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7 septembre 2013
STURROCK : LA BOMBE UFOLOGIQUE NUCLÉAIRE !
Désamorcée par l’indifférence médiatique.
Un article de Jean Casault
Cyrille Vanlerberghe  du Figaro en France écrivait le 20 novembre 2002 un excellent article sur le rapport final du panel mis en place en 1997 par le docteur Peter Sturrock, un célèbre astrophysicien reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique. Originaire de Grande Bretagne, il est professeur Émérite de physique et de physique appliquée à l’Université de Stanford. Récipiendaire de nombreux prix, Ph d en astrophysique, expert en physique nucléaire, en contre-mesures des radars et en physique des plasmas.
Puis plus rien. Silence radio. En 2013, très peu de jeunes ufologues notamment du Québec et même en France savent seulement de quoi il retourne, d’autant plus qu’en 1999, l’histoire n’a été diffusée qu’aux États-Unis.  Or comme les États-Unis ne sont que des méchants qui « pallent anglâ » seulement, autant dire que c’est du passé enterré et oublié. D’ailleurs, la presse québécoise n’a rigoureusement rien dit sur ce qui pourtant était une première mondiale, encore plus  crédible que le Citizen of hearing on disclosure tenu plus récemment à Washington.
Dans mon second livre de la série sur la Nouvelle Ufologie «  Et si la Terre n’était qu’un jardin d’enfance ? » j’écrivais ceci :
En 1969, la Commission, dirigée par Edward Uhler Condon de l’Université du Colorado, recevait des hautes sphères de l’Armée de l’Air des États-Unis, le mandat d’étudier et d’analyser à fond le phénomène ovni. (1) Sur 12,607 rapports du Bluebook, 701 furent déclarés entièrement et totalement inexpliqués et inexplicables. Soit 5.8%. Malgré ses travaux qui concluent par un 10% de rapports inexpliqués, cela aura suffi pour que la Commission Condon recommande l’abandon des recherches comme si de rien n’était, comme si ces 5.8% ou 10% de cas n’existaient soudainement plus, ce que fera l’Armée de l’Air des États-Unis. Le dossier OVNI est désormais clos depuis cette date. Or en  En 1999, le Sturrock Panel, du docteur Peter Sturrock de l’Université Stanford, renversera la tendance et conclura par l’admission formelle du besoin impératif de poursuivre la recherche scientifique sur le phénomène mondial des objets volants non-identifiés.
L’argument de Sturrock se trouve précisément là. Depuis quand inexpliqué et inexplicable signifient-ils inexistant ? Depuis quand, 5% d’observations totalement inexplicables, signifient l’arrêt de toute recherche ? Comme déjà mentionné, plusieurs de ces dossiers font état d’objets qui se moquent entièrement des lois physiques, ne cherchez pas de nouveau dans votre bréviaire du sceptique une explication rationnelle, elles ont toutes été éliminées. Il n’en reste plus aucune. Évidemment, si nous étions en 1949 et qu’après deux ou trois ans d’études nous en arrivions à la conclusion qu’il existe un pourcentage troublant de dossiers inexpliqués nous dirions peut-être nous aussi : « Attendons voir ».  Si les observations d’ovni ne dataient que de 2006 et que nous en arrivions à la conclusion qu’il existe un pourcentage de dossiers troublants, nous dirions peut-être nous aussi attendons voir. Mais nous sommes en 2010 et cette histoire dure depuis le 24 juin 1947. 63 ans d’études et de recherches n’ont pas effacé ce phénomène. Il perdure toujours et le GEIPAN français qui poursuit ses recherches au sein du CNES maintient toujours que les dossiers inexpliqués constituent un volume de 28% et cela après 30 ans d’enquêtes.
J’avais déjà expliqué en long et en large ce qu’était essentiellement voire dans les détails le rapport Sturrock. J’avais des frissons sur tout le corps en écrivant ces pages de mon livre précédent Certitude ou fiction. J’étais presque convaincu que ces pages allaient sonner le glas du scepticisme et surtout de l’indifférence. 59 ans à l’époque et assez naïf pour encore oser espérer tant ! Voici ce que j’écrivais après avoir rappelé le merdier de Condon en 69..
Trente ans plus tard, en décembre 1996, Laurence Rockefeller du Fond LSR, celui-là même qui permis à John E Mack de mettre sur pied le PEER, invite le professeur Peter Sturrock, physicien et astrophysicien de l’Université Stanford, à déterminer, le « statut de notre compréhension globale du problème posé par les signalements d'ovnis ». Les deux hommes s’entendent sur le fait que le phénomène ovni est méconnu et sème plus de confusion que tout autre chose. Sturrock estime alors que ce problème ne peut être résolu que par une investigation scientifique ouverte, professionnelle et étendue, et qu'un prérequis essentiel à cette recherche est un apport substantiel de scientifiques intéressés.
Rockefeller, son collègue M. Henry Diamond et le professeur Peter Sturrock, mettent sur pied un atelier au cours duquel des ufologues reconnus vont rencontrer un panel de 8 ou 9 scientifiques afin de se concentrer sur les preuves physiques, associées aux rapports d'ovnis.      Du 30 septembre au 3 octobre 1997, l’atelier s’organise au  Pocantico Conference Center de Tarrytown dans l’État de New York, puis du 28 au 30 novembre 1997 à San Francisco.
Pour l’assister dans ses travaux, Sturrock fait appel aux personnalités suivantes : Dr. Thomas E. Holzer du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research, à Boulder dans le Colorado, le Dr. Robert Jahn, Professeur au Aerospace Engineering de Princeton, Dr. David E. Pritchard, Professeur de physique au Massachusetts Institute of Technology ; Dr. Harold E. Puthoff, Directeur de Institute for Advanced Studies à Austin au Texas, Dr. Yervant Terzian, Professeur d’astronomie et président du Astronomy Department à l’Université de Cornell, et le Dr. Charles R. Tolbert, Professeur d’astronomie à l’Université de Virginie. M. Henry Diamond de Washington, DC, assurait la portion administrative et messieurs Puthoff et Pritchard furent désignés comme modérateurs durant les sessions d’études.
Sept enquêteurs ufologues expérimentés sont alors appelés pour passer en revue des catégories spécifiques de preuves. Le Dr Richard F Haines de Los Altos (Californie) est en charge de l’examen des éléments photographiques et des anomalies d'équipement aérien ; le Dr.Illobrand Von Ludwiger de Feldkirchen-Westerham (Allemagne) discute des preuves obtenues par  radar ; le Dr.Mark Rodeghier du Centre pour les études sur les ovnis de Chicago ( fondé par le Dr Allan Hynek), traite des anomalies de moteur d'automobile ; M.John F Schuessler de Houston discute des blessures sur les témoins ; le Dr. Erling Strand de Ostfeld (Norvège) quant à lui présente des éléments impliquant des enregistrements vidéo et des données spectroscopiques ; le Dr Michael D Swords, professeur au Département de Science des Études Générales à l'Université du Michigan de l'Est,  discute des anomalies inertielles ; le Dr Jacques Vallée de San Francisco  présente des estimations d'énergie et discute en plus des éléments matériels. M. Jean-Jacques Vélasco du CNES de Toulouse (France)  présente des éléments concernant des événements radar, des traces au sol et des dommages à la végétation.
