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RAPPORT SUR LES RÉACTIONS DE LA PRESSE FRANÇAISE.
Ré : LE OVNI ET LA DÉFENSE.  Le rapport COMETA
Soumis par Jean Casault, journaliste et ufologue.
Paris, octobre 2001.
Introduction
1. Cette analyse non sollicitée et rédigée sous la forme d’un article de presse est destinée aux auteurs du rapport Cometa et vise essentiellement à déterminer le pourquoi du peu de réactions dans la presse française, suite à sa diffusion au cours de l’été 1999.
Après analyse je propose un scénario correctif.
Mise en situation
2.  En 1995 je dirigeais le CEIPI (centre d’étude et d’information sur les phénomènes inexpliqués).  Mon intérêt pour ces questions remonte à 1966 alors que je mettais sur pied la SRPM (société de recherche sur les phénomènes mystérieux).  Depuis, j’ai publié trois ouvrages sur mes enquêtes effectuées auprès de témoins.  Il s’agissait évidemment de dossiers québécois. Parallèlement à mes efforts soutenus en ufologie je suis devenu journaliste en 1969.  Mon médium : la radio.  Tour à tour je fus reporter, commentateur, analyste, et éditorialiste.  Au cours des toutes ces années j’ai donc été aux premières loges des événements importants de notre actualité ce qui m’a permis d’observer également le travail de mes confrères de la télévision et des grands journaux.  Simultanément j’ai pu également observer de près les tactiques plus ou moins habiles des organismes publics ou privés pour éviter le faisceau de la presse ou l’attirer sur eux.
Comportement général de la presse
3.   Qu’ils soient français, canadiens, américains ou autre, tous les journalistes membres d’une entreprise privée ou d’état ont une seule et unique préoccupation : rapporter l’élément nouveau  avec l’angle exclusif que les autres n’auront pas.  Outre le fameux «scoop » qui contrairement à la croyance populaire n’est pas l’essentiel de leur quotidien, les journalistes cherchent surtout à rendre leur travail juste, différent, unique, voire original.  Nous le constatons avec le traitement accordé par un et par l’autre aux événements du 11 septembre.  Ils répètent la même chose mais dans un ordre qui varie, selon une perspective plus ou moins pointue sur tel ou tel aspect.
Un autre facteur important intervient dans la diffusion de la nouvelle.  Les grands responsables de ce que nous lisons ou entendons ne sont pas les journalistes eux-mêmes, mais les chefs de pupitre, les chefs de rédaction.  Ce sont eux, avec parfois l’assentiment non sollicité de l’éditeur principal ou du directeur des programmes  qui vont déterminer ce qui est publié/diffusé et le cas échéant dans quel ordre et avec quelle importance.  En France il appert que la polarisation des politiques éditoriales s’exprime peut-être avec plus d’intensité qu’en Amérique.  Certains vont jusqu’à dire que les médias d’importance publient leur propre appréciation en évitant le débat dans leurs propres colonnes.  À titre d’exemple peut-être, le Figaro aura donc choisi de faire sa première page avec l’hypothèse d’un attentat terroriste à Toulouse, alors que TF-1 choisira de traiter cette information presque en fin de bulletin avant les actualités sportives.
Sur l’impact atténué du rapport Cometa
4.   Le 29 septembre 2001 je rencontrais Jean Gabriel Greslé et son épouse et son épouse à leur résidence de Favières.  Quelques années auparavant M. Greslé était de passage au Québec pour une conférence sur les OVNI et c’est à cette occasion que nous avons fait connaissance.
Lorsque j’ai terminé la lecture du rapport COMETA, ma première question adressée à M. Greslé fut de déterminer quelles avaient été les réactions la presse française.  Je fus consterné d’apprendre le peu d’impact soulevé par ce rapport.  À sa suggestion, j’ai donc débuté un exercice de recherche afin de comprendre le pourquoi d’une telle absence de réactions.
En première analyse il me fallait évacuer les raisons habituelles qui motivent chez les diffuseurs une absence de réactions.  Puis, j’ai expédié de nombreux courriers électroniques à divers spécialistes et intervenants pour connaître leurs réactions.
Mais voyons d’abord les résultats de cette première analyse.
1- Un sujet sans intérêt
2- Des auteurs non crédibles ou connus pour leurs élucubrations
3- Un traitement amateur, sans fondement et dénués d’arguments.
4- Une propagande déguisée pour un parti politique, un organisme etc.
Un sujet sans intérêt
Mon expérience au Québec en tant qu’ufologue et journaliste me permet d’affirmer ceci :  La crainte première d’un journaliste est de perdre sa crédibilité, tant auprès de ses patrons et confrères qu’auprès du public.  Il évitera donc d’aborder, le premier, des sujets sensibles ou pire encore, des sujets risibles.  J’ai observé cela à de nombreuses reprises au Canada.  Notamment un jour, lors d’une conférence de presse du Ministre de la Défense du Canada à la base militaire de Valcartier il était question de l’intégration des femmes, du budget revisé et de plusieurs autres aspects généraux.  Voyant l’ouverture plutôt large des sujets abordés, j’ai demandé au Ministre ce qu’il pensait du volte-face de son ministère dans l’affaire Michalak
( Un dossier OVNI très chaud qui avait causé des remous jusqu’à la Chambres des Communes).  Il a peu répondu visiblement mal à l’aise.  Par contre, au sortir de la conférence, tous mes collègues se sont moqués de ma question et bien sûr, personne n’a rapporté ni cette dernière, ni la réponse mitigée du ministre sur ce sujet.  Voilà donc le cauchemar d’un journaliste, qui ne se serait jamais produit, si d’autres avec moi avaient fait chorus, ce qui ne fut pas le cas.
Les OVNIS deviennent donc un sujet susceptible d’attirer ce genre d’ennuis aux journalistes qui pourtant, pourraient avoir sur le plan personnel un certain intérêt.  Lors de futures rencontres avec le Ministre de la Défense j’ai donc été plus discret dans mes questions, afin de limiter le nombre croissant d’interpellations du genre «Voilà le petit homme vert ! » à chaque conférence de presse où je me présentais.  Fait à noter, ma discrétion soudaine ne venait pas tant de mes craintes personnelles que celles de mes employeurs, peu intéressés d’avoir dans leur équipe un « original », cible des quolibets de la compétition.  Leurs craintes se sont d’ailleurs manifestées à de nombreuses reprises au cours de ma carrière.
Il est donc possible que les journalistes qui ont reçu le rapport Cometa aient été quelque peu prudents avant de sauter sur lui comme un chien sur un os.  Cometa sans intérêt ? non, mais le sujet des OVNI demeurera toujours un sujet très risqué.
Manque de crédibilité des auteurs
Un rapide coup d’œil sur les noms des auteurs écarte aussitôt cette possibilité.  Par contre il est possible que pour justifier un intérêt pondéré envers le rapport on ait soulevé un aspect très particulier des auteurs : la mention «  ancien » que l’on note dans la présentation des principaux auteurs et qui génère une certaine confusion.  Le Général Bernard Norlain ancien directeur….le professeur André Lebeau, ancien président….signent les deux premiers documents.  Certains ufologues français que j’ai interrogé m’ont répondu qu’ils avaient l’impression qu’il s’agissait d’un regroupement de civils et d’anciens militaires à la retraite voulant donner un aspect officiel à un document qui ne l’est pas !  La crédibilité des auteurs n’est donc pas en doute mais les journalistes ont-ils mis en doute la crédibilité de leurs intentions ?  Cela dit je m’explique mal une réaction hostile de la presse face à des « anciens » lorsqu’on voit l’usage qu’ils font de ces mêmes personnages lors de situations de crise comme c’est le cas présentement.
Traitement amateur
Ne s’applique nullement à ce document.
Propagande déguisée
J’ai fais allusion à cela un peu plus tôt.  Mon intérêt personnel pour les OVNI me rend très subjectif.  Je sais donc parfaitement comment j’aurais personnellement réagi, si en tant que journaliste dans un média français, j’avais été récipiendaire du rapport Cometa.  Par contre je crois être en mesure de vous dire comment un journaliste et surtout un chef de pupitre, hostile au phénomène a pu réagir.  Sa première question a du être :  « Que cherchent-ils à dire avec ce truc ? »  « Qui sont vraiment ces gens ? » « Pourquoi eux et pourquoi maintenant ? ».
Ma crainte est qu’ils ont répondu à la place des auteurs ne prenant pas la peine de les confronter directement.  Je peux facilement imaginer leur réaction lorsqu’ils ont pris connaissance des conclusions de la page 71 et je cite :  «  L’hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientitifique ».  Voilà qui place le journaliste à des années-lumière des conclusions confortables du tristement célèbre rapport Condon.  Or voilà, ont du se dire ces chefs de l’information :  « Cometa a-t-il été commandé ou commandité par l’État? »  « Est-il de la même trempe que le rapport Condon, c’est à dire le fruit du travail concerté d’experts à la demande de l’Élysée ou de Matignon ? »  Répondant eux-mêmes à ces questions par la négative, ils ont donc conclu, je crois, qu’une magouille quelconque se cachait derrière ce rapport.  « Voilà des privés qui veulent fonder un groupe de recherche »  «Ce sont des anciens directeurs de ceci et de cela qui cherchent à embarrasser le Gouvernement , ou alors à se faire passer subtilement pour un organisme officiel»  « Comment des gens sérieux en fonction peuvent-ils parler d’extraterrestres, ce n’est pas logique, cela ne tient pas la route! »  Ce ne sont là que spéculations évidemment.
Réactions diverses sur le rapport
5.   ( Les noms et coordonnées des ufologues et autres experts  interrogés sont disponibles)
Sur les objectifs du rapport
PG.  «  Ce rapport n’est destiné ni aux autorités ni au grand public : ce n’est pas clair » CM :  « L’objectif n’est pas clair : s’il était destiné au grand public, ils auraient du s’y prendre autrement.  PH : L’IHEDN ne reconnaît pas le rapport.  Il est de toute manière évident que l’intention est de ramener à l’ETCA ( Etablissement technique central de l’armement) l’essentiel les données essentielles.  Le public n’a aucune importance. »
