réticence des médias. Je ne le ferais pas non plus et on ne peut le blâmer pour ce fait. Toutefois, il confirme la difficulté qu’éprouve VSD à se faire prendre au sérieux par l’ensemble des médias. Je comprends parfaitement ce qui s’est produit avec ce numéro hors-série. Le courage de publier sur les OVNIS, l’audace de le faire avec grand déploiement sont précisément ce qui constitue la fibre d’un média comme VSD. Or, cette fibre, les médias dit « sérieux » y sont proprement allergiques et le facteur de compétition aidant, on utilise cette particularité pour nuire à la crédibilité de son véhicule et donc, de ses passagers.
Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membres du COMETA qui n'y étaient pas favorables.
Le chat viendrait-il de sortir du sac ?
Thouanel offre ses services pour publier à grande échelle un document extraordinaire, ce que tout organisme privé aurait accepté sans discuter, un très large sourire aux lèvres. Mais non, cela se fait « au grand dam de certains membres de COMETA» Le syndrome du secret militaire qui ne se perd pas, même à la retraite ? La peur viscérale qu’éprouvent certaines personnes des médias ayant participé en secret à certaines opérations a t-elle joué ? Bien sûr. Qui en douterait ?
COMETA publie un rapport dans lequel on retrouve cette recommandation :
Page 70 : un SEPRA renforcé pourrait utilement consacrer des efforts à la formation des journalistes et créer un site documentaire sur Internet.
Bien que plus loin on semble vouloir utiliser DICOD, il est clair que COMETA souhaite que les études renforcées du phénomène OVNI finissent par aboutir en output au public. Comment justifier dans ce cas une réserve quelconque face à la diffusion de son propre rapport ? Était-ce en raison des motifs évoqués plus tôt par le choix de VSD ou était-ce par peur de le rendre public tout simplement ? C’est aux membres de COMETA cités par Thouanel d’y répondre.
En publiant le rapport dans VSD, on suppose une intention de rendre le document public. Une intention non sans quelques réserves mais qui sera tout de même manifestée. Si nous avions été chargés en Amérique d’une telle démarche, le processus eut été différent. En effet, il est d’usage lorsqu’un sujet sensible est susceptible de ne pas attirer l’attention des médias, d’envoyer un communiqué aux médias par le biais d’une agence spécialisée en relations publiques ou même parfois par un bureau d’avocats très respectables. Il invite ces derniers à rencontrer le Général de l’Armée de l’Air Denis Letty pour une communication de la plus haute importance, concernant un sujet préoccupant.
Le titre eut alors été :
Par la présente vous êtes convoqués à une importante conférence de presse du Général Denis Letty, ce mardi 9 octobre 2001 à 14h30
Salle « C » Endroit…..
A  quoi doit-on se préparer ?
UNE RÉPONSE EN TERMES D’ACTION À DE NOUVEAUX PROBLÈMES CONCRETS.
Seront présents :
Denis Letty, Général de l’Armée de l’air 2e section AA 35.
Jean-Jacques Vélasco responsable du SEPRA au sein du CNES. Etc…….
La conférence de presse est une arme à deux tranchants. Elle place sur la sellette des gens qui acceptent généralement de répondre à un grand nombre de questions qui peuvent parfois se révéler embarrassantes. Par contre, elle permet d’évacuer de nombreux doutes quant à la crédibilité des auteurs du rapport, ses intentions et son mérite. (Disclosure project en avril 2001 à Washington) Un modérateur devient alors utile et un dry run de l’exercice, à l’image de ceux pratiqués par les avocats avec leurs clients, est fortement recommandé.
Chez-nous on utilise une expression qui caractérise un échec, en matière d’information.Un pétard mouillé ! En expédiant de la sorte le contenu intégral du rapport Cometa aux médias, ils ont eu largement le temps de le lire, de le démolir ou de le ridiculiser puis de l’oublier, ce qu’ils ont fait. Ils ont éteint la mèche avant qu’elle ne provoque l’explosion désirée. C’est au cours d’une conférence de presse savamment orchestrée que le rapport aurait du être remis dans son intégralité. Un point crucial : jamais je n’aurais accepté de donner l’exclusivité à un média, surtout pas un magazine. À la rigueur j’aurais choisi Le Point ou le Nouvel Observateur ou un magazine d’obédience scientifique. Sur ce point M. Vélasco a toutefois indiqué qu’à son avis ces publications auraient tout simplement refusé ! A mon avis il aurait tout de même été utile d’essayer mais si c’est le cas, alors saluons donc le courage de VSD Hors série, malgré mes critiques ouvertes à son égard.
Mais en bout de piste, n’ayant consulté aucun membre du COMETA ayant pris les décisions que l’on connaît en matière de diffusion, est-il possible que toutes ces options aient été analysées? Est-il possible que la stratégie VSD ait été la seule envisagée parce que constituant la seule ouverture possible ? Est-il possible qu’on ait choisi VSD, parce qu’il était le seul média intéressé à jouer sans crainte la carte des OVNIS ? Si c’est le cas la perception du public français face au plus important phénomène de tous les temps est en bien mauvaise posture. Paris, Octobre 2001 Jean Casault