Les éléments présentés à l'atelier sont étudiés par le Panel d'Étude Scientifique comprenant le Dr. Von R. Eshleman, professeur émérite d'Ingéniérie Electrique à l'Université de Stanford, Thomas Holzer, du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research de Boulder, déjà nommé, le Dr. J. R. (Randy) Jokipii, professeur des régents de Sciences Planétaires et d'Astronomie à l'Université d'Arizona à Tucson; le Dr.François Louange, Directeur Responsable de Fleximage, Paris (France) Il fut membre du COMETA en 1999, un comité d’experts de diverses disciplines qui remit un rapport-choc au président de la République  le Dr. H. J. (Jay) Melosh, professeur de Science Planétaire à l'Université d'Arizona à Tucson; le Dr. James J. Papike, Directeur de l'Institut de Météoritique et professeur de Sciences de la Terre et Planétaires à l'Université du Nouveau Mexique à Albuquerque, le Dr. Guenther Reitz du Centre Aérospatial Allemand, Institut pour la Médecine Aérospatiale à Cologne (Allemagne) Charles Tolbert, professeur d’astronomie de l’Université de Virginie  et le Dr. Bernard Veyret du Laboratoire de Bioélectromagnétique de l'Université de Bordeaux (France). Eshleman et Holzer agissent au titre de co-présidents de ce panel.  Tous de petits rigolos n’est-ce pas ? En fait ce fut la première et la dernière fois dans toute l’histoire de l’humanité que des gens aussi crédibles se sont penchés avec autant de sérieux et de réserve, sur le phénomène d’observations d’ovnis partout à travers le monde.
Les observations du panel sont les suivantes : Vous noterez mes commentaires à chaque fois que je constate une importance flagrante Avec les conclusions du rapport Condon.
«  Le problème des ovnis n’est pas simple à résoudre et il ne semble pas y avoir de réponse universelle à ce sujet. Tout le contraire des conclusions de Condon Dès que des évènements inexpliqués se produisent, il existe une possibilité pour le monde scientifique d’apprendre quelque chose de nouveau. Tout le contraire des conclusions de Condon. Ces recherches devraient alors s’articuler sur les dossiers incluant à la fois les témoignages crédibles assortis d’évidences physiques . Tout le contraire des conclusions de Condon  Un rapport étroit entre les organisations ufologiques et la communauté scientifique devrait être établi et l’ensemble de la recherche devrait être chapeauté par un support institutionnalisé. Tout le contraire des  conclusions de Condon.  Un bon exemple à cet effet est le GEPAN/SEPRA du CNES en France, soit le Centre National d’Études Spatiales, qui depuis 1977, travaille de manière modeste mais très efficace. Nous avons constaté que certains rapports d’observations d’ovnis sont associés à l’irradiation des témoins, un élément qui devrait être soumis à la communauté médicale. Tout le contraire des conclusions de Condon
Le comité d’experts du panel fait également savoir que leur analyse du Rapport Condon les amènent à prendre une position différente : « Contrairement aux recommandations de l’époque, la technologie et l’avancement des connaissances en 1997, font que l’étude sur les ovnis doit être rétablie ».
Malgré les espoirs maintenus par l’ensemble de la communauté ufologique suite au dépôt officiel du rapport Sturrock, rien n’a changé et pourtant, aucun contre-argument n’est venu s’opposer à cette recommandation. AUCUN.  Cela démontre au moins que des esprits scientifiques sont concernés par le problème des ovnis et qu’aucune explication universelle n’existe et qu’il est ridicule d’estampiller ce problème d’inexistant ou de fantaisie de l’esprit. Il se passe quelque chose de très sérieux.
Nous sommes en 2013. C’est le même cynisme des cyniques, le même scepticisme des sceptiques, la même indifférence des indifférents. Nous les ufologues et leurs supporters, donc vous, même si parfois nous divergeons d’opinion sur la nature, l’origine et les motivations qui peuvent exister derrière le phénomène ne pouvons rien faire de mieux ou de plus.
L’autre jour j’ai entendu une réflexion complètement insensée et illogique mais tellement typique. Cela se passait à la clinique médicale. L’infirmière doit avoir dans la cinquantaine et me demande ce que je fais dans la vie. Surpris par cette question, c’est la première fois qu’une infirmière me dit autre chose que «  trop élevé votre cholestérol »  je bafouille  «  euh….je suis retraité…..j’écris… » Devant son regard interrogatif semblant me dire «  Mais encore ? » Je finis par dire. «  Je suis  chercheur et écrivain…j’écris sur le paranormal et les ovnis ». Voilà me dis-je, vlan dans les dents.
Elle me fait alors un grand sourire et me dis : «  Ah moi j’aime ca le paranormal, je vais lire vos livres, vous me donnerez les titres, mais les ovnis….vous savez c’est certain qu’on est pas tout seul dans le monde ( sic) y’a assez de planètes qui disent, ca se peut pas, pis ils doivent être pas mal mieux organisés que nous autres pour se promener ». Elle retire sa foutue aiguille de 30 pieds de mon bras dépose les contenants rougis par le Précieux Sang et finalement d’un regard placide me lance avec une moue sans équivoque. «  Mais j’y crois pas pantoute ».
Alors voilà pourquoi le Rapport Sturrock n’a absolument rien changé. Voici maintenant l’article de  Vanlerberghe du 20 novembre 2002 dans le Figaro. C’est déjà autrement plus sérieux que la parution du rapport Cometa dans le magazine fantaisiste de carnaval,VSD, le pire move  médiatique de toute l’histoire de l’ufologie. C’est comme si ici on avait fait paraître un rapport scientifique et militaire dans…La Semaine !
« Face à un sujet aussi controversé que les ovnis (objets volants non identifiés) les scientifiques évitent en général de s'exprimer en public, de peur de passer pour des soucoupistes fumeux croyant aux petits hommes verts. Cela n'a pas effrayé l'astrophysicien britannique Peter Sturrock, qui a osé aborder le sujet dans un livre rigoureux :La Science face à l'énigme des ovnis (1), dont la sortie aux États-Unis a fait l'objet de beaucoup de commentaires. « C'est la première démarche scientifique rigoureuse menée à ce niveau depuis des années sur le domaine des ovnis, commente Pierre Lagrange, sociologue des sciences. Sa démarche scientifique sur le sujet est saine. »
Avec une grande prudence, Peter Sturrock su éviter le piège qui consiste à associer systématiquement des événements pour le moment inexplicables – les objets volants non identifiés – avec des vaisseaux extraterrestres.
Ce chercheur à la réputation sans tache est un spécialiste de la physique des plasmas et de l'étude du Soleil à l'université de Stanford en Californie. Contrairement à la majorité des scientifiques de par le monde, il estime que le phénomène des ovnis mérite une analyse scientifique, avec des critères de qualité au niveau de l'ensemble des recherches dites classiques.
Grâce aux financements d'un mécène fasciné par les ovnis, Laurance S. Rockefeller, Peter Sturrock a rassemblé un panel de neuf scientifiques de renom, en général étrangers au sujet, pour évaluer les travaux les plus solides de sept enquêteurs spécialisés. Les cas d'ovnis avaient été choisis pour illustrer divers effets qui peuvent être étudiés par des méthodes scientifiques classiques : perturbations d'instruments de navigation dans des avions, échos radars étranges, effets sur la végétation et sur le sol, analyse photographique fine des objets observés ou encore débris métalliques tombés au sol.
Après une semaine de conférence et de confrontation en 1997, les scientifiques se sont de nouveau réunis pendant deux journées pour rendre leur avis sur les enquêtes qui leur avaient été présentées. Avec une certaine modestie, les scientifiques n'ont pas prétendu élucider les cas étranges, comme la rencontre entre un hélicoptère et un disque lumineux au-dessus de l'Ohio en 1973 observée simultanément par des témoins au sol et en vol. Ils estiment manquer d'éléments matériels, de preuves physiques à analyser.
Parmi leurs conclusions, les neuf chercheurs estiment qu'il est souhaitable que la recherche en ce domaine reçoive des aides officielles. Ils remarquent également que le Gepan/Sepra du CNES fournit depuis 1977 un bon modèle d'organisation pour recueillir et analyser des observations d'ovnis. Jean-Jacque Vélasco, actuellement en charge du Sepra, faisait justement partie des sept enquêteurs sélectionnés par Peter Sturrock.