Sur le choix de VSD
PG :  « Numéro peu attrayant, tiré à moins de 70,000 exemplaires.  L’agent qui a négocié sa publication est le même que celui qui a sucré les recherches de JP Petit et qui invite des détracteurs lors des émissions de télé ».  CM : J’aurais fais appel à des personnes compétentes avant publication et j’aurais écarté VSD.  PH :  « Une petite bombe en soi ».  PL :  Un très mauvais choix qui enlève toute crédibilité au rapport »
Sur les auteurs
PeP  «  Pour nous cela s’apparente à l’un de ces tea party où de vieilles dames anglaises très chic refont le monde.  L’initiative est totalement privée et n’engage que ses auteurs qui n’ont d’ailleurs pas daigné signer ledit rapport.  Il ne s’agit qu’un énième avis plus ou moins autorisé. »  EP : « Je pense qu’il y a eu déjà beaucoup trop de bruit autour de ce torchon ».  JF : Ce rapport  est ni plus ni moins que l’expression des services secrets-défense pour faire pression sur les Américains.  Il fait partie de la même tendance que le Disclosure Project. CP : « L’Association des Cadres et Anciens Auditeurs de l’IHEDN ne constitue pas une structure officielle.  L’hypothèse extraterrestre constitue un péché par excès » »
Sur les réactions de presse
CM : «  Réactions moqueuses dans le Canard Enchaîné.  Courte entrevue télévisée.  Article sceptique dans Libération, entrefilet dans Le Monde.
Appréciation générale
6.   Les milieux ufologiques et scientifiques rejettent COMETA pour plusieurs raisons. On a évoqué aussi que COMETA propose de ramener l’ufologie vers les milieux officiels sous-entendant que les ufologues privés ne sont pas sérieux.  Par contre on reproche à COMETA d’être tombé dans l’irrationnel et le vague en évoquant Roswell, les paléo-contacts etc.  Un intervenant est outré par cette petite phrase en page 36 «  Le fait que les objets observés de près n'aient pas laissé apparaître (ou entendre) de système de refroidissement peut s'expliquer tant que la durée des vols des engins ne dépasse pas quelques dizaines de minutes. Selon lui : « … pour poser une telle question il faut être le même qui a accepté anonymement de présenter le documentaire ridicule sur FR-2 en septembre dernier ».  On met largement en doute l’objectif du rapport : à qui s’adresse-t-il ?  « N’importe qui peut expédier un rapport au Président cela ne signifie rien », soulève un intervenant. « Ce rapport n’est pas officiel mais il s’en donne l’air » critique-t-on. Un ufologue averti estime que l’hypothèse extraterrestre et l’utilisation du dossier Roswell sont ses grandes faiblesses.  Ce même ufologue estime également que d’autres erreurs ou exagérations ne contribuent pas au sérieux du rapport il cite notamment :
Erreurs factuelles dans le dossier Lakenheath. ( Sans autres précisions) ( p 12-13)
L’hypothèse extraterrestre ( P 71)
Les inepties du Colonel Corso (P 52)
L’affirmation en p78 que l’affaire Roswell aurait pu être planifiée par les extraterrestres pour intimider les Américains.
L’affirmation selon laquelle le Roswell Report de l’US Air Force est un outil de désinformation.
Attitude d’infériorité face aux Américains : P. 57 et 77 à 79
Aucune preuve que le rapport ait été remis à l’Élysée ou Matignon via les services officiels. Sinon par la poste sans doute !
Le journaliste Haiko Lietz est emballé par le rapport COMETA et suppose qu’il a obtenu un impact important aux Etats-Unis et même au Chili.  J’ai communiqué avec le docteur Peter Sturrock pour connaître son opinion sur COMETA et malgré la présence de MM. Vélasco et Louange sur son propre comité d’experts réunis à Pocantico deux ans avant COMETA, il n’a pas étudié ce dossier refusant donc de le commenter.  J’ai trouvé étrange que le docteur Sturrock n’ait pas pris connaissance du rapport COMETA et je dirai même que ce n'est pas rassurant.  L’IHEDN, et M.Colombani du journal le Monde n’ont pas retourné mes appels. Réaction éloquente.  Par contre j’ai eu le plaisir d’échanger quelques propos avec M. Jean-Jacques Vélasco.  Selon lui, le phénomène OVNI est un sujet tabou, très sensible et il n’est pas surpris du peu de réactions de la presse française.
Pourquoi un tabou ?
7.   À cette question il est facile de répondre.  Les OVNI sont tabou et le seront tant et aussi longtemps qu’ils seront récupérés par les David Icke (USA), Richard Glenn (CDN), Claude Vorilhon,(FR) les médiums, les voyants, les illuminés et les gurus.  De tous les « mystères » qui existent, ce phénomène est sans aucun doute celui qui attire le plus de paranoïaques, de névropathes et de fanatiques, plus encore que les phénomènes parapsychologiques pourtant plus anciens dans nos cultures  et plus spectaculaires.  Je dois avouer à mon corps défendant, avoir été moi-même dupé par certains d’entre eux.  Pas étonnant donc de voir l’ufologie souffrir à sa manière de la cohabitation malsaine entre la folie des uns et la raison excessive des autres. En effet l’Union rationaliste, les associations de Sceptiques n’ont pas aidé également par leur approche quasi punitive à l’égard de ceux et celles qui osent démontrer un intérêt, même mitigé, face à cette question.  Elles sont à mes yeux autant de sectes « anti » qu’il existe de sectes « pro »
A ce propos, les milliers de sectes qui pullulent en Occident ne vont pas aider la cause ufologique particulièrement lorsqu’on entend les membres de certaines d’entre elles prétendre que la comète de Hale-Bopps hébergeait un OVNI pendant que d’autres sont en contact avec des entités de Sirius, qu’ils sont allés rejoindre d’ailleurs avec un peu de vodka et de compote de pommes ( Heaven’s Gate).
Il y a quelques années de cela, un grand quotidien québécois traitait avec sérieux de la remise d’un chèque d’assurance à un Anglais qui affirmait avoir été enlevé par des extraterrestres, mais que ce risque avait été couvert par une compagnie d’Assurance.  Le canular éventé, le chef de rédaction de ce journal a juré que pas une autre fois on verrait le mot OVNI imprimé dans son journal.  Si émotive qu’elle soit, cette réaction est éloquente.
Demander au Journal le Monde de traiter des OVNI c’est comme si on avait demandé à  Senseï Ueshiba, grand maître d’Aïkido de commenter favorablement une session de catch de la World Wresling Federation avec Hulk Hogan.  Rappelons-nous les réactions très hostiles du CA de l’Université de Cambridge face au docteur John E.Mack pour avoir osé inclure dans sa pratique des patients prétendant être victimes d’enlèvements extraterrestres à la demande de Budd Hopkins.  Il aura fallu l’intervention de Laurence Rockfeller pour minimiser les dégâts. Chacun est au fait du sort peu enviable qu’a connu dans sa communauté le journaliste J-C Bourret suite à son intérêt jugé démesuré, sur les OVNI.
Les règles du marché français
8.   Lors d’une rencontre avec un attaché commercial de l’Ambassade du Canada, alors que je m’informais des possibilités pour des amis canadiens d’exporter en France un produit de consommation, j’ai appris ceci.  Le marché français de la consommation comporte de nombreuses similitudes avec le marché américain mais démontre aussi d’importantes variables.  Pour le sujet qui nous intéresse, j’ai retenu un point.  Le Français sera nettement plus exigeant sur l’emballage et la présentation.  Même s’il est convaincu de la qualité intrinsèque du produit qu’on lui propose, il tirera ses conclusions à partir du packaging.   Si ce dernier est terne, médiocre ou banal il en déduira inconsciemment que le produit l’est tout autant.  Il est attaché par sa culture, à l’exposition franche de la beauté, de la grâce, de l’élégance du design et lèvera le nez sur tout ce qui s’en échappe.  On m’a donné l’exemple classique de la nouvelle cuisine française qui parvient à vendre à sa clientèle « un petit bout de viande, trois carottes et un peu de sauce » à prix d’or, grâce à la présentation relevant nettement de l’art sculptural.  En d’autres termes, m’a-t-on dit, servir un met exquis dans un carton MacDonald ne passera jamais !   Or, ce carton c’est le mot OVNI.  A lui seul, où qu’il paraisse,  il est aussitôt associé à Raël, Adamski, ou quelque autre bizarre personnage du folklore ufologique.
À mon avis, malgré la crédibilité des auteurs, le traitement sérieux du sujet, c’est ce qui s’est produit avec le rapport COMETA.
« VSD : vous êtes le maillon faible, au revoir ! »
9.   J’approuve donc les détracteurs de la stratégie VSD.  C’est un magazine grand public.  Si on constate la teneur d’un numéro récent avec abondance de filles nues  ou les états d’âme de Loanna de Loft Story on se demande!  Par contre il leur arrive de publier des numéros plus sérieux mais toujours sous une étiquette nettement sensationnaliste : «  Ben Laden frappera à Noël », etc  Ce n’est évidemment pas une critique de sa politique de contenu mais une appréciation de son traitement par la surface. Qu’il soit « hors-série » ne change rien à l’étiquette reconnue de magazine léger, voire fantaisiste qu’est VSD et dont il porte le nom, même si l’équipe de rédaction semble être d’un tout autre acabit.
Ce genre de magazine existe chez-nous : Le Lundi, Dernière Heure etc, ce sont eux également qui publient des textes sur les OVNI, alors que L’Actualité, ou Maclean, magazines destinés aux gens d’affaires et lecteurs preneurs de décisions, ne l’ont jamais fait.
