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L’art des mesures
Comme vous le constaterez en étudiant le questionnaire, il est difficile pour un témoin d'évaluer certaines choses : distance, couleur, diamètre, altitude.
La luminosité
La luminosité pose un problème. Les gens ne réagissent pas tous à l'éblouissement de la même façon. Une pupille se dilate dans l'obscurité et tout éclairage subit, même faible peut causer un aveuglement qui ne rend pas justice au nombre de lux réels. De jour, les phares d'une automobile ne vous éblouissent pas mais en pleine nuit, au sommet d'une pente, un véhicule apparaît brusquement et cela est très inconfortable. Tenez compte de l'éclairage ambiant. Si en plein jour, au soleil, un témoin dit avoir été aveuglé par la lumière d'un OVNI, il y a fort à parier que le nombre de lux soit très élevé. Pour les observations de nuit, utilisez des exemples connus : flash de caméra, tube néon, soudure à l’arc, lucioles, étincelle de feu de camp, etc.
Obtenez du témoin SA définition des mots suivants afin d’éviter toute confusion : une lumière n’est pas une lueur ou de la clarté, définissez ombre, boule de feu, éclair. Voici ce que devrait être chacune d’entre elles :
 Lumière : point plus ou moins gros et dégageant sa propre luminosité.
 Lueur : éclairage causé par une lumière diffuse ex: le reflet d’une lumière ou d’un projecteur sur un toit galvanisé ou qui forme une tache lumineuse au sol. La lueur contrairement à la lumière n’a pas de substance.
 Clarté : reflet de la lune sur un espace considérable ou en pleine nuit, une clarté subite causée par un éclair dans les nuages. En somme, la clarté est une lueur très diffuse sur une très grande étendue.
 Boule de feu : plasma
 Éclair : trait zébré de lumière vive et très court sous les nuages.
 Flash : l’équivalent d’un flash de caméra ni plus ni moins.
Un témoin qui dit : « Une boule de feu comme une grosse lueur ». Reprenez-moi tout ça. Pourquoi une boule? Était-ce une sphère ou un objet plat vu du dessous? Pourquoi de feu. Il y avait des flammes? Ou l’objet était tout simplement très lumineux?  Cette expression de boule de feu est très irritante. On la retrouve constamment dans les textes anciens parce que la lumière artificielle n’existant pas, seul le feu ou le soleil générait de la lumière. Vous dites une lueur. Elle éclairait tout le voisinage et c’est pour ça que vous dites qu’elle était grosse ou se reflétait sur le sol formant une tache? Lorsque vous rapportez les propos du témoin assurez-vous qu’il a bien compris la différence et que le terme utilisé dans le rapport est celui approprié. Le DEA n’a pas envie de lire que le témoin a vu une lueur qui faisait de la lumière. C’est une lumière qui causait une lueur et non l’inverse.
Un témoin dit que l’objet était pâle! N’allez pas indiquer cela dans le rapport d’enquête! Indiquez ce qu’il veut dire. Un objet pâle l’est parce que la lumière est faible? La couleur est pâle? Il a l’air transparent? Soyez extrêmement précis et ne prenez pas pour acquis que l’analyste va comprendre! Il ne va rien comprendre du tout. Il n’est pas présent à l’enquête. Vous devez être clair et précis!
La distance
Dans ce Guide nous utilisons parfois les pieds ou les mètres. De nombreux témoins vont indiquer leurs données en pieds. Fonctionnez avec cette mesure et lorsque toutes vos mesures seront terminées vous n’aurez qu’à donner les résultats finaux dans votre rapport en mètres. Ne commencez pas à énerver le témoin en effectuant vos équivalences sur place! Sachez qu’un mètre équivaut à 3.3 pieds.
L’objet a été vu dans un champ. S’il a été vu de l’endroit où vous êtes avec le témoin, considérez ce point comme le Point Zéro. Le témoin est toujours au point zéro. Portez vos yeux sur le point le plus éloigné soit une maison au loin, un poteau ou l’horizon mais surtout un point dont la distance est connue ou facile à déterminer. Ce point sera le Point 100. Votre témoin n’aura qu’à déterminer si l’objet était à moitié chemin (50) ou plus près. Par la suite, en mesurant la distance entre le point Zéro et le Point 100, vous pourrez établir la distance approximative de l’objet sachant qu’il est au point 20 ou 50. Il existe des appareils de mesure, dispendieux il va sans dire, mais en utilisant certaines mesures déjà connues, il vous sera possible de travailler. Habituellement, la distance entre deux poteaux d’Hydro sur la route au Québec est de 37 mètres minimum donc 125 pieds et un maximum de 50 mètres, soit 165 pieds et cela peut aller dans certains cas jusqu’à 60 mètres pour les poteaux de réseau. La hauteur est d’environ 5 mètres tout au plus, soit 17 pieds.
L’altitude
Le même principe s’applique pour l’altitude. L’horizon est le point Zéro et l’objet le plus élevé comme le point 100. Vous avez compris que cette fois l’axe est vertical et non horizontal. Si l’objet a été vu au-dessus de l’horizon, utilisez le soleil, la lune ou une étoile comme point 100 et le sol comme point Zéro.
N’oubliez pas de lui demander le degré d’élévation. Debout le bras tendu droit devant lui indique 0 degré. Tendu droit au-dessus de sa tête indique 90 degrés. Entre les deux, c’est donc 45 degrés. Contrairement à la prise d’angle conventionnel ou normalement, le degré 0 est au sol, ici vous devez le situer au niveau du bras tendu droit devant les yeux.
Dimensions de l’objet
Méfiez-vous des expressions : gros comme un autobus, une maison. Une maison à trente mètres est plus grosse que vue à 300 mètres. Dans le cas d’un objet observé à une distance difficile à évaluer par le témoin parce qu’en plein ciel, donc sans référence, utilisez sa perception de la pleine lune. Vous demandez à votre témoin de vous dire selon lui, que représente en dimension une pleine lune. Qu’importe sa réponse, que ce soit un ballon de soccer ou une pièce de .25 sous, demandez-lui dans ce cas quelle était la dimension apparente de l’objet en fonction de cette donnée. Pour l’analyste, apprendre que l’objet était gros comme un ballon dans le ciel ça ne veut rien dire tant qu’il ignore ce qu’est une pleine lune pour le témoin. Donc, s’il vous dit que la pleine lune est grosse comme une pièce d’un dollar, demandez-lui la taille relative de l’objet par rapport à cela. S’il vous répond que c’était gros comme un sou noir, alors vous avez déjà une meilleure idée.
Il existe toutefois une méthode plus sophistiquée basée sur les 360 degrés d’un cercle. On estime ainsi que la pleine lune en plein ciel représente 0,5 degrés. Vous connaissez tous la Grande ourse! C’est un ensemble de plusieurs étoiles qui forment l’image d’un ours, mais dans le cas qui nous intéresse c’est le squelette qui nous intéresse ou si préférez en termes astronomiques, l’astérisme. Ce sont sept étoiles qui forment un chaudron, la forme la mieux connue et la plus observée par une grande majorité de gens. Le manche est constitué de trois étoiles. Le chaudron lui-même est constitué des quatre autres étoiles.
Ce dessin vous est familier? Les deux étoiles noires sont appelées les gardes de la Grande Ourse. On estime que l’écart entre les deux gardes équivaut à 5 degrés. D’autres équivalences existent entre différentes étoiles mais nous allons nous contenter de ces deux mesures.
Cela dit vous allez tendre votre bras au maximum et ouvrir la main, les doigts écartés. L’index représente 1 degré, le pouce 2 degrés. Fermez la main en poing. La largeur du poing donne environ 10 degrés. La main ouverte de nouveau et entièrement écartée, du pouce au petit doigt équivaut à 20 degrés. Si vous ou votre témoin avez de grosses pattes de bûcheron ou des doigts de pianiste de concert, confrontez ces mesures avec la pleine lune ou les deux gardes de la Grande Ourse si elles sont visibles évidemment mais ce petit exercice peut être effectué une autre fois et vous n’aurez qu’à ajuster vos calculs. Malgré de savantes équations, comme on le verra plus loin, tout dépend de l’évaluation par le témoin, ce seront donc toujours des mesures imprécises.
Le témoin doit maintenant tenter de reproduire de mémoire le nombre de degrés que représentait son objet dans le ciel. Pas très précis évidemment. Si vous êtes sur les lieux de l’observation demandez donc à votre témoin de sortir à l’extérieur et de se positionner là où il était, de tendre le bras et d’essayer d’encadrer « l’ovni » avec cette méthode. S’il vous dit que ça représente la moitié de son poing, c’est donc 5 degrés. Son ovni mesure donc 5 degrés.
Résumons et prenez en note :
 Pleine lune : 0,5 degré
 Index : 1 degré
 Pouce : 2 degrés
 Gardes de la Grande Ourse : 5 degrés
 Poing fermé : 10 degrés
 Main ouverte (doigts écartés au maximum) : 20 degrés
 Deux mains ouvertes si l’ovni était immense et tout près donneront 40 degrés