Une des conclusions réjouit particulièrement Peter Sturrock, l'organisateur de ces rencontres : « Chaque fois qu'il y a des observations inexpliquées, il y a la possibilité que les scientifiques apprennent en les étudiant quelque chose de nouveau. » Un rapport universitaire paru aux États-Unis en 1968 avait affirmé le contraire, ce qui avait par la suite mis un point d'arrêt aux travaux d'études menés sur les ovnis par le gouvernement américain. Ce rapport dirigé par Edward Condon sert depuis cette époque d'argument unique pour les scientifiques voulant balayer le sujet du dos de la main, et affirmer que les ovnis ne sont que canulars, hallucinations collectives ou des phénomènes atmosphériques bien connus.
Par une analyse fine des mille pages du rapport de 1968, Peter Sturrock prouve au contraire que les conclusions d'alors, qui n'ont été rédigées que par Edward Condon, contredisent les comptes rendus des études menées par les universitaires qu'il dirigeait !
( Une affirmation qui aurait dû être faite par les journalistes de l’époque mais aucun n’a lu le rapport. Ils n’ont lu que les conclusions. C’est un scandale digne d’une Commission d’enquête sur la corruption cette histoire !)
« Malheureusement, les propositions concrètes du livre de Peter Sturrock n'ont débouché sur rien aux États-Unis, regrette Jean-Jacques Vélasco. La NASA, qui dispose pourtant de nombreux laboratoires scientifiques, refuse toujours d'entendre parler du sujet des ovnis. »
Il semble peu probable que la publication en français de l'ouvrage de Peter Sturrock fasse évoluer l'avis des scientifiques sur le sujet des ovnis en France. Les idées de Peter Sturrock sont notamment mal servies par une édition française dont la traduction est trop souvent approximative, et parfois amputée de paragraphes entiers par rapport à l'édition américaine originale. »
(1) Peter Sturrock La Science face à l'énigme des ovnis, Presse du Châtelet.
Ce simple article à lui seul démontre l’aspect le plus critique et le plus sensible du phénomène ovni depuis qu’il existe: il mérite de la part de tous les intéressés soit les scientifiques et dès lors les politiciens et dès lors la presse mondiale un traitement plus approprié à sa mesure que ça ne l’est actuellement.
LE BUT DU PANEL
Le but de cet atelier de 4 jours a été de passer en revue les éléments physiques prétendus être en relation avec les signalements d'ovnis, avec une perception destinée déterminer si une étude sérieuse du phénomène pourrait éventuellement conduire à en déterminer la nature exacte. En d’autres termes, ces gens-là ne se sont pas regroupés pour faire la preuve que les soucoupes volantes sont d’origine extraterrestre.
Comme on l’a vu, sept enquêteurs sur les ovnis ont présenté une variété d'indices physiques qu'ils déclarent associés avec les signalements d'ovnis : indices photographiques ; estimations de luminosité ; preuves radar ; interférence avec le fonctionnement automobile ; interférence avec l'équipement aérien ; effets gravitationnels ou inertiels apparents ; traces au sol ; dommages à la végétation ; effets physiologiques sur les témoins ; et analyse des débris. Il y a en plus eut une présentation des enquêtes sur les phénomènes récurrents ayant lieu dans la vallée de Hessdalen en Norvège.
Rappelons qu’un panel d'étude a été composé de 9 scientifiques d'expertise et d'intérêt divers. Le panel a offert des commentaires et des critiques concernant les enquêtes qui ont été présentées, et ont également préparé une synthèse de leur réponse globale, avec les éléments-clés suivants :Concernant le matériel de cas présenté par les enquêteurs, le panel a conclu que quelques-uns des incidents rapportés pourraient avoir impliqué des phénomènes rares mais significatifs tels qu'une activité électrique, mais n'ont pas constitué de preuve convaincante orientée vers des processus physiques inconnus ou vers l'implication d'une intelligence extraterrestre.
Cela peut sembler très Condonnien comme attitude mais cela ne s’arrête pas là : Le panel a néanmoins conclut qu'il serait fort utile d'évaluer attentivement les rapports d'ovnis puisque, chaque fois qu'il y a des observations inexpliquées, il y a la possibilité que des scientifiques apprennent quelque chose de nouveau en étudiant ces observations. Cependant poursuit le communiqué, pour être crédibles, de telles évaluations doivent avoir lieu avec un esprit d'objectivité et une volonté d'évaluer les hypothèses rivales et la meilleure perspective pour accomplir une évaluation significative des hypothèses appropriées doit probablement venir de l'examen d'éléments physiques. C’est tout à fait exact et j’approuve cette position avec toutefois la désagréable sensation de de voir rappelé que les RR-2 soit observation à moins de 150 mètres avec effets physiques notables sont extrêmement rares. Le Communiqué ajoute : Les chances d'une avancée significative sont considérées être plus grandes maintenant qu'à l'époque du Projet Colorado qui a débouché sur len rapport Condon il y a 30 ans de cela, en raison des avancées dans la connaissance scientifique et les capacités techniques, et au regard de l'exemple d'un projet de recherche modeste mais efficace mené par l'agence spatiale française qu'est le CNES. C’est encore plus vrai avec les récentes découvertes de la physique quantique en 2013. Mais non, faites une croix là-dessus, le rapport Sturrock N’A EU AUCUN IMPACT, pas même sur les médias. La bombe nucléaire a été désamorcée et un enfant pourrait s’amuser avec elle sans danger même de se piquer le doigt ! .
P. A. STURROCK
Il raconte lui-même le processus qui a mnené à la formation du panel portant son nom. En décembre 1996, M. Laurence S. Rockefeller, Président du Fond LSR, m'invita pour passer en revue avec lui le statut de notre compréhension du problème posé par les signalements d'ovnis Nous fûmes d'accord sur le fait que le problème est dans un état très insatisfaisant d'ignorance et de confusion. J'exprimais l'opinion que ce problème sera résolu uniquement par une investigation scientifique ouverte, professionnelle et étendue, et qu'un prérequis essentiel à une telle recherche est que plus de scientifiques acquièrent un intérêt pour ce sujet.
En cherchant une manière d'encourager un tel intérêt, Rockefeller et son collègue M. Henry Diamond et moi-même conçurent un atelier auquel des enquêteurs proéminents de signalements d'ovnis rencontreraient un panel de 8 ou 9 scientifiques ayant des intérêts divers. Nous nous accordâmes sur le fait que l'atelier devait se concentrer sur les preuves physiques associées aux rapports d'ovnis, et j'acceptais d'officier comme directeur.
Cet atelier doit être vu comme une entreprise typique de recherche scientifique sponsorisée. Avec un soutien administratif de la Société pour l'Exploration Scientifique, je soumis une proposition au Fond SLR en février 1997. Après négociation, cette proposition fut acceptée, et les fonds nécessaires furent transférés du Fond à la Societé. Le rôle de la Société a été strictement administratif : le rôle de la Societé est d'encourager et soutenir la recherche, pas de contrôle ou d'orienter la recherche.
En relisant le Rapport Condon qui a joué un rôle si important dans l'histoire du problème ovni, je note que le 31 octobre 1968, le Dr. J. R. Smiley, président de l'Université du Colorado, écrivait dans sa lettre de soumission de leur rapport au Secrétaire de l'Air Force : Nous espérons et croyons que [ce rapport] aurait l'effet de placer la controverse quant à la nature des objets volants non identifiés dans une perspective scientifique adaptée. Nous sommes également confiants quant au fait qu'il stimulera la recherche scientifique dans des voies qui pourraient peut-être déboucher sur de nouvelles connaissances importantes.