C’est mon reproche personnel.  J’aurais été amèrement déçu de recevoir un tel rapport en couverture sobre, noir et blanc, flanqué de l’étiquette criarde et enfantine de ce magazine.  Je vais aller plus loin dans mon jugement.  On aurait voulu saboter la crédibilité du rapport qu’on aurait pas fait autrement.  S’agit-il d’un manque flagrant d’expérience-média de la part de ceux qui ont négocié cet accord ? Certaines sources tendent à confirmer que deux exemplaires seulement auraient été remis à la presse : le Journal le Monde et Libération.  S’attendait-on à voir ces derniers jubiler devant un numéro hors-série de VSD ?  Comptait-on sur eux pour ouvrir une brèche dans la résistance naturelle de la presse aux « petits hommes verts » et provoquer un déluge médiatique ?  J’éviterai comme je le fais toujours d’être politiquement correct :  Si oui c’est avoir fait preuve d’une grande naïveté.  Mais comme on le verra plus loin ce n’est pas là le problème.
J’ai déjà cité M. Vélasco et je m’autorise à citer ses propos sur cette question très précise. « Le magazine VSD a mauvaise réputation dans certains milieux, parisiens notamment, pour son côté people ».
Cela dit, j’ai donc contacté M. Bernard Thouanel, de VSD HORS-SÉRIE.  Il sera plus simple pour moi de vous faire part du contenu intégral de sa réponse.
« Cher Monsieur Casault,
Merci de votre courrier et pour votre intérêt dans nos publications VSD "Hors-Série".  Je n'ai pas de réponses précises à vos questions, et soyez en sûr que si je pouvais comprendre le mur du silence qui entoure cette question, je serai le premier à en pouvoir expliquer les raisons. Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.
Je vous suggère toutefois de contacter mon directeur François Siégel, qui pourra vous donner de plus amples informations relatives à la couverture relations publiques de nos publications et peut-être ainsi répondre à vos interrogations, étant en prise directe avec l'ensemble des grands patrons de presse et rédacteurs-en chef en France.
Personnellement, j'ai ma petite idée de la raison du silence aussi bien dans les médias, que dans les milieux scientifiques et militaires ou encore médiatiques.
Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document.
D'abord, il n'est pas politiquement et scientifiquement correct de s'intéresser à un sujet tabou rejeté car inexpliqué par la science. Sur ce point, nous n'avons guère évolué depuis Galilée, et il est coutume de jeter en pâture tout chercheur ou avant-gardiste qui oserait transgresser cette frontière...
Deuxièmement, ce n'est pas à vous que je vais vous apprendre qu'une politique du silence profite à tout le monde... Scientifiques, militaires, religieux, politiques, économique, etc.
Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membres
du COMETA qui n'y étaient pas favorables.
Bernard Thouanel
Voyons cela de plus près.
Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.
Ainsi donc, le rapport aurait été distribué à tous les média.  Le contraire m’aurait grandement surpris.
Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document.
M. Thouanel est ufologue, journaliste, il œuvre au sein d’une entreprise commerciale prospère et lucrative.  Personne ne s’attend à ce qu’il pointe du doigt sa propre antenne pour expliquer la réticence des médias.  Je ne le ferais pas non plus et on ne peut le blâmer pour ce fait.  Toutefois il confirme la difficulté qu’éprouve VSD à se faire prendre au sérieux par l’ensemble des médias.  Permettez-moi ici d’expliquer cette situation.  J’ai travaillé près de 18 ans pour une entreprise : Radiomutuel.  Il s’agissait d’un réseau radiophonique prospère et lucratif et surtout très audacieux.  Irrévérencieux, rebelles, fouille-merde à souhait, ses animateurs ont toujours été redoutés par l’establishment.  Radiomutuel vivait toutefois une situation très particulière.  A l’inverse de sa rivale plus conformiste, la firme Télémédia, elle n’était presque jamais citée dans les médias écrits :  «  Oh vous savez, Radiomutuel ! ! ! »  En d’autres termes, je comprends parfaitement ce qui s’est produit avec ce numéro hors-série.  Le courage de publier sur les OVNI, l’audace de le faire avec grand déploiement sont précisément ce qui constitue la fibre d’un média comme VSD et comme Radiomutuel l’était à l’époque avant sa dissolution.  Or, cette fibre, les médias dit « sérieux » y sont proprement allergiques et le facteur de compétition aidant, on utilise cette particularité pour nuire à la crédibilité de son véhicule et donc, de ses passagers.
Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membres
du COMETA qui n'y étaient pas favorables.
Le chat viendrait-il de sortir du sac ?
Il y a plusieurs années j’ai interrompu ma carrière de journaliste pour devenir agent d’information au sein d’un organisme public : la Protection Civile du Québec.  Dirigée exclusivement par des militaires à la retraite, j’ai pu observer un comportement très intéressant de la part de ces gens.  La PCQ ne disposait d’aucun service de presse malgré ses efforts soutenus auprès des huit cent municipalités du Québec, efforts destinés à les inciter à se doter d’un plan d’urgence.  Àprès avoir convaincu la PCQ de se doter d’un tel service on m’a proposé de le diriger.  Les premières années furent extrêmement difficiles.  Lors des réunions de comités d’urgence au cours d’une situation de crise ( Tempêtes de neige, de verglas, inondations etc..) la simple proposition de « dire l’heure au public » leur apparaissait comme la violation d’un secret-défense.  J’utilise la caricature, mais essentiellement ce n’est pas si loin de la vérité et cette difficulté s’accroissait d’autant plus qu’en certaines occasions, des militaires des Forces Armées étaient présents.  Il existe un enfer pour les journalistes croyez-moi !
Thouanel semble avoir vécu la même situation.  Il offre ses services pour publier à grande échelle un document extraordinaire, ce que tout organisme privé aurait accepté sans discuter, un très large sourire aux lèvres.  Mais non, cela se fait « au grand dam de certains membres de COMETA ».   Le syndrome du secret militaire qui ne se perd pas, même à la retraite ?  La peur viscérale des médias qu’éprouvent certaines personnes ayant participé en secret à certaines opérations a t-elle joué ?  Bien sûr. Qui en douterait ?
COMETA publie un rapport dans lequel on retrouve cette recommandation :
Page 70 :  un SEPRA renforcé pourrait utilement consacrer des efforts à la formation des journalistes et créer un site documentaire sur Internet.
Bien que plus loin on semble vouloir utiliser DICOD, il est clair que COMETA souhaite que les études renforcées du phénomène OVNI finissent par aboutir en output au public.  Comment justifier dans ce cas une réserve quelconque face à la diffusion de son propre rapport ?  Était-ce en raison des motifs évoqués plus tôt par le choix de VSD ou était-ce par peur de le rendre public tout simplement ?  C’est aux membres de COMETA cités par Thouanel d’y répondre.
Autres aspects
10.   J’approuve également l’appréciation de certains à l’effet que les auteurs sont mal présentés. Qui écrit quoi ?  Pourquoi certains articles sont signés et d’autres pas ?  Tout n’est pas très limpide.  Le fait que le Général Norlain indique qu’il était en poste à l’IHEDN au moment de donner son aval à COMETA suggère subtilement que ce même institut cautionne son rapport. Si cela est le cas, l’IHEDN n’en dit rien et dès lors on suppose le contraire. Certains ont du vérifier et constatant ce fait, n’ont certes pas apprécier d’avoir été dupés par une pirouette.  Les noms présentés en page 6 ne reviennent jamais dans le document sauf lors de rares exceptions comme c’est le cas pour l’astronome Ribes qui étrangement n’est pas cité en page 6.  Finalement il me paraît évident que choisir la période estivale pour diffuser ce rapport fut une stratégie foncièrement contre-productive.
Ce qui aurait pu être fait
11.   En publiant le rapport dans VSD, on suppose une intention de rendre le document public.  Une intention non sans quelques réserves mais qui sera tout de même manifestée.  Si nous avions été chargés en Amérique d’une telle démarche le processus eut été différent.  En effet il est d’usage lorsqu’un sujet sensible est susceptible de ne pas attirer l’attention des médias, d’envoyer un communiqué aux médias par le biais d’une agence spécialisée en relations publiques ou même parfois par un bureau d’avocats très respectables.  Il invite ces derniers à rencontrer le Général de l’Armée de l’Air Denis Letty pour une communication de la plus haute importance, concernant un sujet préoccupant.
Le titre eut alors été :
Par la présente vous êtes convoqués à une importante conférence de presse du Général Denis Letty, ce mardi 9 octobre 2001 à 14h30
Salle « C » Endroit…..
À quoi doit-on se préparer ?
UNE RÉPONSE EN TERMES D’ACTION À DE NOUVEAUX PROBLÈMES CONCRETS.
Seront présents :
Denis Letty, Général de l’Armée de l’air 2e section AA 35.
Jean-Jacques Vélasco responsable du SEPRA au sein du CNES. Etc…….
La tactique aurait été d’éviter d’utiliser le terme OVNI et d’obliger de la sorte les représentants de la presse à se présenter pour en savoir davantage.  Cela est peut-être une méthode réprouvée en France par son aspect manipulateur, bien honnêtement je l’ignore, mais je puis vous assurer qu’elle est efficace.  Evidemment une telle invitation ces jours-çi n’aurait pas la même signification.
La conférence de presse est une arme à deux tranchants.  Elle place sur la sellette des gens qui acceptent généralement de répondre à un grand nombre de questions qui peuvent parfois se révéler embarrassantes.  Par contre, elle permet d’évacuer de nombreux doutes quant à la crédibilité des auteurs du rapport, ses intentions et son mérite. (Disclosure project en avril 2001 à Washington) Un modérateur devient alors utile et un dry run de l’exercice, à l’image de ceux pratiqués par les avocats avec leurs clients, est fortement recommandé.
Au Québec il s’est produit un événement du genre.  Un ancien chef syndical, très à gauche sur l’échiquier politique, emprisonné même aux heures sombres du FLQ durant la Crise d’octobre en 1970, faisait volte-face en se présentant comme député pour le Parti Libéral, son ennemi juré de toujours.  Imaginez José Bovet qui veut devenir directeur des Relations publiques pour l’industrie des OGM.  La conférence de presse fut présentée de telle manière que personne ne savait ce qui se tramait AVANT qu’il ne fasse son apparition sur scène.  La nouvelle eut l’effet d’une bombe.  Il était clair dans l’esprit des stratèges du Parti Libéral qu’une fuite aurait compromis l’effet souhaité.