Vous avez donc maintenant une des deux mesures nécessaires : 5 degrés. Voyons la suivante. Si l’objet a été vu en plein ciel avec aucune référence visible, c’est un fichu problème puisqu’il est extrêmement difficile d’évaluer l’altitude et la distance sans une très grande marge d’erreur. Par contre, si l’objet était assez bas dans son angle de vision, disons 5 ou 20 degrés au-dessus de l’horizon, là il y a des chances.
Nous avons expliqué plus haut la notion du point zéro versus la position de l’objet le plus éloigné. Entre le témoin et la maison du voisin il y a 500 pieds. Le témoin le sait parce que c’est la largeur de son terrain. Vous ne serez pas toujours aussi chanceux. L’odomètre d’une voiture n’est précis que sur une distance mesurable en dixième de kilomètres et sur un terrain vague ce n’est pas évident. C’est une mesure difficile à établir à moins de la parcourir avec une chaîne d’arpenteur ou un télémètre laser. De toute façon, pour l’exemple, disons que l’ovni était à une distance de 300 pieds (vous mettrez ça en mètres le moment venu). Vous avez maintenant la seconde mesure qui va vous permettre de donner un diamètre approximatif de l’objet. Pour cela il y a une petite équation à formuler. Il s’agit de :
π x R x 2 x t  = d
360
Vous connaissez la valeur de ce symbole π C’est le nombre Pi, soit 3.14. Oublions les décimales qui n’en finissent plus.
La distance de votre témoin et l’ovni est définie dans un cercle au centre duquel se trouve votre témoin.
La distance entre le témoin au centre d’un cercle fictif et la bordure du cercle est le rayon. Les deux rayons ensemble constituent le diamètre et la longueur du cercle en entier est la circonférence. Retenons le rayon. C’est le R dans l’équation. Le t indique le nombre de degrés estimés par l’index, le pouce, le poing ou la main ouverte du témoin comme indiqué plus haut.
Nous avons ces deux mesures. Il ne suffit qu’à résoudre l’équation. Prenez une calculatrice.
Vous multipliez le nombre de Pi, soit 3.14 par 300 pieds, soit le rayon, que vous multipliez par 2. Ça devrait donner 1884 pieds. L’équation indique par un x que vous devez multiplier ce nombre par t, soit le nombre de degrés de l’ovni et nous savons qu’il s’agit de 5 degrés. Donc, 1884 fois 5, ce qui donne 9420. Le total de degrés dans un cercle est de 360 degrés. Puisque ce nombre est placé sous la barre, cela signifie que vous devez diviser vos 9420 par 360 degrés. Ce qui donne 26.1.
L’ovni avait donc un diamètre approximatif de 26 pieds. Et divisée par 3.3, cela donne environ 8 mètres. C’était un tout petit ovni. On peut raisonnablement penser qu’il était plus ou moins grand, soit 6 mètres ou 10 mètres puisque l’évaluation des mesures est très approximative. Mais vous savez au moins qu’il ne mesurait pas 60 pieds!
3.14  x  300  x  2  x  5 = 26 pieds  et 26 pieds divisés par 3.3 = 8 mètres
360
PI multiplié par le rayon multiplié par 2 et multiplié par 5 degrés  = 26 pieds ou 8 mètres
Divisé par 360
Relisez bien ce paragraphe, lentement et attentivement afin de bien comprendre cette équation. Vous n’aurez pas à effectuer cette résolution d’équation chez le témoin, ce n’est pas nécessaire mais le cas échéant, ne perdez pas le « feeling » de l’entrevue uniquement pour un calcul.
Le diagramme
Que vous soyez bon dessinateur ou pas, vous êtes capable de tracer une ligne d'horizon. Placez-vous devant l’endroit où l’objet a été vu. Tracez votre ligne droite. Utilisez un papier quadrillé et donnez une mesure à chaque carré qui soit proportionnelle. Exemple : si vous savez qu’un poteau électrique mesure 30 pieds, faites-lui occuper  x  nombre de carrés qui deviendront votre référence de ce qu’est 30 pieds en carrés sur votre feuille. Si l’objet est à 90 pieds de là et que 30 pieds occupent trois carrés, il sera donc à 9 carrés. Des enquêteurs plus avisés vont s’équiper d’un appareil numérique et vont demander au témoin d’indiquer sur la photo l’emplacement et le diamètre de l’objet. Idéalement, placez votre témoin sur le diagramme dans sa grandeur relative. Deux diagrammes sont essentiels : une vue du dessus avec quadrillé pour déterminer les distances et la taille et un second en coupe pour déterminer l’altitude.
N’accablez pas votre témoin avec vos calculs. Vous aurez l’air savant et il sera très impressionné par votre culture et on s’en moque au CEO. Prenez note des mesures et vous ferez vos calculs plus tard, à moins bien sûr que le témoin ne se montre très intéressé. Vous noterez que souvent les témoins mâles sont plus portés sur ces questions que les femmes en général. Ces dernières vont surtout parler de leurs réactions face à ce qu’elles ont vu.
Le syndrome de Magellan
On raconte que les indigènes qui ont vu les bateaux de Magellan ont cru qu’il s’agissait de nuages bizarres sur l’eau. Ils ne « voyaient » pas les bateaux puisque ces objets n’étaient pas inclus dans leur base de données visuelles. Lorsque les navires de Magellan se sont approchés, que les hommes sont descendus et que les indiens ont compris ce qu’il en était, ils voyaient les bateaux et pouvaient dorénavant les reconnaître.
Il en va de même des êtres humains qui voient un objet exotique qui ne vient pas d’ici. Il y a tant de formes diverses qu’on n’arrive pas à les classer. Un bon exemple de cela. Prenez une assiette normale.  Lorsque vous regardez cette assiette par la tranche, droit devant vous, c’est un disque très mince. Inclinez l’assiette légèrement et elle prend de l’épaisseur mais c’est une illusion. Retournez-la entièrement et c’est un cercle. Prenez maintenant une assiette à soupe. Ce n’est pas un disque plat puisque le fond est concave donc plus épais, mais une fois inclinée cette différence disparaît et elle aussi peut devenir un cercle. Or un cercle n’est pas une nécessairement une boule. Souvent le témoin dira j’ai vu une boule de lumière. Était-ce une sphère parfaite ou un disque évoluant sur sa tranche donnant l’image d’un cercle?
Prenez maintenant un tube cylindrique en carton. Vu sur sa longueur, c’est un rectangle et rien n’indique sa tubulure. Un angle de vision modifié vous fera découvrir que c’est un tube et non  un objet rectangulaire. Franc de face, c’est un cercle et rien n’indique si c’est une sphère ou un tube. Voir un 747 dans le ciel n’est pas un problème. Qu’importe l’angle de vision vous savez que c’est avion, un gros porteur avec une bosse en avant. Un primitif qui s’aventure hors de sa forêt et voit un 747 pour la première fois de sa vie décrira ce qu’il voit sans a priori et il est possible que vous ne compreniez pas ce qu’il vu lorsqu’il tentera de vous le décrire.
Quelle forme aura un objet rond avec trois lumières disposées en triangle? Le témoin qui risque de ne pas voir la structure porteuse dira qu’il a vu un ovni triangulaire alors qu’il s’agit d’un engin circulaire. Tous les objets illustrés dans la grille de formes du formulaire (voir page 89) peuvent être tels qu’ils sont ou être des objets différents qui offrent une perspective partielle de leur forme réelle. Ainsi la figure 9 E est peut-être une sphère ou l’angle de n’importe quel autre objet circulaire. La série B 1-2-3 illustre des objets circulaires inclinés mais qui pourraient être décrit différemment par un témoin. Allez jeter un coup d’œil et revenez!
Orientation
Vers où se trouvait l’objet? « Par-là, vers la maison de chez Jos Côté » indique le témoin avec son doigt. C’est très bien mais l’analyste ne connaît pas Jos Côté! Cela ne signifie rien. Une petite boussole suffira à vous indiquer, en dehors de générateurs de champs magnétiques perturbateurs sur place, où se trouve le nord. « La maison de Jos Côté » est rarement franc sud ou franc ouest, elle peut se situer n’importe où sur la rose des vents, c’est à dire nord nord-ouest.
Cela signifie donc que sur le diagramme que vous ferez en positionnant le témoin, l’ovni et bien sûr ce qu’il y avait autour soit une maison, un véhicule, etc., vous devrez indiquer le nord très clairement. Mais ce n’est pas tout. Vous devrez indiquer également dans quelle ville ou village se trouve le site de l’observation et indiquer le premier village ou la première ville ou toute agglomération en ligne avec le témoin et l’ovni. En d’autres termes, si vous tracez une ligne droite à partir d’un témoin jusqu’à l’ovni ou à tout le moins dans le secteur qu’il survolait, cette ligne devrait en se continuant atteindre une autre agglomération. Laquelle?  Ce sera à vous de le déterminer avec une carte, sur Google Earth ou tout autre logiciel.
Le son
Si votre témoin est doué pour imiter les sons d’un ovni avec sa bouche c’est très bien pour vous mais pas pour l’analyste. Il vous faudra trouver des références connues autant que possible. Indiquez-les. N’oubliez pas de vous informer aussi des bruits ambiants qui existaient au moment de l’observation, cette question est prévue dans le formulaire tout comme une autre qui peut sembler étrange.