Évidemment, notre panel ne durant que quelques jours est bien modeste par rapport à celui de 1969 organisée par l’Air Force et surveillé par la CIA. Néanmoins l’objectif du panel est d’avancer dans l’esprit de ce qu’exprimait le docteur Smiley.
Le 30 septembre 1997, les investigateurs spécialisés dans ce phénomène ont été appelés à présenter leurs dossiers les plus importants, les plus crédibles et ayant le plus d’éléments physiques à présenter. Nos gens et moi-même avons tenté d’éviter le plus possible les dossiers dont la crédibilité ne reposait que sur un ou des témoignages afin de nous concentrer sur les aspects physiques et éventuellement mesurables.
Toutefois, même si ces témoignages peuvent sembler irrecevables à priori, la science a déjà reçu quelques coups de baguette sur les doigts alors qu’elle se moquait sans retenue des témoins qui affirmaient avoir vu des pierres tomber du ciel et percer d’énormes trous dans leur champs. Il n’y a que 200 ans de cela ! Beaucoup plus récemment, je sais que la foudre en boule qui existe vraiment était pourtant contestée par plusieurs. »
Sturrock termine en félicitant les investigateurs qui malgré l’absence d’une rigueur scientifique absolue ont fait un travail remarquable.
Il n’avait pas le choix. La recherche sur les ovnis n’a pas toujours eu un Laurence Rockefeller pour la financer comme ce fut le cas pour John Mack. Aucune université au monde ne reçoit les indispensables grants «  pour entamer l’amorce d’une recherche et du côté des gouvernements c’est le refus global et ce malgré les conclusions finales de Sturrock à l’effet que la recherche scientifique devrait être enclenchée, là maintenant, subventionnée et dirigée par des équipes compétentes, détachées de toute croyance et capable de fonctionner avec un esprit ouvert à toute possibilité.
On croit rêver !
Il poursuit sa pensée : Le panel passa également en revue les conclusions avancées en 1968 par le Dr. Edward U. Condon, directeur du Projet Colorado. Ce dernier estime que tout devrait être arrêté et qu’il n’y plus aucun intérêt. Le panel considère que les chances d'une telle avancée sont aujourd'hui plus grandes qu'elles n'étaient en 1967 en raison des avancées de la connaissance scientifique et des capacités techniques, et au regard du modèle GEPAN/SEPRA pour l'acquisition des données.
Dans les 50 dernières années, les gens à travers le monde sont devenus familiers des signalements d'ovnis. Ces signalements ont été attribués à une large gamme de causes dont des canulars, hallucinations, planètes, étoiles, météores, formations des nuages, foudre en boule, appareils secrets et vaisseaux spatiaux extraterrestres. En dépit de l'abondance de ces signalements, et malgré un grand intérêt public, la communauté scientifique a montré remarquablement peu d'intérêt pour ce sujet. Cela pourrait être dû en partie au fait qu'il n'existe pas de financements publics pour soutenir la recherche sur cette question, en partie à cause de la supposition qu'il n'y a pas de données intéressantes à examiner, en partie à cause de la croyance que l'étude du Colorado ayant abouti au Rapport Condon ]a effectivement clos la question, et peut-être en partie à cause de la perception que le sujet est en un certain sens pas respectable. L'importance relative de ces 4 causes n'est pas claire, mais il semble probable que chacune a eu un impact dans la modération de l'intérêt de la communauté scientifique pour ce sujet.
La perception générale dans la communauté scientifique est que, si jamais les signalements d'ovnis posaient un problème scientifique, cela aurait plus à voir avec la psychologie et la science de la perception qu'avec la science physique. En fait, la plupart des rapports comprennent simplement des récits narratifs de ce que quelqu'un a vu ou pensé avoir vu dans le ciel. Parfois les rapports impliquent plus de 1 témoin, et parfois un événement est observé depuis 2 endroits différents ou plus. Cependant, le fait est que les physiciens ne peuvent s'impliquer dans le problème des ovnis sans qu'il n'y ait d'indices physiques. L'objectif de cet atelier était d'évaluer si oui ou non il existe de tels indices. Si la réponse est non, alors il n'y a aucune manière dont les physiciens puissent contribuer à la résolution de ce problème. Si, d'un autre côté, la réponse est oui, alors il devrait être possible pour des physiciens de contribuer à la résolution de ce problème.
Il devrait peut-être être souligné qu'il ne serait pas raisonnable de demander à un panel de 9 scientifiques, ne se réunissant que pour quelques jours, de faire beaucoup plus que de procéder à une évaluation préliminaire d'une certaine catégorie limite d'indices liés à ce sujet complexe et controversé. Il serait certainement très déraisonnable de s'attendre à ce qu'un tel panel résolve, en seulement quelques jours, un problème resté non résolu depuis 50 ans. La science avance par le développement d'un consensus informé sur des questions bien définies (voir, par exemple, Ziman, 1968), mais les scientifiques peuvent arriver à un consensus informé seulement si  une recherche suffisante a été menée, et  les résultats de cette recherche ont été présentés à et évalués par la communauté scientifique. Pour le problème des ovnis, ces 2 premières étapes essentielles restent à franchir. »
Voilà pour le rapport Sturrock. Si les recommandations avaient été diffusées largement dans le monde par la presse conventionnelle, il est possible qu’en 2013 nous aurions déjà les conclusions préliminaires d’organismes mis sur pied par certains pays dont sans doute la Grande Bretagne, le  Canada, les États-Unis, le Japon, le Chili et possiblement la Russie. Présentement la France est le seul pays à financer un organisme de recherche sur les OVNIS le GEIPAN.
Imaginons qu’un colloque mondial est organisé afin que les représentants de chacun de ces organismes expriment ouvertement le contenu de leurs recherches et présentent les hypothèses possibles. Ajoutons à cela les conclusions du rapport COMETA à l’effet que les ovnis sont d’origine extraterrestre, ajoutons celles de la Commission SIGMA également financée par le gouvernement français et où travaille mon bon ami Jean-Gabriel Greslé.
Mais on rêve. Les Français eux-mêmes critiquent amèrement (  leur gouvernement pour son inaction et ne semblent pas réaliser que malgré ses défauts l’ufologie officielle française EST LA SEULE EXISTANTE SUR CETTE PLANÈTE. C’est un problème génétique chez les Français de n’être jamais content de quoique ce soit, On danserait de joie ici si on apprenait que le gouvernement Harper débloque x millions pour relancer la recherche sur les OVNIS comme ce fut le cas en 1954 et en 1972.
Je termine donc cet article qui avait pour but de vous rappeler qu’un jour nous sommes passés à un cheveu d’obtenir un traitement approprié pour cette recherche sur les ovnis. Toutefois je n’ai pas de regrets. La Nouvelle ufologie m’a appris et c’est ce que j’exprime dans mes trois derniers ouvrages et surtout le plus récent, que toute cette histoire ne repose pas entre les mains des petits humains dans leur cour de récréation. Ils sont trop petits, trop jeunes, et comme je l’explique dans Esprit d’abord humain ensuite, ils sont…en quarantaine. Ce qui se passe l’est à des niveaux à ce point élevés qu’ils échappent à la perception des plus hauts placés d’entre nos dirigeants politiques, militaires et scientifiques.
Ce ne souvent que les humbles qui voient, entendent et comprennent. Cela avait déjà été dit d’ailleurs !
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argaiv1970