Note : Tous les articles sur ce site peuvent être partagés avec autant de gens que vous le désirez. Ils ne doivent toutefois pas être altérés ou modifiés et le crédit à l’auteur et au site porteur doivent être clairement identifiés. Merci 

argaiv1511

06 JANVIER 2014

Code 1074

MILITAIRES, PILOTES CIVILS  & OVNIs 

Un cocktail étrange et amer !

Un article de Jean Casault basé entièrement sur du matériel fourni par l'ufologue  Jean Gabriel Greslé , témoin, ex-pilote d'Air France et membre de la Commission SIGMA en France.  


JANAP 146 (e)

 

On ne sait que très peu de choses sur la politique du gouvernement canadien face aux ovnis sinon son mutisme total.  Nous avons souvent abordé ces questions. La dimension nouvelle provenant de Jean-Gabriel Greslé s'illustre dans un encadrement serré ne laissant aucun échappatoire possible : le Canada est parfaitement complice du cover-up américain par son adhésion aux réglementations régissant les vols militaires et commerciaux, de même que les réglementations au sol et en mer.  

JANAP-146 a été instauré en 1966 et modifié en 1977 afin d’inclure l’obligation de faire parvenir, outre les informations descriptives, tout document visuel quel qu’il soit.  Comme vous pourrez le constater, JANAP-146 a pour but de garantir un réseau d’alerte efficace en incluant tout officier dans le processus. Ce réseau n’a qu’un but : prévenir le plus rapidement possible toute intrusion de l’ennemi en territoire canado-américain, le Canada faisant partie de l’OTAN et de NORAD, particulièrement par la voie des airs.  Sont donc inclus sous le vocable d’ennemi potentiel, tout missile, tout avion non-conventionnel, tout appareil ne répondant pas aux appels répétés mais et surtout en seconde position, les ovnis. 

Les Forces Armées ne badinent pas avec le vocabulaire et donnent à tout, un terme précis qui se doit de demeurer sans équivoque et surtout parfaitement uniforme de sorte qu’il ne plane aucun doute lorsque le pilote indiquera à son récepteur qu’il voit un ovni. Or, si les ovnis sont des oies blanches, des ballons égarés, des étoiles encombrantes ou des émanations de méthane provenant des marais, pourquoi donc ces items seraient-ils considérés comme une menace ?