L’effet de cloche
Dans certains témoignages, lorsque l’ovni s’approche et que le témoin est relativement tout près, il arrive que  tous les bruits ambiants cessent, les oiseaux, les cris des enfants, les voitures, il n’y a plus rien. C’est le genre de choses dont va se souvenir un témoin mais n’oubliez pas de lui demander. L’effet de cloche peut même aller jusqu’à occulter sa vision. Il ne voit plus les arbres ou l’environnement ce qui est encore plus rare. Ceci relance également la nécessité pour l’enquêteur de déterminer comment l’objet est apparu et comment il est disparu. Abruptement? Graduellement? Cette situation a plusieurs aspects. Certains ufologues croient d’ailleurs qu’elle est inévitable lorsque le témoin est situé à proximité de l’objet, illustrant de ce fait qu’il est générateur d’un champ de force très particulier aux propriétés méconnues. Le DEA rejette l’inévitabilité dans sa propre spéculation puisqu’elle condamne de ce fait les témoignages de proximité ne relevant pas cette particularité. Par contre, il en reconnaît son existence occasionnelle pour l’avoir enquêtée à quelques reprises.
L’effet de cloche dans son ensemble, incluant le mode d’apparition, de disparition et les effets mystérieux produits par l’objet dans son environnement immédiat a même été utilisé pour énoncer une hypothèse quant à l’origine de ces objets, distinguant de ce fait l’hypothèse extraterrestre de l’hypothèse inter-dimensionnelle. Le DEA croit bien honnêtement qu’il est encore trop tôt pour déterminer avec assurance l’origine exacte du phénomène ufologique. L’approche adoptée dans les écrits du DEA ne doit aucunement influencer la nature de l’enquête puisque cette dernière n’a aucunement pour but de déterminer l’origine d’un objet mais l’authenticité du témoignage et décrire l’ensemble de toutes les composantes du phénomène observé. Law and Order! A l’image de cette série télévisée très populaire, il en va de même en ufologie : les forces policières enquêtent, les juristes condamnent! Les enquêteurs font leur boulot et les analystes en tirent les conclusions. Votre tâche n’est pas de nous dire ce qu’était cet objet mais de rapporter fidèlement tout ce que le témoin dit avoir observé.
L’origine des ovnis est un débat sans fin qui va du déni aux anges. La position du CEO est très claire. Pour le moment, le comportement des ovnis, le phénomène des enlèvements, des contactés constituent une base de données insuffisante pour déterminer la finalité de l’ensemble du phénomène. D’une part, l’ovni semble provenir parfois d’une fenêtre ouverte d’une autre dimension et l’enlevé raconte que ses ravisseurs sont d’une autre planète. Déliter l’un pour favoriser l’autre est une erreur monumentale et inversement. C’est donc dire que pour le moment, il est possible d’envisager une origine extraterrestre utilisant des corridors spatio-temporels au lieu de parcourir des milliers d’années-lumière dans notre propre dimension.  La physique quantique est toute jeune et nous ne connaissons absolument rien de la technologie réelle utilisée par ces visiteurs. Toutes les hypothèses en cours pourraient donc être rayées d’un trait. Le DEA reconnaît toutefois que le débat est passionnant et qu’il ne devrait pas s’arrêter! Il ne doit toutefois, en aucun cas hypothéquer par cette division d’ordre quasi philosophique l’effort actuel de recherche et d’enquêtes.
Clair et précis en tout
Soyez très exigeant avec votre témoin, patient, avenant et tout, sans le bousculer ou l’irriter, mais assurez-vous que ce qu’il dit dans ses mots est ce qu’il a vu! Ne vous contentez pas d’à peu près du genre : gros comme une assiette, de la forme d’un ballon et lumineux comme la lune mais jaune comme une banane! Gros comme quelle type d’assiette et tenue à bout de bras ou sur la table de la cuisine à vingt pieds de lui, quel ballon, de soccer, de football? Et c’est quoi ça jaune banane? Une banane n’est pas lumineuse alors trouvez une autre analogie, travaillez pour le témoin et avec le témoin afin de donner une image claire et précise et attention les dessins ne suffisent pas! Les termes soucoupes, disques, ballon, effilée, pointu, etc. ne suffisent pas. Il faut être plus précis et n’oubliez pas que l’objet peut avoir changé de forme comme ce fut le cas pour le témoin Jean Lavergne à Shawinigan et les observations de Hessdalen en Norvège. Dans quelle séquence? Bref, pour vous aider à saisir tout ça, imaginez que votre rapport d’enquête servira de scénario de base à Steven Spielberg pour faire un film et que vous serez payé un quart de million s’il saisit tout du premier coup!!!  Faites comme SVP!
Traces et matériel
Contrairement  aux enquêteurs formés par d’anciennes organisations ufologiques nous ne disposons pas de matériel pouvant permettre certaines mesures de radioactivité sur le terrain. Dans quelques cas, il est possible qu’une radioactivité résiduelle ou même plus importante soit décelable. Des traces peuvent être visibles affectant l’environnement dont les végétaux et une analyse peut-être requise. Or depuis les années 80, les atterrissages sont devenus extrêmement rares mais, il en existe encore. Il est impératif de ne pas attendre inutilement pour effectuer la collecte des éléments dans le cas notamment d’éléments à être analysés.
Idéalement, utiliser des bocaux de verre ou à la rigueur des sacs de plastique refermables. Ne touchez pas aux éléments avec vos mains nues, utilisez une pince, une truelle ou des gants. Prélevez trois échantillons dans la zone affectée, trois autres en-dehors du périmètre affecté et ce à une distance d’au moins 10% de la taille de la zone affectée et une troisième série de trois à 50%. Ceci afin de confirmer ou pas une différence entre ces échantillons : les uns affectés les autres pas. Identifiez bien vos prélèvements. Placez-les au réfrigérateur.  Si les traces sont très anciennes et peu visibles il est inutile de perdre du temps mais indiquez-le dans votre rapport.
Soyons réalistes. Il est peu probable que vous soyez confrontés à une telle situation. Au Québec au niveau de l’output, on compte un pourcentage extrêmement bas de RR II. La possibilité existe toutefois. Des coûts importants sont associés à ces analyses et le sérieux de la démarche doit être démontré.
L’auteur ne s’attend donc pas à faire trente-cinq « aller-retour » dans les laboratoires d’analyses privés du Québec au cours de l’année à venir. Il est toutefois prudent de vous enquérir auprès du témoin (ce que le CEO fera de toute évidence si une affaire vous est expédiée) avant de vous déplacer. Si cela se produit, munissez-vous de l’équipement de base indiqué plus haut et prévenez immédiatement l’auteur qui vous a délégué le dossier de sorte qu’une amorce de communication puisse s’établir avec les gens responsables des analyses. Voici le matériel que vous devriez avoir en tout temps lors d’une enquête.
 Boussole : Indispensable pour indiquer dans votre diagramme la position exacte de l’objet par rapport avec le témoin.
 Portable : Si vous possédez un ordinateur portable muni d’un lien Wi-Fi ne l’oubliez pas à la maison en vous rendant chez le témoin. Et inversement! Vous aurez ainsi accès à de nombreuses données qui pourraient vous être utiles.
 Appareil numérique : De nos jours, il est facile de se procurer ces appareils à faible coût et tout bon enquêteur sur le terrain se doit de se déplacer avec l’un d’eux. L’appareil permettra de prendre une photo du témoin qui évidemment fera l’objet d’autant de discrétion que son identité et ses coordonnées. Si le lieu de l’observation est à proximité, de jour, il est essentiel de prendre une photo dans l’axe de vision du témoin. Vous devenez ses yeux. L’analyste doit alors avoir devant lui une représentation angulaire précise et par la suite, il sera possible par l’enquêteur, guidé par le témoin d’indiquer sur la photo, la taille et la forme de l’objet. Il en va de même des traces au sol qui doivent être impérativement photographiées avec un objet de référence usuel comme une main, un pied, une pièce de monnaie, etc.
Profitons de cette thématique pour rappeler que si un jour vous êtes vous-même témoin d’une observation et que votre appareil est doté d’une option vidéo, ne faites pas l’erreur si commune qu’on retrouve à foison sur You tube de filmer l’objet sans un support quelconque. Calez vos coudes sur un objet fixe et solide et suivez les mouvements de l’objet sans faire sauter d’un millimètre l’objectif. De plus, assurez-vous de toujours avoir un objet de référence dans la visée, soit un arbre, un poteau, un édifice ou une personne. Si vous zoomer, dites-le à la caméra et ramenez le zoom à sa position initiale sans bouger ce qui n’est pas toujours facile puisque le zoom décuple la sensibilité de l’image aux tremblements, aux secousses, aux vibrations, même les plus faibles. Il est important de spécifier à la caméra que vous effectuez un zoom de sorte qu’on ne confonde pas le mouvement artificiel causé par le zoom avec le mouvement réel de l’objet.