7 septembre 2013
Code 3818

 

STURROCK : LA BOMBE UFOLOGIQUE NUCLÉAIRE !

Désamorcée par l’indifférence médiatique.

Un article de Jean Casault

 

Dr. Peter A Sturrock

Cyrille Vanlerberghe  du Figaro en France écrivait le 20 novembre 2002 un excellent article sur le rapport final du panel mis en place en 1997 par le docteur Peter Sturrock, un célèbre astrophysicien reconnu par l’ensemble de la communauté scientifique. Originaire de Grande Bretagne, il est professeur Émérite de physique et de physique appliquée à l’Université de Stanford. Récipiendaire de nombreux prix, Ph d en astrophysique, expert en physique nucléaire, en contre-mesures des radars et en physique des plasmas. Puis plus rien. Silence radio.

En 2013, très peu de jeunes ufologues notamment du Québec et même en France savent seulement de quoi il retourne, d’autant plus qu’en 1999, l’histoire n’a été diffusée qu’aux États-Unis.  Or comme les États-Unis ne sont que des méchants qui pallent anglâ  seulement, autant dire que c’est du passé enterré et oublié. D’ailleurs, la presse québécoise n’a rigoureusement rien dit sur ce qui pourtant était une première mondiale, encore plus  crédible que le Citizen of hearing on disclosure tenu plus récemment à Washington.

Dans mon second livre de la série sur la Nouvelle Ufologie «  Et si la Terre n’était qu’un jardin d’enfance ? » j’écrivais ceci :

"En 1969, la Commission, dirigée par Edward Uhler Condon de l’Université du Colorado, recevait des hautes sphères de l’Armée de l’Air des États-Unis, le mandat d’étudier et d’analyser à fond le phénomène ovni. (1) Sur 12,607 rapports du Bluebook, 701 furent déclarés entièrement et totalement inexpliqués et inexplicables. Soit 5.8%. Malgré ses travaux qui concluent par un 10% de rapports inexpliqués, cela aura suffi pour que la Commission Condon recommande l’abandon des recherches comme si de rien n’était, comme si ces 5.8% ou 10% de cas n’existaient soudainement plus, ce que fera l’Armée de l’Air des États-Unis.

Le dossier OVNI est désormais clos depuis cette date. Or en  En 1999, le Sturrock Panel, du docteur Peter Sturrock de l’Université Stanford, renversera la tendance et conclura par l’admission formelle du besoin impératif de poursuivre la recherche scientifique sur le phénomène mondial des objets volants non-identifiés. L’argument de Sturrock se trouve précisément là. Depuis quand inexpliqué et inexplicable signifient-ils inexistant ? Depuis quand, 5% d’observations totalement inexplicables, signifient l’arrêt de toute recherche ?

Comme déjà mentionné, plusieurs de ces dossiers font état d’objets qui se moquent entièrement des lois physiques, ne cherchez pas de nouveau dans votre bréviaire du sceptique une explication rationnelle, elles ont toutes été éliminées. Il n’en reste plus aucune. Évidemment, si nous étions en 1949 et qu’après deux ou trois ans d’études nous en arrivions à la conclusion qu’il existe un pourcentage troublant de dossiers inexpliqués nous dirions peut-être nous aussi : « Attendons voir ».  Si les observations d’ovni ne dataient que de 2006 et que nous en arrivions à la conclusion qu’il existe un pourcentage de dossiers troublants, nous dirions peut-être nous aussi attendons voir.

Mais nous sommes en 2010 ( DATE D'ÉCRITURE DE CET OUVRAGE) et cette histoire dure depuis le 24 juin 1947. 63 ans d’études et de recherches n’ont pas effacé ce phénomène. Il perdure toujours et le GEIPAN français qui poursuit ses recherches au sein du CNES maintient toujours que les dossiers inexpliqués constituent un volume de 28% et cela après 30 ans d’enquêtes.  J’avais déjà expliqué en long et en large ce qu’était essentiellement voire dans les détails le rapport Sturrock. J’avais des frissons sur tout le corps en écrivant ces pages de mon livre précédent Certitude ou fiction. J’étais presque convaincu que ces pages allaient sonner le glas du scepticisme et surtout de l’indifférence. 59 ans à l’époque et assez naïf pour encore oser espérer tant !"

Voici ce que j’écrivais après avoir rappelé le merdier de Condon en 69 dans Certitude ou fiction. "Trente ans plus tard, en décembre 1996, Laurence Rockefeller du Fond LSR, celui-là même qui permis à John E Mack de mettre sur pied le PEER, invite le professeur Peter Sturrock, physicien et astrophysicien de l’Université Stanford, à déterminer, le « statut de notre compréhension globale du problème posé par les signalements d'ovnis ».

Les deux hommes s’entendent sur le fait que le phénomène ovni est méconnu et sème plus de confusion que tout autre chose. Sturrock estime alors que ce problème ne peut être résolu que par une investigation scientifique ouverte, professionnelle et étendue, et qu'un prérequis essentiel à cette recherche est un apport substantiel de scientifiques intéressés.  Rockefeller, son collègue M. Henry Diamond et le professeur Peter Sturrock, mettent sur pied un atelier au cours duquel des ufologues reconnus vont rencontrer un panel de 8 ou 9 scientifiques afin de se concentrer sur les preuves physiques, associées aux rapports d'ovnis.

Du 30 septembre au 3 octobre 1997, l’atelier s’organise au  Pocantico Conference Center de Tarrytown dans l’État de New York, puis du 28 au 30 novembre 1997 à San Francisco. Pour l’assister dans ses travaux, Sturrock fait appel aux personnalités suivantes : Dr. Thomas E. Holzer du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research, à Boulder dans le Colorado, le Dr. Robert Jahn, Professeur au Aerospace Engineering de Princeton, Dr. David E. Pritchard, Professeur de physique au Massachusetts Institute of Technology ; Dr. Harold E. Puthoff, Directeur de Institute for Advanced Studies à Austin au Texas, Dr. Yervant Terzian, Professeur d’astronomie et président du Astronomy Department à l’Université de Cornell, et le Dr. Charles R. Tolbert, Professeur d’astronomie à l’Université de Virginie.

M. Henry Diamond de Washington, DC, assurait la portion administrative et messieurs Puthoff et Pritchard furent désignés comme modérateurs durant les sessions d’études. Sept enquêteurs ufologues expérimentés sont alors appelés pour passer en revue des catégories spécifiques de preuves.

Le Dr Richard F Haines de Los Altos (Californie) est en charge de l’examen des éléments photographiques et des anomalies d'équipement aérien ; le Dr.Illobrand Von Ludwiger de Feldkirchen-Westerham (Allemagne) discute des preuves obtenues par  radar ; le Dr.Mark Rodeghier du Centre pour les études sur les ovnis de Chicago ( fondé par le Dr Allan Hynek), traite des anomalies de moteur d'automobile ; M.John F Schuessler de Houston discute des blessures sur les témoins ; le Dr. Erling Strand de Ostfeld (Norvège) quant à lui présente des éléments impliquant des enregistrements vidéo et des données spectroscopiques ; le Dr Michael D Swords, professeur au Département de Science des Études Générales à l'Université du Michigan de l'Est,  discute des anomalies inertielles ; le Dr Jacques Vallée de San Francisco  présente des estimations d'énergie et discute en plus des éléments matériels. M. Jean-Jacques Vélasco du CNES de Toulouse (France)  présente des éléments concernant des événements radar, des traces au sol et des dommages à la végétation. Les éléments présentés à l'atelier sont étudiés par le Panel d'Étude Scientifique comprenant le Dr. Von R. Eshleman, professeur émérite d'Ingéniérie Electrique à l'Université de Stanford, Thomas Holzer, du High Altitude Observatory of the National Center for Atmospheric Research de Boulder, déjà nommé, le Dr. J. R. (Randy) Jokipii, professeur des régents de Sciences Planétaires et d'Astronomie à l'Université d'Arizona à Tucson; le Dr.François Louange, Directeur Responsable de Fleximage, Paris (France) Il fut membre du COMETA en 1999, un comité d’experts de diverses disciplines qui remit un rapport-choc au président de la République  le Dr. H. J. (Jay) Melosh, professeur de Science Planétaire à l'Université d'Arizona à Tucson; le Dr. James J. Papike, Directeur de l'Institut de Météoritique et professeur de Sciences de la Terre et Planétaires à l'Université du Nouveau Mexique à Albuquerque, le Dr. Guenther Reitz du Centre Aérospatial Allemand, Institut pour la Médecine Aérospatiale à Cologne (Allemagne) Charles Tolbert, professeur d’astronomie de l’Université de Virginie  et le Dr. Bernard Veyret du Laboratoire de Bioélectromagnétique de l'Université de Bordeaux (France). Eshleman et Holzer agissent au titre de co-présidents de ce panel.  Tous de petits rigolos n’est-ce pas ?"