JANAP-146 est une réalité militaire trop sérieuse et trop importante pour la sécurité des États-Unis et du Canada : un pilote qui s’aviserait de rigoler en rapportant tous ces items ne quitterait plus le sol ! Que fait donc alors la mention ovni dans un tel règlement ? Puisque les ovnis sont des hallucinations, des flammèches électromagnétiques provenant de secousses sismiques dans le lobe temporal du pauvre type qui se promène le long d’une faille, puisque les ovnis sont une forme de délire spatio-temporel induit par un alcool quelconque, pourquoi tous ces items ne sont pas inclus dans JANAP-146 ? Parce qu’aux yeux des gouvernements américain et canadien, les ovnis sont autre chose. 

Puisque les ovnis sont une réalité sociologique issue de l’inconscient collectif selon le principe jungien du mandala et manifestés à tout instant, pourquoi la Vierge Marie, les fées, les elfes, les lutins, les gnomes, les loups-garous et les canots de la chasse-galerie ne sont pas requis d’être immédiatement rapportés au Département de la Défense des États-Unis au Pentagone à Washington et à son équivalent à Ottawa ? Dans ce cas, qui va donc nous dire pourquoi les ovnis sont en seconde position dans l’un des plus importants règlements de la défense du territoire et par la même occasion, nous dire ce que sont ces ovnis ?   Pour en juger par vous-mêmes et répondre à toutes ces questions, voici un extrait du document traduit par le Commandant Jean-Gabriel Greslé.

Extraits de la réglementation JANAP 146 (E)Modification N0 2
LES CHEFS D’ÉTAT-MAJOR                                                  Washington, DC 20301                              17 mai 1977
LETTRE NATIONALE DE PROMULGATION US POUR LA MODIFICATION N 2 DE JANAP 146 (E)

1.  LA MODIFICATION N 2 AUX INSTRUCTIONS CANADA - ÉTATS-UNIS, POUR LA TRANSMISSION DES OBSERVATIONS VITALES POUR LE RENSEIGNEMENT (CIRVIS-MERINT), est un document NON-CLASSIFIÉ mis au point sous la direction de l’état-major canadien de la Défense et des chefs d’état-major des USA.  Ce document est promulgué pour guider, informer et être utilisé conjointement par les forces armées du Canada et des États-Unis ainsi que par d’autres utilisateurs des réseaux de transmission militaires canadiens ou américains.

CHAPITRE I
DESCRIPTION GÉNÉRALE ET BUT DES INSTRUCTIONS POUR LA TRANSMISSION DES OBSERVATIONS VITALES POUR LE RENSEIGNEMENT
101. But
Le but recherché par cette publication est de fournir des instructions standard pour la transmission des observations vitales pour le renseignement en temps de paix et leur acheminement vers les autorités militaires appropriées.
102. Champ d’application

a. Cette publication est limitée à la transmission d’informations d’importance vitale pour la sécurité des États-Unis et du Canada et celle de leurs forces armées et qui, de l’avis de l’observateur, nécessitent une action défensive très urgente et/ou une enquête par les forces armées des États-Unis et, ou du Canada1.    b. Les procédures contenues dans cette publication s’adressent aux :(1) Avions civils et commerciaux des USA et du Canada. (2) Avions militaires et gouvernementaux autres que ceux opérant sous des directives de transmission distinctes.  (3) Vaisseaux marchands opérant sous pavillon des USA ou du Canada. (4) Vaisseaux militaires ou gouvernementaux autres que ceux opérant sous des directives de   transmission distinctes.(5) Certains autres vaisseaux des USA ou du Canada, y compris les bateaux de pêche.(6) Les installations militaires recevant des rapports provenant d’observateurs civils ou militaires,  au sol ou en mer, sauf s’ils opèrent selon des directives de transmission distinctes.(7) Des agences gouvernementales ou civiles susceptibles de produire des rapports à la suite d’informations en provenance d’observateurs, au sol ou en mer.
103. Identification des messages
a. Les rapports provenant de sources [situées] en vol ou au sol seront identifiés par le mot CIRVIS, prononcé SEUR - VICE2, utilisé comme premier mot du texte. (voir chapitre II)    b. Les rapports transmis par des sources [situées] en mer seront identifiés par le mot MERINT, prononcé MEUR - ENT, utilisé comme premier mot du texte. (voir chapitre III)
104. Photographies
Les plus grands efforts devront être faits pour confirmer les observations vitales pour le renseignement par des photographies en aussi grand nombre que possible.  Les films non développés, les négatifs et les photographies devront étre transmis avec un bref rapport écrit et toute autre information permettant son identification, comme il est précisé plus loin.  Les films seront développés et un tirage de chaque photo ainsi qu’une bobine de film neuf seront retournés à l’intéressé.    a. Photographies de type CERVIS.  Les faire parvenir au directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA/ [DC-6]), Washington, DC 20301, ou au quartier général de la Défense nationale, Ottawa, Ontario, KIA 0K2, à l’attention du directeur général du Renseignement et de la Sécurité.