S’il y a d’autres témoins près de vous, filmez leurs réactions quelques secondes. Mise en garde : surveillez votre langage. Certains documents visuels ont été retirés de reportages à la télévision en raison des propos tenus comme ce fut le cas à CTV le 29 septembre 2010 :  « What the f…». Petit truc : si l’objet que vous filmez part de l’extrême gauche vers la droite, plantez vos pieds vers l’extrême droite de sorte que vous n’ayez à bouger que le haut du corps en suivant son évolution. Pour une photo, il est tout aussi essentiel d’avoir un objet de référence dans la visée de l’objectif.
 Matériel vidéo : Filmer l’entretien avec votre témoin peut causer un malaise même s’il accepte. Chaque fois que vous aurez à manipuler cet appareil il va se souvenir qu’il est filmé et cela peut modifier son comportement et affecter la qualité de son dialogue. À vous de voir!
 Enregistreuse : Avec l’accord du témoin, il est souhaitable que l’ensemble de votre entretien soit enregistré. Erreur fréquente à éviter : l’appareil n’enregistre plus faute de piles ou d’espace.
 Vêtements : Pensez à vous vêtir en fonction d’une sortie prolongée à l’extérieur si le témoin vous invite à voir le site d’observation. La pluie et le froid sont à considérer. Prévoyez aussi des couvre-chaussures, bottes, etc. puisque vous ne connaissez pas la nature du terrain.
 Valise : Procurez-vous une de ces petites valises sur roulette de style bagage de cabine autorisé dans laquelle tout votre équipement sera prêt incluant des copies de formulaires, votre papier quadrillé, stylos, crayons de couleur, boussole, appareil numérique, jumelles, lumière de poche, piles de rechange, etc.
 Matériel alternatif : Un télémètre laser peut-être utile mais le coût peut aller de 250$ à plus de 600$. Détecteur de radiations, de métaux, détecteurs de variations de champs magnétiques nous paraissent inutiles ici compte tenu du coût, de l’apprentissage et de la possibilité élevée de commettre des erreurs notamment avec des lectures de champs magnétiques provenant de sources permanentes cycliques ou aléatoires. Un inventaire de ces sources constitue une tâche importante et complexe. De plus comme déjà dit, la probabilité d’utiliser ce matériel est mince. Toutefois, si vous maîtrisez ces appareils et que l’acquisition de ce dernier est dans vos moyens, allez-y! Ce serait d’ailleurs une excellente idée d’indiquer dans votre CV si ce n’est déjà fait que vous disposez de ce matériel et que vous avez une formation adéquate en indiquant laquelle. Noter cependant que le CEO ne peut fournir cet équipement.
L’hypothèse des témoins sélectionnés
L’étude de nombreux dossiers d’observations d’ovnis a convaincu le DEA de l’existence d’une réalité qui n’est pas souvent discutée dans les forums ufologiques. La Nouvelle Ufologie ne fait pas l’unanimité. Si l’enquête d’un dossier permet de déterminer les paramètres physiques d’une observation qu’en est-il des paramètres psychologiques et spirituels. Réunis sous le terme de dynamique psychospirituelle ces paramètres posent la question suivante : pourquoi un tel est-il témoin et pas l’autre?  C’est à cette question que veut répondre l’ufologue de la Nouvelle Ufologie.
Nous pourrions répondre à cela qu’il existe des éléments méconnus. Est-ce la race du témoin, son âge, sa condition sociale, sa position géographique, le hasard? Ce sont de bonnes réponses mais l’échantillonnage actuel couvre à peu près tout le monde alors peut-on également se demander si le témoin n’a pas déjà un lien inconscient avec eux?  Ce n’est pas tant d’un lien de contact privilégié dont il est question ici, évoquant le fait que les témoins aient été Choisis ou qu’ils sont des Élus! Il est question d’un lien émotionnel tissé autant dans la peur que dans la joie. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, l’enquêteur doit donc aller plus loin que d’établir la mesure exacte entre le témoin et l’objet observé. Il doit approfondir l’impact psychologique qu’a pu avoir cette observation et ne pas hésiter à faire ressortir les éléments dits spirituels (et non religieux) qui ont pu naître de cette rencontre. La question est de déterminer si cette rencontre n’est pas due au hasard. Étaient-ils déjà présents ces éléments et si oui ont-ils été renforcés? Rarement le témoin authentique ne s’avancera pour en parler avec vous surtout s’il ne vous connaît pas. Il faudra le cuisiner avec beaucoup de patience, d’adresse, de compassion et de compréhension.
Allons plus loin. Si la lecture des dernières lignes vous rendent inconfortable, alors comme déjà dit, il vaut mieux que vous ne cherchiez pas à développer cet aspect de la recherche. Faites remplir l’annexe prévue à cette fin toutefois. Par contre, si vous ressentez une résonance quelconque alors vous êtes bien placé pour explorer cette hypothèse et de transmettre vos impressions au DEA.
Cette hypothèse part du principe découvert par le docteur John E Mack lors de ses travaux auprès de plus de deux cent expérienceurs qui ont suivi la rencontre de 1992 au M.I.T.  Parce qu’il n’a pas hésité à sonder l’esprit, l’âme et le cœur de ses sujets, Mack s’est rendu compte que ces gens vivent une autre vie avec ces êtres étranges. C’est colossal comme découverte mais elle a des pieds d’argile puisque peu de chercheurs dans ce secteur en sont arrivés aux mêmes conclusions et son instigateur est maintenant décédé depuis 2004.
Toutefois, le DEA a constaté que lorsqu’on pose certaines questions très précises au témoin, avec une approche appropriée, il révèle des états d’âme survenus pendant et le plus souvent après l’observation et qui sont très étonnants et qui vont même déboucher sur des changements de comportements majeurs de la part du témoin. En d’autres termes, l’observation aura été plus qu’une observation. Beaucoup plus! Cela dit, il est important que vous soyez au fait d’un curieux phénomène concernant les enquêteurs. C’est Budd Hopkins qui a soulevé ce point et il n’a pas été contredit par ses pairs. Selon lui, chaque ufologue semble attirer ses propres témoins en fonction de ce qu’il édicte comme théorie. Un ufologue convaincu que les E.T sont hostiles aura une proportion plus élevée de témoins de RR IV qui vont témoigner en ce sens qu’un autre qui n’abonde pas dans ce sens et pas en raison d’un tri quelconque mais d’une sorte «  d’attirance ».
Un ufologue convaincu que les ovnis viennent d’une autre dimension aura une forte proportion de dossiers de Type RR I dans ce sens et ainsi de suite. Au tout début, nous étions sceptiques face à cette réalité énoncée par Hopkins. Puis, nous nous sommes rendu compte que plusieurs témoins étaient effectivement axés dans cette direction. La chose a été discutée auprès de différents psychologues et nous en sommes arrivés à la conclusion suivante.
Un témoin cherche à raconter son histoire à celui qui saura l’écouter et l’éclairer. En parcourant Internet, en visionnant des entrevues sur You tube ou à la radio ou à la télévision, il tombe sur un ufologue qui, sans qu’il s’en rende compte, aborde le sujet sous son angle à lui. C’est donc à ce dernier qu’il va se confier et pas à celui qui aborde le phénomène sous un angle opposé ou entièrement différent. Un enquêteur qui ne fait jamais connaître sa position parce qu’il n’a pas un support médiatique pour ce faire, ne connaîtra pas ce genre de situations. En tant que responsable chargé de vous déléguer certains dossiers, il est donc probable que vous ayez à composer avec des témoins qui inconsciemment ou consciemment partagent la vision de l’auteur en l’occurrence Jean Casault.
Votre rôle sera donc d’effectuer votre enquête non seulement en mettant de côté votre «  petite idée » mais également celle de l’auteur et du témoin qui à de grandes chances d’avoir des points en commun avec celle de l’auteur. Ce n’est pas un handicap d’avoir sa « petite idée », mais de savoir que le terrain est en quelque sorte moulé d’avance, ce sera à vous de prendre vos précautions et d’être le plus objectif possible. A l’inverse, si vous ne partagez pas du tout la vision de l’auteur, vous ne devez pas laisser cette force d’opposition manœuvrer vos faits et gestes et corrompre votre enquête. Bref, comme le bouddhisme zen l’enseigne, pour remplir un verre d’eau claire et limpide il faut d’abord le vider de celle qui y stagne!