En fait ce fut la première et la dernière fois dans toute l’histoire de l’humanité que des gens aussi crédibles se sont penchés avec autant de sérieux et de réserve, sur le phénomène d’observations d’ovnis partout à travers le monde.   Les observations du panel sont les suivantes : Vous noterez mes commentaires à chaque fois que je constate une importance flagrante avec les conclusions du rapport Condon. 

 «  Le problème des ovnis n’est pas simple à résoudre et il ne semble pas y avoir de réponse universelle à ce sujet. Tout le contraire des conclusions de Condon Dès que des évènements inexpliqués se produisent, il existe une possibilité pour le monde scientifique d’apprendre quelque chose de nouveau. Tout le contraire des conclusions de Condon. Ces recherches devraient alors s’articuler sur les dossiers incluant à la fois les témoignages crédibles assortis d’évidences physiques . Tout le contraire des conclusions de Condon  Un rapport étroit entre les organisations ufologiques et la communauté scientifique devrait être établi et l’ensemble de la recherche devrait être chapeauté par un support institutionnalisé. Tout le contraire des  conclusions de Condon.  Un bon exemple à cet effet est le GEPAN/SEPRA du CNES en France, soit le Centre National d’Études Spatiales, qui depuis 1977, travaille de manière modeste mais très efficace. Nous avons constaté que certains rapports d’observations d’ovnis sont associés à l’irradiation des témoins, un élément qui devrait être soumis à la communauté médicale. Tout le contraire des conclusions de Condon   Le comité d’experts du panel fait également savoir que leur analyse du Rapport Condon les amènent à prendre une position différente : « Contrairement aux recommandations de l’époque, la technologie et l’avancement des connaissances en 1997, font que l’étude sur les ovnis doit être rétablie ».

Dans Certitude et Fiction je conclue

"Malgré les espoirs maintenus par l’ensemble de la communauté ufologique suite au dépôt officiel du rapport Sturrock, rien n’a changé et pourtant, aucun contre-argument n’est venu s’opposer à cette recommandation. AUCUN.  Cela démontre au moins que des esprits scientifiques sont concernés par le problème des ovnis et qu’aucune explication universelle n’existe et qu’il est ridicule d’estampiller ce problème d’inexistant ou de fantaisie de l’esprit. Il se passe quelque chose de très sérieux. "

Nous sommes en 2013. C’est le même cynisme des cyniques, le même scepticisme des sceptiques, la même indifférence des indifférents. Nous les ufologues et leurs supporters, donc vous, même si parfois nous divergeons d’opinion sur la nature, l’origine et les motivations qui peuvent exister derrière le phénomène ne pouvons rien faire de mieux ou de plus. 

L’autre jour j’ai entendu une réflexion complètement insensée et illogique mais tellement typique. Cela se passait à la clinique médicale. L’infirmière doit avoir dans la cinquantaine et me demande ce que je fais dans la vie. Surpris par cette question, c’est la première fois qu’une infirmière me dit autre chose que «  trop élevé votre cholestérol »  je bafouille  «  euh….je suis retraité…..j’écris… » Devant son regard interrogatif semblant me dire «  Mais encore ? » Je finis par dire. «  Je suis  chercheur et écrivain…j’écris sur le paranormal et les ovnis ». Voilà me dis-je, vlan dans les dents. 
Elle me fait alors un grand sourire et me dis : «  Ah moi j’aime ca le paranormal, je vais lire vos livres, vous me donnerez les titres, mais les ovnis….vous savez c’est certain qu’on est pas tout seul dans le monde ( sic) y’a assez de planètes qui disent, ca se peut pas, pis ils doivent être pas mal mieux organisés que nous autres pour se promener ». Elle retire sa foutue aiguille de 30 pieds de mon bras dépose les contenants rougis par le Précieux Sang et finalement d’un regard placide me lance avec une moue sans équivoque. «  Mais j’y crois pas pantoute ».

Alors voilà pourquoi le Rapport Sturrock n’a absolument rien changé. Voici maintenant l’article de Vanlerberghe du 20 novembre 2002 dans le Figaro. C’est déjà autrement plus sérieux que la parution du rapport Cometa dans le magazine fantaisiste de carnaval,VSD, le pire move  médiatique de toute l’histoire de l’ufologie. C’est comme si ici on avait fait paraître un rapport scientifique et militaire dans…La Semaine !. Or ici c'est autre chose.

« Face à un sujet aussi controversé que les ovnis (objets volants non identifiés) les scientifiques évitent en général de s'exprimer en public, de peur de passer pour des soucoupistes fumeux croyant aux petits hommes verts. Cela n'a pas effrayé l'astrophysicien britannique Peter Sturrock, qui a osé aborder le sujet dans un livre rigoureux :La Science face à l'énigme des ovnis  dont la sortie aux États-Unis a fait l'objet de beaucoup de commentaires. « C'est la première démarche scientifique rigoureuse menée à ce niveau depuis des années sur le domaine des ovnis, commente Pierre Lagrange, sociologue des sciences. Sa démarche scientifique sur le sujet est saine. »

Avec une grande prudence, Peter Sturrock su éviter le piège qui consiste à associer systématiquement des événements pour le moment inexplicables – les objets volants non identifiés – avec des vaisseaux extraterrestres.Ce chercheur à la réputation sans tache est un spécialiste de la physique des plasmas et de l'étude du Soleil à l'université de Stanford en Californie. Contrairement à la majorité des scientifiques de par le monde, il estime que le phénomène des ovnis mérite une analyse scientifique, avec des critères de qualité au niveau de l'ensemble des recherches dites classiques.Grâce aux financements d'un mécène fasciné par les ovnis, Laurance S. Rockefeller, Peter Sturrock a rassemblé un panel de neuf scientifiques de renom, en général étrangers au sujet, pour évaluer les travaux les plus solides de sept enquêteurs spécialisés.

Les cas d'ovnis avaient été choisis pour illustrer divers effets qui peuvent être étudiés par des méthodes scientifiques classiques : perturbations d'instruments de navigation dans des avions, échos radars étranges, effets sur la végétation et sur le sol, analyse photographique fine des objets observés ou encore débris métalliques tombés au sol.Après une semaine de conférence et de confrontation en 1997, les scientifiques se sont de nouveau réunis pendant deux journées pour rendre leur avis sur les enquêtes qui leur avaient été présentées. Avec une certaine modestie, les scientifiques n'ont pas prétendu élucider les cas étranges, comme la rencontre entre un hélicoptère et un disque lumineux au-dessus de l'Ohio en 1973 observée simultanément par des témoins au sol et en vol.

Ils estiment manquer d'éléments matériels, de preuves physiques à analyser.Parmi leurs conclusions, les neuf chercheurs estiment qu'il est souhaitable que la recherche en ce domaine reçoive des aides officielles. Ils remarquent également que le Gepan/Sepra du CNES fournit depuis 1977 un bon modèle d'organisation pour recueillir et analyser des observations d'ovnis. Jean-Jacque Vélasco, actuellement en charge du Sepra, faisait justement partie des sept enquêteurs sélectionnés par Peter Sturrock.