Autopsie d’un échec
12.    Chez-nous on utilise une expression qui caractérise un échec, en matière d’information.
Un pétard mouillé !
En expédiant de la sorte le contenu intégral du rapport Cometa aux médias, ils ont eu largement le temps de le lire, de le démolir ou de le ridiculiser puis de l’oublier, ce qu’ils ont fait.  Ils ont éteint la mèche avant qu’elle ne provoque l’explosion désirée.  C’est au cours d’une conférence de presse savamment orchestrée que le rapport aurait du être remis dans son intégralité.  Un point crucial : jamais je n’aurais accepté de donner l’exclusivité à un média, surtout pas un magazine.  À la rigueur j’aurais choisi Le Point ou le Nouvel Observateur ou un magazine d’obédience scientifique.  Sur ce point M. Vélasco a toutefois indiqué qu’à son avis ces publications auraient tout simplement refusé ! A mon avis il aurait tout de même été utile d’essayer mais si c’est le cas, alors saluons donc le courage de VSD Hors série, malgré mes critiques ouvertes à son égard.
Est-il trop tard ?
13.   Deux réponses fortes à cela. Non, il n’est pas trop tard, absolument pas.  Par contre, surtout pas maintenant, compte tenu des événements qui se déroulent dans le monde.  Je propose donc ce scénario ;
- Récupérer dans les enquêtes les plus pointues du SEPRA, un nouveau dossier d’OVNI crédible et significatif avec un témoin-pilote d’avion ou autres.
- Convoquer une conférence de presse avec la mention que des éléments nouveaux conduisent COMETA à relancer le débat.  Il faudrait toutefois être très patient et laisser aux événements du 11 septembre le temps de se dissoudre quelque peu, une fois la riposte de l’OTAN et des Etats-Unis terminée ou tout au moins engagée depuis suffisamment longtemps pour que la presse s’en détache quelque peu.
- Définir les objectifs précis de cette conférence de presse, ayant délimité auprès des autorités concernées leurs intentions.
- Définir très clairement et sans nuances qui est COMETA, qui en sont les membres actuels, quelles sont leurs activités présentes en rapport avec l’ufologie et quelles sont leurs fonctions officielles à ce jour.  TRANSPARENCE ! afin d’éliminer toute ombre ou tout écran causant une certaine confusion entre un organisme privé, un organisme officiel, un organisme privé semi-officiel etc.  Tout orbite autour de ce point majeur.
- Déterminer avec grande précision ce qu’on veut faire avec ce rapport.  Selon les intentions le format de présentation varie considérablement.  Mais un fait demeure, la stratégie de l’exclusivité doit être à tout jamais écartée,.  Donc, pour l’avenir il s’agira désormais d’encadrer avec professionnalisme la présentation média d’un tel rapport ou ses suites, afin d’éviter les conséquences déplorables de la publication de juillet 99.
Mais en bout de piste, n’ayant consulté aucun membre du COMETA ayant pris les décisions que l’on connaît en matière de diffusion, est-il possible que toutes ces options aient été analysées ?  Est-il possible que la stratégie VSD ait été la seule envisagée parce que constituant la seule ouverture possible ?  Est-il possible qu’on ait choisi VSD, parce qu’il était le seul média intéressé à jouer sans crainte la carte des OVNI ?
Si c’est le cas messieurs, la perception du public français face au plus important phénomène de tous les temps est en bien mauvaise posture.  Je rappelle que cette analyse n’a  été sollicitée par aucun membre de COMETA ; elle relève de ma propre initiative et n’a été expédiée à aucun média.
Merci
Jean Casault
Veuillez trouver ici un aperçu de ma carrière sans autres intentions que de  me situer dans le contexte de la présentation de ce rapport d’analyse.
Jean Casault
115 rue de la Pompe
Paris 75116
01 45 53 70 22
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EXPERIENCE
Commentateur d'affaires publiques - janvier 1998 à août 2000
RADIOMEDIA : CHRC - Radio.  Québec.
Il propose et présente Face à Face en 1999,  une émission à caractère social et politique de type lignes ouvertes.  qu’il co-anime avec l'éminent juriste Me Guy Bertrand.  En août 2000, il quitte CHRC à la suite de coupures massives au sein de l'entreprise Radiomédia à Québec.
Il propose et présente Les Quatre Vérités ( Voir le descriptif plus bas)  1998-99
Commentateur d'affaires publiques – mai 1982 à  décembre 1997
RADIOMUTUEL : CJRC - Radio.  Ottawa-Gatineau.
Il propose et présente de nombreuses émissions dans différents créneaux :
Les Quatre Vérités :  Émission de mi-journée. Très puissante et souvent radicale, n’offrant aucun compromis elle scrute l’actualité, démolit les mythes et piétine les tabous.  1993-1997.  Entrevues et propos libres.
Pour le meilleur et pour le pire :  Avec Lyne Michaud il offre un contenu destiné aux couples et sa vie de tous les jours.  2 ans. 1991- 1993. Entrevues
Le Journal du Midi :   Émission constituée d’entrevues  avec des personnalités de tous les milieux, principalement politique et d’affaires. 3 ans.  1987-1990
Si ça vous agace :  Émission d’après-midi visant à défendre les intérêts de consommateurs aux prises avec des marchands ou des organisations au comportement douteux.  1982-1987.
Gérant d’entreprise : 1982-1992 (en parallèle avec ses activités journalistiques)
Vive la Compagnie :Hull-Gatineau
Émission du week-end & soirées dansantes extrêmement populaires destinées aux gens seuls. En dix ans, près de 500,000 personnes y ont assistées.
Attaché littéraire - 1980 à 1982
Éditions Presses Sélect.  Montréal-Paris.
Jean Casault représente les intérêts d'un collectif d'auteurs affiliés à l'éditeur afin de promouvoir la distribution de leurs œuvres au Québec.  Il devient rédacteur-en-chef d'un hebdomadaire consacré à ces auteurs.  Le mandat fut élargi au territoire français, à Paris, Nice et Genève en Suisse au cours des trois mois qui ont précédé la fermeture subite de l'entreprise.
Directeur des relations publiques et commentateur -1976 à 1980
RADIOMUTUEL : CJRP-Radio.  Québec.
Jean Casault est  responsable de la rédaction de l'éditorial reflétant la position de la station dans les dossiers sociaux et politiques. Il est également en charge des relations avec l'auditoire, de l'organisation de campagne de promotion avec les clients et de la rédaction du matériel publicitaire entourant ces événements.  Il est également animateur d'une émission de lignes ouvertes consacrée aux développements des alternatives dans le domaine de la santé, de la nutrition et d'autres préoccupations connexes.
Agent d'information - 1972 à 1976
Protection Civile du Québec.  Bureau Central Québec.
2.   Jean Casault est responsable de la rédaction de la documentation pertinente et destinée au public ainsi qu'aux media.  Il est également responsable de l'information en temps d'urgence sur les lieux ou du Bureau Central de Québec.  Il est chargé d'exécuter divers projets : rapport annuel, film promotionnel (en collaboration avec l'ONF), dépliants, organisation de conférences de presse en temps de crise. Il enseigne les techniques d’information aux officiers municipaux.  En plus, il est affecté au poste de responsable provincial de l'information en cas de crise majeure, à la base souterraine deValcartier.
Nouvelliste - 1971 à 1972
CKCV-Radio.  Québec.
Rédaction des nouvelles, reportages et présentations des bulletins de nouvelles.
Nouvelliste - 1970 à 1971
CFCM-TV.  Sainte-Foy.
Idem
Nouvelliste  - 1969 à 1970
CFLS-Radio.  Lévis.
Idem
FORMATION
• Secondaire V.  Québec.
• Stage l et ll du Cours d’organisation scientifique de l’entreprise (COSE).  Québec (1974).
• Différents cours spécialisés en mesures d’urgence offerts par l’OMU (l’Organisation des Mesures d’urgence du Canada.) à Arnprior, Ontario (1975) :
- Information en temps de crise
- Gestion de l’information
- Coordination des ressources en temps de crise.
AUTRES ACTIVITÉS
Jean Casault a publié au cours de sa carrière de nombreux articles destinés aux médias.  Depuis 1972, Il a également publié sept ouvrages dont un seul à compte d’auteur:
Kengele Jana                                                  À venir
Le Parchemin de Jacques.                              2001 -Éditions Incalia
L’Esprit de Thomas.                                       2000 - Éditions Incalia
Dialogue avec mon Supérieur immédiat.      1998 - Éditions Incalia
Les Extraterrestres.                                        1995 - Québecor .
Dossier OVNI.                                                 1980 - Libre Expression.
La Grande Alliance.                                       1978 - Éditions belles-lettres Guy Maheux
Manifeste pour l’avenir.                                 1972 - À compte d’auteur
Jean Casault fut officier-instructeur auprès des  cadets dans la Réserve de la Marine canadienne de 1975 à 1978.  HMCS 08 Champlain.
Monsieur Casault a dirigé diverses organisations de recherche dans des domaines para-scientifiques & ufologiques de 1966 à 1975  à Québec et de 1995 à 1998 à Hull.  Il a été éditeur et rédacteur-en-chef d'un magazine spécialisé (AFFA) de 1969 à 1975.  Jean Casault est également un conférencier de longue date ayant débuté cette activité dès 1966 jusqu’à ce jour. Il est né à Québec le 3 mars 1950.
Photographe amateur.
RÉFÉRENCES : M. Jacques Papin. Directeur-général INFOS 690.
215 St-Jacques  Poste 333, Montréal H2Y-1M6 ( 514) 849-1690
M. Papin a été l’employeur  de Jean Casault sous diverses fonctions de 1982 à 2000.
Note : Tous les articles sur ce site peuvent être partagés avec autant de gens que vous le désirez. Ils ne doivent toutefois pas être altérés ou modifiés et le crédit à l’auteur et au site porteur doivent être clairement identifiés. Merci 