 

CHAPITRE II
RAPPORTS CIRVISSECTION I - GÉNÉRALITÉS
201. Informations à transmettre et quand les transmettre
a. Les observations visées par ce chapitre, telles qu’elles sont précisées aux paragraphes 102b (1), (2), (6), et (7), doivent être transmises comme suit :
(1) Pour les observateurs en vol ou sur des bases terrestres       (a) Missiles       (b) Objets volants non identifiés3       (c) Sous-marins hostiles ou non-identifiés       (e) Groupes de vaisseaux militaires de surface, hostiles ou non-identifiés       (f ) Vaisseaux de surface isolés, sous-marins, ou aéronefs de conception non-                                conventionnelle, soit se livrant à une activité suspecte soit observés dans des lieux ou sur des routes et pouvant être interprétés comme constituant une menace pour les États-Unis, le Canada ou les forces [armées]       (g) Toute activité inexpliquée ou inhabituelle qui pourrait indiquer une possible attaque   contre le Canada ou les États-Unis ou à travers leur territoire, y compris la présence de tout   groupe non-identifié ou suspect dans les régions polaires ou dans toute autre région reculée   ou faiblement peuplée   (2) Après l’atterrissage(a)  Rapports qui, pour quelque raison que ce soit, n’avaient pas pu être transmis en vol(b) Aéroports, bases, stations météorologiques ou aides à la navigation, non-répertoriés(c) Tout objet en vol, en mer, balistique ou en orbite qui, d’après l’observateur, pourrait constituer une menace militaire contre les États-Unis ou le Canada, ou pourrait présenter un intérêt pour les autorités militaires ou gouvernementales
Jean-Gabriel Greslé janvier 1997

1. Les comptes rendus d’observation qui ne nécessitent pas, de l’avis du rédacteur du message, une interception immédiate ou une enquête urgente, ne doivent pas être transmis en utilisant la procédure CIRVIS.

2. Les prononciations figurées sont parties intégrante du texte de la réglementation.  CIRVIS est de ce fait prononcé, en anglais, exactement comme le mot “service”, probablement afin d’entretenir une confusion volontaire.  J’ai plusieurs fois entendu ce sigle pendant ma carrière de commandant de bord et j’ai toujours cru qu’il concernait des problèmes de maintenance ou de service, concernant l’organisation de la navigation aérienne, dans la zone que je survolais.
3. Les caractères gras n’existent pas dans le texte original.  Ils ont été rajoutés pour mettre en évidence le fait que les ovnis ne sont pas cités une fois mais deux.  La première dénomination, Unidentified Flying Objects en anglais, est utilisée depuis 1952 environ, la seconde, Unconventional Aircraft, plus ancienne, était utilisée ainsi que celle de Flying Discs avant cette date.*   

 

Voilà, tout est dit.  Nos gouvernements considèrent les ovnis avec énormément plus de sérieux que personne n’aurait cru cela possible ! Il en va de même pour la NASA !*   Le 5 octobre 1982, le Docteur Brian T. Clifford du Pentagone annonçait en conférence de presse (The Star NY) que les contacts entre des citoyens américains et des extra-terrestres et leurs véhicules étaient strictement illégaux. Ils n’existent pas mais il est illégal de s’en approcher.   Nous avons contacté le bureau des Federal Regulations à Washington qui nous a fait parvenir une copie de cette réglementation.  Elle se lit effectivement comme suit : Tout contact avec une source d’origine ou de nature extraterrestre est interdite et...