On aura compris qu’un « témoin sélectionné » pourrait avoir subi une expérience dont il n’est pas conscient. Selon le Docteur Richard Boylan, qui a effectué une compilation d’une vingtaine d’indices qui peuvent déterminer si une personne est un expérienceur expérimenté, chacun de ces signes a été noté chez ces gens, après qu’il a été déterminé qu’elles ne souffraient d’aucune pathologie, mais cela demeure aléatoire et sujet à discussion. Boylan lui-même affirme qu’aucune étude scientifique ne peut encore être menée compte tenu de l’échantillonnage. À cela nous avons ajouté quelques remarques provenant de nos propres recherches, inspirées de celles de Budd Hopkins et du docteur John E Mack. Ceci n’est pas un formulaire ou une série de questions mais une compilation qu’il serait bon de lire et relire, de sorte que lors de votre entretien avec le témoin un petit drapeau rouge se hisse soudainement!
Parfois, une personne peut démontrer un seul de ces signes ou plusieurs à la fois. Aucune conclusion définitive ne peut en être tirée mais, il va de soi que cette liste est un bon indicateur d’une possible expérience d’un témoin, particulièrement s’il a été en contact avec un ovni de type RR I.
 Après un phénomène inexpliqué qui survient : fatigue extrême ou anxiété, la certitude d’une présence qui rend anxieux. Il s’agit en somme d’un fragment de conscience qui subsiste et qui pourrait provenir d’une peur manifestée dans les premiers instants de l’expérience. Ou dans les derniers instants. (40 est-Jacques et Lucie)
 Réaction forte de peur quand confronté à des objets, des images, des histoires, des films associés aux OVNIs ou aux extraterrestres.
 Après un phénomène inexpliqué, insomnie persistante ou de très forts cauchemars.
 Éveil systématique entre 3 et 4 heures du matin sans aucune raison. C’est d’ailleurs un des signes les plus fréquents comme si le cerveau réagissait à un réflexe quelconque.
 Un intérêt anormal et quasi obsessionnel pour les OVNIs sans raison apparente. Notez qu’il est par contre tout à fait normal qu’un sujet soit obsédé s’il a observé un ovni de près. Ce signe est donc à surveiller plus particulièrement chez des gens qui ont ressenti une présence plutôt que d’avoir été un témoin direct.
 Le même intérêt mais qui se manifeste par une lecture maniaque ou le visionnement de films, sans raison apparente. Par exemple, dans votre cas ce serait différent compte tenu de votre implication directe en ufologie en tant qu’enquêteur tout comme vous seriez extrêmement intéressé sur tout ce qui concerne les taux de changes si vous étiez courtier en valeurs mobilières.
 Toujours après un phénomène inexpliqué : irritabilité ou brusque changement d’humeur.
 Bleus, égratignures survenus durant la nuit sans explication valable. Ces marques ne demeurent pas très longtemps et le témoin est frustré de ne pas pouvoir les exhiber. (Sisi- Daphnée)
 Cicatrices inexplicables en des endroits étranges et qui apparaissent subitement.
 Sensation ou démonstration d’avoir perdu des heures. En général la démonstration est plus nette lorsque le témoin était en déplacement. Départ de Québec à 14 heures arrivée à Montréal à 18 heures avec la certitude que le voyage n’a pris que deux heures et demi. (Dossier Porte-Avion)
 Subit changement d’attitude face aux réalités du quotidien. Le radicalisme du changement est important ici. Très souvent le témoin cherche à retrouver sa normalité et lutte contre cette apparente indifférence. Même que plus haut allant de la conscience sociale et politique à une subite prise de conscience planétaire.
 Le principe de l’unicité.
 Profond sentiment d’affinité avec des étrangers qui disent avoir été expérienceurs.
 Sentiment de détenir un message télépathique. Le ton sur lequel le témoin vous annonce cela ne doit avoir aucune connotation prophétique, associée à un sentiment de supériorité face à vous ou le reste des gens. En d’autres termes si le sujet demeure très humble face à cette impression cela dénote un peu plus de crédibilité.
 Sentiment de cohabiter avec quelqu’un d’autre : peut aussi être une délusion schizophrénique, soyez très vigilant sur le comportement de votre témoin.
 Soudaine habilité psychique.
 Attrait soudain et inexplicable pour des sujets religieux, philosophiques, Nouvel âge et sentiment d’unicité. Mais attention, il peut s’agir aussi d’un attrait tout aussi soudain mais pour des causes toutes autres. L’expérience avec une IS explique Whitley Strieber est l’équivalent de 20 ans de méditation!!!
 Sentiment d’avoir un contact quelque part dont on s’ennuie, sentiment d’affection pour un être qui n’existe pas dans la réalité quotidienne du témoin.
 Sens d’avoir une mission.
 Urgence de se rendre en un endroit précis sans aucune raison valable. Sentiment d’avoir un frère ou une sœur qui n’existe pas dans la réalité. Aussi un fils ou une fille.
 Sentiment profond d’appartenir à une autre race d’avoir un Home ailleurs, de ne pas appartenir à la terre.
Vertus du travail sur le terrain
Une étude approfondie des relations industrielles démontre qu’il existe très souvent un problème majeur au niveau de l’écart d’expertise entre les travailleurs sur le terrain et les analystes d’un comité de stratégie au dernier étage. Qu’il s’agissent des militaires, des policiers, des travailleurs ordinaires, des fonctionnaires ou de tout autre corps professionnel ou autre, cet écart est à l’origine de la très grande majorité des problèmes sociaux qui affectent le monde du travail. Les gens sur le terrain vivent leur travail, ceux du dernier étage connaissent leur travail. Chacun va souvent camper sur ses positions sous prétexte que le premier tire son expertise d’une présence bien réelle et soutenue sur le terrain qui est le théâtre même des opérations alors que le second prétend être mieux en mesure de diriger ces opérations parce qu’il a accès a des informations privilégiées et une vue d’ensemble qui lui permet de voir la forêt et non l’arbre sur lequel l’autre cogne.
En ufologie, le problème est facile à résoudre. Les seuls bons éléments sont donc ceux qui travaillent sur le terrain et dans ce domaine cela signifie ceux qui parlent directement aux témoins, rencontrent les témoins, testent les témoins, éprouvent leur crédibilité, fouille, cherchent, reviennent et reviennent encore, prennent le téléphone, saute sur le clavier pour un courriel et retourne voir le témoin.
Le travail est là et pas ailleurs. L’ufologie c’est 99.9% de témoignages, c’est donc 99.9% de travail avec l’auteur de ce témoignage et cela s’appelle un témoin. Écumer le Web, discuter d’ufologie devant une bière avec des copains, en parler avec des connaissances, répondre à des questions, commenter tout et n’importe quoi sur Facebook, des blogs ou des forums c’est sympathique, mais ça ne fait avancer rien ni personne et c’est même parfois assommant de les subir. Il n’y a qu’une seule manière de faire avancer l’ufologie et c’est de travailler directement et fréquemment avec le plus grand nombre de témoins possibles. Votre perception de l’ufologie risque même d’être grandement affectée, dans un sens ou un autre. C’est exactement la différence qui existe entre un amateur de films policiers et un véritable policier qui se retrouve sur une scène de crime authentique. Il y a plusieurs années de cela alors que l’auteur était journaliste affecté à la couverture policière, il s’est retrouvé à la morgue. On venait de retrouver le corps d’une femme noyée depuis trois mois.  L’élément qui a tout changé, faisant de cette expérience un véritable coup de poing à l’estomac fut… l’odeur et le bruit du corps qu’on retourne. Jamais plus l’auteur n’a regardé un « cadavre » dans un film policier de la même façon!
Cela demande un sens aigu de relations avec autrui, une certaine sensibilité qui va bien au-delà de l’analyse rigoureuse des données. L’enquêteur acquiert une formidable expérience personnelle en côtoyant de près ses témoins, en fait il acquiert la seule expérience valable qui soit en ufologie, de là le peu d’intérêt que vous pouvez avoir envers ceux et celles qui méprisent ou ridiculisent cette discipline alors même qu’ils n’ont jamais rencontré de leur vie l’ombre d’un témoin, se contentant de lire des rapports diffusés sur Internet.
Le formulaire qui suit est un accessoire, un outil de travail, mais l’essence même de votre travail de laquelle va se dégager la qualité réelle de l’enquêteur en devenir que vous êtes, réside dans votre capacité de rencontrer un homme, une femme, voire un enfant et d’extraire de son récit non seulement le maximum d’informations, mais ce qui se loge derrière cette étrange rencontre. Ne perdez jamais de vue, que la personne devant vous est peut être entré en contact direct avec une réalité technologique et/ou une forme de vie totalement étrangère à la nôtre. Ce n’est pas rien!