Code 3483

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 Ce texte a été envoyé aux membres de COMETA en octobre 2001 après que j'ai eu une rencontre avec l'ufologue Jean-Gabriel Greslé à sa résidence de Favières. J'ai alors appris que ce rapport rédigé par des anciens  des Forces Armées et du Gouvernement de la République Française avait été confié à un magazine du nom de VSD pour sa publication. Autant dire qu'un rapport du même genre aurait, ici au Québec été  confié à  la SEMAINE.  J'étais abasourdi et furieux. Il m'a donc suggéré fortement de faire part de mes sentiments par écrit. Voilà le texte en question.


RAPPORT SUR LES RÉACTIONS DE LA PRESSE FRANÇAISE.

Ré : LES OVNI ET LA DÉFENSE.  Le rapport COMETA


Soumis par Jean Casault, journaliste et ufologue.
Paris, octobre 2001.

Introduction

1. Cette analyse non sollicitée et rédigée sous la forme d’un article de presse est destinée aux auteurs du rapport Cometa et vise essentiellement à déterminer le pourquoi du peu de réactions dans la presse française, suite à sa diffusion au cours de l’été 1999.
Après analyse je propose un scénario correctif.
Mise en situation
2.  En 1995 je dirigeais le CEIPI (centre d’étude et d’information sur les phénomènes inexpliqués).  Mon intérêt pour ces questions remonte à 1966 alors que je mettais sur pied la SRPM (société de recherche sur les phénomènes mystérieux).  Depuis, j’ai publié trois ouvrages sur mes enquêtes effectuées auprès de témoins.  Il s’agissait évidemment de dossiers québécois. Parallèlement à mes efforts soutenus en ufologie je suis devenu journaliste en 1969.  Mon médium : la radio.  Tour à tour je fus reporter, commentateur, analyste, et éditorialiste.  Au cours des toutes ces années j’ai donc été aux premières loges des événements importants de notre actualité ce qui m’a permis d’observer également le travail de mes confrères de la télévision et des grands journaux.  Simultanément j’ai pu également observer de près les tactiques plus ou moins habiles des organismes publics ou privés pour éviter le faisceau de la presse ou l’attirer sur eux.  
Comportement général de la presse 
3.   Qu’ils soient français, canadiens, américains ou autre, tous les journalistes membres d’une entreprise privée ou d’état ont une seule et unique préoccupation : rapporter l’élément nouveau  avec l’angle exclusif que les autres n’auront pas.  Outre le fameux «scoop » qui contrairement à la croyance populaire n’est pas l’essentiel de leur quotidien, les journalistes cherchent surtout à rendre leur travail juste, différent, unique, voire original.  Nous le constatons avec le traitement accordé par un et par l’autre aux événements du 11 septembre.  Ils répètent la même chose mais dans un ordre qui varie, selon une perspective plus ou moins pointue sur tel ou tel aspect. 
Un autre facteur important intervient dans la diffusion de la nouvelle.  Les grands responsables de ce que nous lisons ou entendons ne sont pas les journalistes eux-mêmes, mais les chefs de pupitre, les chefs de rédaction.  Ce sont eux, avec parfois l’assentiment non sollicité de l’éditeur principal ou du directeur des programmes  qui vont déterminer ce qui est publié/diffusé et le cas échéant dans quel ordre et avec quelle importance.  En France il appert que la polarisation des politiques éditoriales s’exprime peut-être avec plus d’intensité qu’en Amérique.  Certains vont jusqu’à dire que les médias d’importance publient leur propre appréciation en évitant le débat dans leurs propres colonnes.  À titre d’exemple peut-être, le Figaro aura donc choisi de faire sa première page avec l’hypothèse d’un attentat terroriste à Toulouse, alors que TF-1 choisira de traiter cette information presque en fin de bulletin avant les actualités sportives. 

Sur l’impact atténué du rapport Cometa
4.   Le 29 septembre 2001 je rencontrais Jean Gabriel Greslé et son épouse à leur résidence de Favières.  Quelques années auparavant M. Greslé était de passage au Québec pour une conférence sur les OVNI et c’est à cette occasion que nous avons fait connaissance.
Lorsque j’ai terminé la lecture du rapport COMETA, ma première question adressée à M. Greslé fut de déterminer quelles avaient été les réactions la presse française.  Je fus consterné d’apprendre le peu d’impact soulevé par ce rapport.  À sa suggestion, j’ai donc débuté un exercice de recherche afin de comprendre le pourquoi d’une telle absence de réactions.
En première analyse il me fallait évacuer les raisons habituelles qui motivent chez les diffuseurs une absence de réactions.  Puis, j’ai expédié de nombreux courriers électroniques à divers spécialistes et intervenants pour connaître leurs réactions.

Mais voyons d’abord les résultats de cette première analyse.

1- Un sujet sans intérêt 2- Des auteurs non crédibles ou connus pour leurs élucubrations 3- Un traitement amateur, sans fondement et dénués d’arguments.4- Une propagande déguisée pour un parti politique, un organisme etc.
 

Un sujet sans intérêt
Mon expérience au Québec en tant qu’ufologue et journaliste me permet d’affirmer ceci :  La crainte première d’un journaliste est de perdre sa crédibilité, tant auprès de ses patrons et confrères qu’auprès du public.  Il évitera donc d’aborder, le premier, des sujets sensibles ou pire encore, des sujets risibles.  J’ai observé cela à de nombreuses reprises au Canada.  Notamment un jour, lors d’une conférence de presse du Ministre de la Défense du Canada à la base militaire de Valcartier il était question de l’intégration des femmes, du budget revisé et de plusieurs autres aspects généraux.  Voyant l’ouverture plutôt large des sujets abordés, j’ai demandé au Ministre ce qu’il pensait du volte-face de son ministère dans l’affaire Michalak ( Un dossier OVNI très chaud qui avait causé des remous jusqu’à la Chambres des Communes).  Il a peu répondu visiblement mal à l’aise.  Par contre, au sortir de la conférence, tous mes collègues se sont moqués de ma question et bien sûr, personne n’a rapporté ni cette dernière, ni la réponse mitigée du ministre sur ce sujet.  Voilà donc le cauchemar d’un journaliste, qui ne se serait jamais produit, si d’autres avec moi avaient fait chorus, ce qui ne fut pas le cas.

Les OVNIS deviennent donc un sujet susceptible d’attirer ce genre d’ennuis aux journalistes qui pourtant, pourraient avoir sur le plan personnel un certain intérêt.  Lors de futures rencontres avec le Ministre de la Défense j’ai donc été plus discret dans mes questions, afin de limiter le nombre croissant d’interpellations du genre «Voilà le petit homme vert ! » à chaque conférence de presse où je me présentais.  Fait à noter, ma discrétion soudaine ne venait pas tant de mes craintes personnelles que celles de mes employeurs, peu intéressés d’avoir dans leur équipe un « original », cible des quolibets de la compétition.  Leurs craintes se sont d’ailleurs manifestées à de nombreuses reprises au cours de ma carrière.