Une des conclusions réjouit particulièrement Peter Sturrock, l'organisateur de ces rencontres : « Chaque fois qu'il y a des observations inexpliquées, il y a la possibilité que les scientifiques apprennent en les étudiant quelque chose de nouveau. » Un rapport universitaire paru aux États-Unis en 1968 avait affirmé le contraire, ce qui avait par la suite mis un point d'arrêt aux travaux d'études menés sur les ovnis par le gouvernement américain. Ce rapport dirigé par Edward Condon sert depuis cette époque d'argument unique pour les scientifiques voulant balayer le sujet du dos de la main, et affirmer que les ovnis ne sont que canulars, hallucinations collectives ou des phénomènes atmosphériques bien connus. Par une analyse fine des mille pages du rapport de 1968, Peter Sturrock prouve au contraire que les conclusions d'alors, qui n'ont été rédigées que par Edward Condon, contredisent les comptes rendus des études menées par les universitaires qu'il dirigeait !"

Voilà une affirmation qui aurait dû être faite par les journalistes de l’époque mais aucun n’a lu le rapport. Ils n’ont lu que les conclusions du boss. C’est un scandale digne d’une Commission d’enquête sur la corruption cette histoire !

« Malheureusement, les propositions concrètes du livre de Peter Sturrock n'ont débouché sur rien aux États-Unis, regrette Jean-Jacques Vélasco. La NASA, qui dispose pourtant de nombreux laboratoires scientifiques, refuse toujours d'entendre parler du sujet des ovnis. »Il semble peu probable que la publication en français de l'ouvrage de Peter Sturrock fasse évoluer l'avis des scientifiques sur le sujet des ovnis en France. Les idées de Peter Sturrock sont notamment mal servies par une édition française dont la traduction est trop souvent approximative, et parfois amputée de paragraphes entiers par rapport à l'édition américaine originale. »

Puis le journaliste cite l'ouvrage de Sturrock : Peter Sturrock La Science face à l'énigme des ovnis, Presse du Châtelet.

Ce simple article à lui seul démontre l’aspect le plus critique et le plus sensible du phénomène ovni depuis qu’il existe: il mérite de la part de tous les intéressés soit les scientifiques et dès lors les politiciens et dès lors la presse mondiale un traitement plus approprié à sa mesure que ça ne l’est actuellement. 

LE BUT DU PANEL

Le but de cet atelier de 4 jours a été de passer en revue les éléments physiques prétendus être en relation avec les signalements d'ovnis, avec une perception destinée déterminer si une étude sérieuse du phénomène pourrait éventuellement conduire à en déterminer la nature exacte. En d’autres termes, ces gens-là ne se sont pas regroupés pour faire la preuve que les soucoupes volantes sont d’origine extraterrestre. Comme on l’a vu, sept enquêteurs sur les ovnis ont présenté une variété d'indices physiques qu'ils déclarent associés avec les signalements d'ovnis : indices photographiques ; estimations de luminosité ; preuves radar ; interférence avec le fonctionnement automobile ; interférence avec l'équipement aérien ; effets gravitationnels ou inertiels apparents ; traces au sol ; dommages à la végétation ; effets physiologiques sur les témoins ; et analyse des débris. Il y a en plus eut une présentation des enquêtes sur les phénomènes récurrents ayant lieu dans la vallée de Hessdalen en Norvège.

Rappelons qu’un panel d'étude a été composé de 9 scientifiques d'expertise et d'intérêt divers. Le panel a offert des commentaires et des critiques concernant les enquêtes qui ont été présentées, et ont également préparé une synthèse de leur réponse globale, avec les éléments-clés suivants :Concernant le matériel de cas présenté par les enquêteurs, le panel a conclu que quelques-uns des incidents rapportés pourraient avoir impliqué des phénomènes rares mais significatifs tels qu'une activité électrique, mais n'ont pas constitué de preuve convaincante orientée vers des processus physiques inconnus ou vers l'implication d'une intelligence extraterrestre.

Cela peut sembler très Condonnien comme attitude, mais cela ne s’arrête pas là : Le panel a néanmoins conclut qu'il serait fort utile d'évaluer attentivement les rapports d'ovnis puisque, chaque fois qu'il y a des observations inexpliquées, il y a la possibilité que des scientifiques apprennent quelque chose de nouveau en étudiant ces observations. Cependant poursuit le communiqué, pour être crédibles, de telles évaluations doivent avoir lieu avec un esprit d'objectivité et une volonté d'évaluer les hypothèses rivales et la meilleure perspective pour accomplir une évaluation significative des hypothèses appropriées doit probablement venir de l'examen d'éléments physiques.

C’est tout à fait exact et j’approuve cette position avec toutefois la désagréable tâche de devoir rappeler que les RR-2 soit observations à moins de 150 mètres avec effets physiques notables sont extrêmement rares. Le Communiqué ajoute : Les chances d'une avancée significative sont considérées être plus grandes maintenant qu'à l'époque du Projet Colorado qui a débouché sur len rapport Condon il y a 30 ans de cela, en raison des avancées dans la connaissance scientifique et les capacités techniques, et au regard de l'exemple d'un projet de recherche modeste mais efficace mené par l'agence spatiale française qu'est le CNES. C’est encore plus vrai avec les récentes découvertes de la physique quantique en 2013.

Condon, ou celui par qui la grossesse fut impossible est le grand responsable de ce déasastre mais attention, aussi objectif et crédible soit-il le rapport Sturrock N’A EU AUCUN IMPACT, pas même sur les médias. La bombe nucléaire a été désamorcée et un enfant pourrait s’amuser avec elle sans même le  danger  de se piquer le doigt ! 

P. A. STURROCK raconte lui-même le processus qui a mené à la formation du panel portant son nom. "En décembre 1996, M. Laurence S. Rockefeller, Président du Fond LSR, m'invita pour passer en revue avec lui le statut de notre compréhension du problème posé par les signalements d'ovnis Nous fûmes d'accord sur le fait que le problème est dans un état très insatisfaisant d'ignorance et de confusion. J'exprimais l'opinion que ce problème sera résolu uniquement par une investigation scientifique ouverte, professionnelle et étendue, et qu'un prérequis essentiel à une telle recherche est que plus de scientifiques acquièrent un intérêt pour ce sujet.

En cherchant une manière d'encourager un tel intérêt, Rockefeller et son collègue M. Henry Diamond et moi-même conçurent un atelier auquel des enquêteurs proéminents de signalements d'ovnis rencontreraient un panel de 8 ou 9 scientifiques ayant des intérêts divers. Nous nous accordâmes sur le fait que l'atelier devait se concentrer sur les preuves physiques associées aux rapports d'ovnis, et j'acceptais d'officier comme directeur.Cet atelier doit être vu comme une entreprise typique de recherche scientifique sponsorisée. Avec un soutien administratif de la Société pour l'Exploration Scientifique, je soumis une proposition au Fond SLR en février 1997.

Après négociation, cette proposition fut acceptée, et les fonds nécessaires furent transférés du Fond à la Societé. Le rôle de la Société a été strictement administratif : le rôle de la Societé est d'encourager et soutenir la recherche, pas de contrôle ou d'orienter la recherche. En relisant le Rapport Condon qui a joué un rôle si important dans l'histoire du problème ovni, je note que le 31 octobre 1968, le Dr. J. R. Smiley, président de l'Université du Colorado, écrivait dans sa lettre de soumission de leur rapport au Secrétaire de l'Air Force : Nous espérons et croyons que [ce rapport] aurait l'effet de placer la controverse quant à la nature des objets volants non identifiés dans une perspective scientifique adaptée. Nous sommes également confiants quant au fait qu'il stimulera la recherche scientifique dans des voies qui pourraient peut-être déboucher sur de nouvelles connaissances importantes.