Note : Tous les articles sur ce site peuvent être partagés avec autant de gens que vous le désirez. Ils ne doivent toutefois pas être altérés ou modifiés et le crédit à l’auteur et au site porteur doivent être clairement identifiés. Merci 

argaiv1970

Code 1454

GUIDE DE L'ENQUÊTEUR UFOLOGIQUE (6)

 

En vertu de la Loi sur le droit d’auteur, ce document est automatiquement protégé. Le droit d’auteur interdit à quiconque de copier ce document en partie et ne peut être diffusé qu’en totalité, intégralement avec les crédits appropriés. 

 

Dites NON  au piratage 



Un texte de Jean Casault du Centre d’Étude sur les Ovnis.
Illustrations de Jean Lavergne de  Digifilm.ca

L’art des mesures

Traces et matériel

 L’hypothèse des témoins sélectionnés

 Vertus du travail sur le terrain 

 

L’art des mesures

Comme vous le constaterez en étudiant le questionnaire, il est difficile pour un témoin d'évaluer certaines choses : distance, couleur, diamètre, altitude.  

 La luminosité

 

La luminosité pose un problème. Les gens ne réagissent pas tous à l'éblouissement de la même façon. Une pupille se dilate dans l'obscurité et tout éclairage subit, même faible peut causer un aveuglement qui ne rend pas justice au nombre de lux réels. De jour, les phares d'une automobile ne vous éblouissent pas mais en pleine nuit, au sommet d'une pente, un véhicule apparaît brusquement et cela est très inconfortable. Tenez compte de l'éclairage ambiant. Si en plein jour, au soleil, un témoin dit avoir été aveuglé par la lumière d'un OVNI, il y a fort à parier que le nombre de lux soit très élevé. Pour les observations de nuit, utilisez des exemples connus : flash de caméra, tube néon, soudure à l’arc, lucioles, étincelle de feu de camp, etc.

Obtenez du témoin SA définition des mots suivants afin d’éviter toute confusion : une lumière n’est pas une lueur ou de la clarté, définissez ombre, boule de feu, éclair. Voici ce que devrait être chacune d’entre elles : 

Lumière : point plus ou moins gros et dégageant sa propre luminosité

Lueur : éclairage causé par une lumière diffuse ex: le reflet d’une lumière ou d’un projecteur sur un toit galvanisé ou qui forme une tache lumineuse au sol. La lueur contrairement à la lumière n’a pas de substance

. Clarté : reflet de la lune sur un espace considérable ou en pleine nuit, une clarté subite causée par un éclair dans les nuages. En somme, la clarté est une lueur très diffuse sur une très grande étendue

Boule de feu : plasma Éclair : trait zébré de lumière vive et très court sous les nuages.

  Flash : l’équivalent d’un flash de caméra ni plus ni moins.

Un témoin qui dit : « Une boule de feu comme une grosse lueur ». Reprenez-moi tout ça. Pourquoi une boule? Était-ce une sphère ou un objet plat vu du dessous? Pourquoi de feu. Il y avait des flammes? Ou l’objet était tout simplement très lumineux?  Cette expression de boule de feu est très irritante. On la retrouve constamment dans les textes anciens parce que la lumière artificielle n’existant pas, seul le feu ou le soleil générait de la lumière. Vous dites une lueur. Elle éclairait tout le voisinage et c’est pour ça que vous dites qu’elle était grosse ou se reflétait sur le sol formant une tache? Lorsque vous rapportez les propos du témoin assurez-vous qu’il a bien compris la différence et que le terme utilisé dans le rapport est celui approprié. L'auteur n’a pas àlire que le témoin a vu une lueur qui faisait de la lumière. C’est une lumière qui causait une lueur et non l’inverse.

Un témoin dit que l’objet était pâle! N’allez pas indiquer cela dans le rapport d’enquête! Indiquez ce qu’il veut dire. Un objet pâle l’est parce que la lumière est faible? La couleur est pâle? Il a l’air transparent? Soyez extrêmement précis et ne prenez pas pour acquis que l’analyste va comprendre! Il ne va rien comprendre du tout. Il n’est pas présent à l’enquête. Vous devez être clair et précis!

La distance

Dans ce guide nous utilisons parfois les pieds ou les mètres. De nombreux témoins vont indiquer leurs données en pieds. Fonctionnez avec cette mesure et lorsque toutes vos mesures seront terminées vous n’aurez qu’à donner les résultats finaux dans votre rapport en mètres. Ne commencez pas à énerver le témoin en effectuant vos équivalences sur place! Sachez qu’un mètre équivaut à 3.3 pieds.

L’objet a été vu dans un champ. S’il a été vu de l’endroit où vous êtes avec le témoin, considérez ce point comme le point zéro à l'image des militaires qui utilisent également cette expression comme point d'impact sauf que dans ce cas le " ground zero" est là où se trouvait le témoin. Le témoin est toujours au point zéro. Portez vos yeux sur le point le plus éloigné soit une maison au loin, un poteau ou l’horizon mais surtout un point dont la distance est connue ou facile à déterminer. Ce point sera le Point 100.

Votre témoin n’aura qu’à déterminer si l’objet était à moitié chemin (50) ou plus près. Par la suite, en mesurant la distance entre le point Zéro et le Point 100, vous pourrez établir la distance approximative de l’objet sachant qu’il est au point 20 ou 50. Il existe des appareils de mesure, dispendieux il va sans dire, mais en utilisant certaines mesures déjà connues, il vous sera possible de travailler. Habituellement, la distance entre deux poteaux d’Hydro sur la route au Québec est de 37 mètres minimum donc 125 pieds et un maximum de 50 mètres, soit 165 pieds et cela peut aller dans certains cas jusqu’à 60 mètres pour les poteaux de réseau. La hauteur est d’environ 5 mètres tout au plus, soit 17 pieds.  