Il est donc possible que les journalistes qui ont reçu le rapport Cometa aient été quelque peu prudents avant de sauter sur lui comme un chien sur un os.

Cometa sans intérêt ?

Non, mais le sujet des OVNI demeurera toujours un sujet très risqué. 
 

Manque de crédibilité des auteurs

 

Un rapide coup d’œil sur les noms des auteurs écarte aussitôt cette possibilité.  Par contre il est possible que pour justifier un intérêt pondéré envers le rapport on ait soulevé un aspect très particulier des auteurs : la mention «  ancien » que l’on note dans la présentation des principaux auteurs et qui génère une certaine confusion.  Le Général Bernard Norlain ancien directeur….le professeur André Lebeau, ancien président….signent les deux premiers documents.  Certains ufologues français que j’ai interrogé m’ont répondu qu’ils avaient l’impression qu’il s’agissait d’un regroupement de civils et d’anciens militaires à la retraite voulant donner un aspect officiel à un document qui ne l’est pas !  La crédibilité des auteurs n’est donc pas en doute mais les journalistes ont-ils mis en doute la crédibilité de leurs intentions ?  Cela dit je m’explique mal une réaction hostile de la presse face à des « anciens » lorsqu’on voit l’usage qu’ils font de ces mêmes personnages lors de situations de crise comme c’est le cas présentement. 

 

Traitement amateur
Ne s’applique nullement à ce document.

Propagande déguisée 
J’ai fais allusion à cela un peu plus tôt.  Mon intérêt personnel pour les OVNI me rend très subjectif.  Je sais donc parfaitement comment j’aurais personnellement réagi, si en tant que journaliste dans un média français, j’avais été récipiendaire du rapport Cometa.  Par contre je crois être en mesure de vous dire comment un journaliste et surtout un chef de pupitre, hostile au phénomène a pu réagir.  Sa première question a du être :  « Que cherchent-ils à dire avec ce truc ? »  « Qui sont vraiment ces gens ? » « Pourquoi eux et pourquoi maintenant ? ». 

Ma crainte est qu’ils ont répondu à la place des auteurs ne prenant pas la peine de les confronter directement.  Je peux facilement imaginer leur réaction lorsqu’ils ont pris connaissance des conclusions de la page 71 et je cite :  «  L’hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientitifique ».  Voilà qui place le journaliste à des années-lumière des conclusions confortables du tristement célèbre rapport Condon.  Or voilà, ont du se dire ces chefs de l’information :  « Cometa a-t-il été commandé ou commandité par l’État? »  « Est-il de la même trempe que le rapport Condon, c’est à dire le fruit du travail concerté d’experts à la demande de l’Élysée ou de Matignon ? »  Répondant eux-mêmes à ces questions par la négative, ils ont donc conclu, je crois, qu’une magouille quelconque se cachait derrière ce rapport.  « Voilà des privés qui veulent fonder un groupe de recherche »  «Ce sont des anciens directeurs de ceci et de cela qui cherchent à embarrasser le Gouvernement , ou alors à se faire passer subtilement pour un organisme officiel»  « Comment des gens sérieux en fonction peuvent-ils parler d’extraterrestres, ce n’est pas logique, cela ne tient pas la route! »  Ce ne sont là que spéculations évidemment.

Réactions diverses sur le rapport
5.   ( Les noms et coordonnées des ufologues et autres experts  interrogés sont disponibles)
Sur les objectifs du rapport
PG.  «  Ce rapport n’est destiné ni aux autorités ni au grand public : ce n’est pas clair » CM :  « L’objectif n’est pas clair : s’il était destiné au grand public, ils auraient du s’y prendre autrement.  PH : L’IHEDN ne reconnaît pas le rapport.  Il est de toute manière évident que l’intention est de ramener à l’ETCA ( Etablissement technique central de l’armement) l’essentiel les données essentielles.  Le public n’a aucune importance. »

Sur le choix de VSD
PG :  « Numéro peu attrayant, tiré à moins de 70,000 exemplaires.  L’agent qui a négocié sa publication est le même que celui qui a sucré les recherches de JP Petit et qui invite des détracteurs lors des émissions de télé ».  CM : J’aurais fais appel à des personnes compétentes avant publication et j’aurais écarté VSD.  PH :  « Une petite bombe en soi ».  PL :  Un très mauvais choix qui enlève toute crédibilité au rapport »

Sur les auteurs

 

PeP  «  Pour nous cela s’apparente à l’un de ces tea party où de vieilles dames anglaises très chic refont le monde.  L’initiative est totalement privée et n’engage que ses auteurs qui n’ont d’ailleurs pas daigné signer ledit rapport.  Il ne s’agit qu’un énième avis plus ou moins autorisé. »  EP : « Je pense qu’il y a eu déjà beaucoup trop de bruit autour de ce torchon ».  JF : Ce rapport  est ni plus ni moins que l’expression des services secrets-défense pour faire pression sur les Américains.  Il fait partie de la même tendance que le Disclosure Project. CP : « L’Association des Cadres et Anciens Auditeurs de l’IHEDN ne constitue pas une structure officielle.  L’hypothèse extraterrestre constitue un péché par excès » »
Sur les réactions de presse
CM : «  Réactions moqueuses dans le Canard Enchaîné.  Courte entrevue télévisée.  Article sceptique dans Libération, entrefilet dans Le Monde. 
Appréciation générale
6.   Les milieux ufologiques et scientifiques rejettent COMETA pour plusieurs raisons. On a évoqué aussi que COMETA propose de ramener l’ufologie vers les milieux officiels sous-entendant que les ufologues privés ne sont pas sérieux.  Par contre on reproche à COMETA d’être tombé dans l’irrationnel et le vague en évoquant Roswell, les paléo-contacts etc.  Un intervenant est outré par cette petite phrase en page 36 «  Le fait que les objets observés de près n'aient pas laissé apparaître (ou entendre) de système de refroidissement peut s'expliquer tant que la durée des vols des engins ne dépasse pas quelques dizaines de minutes. Selon lui : « … pour poser une telle question il faut être le même qui a accepté anonymement de présenter le documentaire ridicule sur FR-2 en septembre dernier ».  On met largement en doute l’objectif du rapport : à qui s’adresse-t-il ?  « N’importe qui peut expédier un rapport au Président cela ne signifie rien », soulève un intervenant. « Ce rapport n’est pas officiel mais il s’en donne l’air » critique-t-on. Un ufologue averti estime que l’hypothèse extraterrestre et l’utilisation du dossier Roswell sont ses grandes faiblesses.  Ce même ufologue estime également que d’autres erreurs ou exagérations ne contribuent pas au sérieux du rapport il cite notamment :

 

Erreurs factuelles dans le dossier Lakenheath. ( Sans autres précisions) ( p 12-13)L’hypothèse extraterrestre ( P 71)Les inepties du Colonel Corso (P 52)L’affirmation en p78 que l’affaire Roswell aurait pu être planifiée par les extraterrestres pour intimider les Américains. L’affirmation selon laquelle le Roswell Report de l’US Air Force est un outil de désinformation.Attitude d’infériorité face aux Américains : P. 57 et 77 à 79 Aucune preuve que le rapport ait été remis à l’Élysée ou Matignon via les services officiels. Sinon par la poste sans doute !

 

Le journaliste Haiko Lietz est emballé par le rapport COMETA et suppose qu’il a obtenu un impact important aux Etats-Unis et même au Chili.  J’ai communiqué avec le docteur Peter Sturrock pour connaître son opinion sur COMETA et malgré la présence de MM. Vélasco et Louange sur son propre comité d’experts réunis à Pocantico deux ans avant COMETA, il n’a pas étudié ce dossier refusant donc de le commenter.  J’ai trouvé étrange que le docteur Sturrock n’ait pas pris connaissance du rapport COMETA et je dirai même que ce n'est pas rassurant.  L’IHEDN, et M.Colombani du journal le Monde n’ont pas retourné mes appels. Réaction éloquente.  Par contre j’ai eu le plaisir d’échanger quelques propos avec M. Jean-Jacques Vélasco.  Selon lui, le phénomène OVNI est un sujet tabou, très sensible et il n’est pas surpris du peu de réactions de la presse française.  

 

Pourquoi un tabou ?

7.   À cette question il est facile de répondre.  Les OVNI sont tabou et le seront tant et aussi longtemps qu’ils seront récupérés par les David Icke (USA), Richard Glenn (CDN), Claude Vorilhon,(FR) les médiums, les voyants, les illuminés et les gurus.  De tous les « mystères » qui existent, ce phénomène est sans aucun doute celui qui attire le plus de paranoïaques, de névropathes et de fanatiques, plus encore que les phénomènes parapsychologiques pourtant plus anciens dans nos cultures  et plus spectaculaires.  Je dois avouer à mon corps défendant, avoir été moi-même dupé par certains d’entre eux.  Pas étonnant donc de voir l’ufologie souffrir à sa manière de la cohabitation malsaine entre la folie des uns et la raison excessive des autres. En effet l’Union rationaliste, les associations de Sceptiques n’ont pas aidé également par leur approche quasi punitive à l’égard de ceux et celles qui osent démontrer un intérêt, même mitigé, face à cette question.  Elles sont à mes yeux autant de sectes « anti » qu’il existe de sectes « pro »

 

A ce propos, les milliers de sectes qui pullulent en Occident ne vont pas aider la cause ufologique particulièrement lorsqu’on entend les membres de certaines d’entre elles prétendre que la comète de Hale-Bopps hébergeait un OVNI pendant que d’autres sont en contact avec des entités de Sirius, qu’ils sont allés rejoindre d’ailleurs avec un peu de vodka et de compote de pommes ( Heaven’s Gate).