Évidemment, notre panel ne durant que quelques jours est bien modeste par rapport à celui de 1969 organisée par l’Air Force et surveillé par la CIA. Néanmoins l’objectif du panel est d’avancer dans l’esprit de ce qu’exprimait le docteur Smiley.  Le 30 septembre 1997, les investigateurs spécialisés dans ce phénomène ont été appelés à présenter leurs dossiers les plus importants, les plus crédibles et ayant le plus d’éléments physiques à présenter. Nos gens et moi-même avons tenté d’éviter le plus possible les dossiers dont la crédibilité ne reposait que sur un ou des témoignages afin de nous concentrer sur les aspects physiques et éventuellement mesurables.  Toutefois, même si ces témoignages peuvent sembler irrecevables à priori, la science a déjà reçu quelques coups de baguette sur les doigts alors qu’elle se moquait sans retenue des témoins qui affirmaient avoir vu des pierres tomber du ciel et percer d’énormes trous dans leur champs. Il n’y a que 200 ans de cela ! Beaucoup plus récemment, je sais que la foudre en boule qui existe vraiment était pourtant contestée par plusieurs. » 

Sturrock termine en félicitant les investigateurs qui malgré l’absence d’une rigueur scientifique absolue ont fait un travail remarquable. Il n’avait pas le choix. La recherche sur les ovnis n’a pas toujours eu un Laurence Rockefeller pour la financer comme ce fut le cas pour John Mack. Aucune université au monde ne reçoit les indispensables grants  pour entamer l’amorce d’une recherche et du côté des gouvernements c’est le refus global et ce malgré les conclusions finales de Sturrock à l’effet que la recherche scientifique devrait être enclenchée, là maintenant, subventionnée et dirigée par des équipes compétentes, détachées de toute croyance et capable de fonctionner avec un esprit ouvert à toute possibilité. On croit rêver !

 Il poursuit sa pensée : "Le panel passa également en revue les conclusions avancées en 1968 par le Dr. Edward U. Condon, directeur du Projet Colorado. Ce dernier estime que tout devrait être arrêté et qu’il n’y plus aucun intérêt. Le panel considère que les chances d'une telle avancée sont aujourd'hui plus grandes qu'elles n'étaient en 1967 en raison des avancées de la connaissance scientifique et des capacités techniques, et au regard du modèle GEPAN/SEPRA pour l'acquisition des données.Dans les 50 dernières années, les gens à travers le monde sont devenus familiers des signalements d'ovnis. Ces signalements ont été attribués à une large gamme de causes dont des canulars, hallucinations, planètes, étoiles, météores, formations des nuages, foudre en boule, appareils secrets et vaisseaux spatiaux extraterrestres.

En dépit de l'abondance de ces signalements, et malgré un grand intérêt public, la communauté scientifique a montré remarquablement peu d'intérêt pour ce sujet. Cela pourrait être dû en partie au fait qu'il n'existe pas de financements publics pour soutenir la recherche sur cette question, en partie à cause de la supposition qu'il n'y a pas de données intéressantes à examiner, en partie à cause de la croyance que l'étude du Colorado ayant abouti au Rapport Condon a effectivement clos la question, et peut-être en partie à cause de la perception que le sujet est en un certain sens pas respectable.

L'importance relative de ces 4 causes n'est pas claire, mais il semble probable que chacune a eu un impact dans la modération de l'intérêt de la communauté scientifique pour ce sujet.La perception générale dans la communauté scientifique est que, si jamais les signalements d'ovnis posaient un problème scientifique, cela aurait plus à voir avec la psychologie et la science de la perception qu'avec la science physique. En fait, la plupart des rapports comprennent simplement des récits narratifs de ce que quelqu'un a vu ou pensé avoir vu dans le ciel. Parfois les rapports impliquent plus de 1 témoin, et parfois un événement est observé depuis 2 endroits différents ou plus.

Cependant, le fait est que les physiciens ne peuvent s'impliquer dans le problème des ovnis sans qu'il n'y ait d'indices physiques. L'objectif de cet atelier était d'évaluer si oui ou non il existe de tels indices. Si la réponse est non, alors il n'y a aucune manière dont les physiciens puissent contribuer à la résolution de ce problème. Si, d'un autre côté, la réponse est oui, alors il devrait être possible pour des physiciens de contribuer à la résolution de ce problème.Il devrait peut-être être souligné qu'il ne serait pas raisonnable de demander à un panel de 9 scientifiques, ne se réunissant que pour quelques jours, de faire beaucoup plus que de procéder à une évaluation préliminaire d'une certaine catégorie limite d'indices liés à ce sujet complexe et controversé.

Il serait certainement très déraisonnable de s'attendre à ce qu'un tel panel résolve, en seulement quelques jours, un problème resté non résolu depuis 50 ans. La science avance par le développement d'un consensus informé sur des questions bien définies (voir, par exemple, Ziman, 1968), mais les scientifiques peuvent arriver à un consensus informé seulement si  une recherche suffisante a été menée, et  les résultats de cette recherche ont été présentés à et évalués par la communauté scientifique. Pour le problème des ovnis, ces 2 premières étapes essentielles restent à franchir. »

Mets-en qu'elles restent à franchir et on est à des années-lumières de cela. Voilà pour le rapport Sturrock. Si les recommandations avaient été diffusées largement dans le monde par la presse conventionnelle, il est possible qu’en 2013 nous aurions déjà les conclusions préliminaires d’organismes mis sur pied par certains pays dont sans doute la Grande Bretagne, le  Canada, les États-Unis, le Japon, le Chili et possiblement la Russie.

Présentement la France est le seul pays à financer un organisme de recherche sur les OVNIS le GEIPAN. Imaginons qu’un colloque mondial est organisé afin que les représentants de chacun de ces organismes expriment ouvertement le contenu de leurs recherches et présentent les hypothèses possibles. Ajoutons à cela les conclusions du rapport COMETA à l’effet que les ovnis sont d’origine extraterrestre, ajoutons celles de la Commission SIGMA également financée par le gouvernement français et où travaille mon bon ami Jean-Gabriel Greslé.  

Mais on rêve. Les Français eux-mêmes critiquent amèrement  leur gouvernement pour son inaction et ne semblent pas réaliser que malgré ses défauts l’ufologie officielle française EST LA SEULE EXISTANTE SUR CETTE PLANÈTE. C’est un problème génétique chez les Français de n’être jamais contents de quoique ce soit, On danserait de joie ici si on apprenait que le gouvernement Harper débloque x millions pour relancer la recherche sur les OVNIS comme ce fut le cas en 1954 à Ottawa et en 1972 à Toronto.

Je termine donc cet article qui avait pour but de vous rappeler qu’un jour nous sommes passés à un cheveu d’obtenir un traitement approprié pour cette recherche sur les ovnis. Toutefois je n’ai pas de regrets. La Nouvelle ufologie m’a appris et c’est ce que j’exprime dans mes trois derniers ouvrages et surtout le plus récent, que toute cette histoire ne repose pas entre les mains des petits humains dans leur cour de récréation. Ils sont trop petits, trop jeunes, et comme je l’explique dans Esprit d’abord humain ensuite, ils sont…en quarantaine. Ce qui se passe l’est à des niveaux à ce point élevés qu’ils échappent à la perception des plus hauts placés d’entre nos dirigeants politiques, militaires et scientifiques.  Ce ne souvent que les humbles qui voient, entendent et comprennent. Cela avait déjà été dit d’ailleurs il y a assez longtemps de ça !