 

L’altitude

 

 

Le même principe s’applique pour l’altitude. L’horizon est le point Zéro et l’objet le plus élevé comme le point 100. Vous avez compris que cette fois l’axe est vertical et non horizontal. Si l’objet a été vu au-dessus de l’horizon, utilisez le soleil, la lune ou une étoile comme point 100 et le sol comme point Zéro. 

N’oubliez pas de lui demander le degré d’élévation. Debout le bras tendu droit devant lui indique 0 degré. Tendu droit au-dessus de sa tête indique 90 degrés. Entre les deux, c’est donc 45 degrés. Contrairement à la prise d’angle conventionnel ou normalement, le degré 0 est au sol, ici vous devez le situer au niveau du bras tendu droit devant les yeux.



Dimensions de l’objet

 

Méfiez-vous des expressions : gros comme un autobus, une maison. Une maison à trente mètres est plus grosse que vue à 300 mètres. Dans le cas d’un objet observé à une distance difficile à évaluer par le témoin parce qu’en plein ciel, donc sans référence, utilisez sa perception de la pleine lune. Vous demandez à votre témoin de vous dire selon lui, que représente en dimension une pleine lune. Qu’importe sa réponse, que ce soit un ballon de soccer ou une pièce de .25 sous, demandez-lui dans ce cas quelle était la dimension apparente de l’objet en fonction de cette donnée. Pour l’analyste, apprendre que l’objet était gros comme un ballon dans le ciel ça ne veut rien dire tant qu’il ignore ce qu’est une pleine lune pour le témoin. Donc, s’il vous dit que la pleine lune est grosse comme une pièce d’un dollar, demandez-lui la taille relative de l’objet par rapport à cela. S’il vous répond que c’était gros comme un sou noir, alors vous avez déjà une meilleure idée.

Il existe toutefois une méthode plus sophistiquée basée sur les 360 degrés d’un cercle. On estime ainsi que la pleine lune en plein ciel représente 0,5 degrés. Vous connaissez tous la Grande ourse! C’est un ensemble de plusieurs étoiles qui forment l’image d’un ours, mais dans le cas qui nous intéresse c’est le squelette qui nous intéresse ou si préférez en termes astronomiques, l’astérisme. Ce sont sept étoiles qui forment un chaudron, la forme la mieux connue et la plus observée par une grande majorité de gens. Le manche est constitué de trois étoiles. Le chaudron lui-même est constitué des quatre autres étoiles. 

 Les deux étoiles à droite sont appelées les gardes de la Grande Ourse. On estime que l’écart entre les deux gardes équivaut à 5 degrés. D’autres équivalences existent entre différentes étoiles mais nous allons nous contenter de ces deux mesures. 

Cela dit vous allez tendre votre bras au maximum et ouvrir la main, les doigts écartés. L’index représente 1 degré, le pouce 2 degrés. Fermez la main en poing. La largeur du poing donne environ 10 degrés. La main ouverte de nouveau et entièrement écartée, du pouce au petit doigt équivaut à 20 degrés. Si vous ou votre témoin avez de grosses pattes de bûcheron ou des doigts de pianiste de concert, confrontez ces mesures avec la pleine lune ou les deux gardes de la Grande Ourse si elles sont visibles évidemment mais ce petit exercice peut être effectué une autre fois et vous n’aurez qu’à ajuster vos calculs. Malgré de savantes équations, comme on le verra plus loin, tout dépend de l’évaluation par le témoin, ce seront donc toujours des mesures imprécises.

Le témoin doit maintenant tenter de reproduire de mémoire le nombre de degrés que représentait son objet dans le ciel. Pas très précis évidemment. Si vous êtes sur les lieux de l’observation demandez donc à votre témoin de sortir à l’extérieur et de se positionner là où il était, de tendre le bras et d’essayer d’encadrer « l’ovni » avec cette méthode. S’il vous dit que ça représente la moitié de son poing, c’est donc 5 degrés. Son ovni mesure donc 5 degrés.

Résumons ( main tendue)

  Pleine lune : 0,5 degr

 Index : 1 degré

Pouce : 2 degrés

Gardes de la Grande Ourse : 5 degrés

Poing fermé : 10 degrés

Main ouverte (doigts écartés au maximum) : 20 degrés

Deux mains ouvertes si l’ovni était immense et tout près donneront 40 degrés

Vous avez donc maintenant une des deux mesures nécessaires : 5 degrés. Voyons la suivante. Si l’objet a été vu en plein ciel avec aucune référence visible, c’est un fichu problème puisqu’il est extrêmement difficile d’évaluer l’altitude et la distance sans une très grande marge d’erreur. Par contre, si l’objet était assez bas dans son angle de vision, disons 5 ou 20 degrés au-dessus de l’horizon, là il y a des chances. 

Nous avons expliqué plus haut la notion du point zéro versus la position de l’objet le plus éloigné. Entre le témoin et la maison du voisin il y a 500 pieds. Le témoin le sait parce que c’est la largeur de son terrain. Vous ne serez pas toujours aussi chanceux. L’odomètre d’une voiture n’est précis que sur une distance mesurable en dixième de kilomètres et sur un terrain vague ce n’est pas évident. C’est une mesure difficile à établir à moins de la parcourir avec une chaîne d’arpenteur ou un télémètre laser. De toute façon, pour l’exemple, disons que l’ovni était à une distance de 300 pieds (vous mettrez ça en mètres le moment venu).

Vous avez maintenant la seconde mesure qui va vous permettre de donner un diamètre approximatif de l’objet. Pour cela il y a une petite équation à formuler. Il s’agit de :

π x R x 2 x t  = d /360        

Vous connaissez la valeur de ce symbole π C’est le nombre Pi, soit 3.14.

Oublions les décimales qui n’en finissent plus. 

La distance de votre témoin et l’ovni est définie dans un cercle au centre duquel se trouve votre témoin. 

La distance entre le témoin au centre d’un cercle fictif et la bordure du cercle est le rayon.

Les deux rayons ensemble constituent le diamètre et la longueur du cercle en entier est la circonférence. Retenons le rayon.C’est le R dans l’équation.

Le t indique le nombre de degrés estimés par l’index, le pouce, le poing ou la main ouverte du témoin comme indiqué plus haut.

Nous avons ces deux mesures. Il ne suffit qu’à résoudre l’équation. Prenez une calculatrice.

Vous multipliez le nombre de Pi, soit 3.14 par 300 pieds, soit le rayon, que vous multipliez par 2. Ça devrait donner 1884 pieds. L’équation indique par un x que vous devez multiplier ce nombre par t, soit le nombre de degrés de l’ovni et nous savons qu’il s’agit de 5 degrés. Donc, 1884 fois 5, ce qui donne 9420. Le total de degrés dans un cercle est de 360 degrés. Puisque ce nombre est placé sous la barre, cela signifie que vous devez diviser vos 9420 par 360 degrés. Ce qui donne 26.1. 

L’ovni avait donc un diamètre approximatif de 26 pieds. Et divisée par 3.3, cela donne environ 8 mètres. C’était un tout petit ovni. On peut raisonnablement penser qu’il était plus ou moins grand, soit 6 mètres ou 10 mètres puisque l’évaluation des mesures est très approximative. Mais vous savez au moins qu’il ne mesurait pas 60 pieds! Mais si vos mesures sont trop imprécises il; est possible aussi qu'il faisait 100 pieds....


3.14  x  300  x  2  x  5 = 26 pieds  et 26 pieds divisés par 3.3 = 8 mètres/360  ou en lettres                    

PI multiplié par le rayon multiplié par 2 et multiplié par 5 degrés  = 26 pieds ou 8 mètres                            Divisé par 360

Relisez bien ce paragraphe, lentement et attentivement afin de bien comprendre cette équation. Vous n’aurez pas à effectuer cette résolution d’équation chez le témoin, ce n’est pas nécessaire mais le cas échéant, ne perdez pas le « feeling » de l’entrevue uniquement pour un calcul. D'autre part si le R et le T sont très imprécis alors oubliez cette formule elle ne voudra plus rien dire.