Il y a quelques années de cela, un grand quotidien québécois traitait avec sérieux de la remise d’un chèque d’assurance à un Anglais qui affirmait avoir été enlevé par des extraterrestres, mais que ce risque avait été couvert par une compagnie d’Assurance.  Le canular éventé, le chef de rédaction de ce journal a juré que pas une autre fois on verrait le mot OVNI imprimé dans son journal.  Si émotive qu’elle soit, cette réaction est éloquente.  
Demander au Journal le Monde de traiter des OVNI c’est comme si on avait demandé à  Senseï Ueshiba, grand maître d’Aïkido de commenter favorablement une session de catch de la World Wresling Federation avec Hulk Hogan.  Rappelons-nous les réactions très hostiles du CA de l’Université de Cambridge face au docteur John E.Mack pour avoir osé inclure dans sa pratique des patients prétendant être victimes d’enlèvements extraterrestres à la demande de Budd Hopkins.  Il aura fallu l’intervention de Laurence Rockfeller pour minimiser les dégâts. Chacun est au fait du sort peu enviable qu’a connu dans sa communauté le journaliste J-C Bourret suite à son intérêt jugé démesuré, sur les OVNI.

 

Les règles du marché français
8.   Lors d’une rencontre avec un attaché commercial de l’Ambassade du Canada, alors que je m’informais des possibilités pour des amis canadiens d’exporter en France un produit de consommation, j’ai appris ceci.  Le marché français de la consommation comporte de nombreuses similitudes avec le marché américain mais démontre aussi d’importantes variables.  Pour le sujet qui nous intéresse, j’ai retenu un point.  Le Français sera nettement plus exigeant sur l’emballage et la présentation.  Même s’il est convaincu de la qualité intrinsèque du produit qu’on lui propose, il tirera ses conclusions à partir du packaging.   Si ce dernier est terne, médiocre ou banal il en déduira inconsciemment que le produit l’est tout autant.  Il est attaché par sa culture, à l’exposition franche de la beauté, de la grâce, de l’élégance du design et lèvera le nez sur tout ce qui s’en échappe.  On m’a donné l’exemple classique de la nouvelle cuisine française qui parvient à vendre à sa clientèle « un petit bout de viande, trois carottes et un peu de sauce » à prix d’or, grâce à la présentation relevant nettement de l’art sculptural.  En d’autres termes, m’a-t-on dit, servir un met exquis dans un carton MacDonald ne passera jamais !   Or, ce carton c’est le mot OVNI.  A lui seul, où qu’il paraisse,  il est aussitôt associé à Raël, Adamski, ou quelque autre bizarre personnage du folklore ufologique. 
À mon avis, malgré la crédibilité des auteurs, le traitement sérieux du sujet, c’est ce qui s’est produit avec le rapport COMETA.
   

« VSD : vous êtes le maillon faible, au revoir ! »
9.   J’approuve donc les détracteurs de la stratégie VSD.  C’est un magazine grand public.  Si on constate la teneur d’un numéro récent avec abondance de filles nues  ou les états d’âme de Loanna de Loft Story on se demande!  Par contre il leur arrive de publier des numéros plus sérieux mais toujours sous une étiquette nettement sensationnaliste : «  Ben Laden frappera à Noël », etc  Ce n’est évidemment pas une critique de sa politique de contenu mais une appréciation de son traitement par la surface. Qu’il soit « hors-série » ne change rien à l’étiquette reconnue de magazine léger, voire fantaisiste qu’est VSD et dont il porte le nom, même si l’équipe de rédaction semble être d’un tout autre acabit.

Ce genre de magazine existe chez-nous : Le Lundi, Dernière Heure etc, ce sont eux également qui publient des textes sur les OVNI, alors que L’Actualité, ou Maclean, magazines destinés aux gens d’affaires et lecteurs preneurs de décisions, ne l’ont jamais fait. C’est mon reproche personnel.  J’aurais été amèrement déçu de recevoir un tel rapport en couverture sobre, noir et blanc, flanqué de l’étiquette criarde et enfantine de ce magazine.  Je vais aller plus loin dans mon jugement.  On aurait voulu saboter la crédibilité du rapport qu’on aurait pas fait autrement.  S’agit-il d’un manque flagrant d’expérience-média de la part de ceux qui ont négocié cet accord ? Certaines sources tendent à confirmer que deux exemplaires seulement auraient été remis à la presse : le Journal le Monde et Libération.  S’attendait-on à voir ces derniers jubiler devant un numéro hors-série de VSD ?  

 

Comptait-on sur eux pour ouvrir une brèche dans la résistance naturelle de la presse aux « petits hommes verts » et provoquer un déluge médiatique ?  J’éviterai comme je le fais toujours d’être politiquement correct :  Si oui c’est avoir fait preuve d’une grande naïveté.  Mais comme on le verra plus loin ce n’est pas là le problème.
J’ai déjà cité M. Vélasco et je m’autorise à citer ses propos sur cette question très précise. « Le magazine VSD a mauvaise réputation dans certains milieux, parisiens notamment, pour son côté people ».  

 

Cela dit, j’ai donc contacté M. Bernard Thouanel, de VSD HORS-SÉRIE.  Il sera plus simple pour moi de vous faire part du contenu intégral de sa réponse.

« Cher Monsieur Casault,
Merci de votre courrier et pour votre intérêt dans nos publications VSD "Hors-Série".  Je n'ai pas de réponses précises à vos questions, et soyez en sûr que si je pouvais comprendre le mur du silence qui entoure cette question, je serai le premier à en pouvoir expliquer les raisons. Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.

Je vous suggère toutefois de contacter mon directeur François Siégel, qui pourra vous donner de plus amples informations relatives à la couverture relations publiques de nos publications et peut-être ainsi répondre à vos interrogations, étant en prise directe avec l'ensemble des grands patrons de presse et rédacteurs-en chef en France.
Personnellement, j'ai ma petite idée de la raison du silence aussi bien dans les médias, que dans les milieux scientifiques et militaires ou encore médiatiques.

Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document.
D'abord, il n'est pas politiquement et scientifiquement correct de s'intéresser à un sujet tabou rejeté car inexpliqué par la science. Sur ce point, nous n'avons guère évolué depuis Galilée, et il est coutume de jeter en pâture tout chercheur ou avant-gardiste qui oserait transgresser cette frontière...

 

Deuxièmement, ce n'est pas à vous que je vais vous apprendre qu'une politique du silence profite à tout le monde... Scientifiques, militaires, religieux, politiques, économique, etc.

 

Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membresdu COMETA qui n'y étaient pas favorables. 
Bernard Thouanel

Voyons cela de plus près.
Toutes nos publications sont distribuées à l'ensemble des médias dès leur sortie par le biais d'une agence de relations publiques.
Ainsi donc, le rapport aurait été distribué à tous les média.  Le contraire m’aurait grandement surpris. 
Il n'y a pas que le rapport COMETA. Toutes nos publications sont boudées alors que nous avons publié des cas en détails bien plus passionnants que ceux figurant dans ce document. 
M. Thouanel est ufologue, journaliste, il œuvre au sein d’une entreprise commerciale prospère et lucrative.  Personne ne s’attend à ce qu’il pointe du doigt sa propre antenne pour expliquer la réticence des médias.  Je ne le ferais pas non plus et on ne peut le blâmer pour ce fait.  Toutefois il confirme la difficulté qu’éprouve VSD à se faire prendre au sérieux par l’ensemble des médias.  Permettez-moi ici d’expliquer cette situation.

 

 J’ai travaillé près de 18 ans pour une entreprise : Radiomutuel.  Il s’agissait d’un réseau radiophonique prospère et lucratif et surtout très audacieux.  Irrévérencieux, rebelles, fouille-merde à souhait, ses animateurs ont toujours été redoutés par l’establishment.  Radiomutuel vivait toutefois une situation très particulière.  A l’inverse de sa rivale plus conformiste, la firme Télémédia, elle n’était presque jamais citée dans les médias écrits :  «  Oh vous savez, Radiomutuel ! ! ! »  

En d’autres termes, je comprends parfaitement ce qui s’est produit avec ce numéro hors-série.  Le courage de publier sur les OVNI, l’audace de le faire avec grand déploiement sont précisément ce qui constitue la fibre d’un média comme VSD et comme Radiomutuel l’était à l’époque avant sa dissolution.  Or, cette fibre, les médias dit « sérieux » y sont proprement allergiques et le facteur de compétition aidant, on utilise cette particularité pour nuire à la crédibilité de son véhicule et donc, de ses passagers. 

Enfin, je vous rappelle que le COMETA ne visait aucunement la publication de leurs écrits, si ce n'est peut-être une publication littéraire à l'origine. C'est moi, qui ai poussé à la roue de la diffusion par VSD Hors-Série de ce document, au grand dam de certains membresdu COMETA qui n'y étaient pas favorables. 
Le chat viendrait-il de sortir du sac ? 