Title 14, Section 1211.101 Applications...s’applique à toutes les missions spatiales de la NASA, habitées ou non habitées qui se posent et évoluent dans l’enveloppe atmosphérique de tout corps céleste et reviennent sur Terre. 
Section 1211.102: Définitionsa) NASA et Administrateur signifient respectivement le National Aeronautics and Space Administration et administrateur du dit organisme ou son représentant.
b) Exposé à l’extraterrestre signifie la condition d’une personne, propriété, animal ou autre forme de vie qui a touché directement ou est venu en contact avec tout corps céleste ou son enveloppe atmosphérique OU qui a touché à toute personne, propriété, animal ou autre forme de vie répondant à l’article précédent.

c) Quarantaine signifie la détention, l’examen et la décontamination de toute personne, propriété, animal ou autre forme de vie répondant aux articles précédents et inclus la saisie de cette personne, propriété, animal ou autre forme de vie.   Plus loin, le texte de Loi indique que l’Administrateur est la personne autorisée pour l’application de ces règles tant sur le choix de ce qui doit être mis en quarantaine, la durée, les conditions de surveillance etc... La surveillance peut aller aussi loin que l’utilisation de gardes armés. Une amende de 5000$ et une peine de prison d’un an sont les risques encourus par toute personne enfreignant l’une ou l’autres des règles de cette Loi. Il est également spécifié qu’aucun recours légal ne peut permettre à un individu de ne pas subir la quarantaine si elle a été dictée par l’Administrateur de la NASA. 

 

Vous avez peut-être noté qu’il manque un petit mot dans le libellé de l’application. En effet, il n’est pas dit que cette Loi ne s’applique seulement QU’AUX MISSIONS SPATIALES DE LA NASA. En termes de Loi, après avoir consulté divers experts juridiques en la matière il est exact qu’une telle loi crée une ouverture (loophole) pour le Procureur Général d’inclure après sa découverte, tout citoyen qui serait lui aussi entré en contact avec un corps céleste ou son enveloppe atmosphérique en dehors des missions spatiales de la NASA.

 Puisque le Gouvernement des États-Unis n’a jamais reconnu l’existence de contacts extraterrestres sur cette planète, on pourra plaider l’absence de cette provision dans la Loi et réclamer de ce fait qu’elle soit désormais reconnue. Bien que cela puisse déclencher un débat juridique fort intéressant, il n’en demeure pas moins que cette Loi interdit à tout citoyen américain d’entrer en contact avec un UFO ou ses occupants, sans subir par la suite le traitement décrit dans les articles plus hauts.  Cela rend également coupable d’un acte criminel, tout abductee qui ne se rend pas de lui-même aux autorités. Il en va de même pour les citoyens qui ont été témoins d’une Rencontre du Troisième Type.    La Loi en question fut adoptée le 16 juillet 1969... tout juste avant le débarquement de Neil Armstrong sur la Lune et la conférence de presse du Docteur Clifford eut lieu le 5 octobre 1982, au plus fort de la rage E.T. occasionnée par le célèbre film de Spielberg illustrant la poursuite des autorités fédérales, la détention, l’examen et la mise en quarantaine d’un citoyen américain ayant été en contact avec... un extraterrestre.  Était-ce un avertissement ? Sinon pourquoi tenir une conférence de presse : “CONTACT BETWEEN US CITIZENS AND E.Ts ARE ILLEGAL” (Star New-York, 5 octobre 1982) sur une Loi adoptée treize ans plutôt?  ANNEXE B