 

Il y a plusieurs années j’ai interrompu ma carrière de journaliste pour devenir agent d’information au sein d’un organisme public : la Protection Civile du Québec.  Dirigée exclusivement par des militaires à la retraite, j’ai pu observer un comportement très intéressant de la part de ces gens.  La PCQ ne disposait d’aucun service de presse malgré ses efforts soutenus auprès des huit cent municipalités du Québec, efforts destinés à les inciter à se doter d’un plan d’urgence.  Àprès avoir convaincu la PCQ de se doter d’un tel service on m’a proposé de le diriger.  Les premières années furent extrêmement difficiles.  Lors des réunions de comités d’urgence au cours d’une situation de crise ( Tempêtes de neige, de verglas, inondations etc..) la simple proposition de « dire l’heure au public » leur apparaissait comme la violation d’un secret-défense.  J’utilise la caricature, mais essentiellement ce n’est pas si loin de la vérité et cette difficulté s’accroissait d’autant plus qu’en certaines occasions, des militaires des Forces Armées étaient présents.  Il existe un enfer pour les journalistes croyez-moi !

 

Thouanel semble avoir vécu la même situation.  Il offre ses services pour publier à grande échelle un document extraordinaire, ce que tout organisme privé aurait accepté sans discuter, un très large sourire aux lèvres.  Mais non, cela se fait « au grand dam de certains membres de COMETA ».   Le syndrome du secret militaire qui ne se perd pas, même à la retraite ?  La peur viscérale des médias qu’éprouvent certaines personnes ayant participé en secret à certaines opérations a t-elle joué ?  Bien sûr. Qui en douterait ? 
COMETA publie un rapport dans lequel on retrouve cette recommandation :
Page 70 :  un SEPRA renforcé pourrait utilement consacrer des efforts à la formation des journalistes et créer un site documentaire sur Internet.

Bien que plus loin on semble vouloir utiliser DICOD, il est clair que COMETA souhaite que les études renforcées du phénomène OVNI finissent par aboutir en output au public.  Comment justifier dans ce cas une réserve quelconque face à la diffusion de son propre rapport ?  Était-ce en raison des motifs évoqués plus tôt par le choix de VSD ou était-ce par peur de le rendre public tout simplement ?  C’est aux membres de COMETA cités par Thouanel d’y répondre.

Autres aspects
10.   J’approuve également l’appréciation de certains à l’effet que les auteurs sont mal présentés. Qui écrit quoi ?  Pourquoi certains articles sont signés et d’autres pas ?  Tout n’est pas très limpide.  Le fait que le Général Norlain indique qu’il était en poste à l’IHEDN au moment de donner son aval à COMETA suggère subtilement que ce même institut cautionne son rapport. Si cela est le cas, l’IHEDN n’en dit rien et dès lors on suppose le contraire. Certains ont du vérifier et constatant ce fait, n’ont certes pas apprécier d’avoir été dupés par une pirouette.  Les noms présentés en page 6 ne reviennent jamais dans le document sauf lors de rares exceptions comme c’est le cas pour l’astronome Ribes qui étrangement n’est pas cité en page 6.  Finalement il me paraît évident que choisir la période estivale pour diffuser ce rapport fut une stratégie foncièrement contre-productive.
Ce qui aurait pu être fait 
11.   En publiant le rapport dans VSD, on suppose une intention de rendre le document public.  Une intention non sans quelques réserves mais qui sera tout de même manifestée.  Si nous avions été chargés en Amérique d’une telle démarche le processus eut été différent.  En effet il est d’usage lorsqu’un sujet sensible est susceptible de ne pas attirer l’attention des médias, d’envoyer un communiqué aux médias par le biais d’une agence spécialisée en relations publiques ou même parfois par un bureau d’avocats très respectables.  Il invite ces derniers à rencontrer le Général de l’Armée de l’Air Denis Letty pour une communication de la plus haute importance, concernant un sujet préoccupant.
Le titre eut alors été :  
Par la présente vous êtes convoqués à une importante conférence de presse du Général Denis Letty, ce mardi 9 octobre 2001 à 14h30Salle « C » Endroit…..À quoi doit-on se préparer ? UNE RÉPONSE EN TERMES D’ACTION À DE NOUVEAUX PROBLÈMES CONCRETS.
Seront présents : 
Denis Letty, Général de l’Armée de l’air 2e section AA 35.Jean-Jacques Vélasco responsable du SEPRA au sein du CNES. Etc…….

La tactique aurait été d’éviter d’utiliser le terme OVNI et d’obliger de la sorte les représentants de la presse à se présenter pour en savoir davantage.  Cela est peut-être une méthode réprouvée en France par son aspect manipulateur, bien honnêtement je l’ignore, mais je puis vous assurer qu’elle est efficace.  Evidemment une telle invitation ces jours-çi n’aurait pas la même signification.

La conférence de presse est une arme à deux tranchants.  Elle place sur la sellette des gens qui acceptent généralement de répondre à un grand nombre de questions qui peuvent parfois se révéler embarrassantes.  Par contre, elle permet d’évacuer de nombreux doutes quant à la crédibilité des auteurs du rapport, ses intentions et son mérite. (Disclosure project en avril 2001 à Washington) Un modérateur devient alors utile et un dry run de l’exercice, à l’image de ceux pratiqués par les avocats avec leurs clients, est fortement recommandé.

Au Québec il s’est produit un événement du genre.  Un ancien chef syndical, très à gauche sur l’échiquier politique, emprisonné même aux heures sombres du FLQ durant la Crise d’octobre en 1970, faisait volte-face en se présentant comme député pour le Parti Libéral, son ennemi juré de toujours.  Imaginez José Bovet qui veut devenir directeur des Relations publiques pour l’industrie des OGM.  La conférence de presse fut présentée de telle manière que personne ne savait ce qui se tramait AVANT qu’il ne fasse son apparition sur scène.  La nouvelle eut l’effet d’une bombe.  Il était clair dans l’esprit des stratèges du Parti Libéral qu’une fuite aurait compromis l’effet souhaité.

Autopsie d’un échec
12.    Chez-nous on utilise une expression qui caractérise un échec, en matière d’information.
Un pétard mouillé !   
En expédiant de la sorte le contenu intégral du rapport Cometa aux médias, ils ont eu largement le temps de le lire, de le démolir ou de le ridiculiser puis de l’oublier, ce qu’ils ont fait.  Ils ont éteint la mèche avant qu’elle ne provoque l’explosion désirée.  C’est au cours d’une conférence de presse savamment orchestrée que le rapport aurait du être remis dans son intégralité.  Un point crucial : jamais je n’aurais accepté de donner l’exclusivité à un média, surtout pas un magazine.  À la rigueur j’aurais choisi Le Point ou le Nouvel Observateur ou un magazine d’obédience scientifique.  Sur ce point M. Vélasco a toutefois indiqué qu’à son avis ces publications auraient tout simplement refusé ! A mon avis il aurait tout de même été utile d’essayer mais si c’est le cas, alors saluons donc le courage de VSD Hors série, malgré mes critiques ouvertes à son égard.
Est-il trop tard ?   
13.   Deux réponses fortes à cela. Non, il n’est pas trop tard, absolument pas.  Par contre, surtout pas maintenant, compte tenu des événements qui se déroulent dans le monde.  Je propose donc ce scénario ;
- Récupérer dans les enquêtes les plus pointues du SEPRA, un nouveau dossier d’OVNI crédible et significatif avec un témoin-pilote d’avion ou autres

.- Convoquer une conférence de presse avec la mention que des éléments nouveaux conduisent COMETA à relancer le débat.  

Il faudrait toutefois être très patient et laisser aux événements du 11 septembre le temps de se dissoudre quelque peu, une fois la riposte de l’OTAN et des Etats-Unis terminée ou tout au moins engagée depuis suffisamment longtemps pour que la presse s’en détache quelque peu.

 - Définir les objectifs précis de cette conférence de presse, ayant délimité auprès des autorités concernées leurs intentions.

- Définir très clairement et sans nuances qui est COMETA, qui en sont les membres actuels, quelles sont leurs activités présentes en rapport avec l’ufologie et quelles sont leurs fonctions officielles à ce jour.  TRANSPARENCE ! afin d’éliminer toute ombre ou tout écran causant une certaine confusion entre un organisme privé, un organisme officiel, un organisme privé semi-officiel etc.  Tout orbite autour de ce point majeur.

- Déterminer avec grande précision ce qu’on veut faire avec ce rapport.  Selon les intentions le format de présentation varie considérablement.  Mais un fait demeure, la stratégie de l’exclusivité doit être à tout jamais écartée,.  Donc, pour l’avenir il s’agira désormais d’encadrer avec professionnalisme la présentation média d’un tel rapport ou ses suites, afin d’éviter les conséquences déplorables de la publication de juillet 99.
Mais en bout de piste, n’ayant consulté aucun membre du COMETA ayant pris les décisions que l’on connaît en matière de diffusion, est-il possible que toutes ces options aient été analysées ?

 Est-il possible que la stratégie VSD ait été la seule envisagée parce que constituant la seule ouverture possible ?  Est-il possible qu’on ait choisi VSD, parce qu’il était le seul média intéressé à jouer sans crainte la carte des OVNI ?  
Si c’est le cas messieurs, la perception du public français face au plus important phénomène de tous les temps est en bien mauvaise posture.  Je rappelle que cette analyse n’a  été sollicitée par aucun membre de COMETA ; elle relève de ma propre initiative et n’a été expédiée à aucun média.  Merci  
Jean Casault
Veuillez trouver ici un aperçu de ma carrière sans autres intentions que de  me situer dans le contexte de la présentation de ce rapport d’analyse. 

Jean Casault
115 rue de la Pompe Paris 7511601 45 53 70 22 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.