Le diagramme

Que vous soyez bon dessinateur ou pas, vous êtes capable de tracer une ligne d'horizon. Placez-vous devant l’endroit où l’objet a été vu. Tracez votre ligne droite. Utilisez un papier quadrillé et donnez une mesure à chaque carré qui soit proportionnelle. Exemple : si vous savez qu’un poteau électrique mesure 30 pieds, faites-lui occuper  x  nombre de carrés qui deviendront votre référence de ce qu’est 30 pieds en carrés sur votre feuille. Si l’objet est à 90 pieds de là et que 30 pieds occupent trois carrés, il sera donc à 9 carrés. Des enquêteurs plus avisés vont s’équiper d’un appareil numérique et vont demander au témoin d’indiquer sur la photo l’emplacement et le diamètre de l’objet. Idéalement, placez votre témoin sur le diagramme dans sa grandeur relative. Deux diagrammes sont essentiels : une vue du dessus avec quadrillé pour déterminer les distances et la taille et un second en coupe pour déterminer l’altitude.

N’accablez pas votre témoin avec vos calculs. Vous aurez l’air savant et il sera très impressionné par votre culture et on s’en moque au CEO. Prenez note des mesures et vous ferez vos calculs plus tard, à moins bien sûr que le témoin ne se montre très intéressé. Vous noterez que souvent les témoins mâles sont plus portés sur ces questions que les femmes en général. Ces dernières vont surtout parler de leurs réactions face à ce qu’elles ont vu.

Le syndrome de Magellan

On raconte que les indigènes qui ont vu les bateaux de Magellan ont cru qu’il s’agissait de nuages bizarres sur l’eau. Ils ne « voyaient » pas les bateaux puisque ces objets n’étaient pas inclus dans leur base de données visuelles. Lorsque les navires de Magellan se sont approchés, que les hommes sont descendus et que les indiens ont compris ce qu’il en était, ils voyaient les bateaux et pouvaient dorénavant les reconnaître. 

Il en va de même des êtres humains qui voient un objet exotique qui ne vient pas d’ici. Il y a tant de formes diverses qu’on n’arrive pas à les classer. Un bon exemple de cela. Prenez une assiette normale.  Lorsque vous regardez cette assiette par la tranche, droit devant vous, c’est un disque très mince. Inclinez l’assiette légèrement et elle prend de l’épaisseur mais c’est une illusion. Retournez-la entièrement et c’est un cercle. Prenez maintenant une assiette à soupe. Ce n’est pas un disque plat puisque le fond est concave donc plus épais, mais une fois inclinée cette différence disparaît et elle aussi peut devenir un cercle. Or un cercle n’est pas une nécessairement une boule. Souvent le témoin dira j’ai vu une boule de lumière. Était-ce une sphère parfaite ou un disque évoluant sur sa tranche donnant l’image d’un cercle?

Prenez maintenant un tube cylindrique en carton. Vu sur sa longueur, c’est un rectangle et rien n’indique sa tubulure. Un angle de vision modifié vous fera découvrir que c’est un tube et non  un objet rectangulaire. Franc de face, c’est un cercle et rien n’indique si c’est une sphère ou un tube. Voir un 747 dans le ciel n’est pas un problème. Qu’importe l’angle de vision vous savez que c’est avion, un gros porteur avec une bosse sur le dessus en avant. Un primitif qui s’aventure hors de sa forêt et voit un 747 pour la première fois de sa vie décrira ce qu’il voit sans a priori et il est possible que vous ne compreniez pas ce qu’il vu lorsqu’il tentera de vous le décrire.  Encore moins ses congénères.

Quelle forme aura un objet rond avec trois lumières disposées en triangle? Le témoin qui risque de ne pas voir la structure porteuse dira qu’il a vu un ovni triangulaire alors qu’il s’agit d’un engin circulaire. Tous les objets illustrés dans la grille de formes du formulaire (voir page 89) peuvent être tels qu’ils sont ou être des objets différents qui offrent une perspective partielle de leur forme réelle. Ainsi la figure 9 E est peut-être une sphère ou l’angle de n’importe quel autre objet circulaire. La série B 1-2-3 illustre des objets circulaires inclinés mais qui pourraient être décrit différemment par un témoin. Allez jeter un coup d’œil et revenez!

 

Orientation

 

Vers où se trouvait l’objet? « Par-là, vers la maison de chez Jos Côté » indique le témoin avec son doigt. C’est très bien mais l’analyste ne connaît pas Jos Côté! Cela ne signifie rien. Une petite boussole suffira à vous indiquer, en dehors de générateurs de champs magnétiques perturbateurs sur place, où se trouve le nord. « La maison de Jos Côté » est rarement franc sud ou franc ouest, elle peut se situer n’importe où sur la rose des vents, c’est à dire nord nord-ouest. 

 

 

Cela signifie donc que sur le diagramme que vous ferez en positionnant le témoin, l’ovni et bien sûr ce qu’il y avait autour soit une maison, un véhicule, etc., vous devrez indiquer le nord très clairement. Mais ce n’est pas tout. Vous devrez indiquer également dans quelle ville ou village se trouve le site de l’observation et indiquer le premier village ou la première ville ou toute agglomération en ligne avec le témoin et l’ovni. En d’autres termes, si vous tracez une ligne droite à partir d’un témoin jusqu’à l’ovni ou à tout le moins dans le secteur qu’il survolait, cette ligne devrait en se continuant atteindre une autre agglomération. Laquelle?  Ce sera à vous de le déterminer avec une carte, sur Google Earth ou tout autre logiciel du genre qui offre une règle linéaire du pt A au Pt Z..

 

Le son

Si votre témoin est doué pour imiter les sons d’un ovni avec sa bouche c’est très bien pour vous mais pas pour l’analyse. Il vous faudra trouver des références connues autant que possible. Indiquez-les. N’oubliez pas de vous informer aussi des bruits ambiants qui existaient au moment de l’observation, cette question est prévue dans le formulaire tout comme une autre qui peut sembler étrange.

 

L’effet de cloche

Dans certains témoignages, lorsque l’ovni s’approche et que le témoin est relativement tout près, il arrive que  tous les bruits ambiants cessent, les oiseaux, les cris des enfants, les voitures, il n’y a plus rien. C’est le genre de choses dont va se souvenir un témoin mais n’oubliez pas de lui demander. L’effet de cloche peut même aller jusqu’à occulter sa vision. Il ne voit plus les arbres ou l’environnement ce qui est encore plus rare. Ceci relance également la nécessité pour l’enquêteur de déterminer comment l’objet est apparu et comment il est disparu. Abruptement? Graduellement?

Cette situation a plusieurs aspects. Certains ufologues croient d’ailleurs qu’elle est inévitable lorsque le témoin est situé à proximité de l’objet, illustrant de ce fait qu’il est générateur d’un champ de force très particulier aux propriétés méconnues. L'auteur rejette l’inévitabilité dans sa propre spéculation puisqu’elle condamne de ce fait les témoignages de proximité ne relevant pas cette particularité. Par contre, il en reconnaît son existence occasionnelle pour l’avoir enquêtée à quelques reprises. 

L’effet de cloche dans son ensemble, incluant le mode d’apparition, de disparition et les effets mystérieux produits par l’objet dans son environnement immédiat a même été utilisé pour énoncer une hypothèse quant à l’origine de ces objets, distinguant de ce fait l’hypothèse extraterrestre de l’hypothèse inter-dimensionnelle. L'auteur de ce document   Jean Casault croit bien honnêtement qu’il est encore trop tôt pour déterminer avec assurance l’origine exacte du phénomène ufologique. L’approche adoptée dans ses écrits ne doit aucunement influencer la nature de l’enquête puisque cette dernière n’a aucunement pour but de déterminer l’origine d’un objet mais l’authenticité du témoignage et décrire l’ensemble de toutes les composantes du phénomène observé.

Law and Order! A l’image de cette série télévisée très populaire, il en va de même en ufologie : les forces policières enquêtent, les juristes condamnent! Les enquêteurs font leur boulot et les analystes en tirent les conclusions. Votre tâche n’est pas de nous dire ce qu’était cet objet mais de rapporter fidèlement tout ce que le témoin dit avoir observé.

L’origine des ovnis est un débat sans fin qui va du déni aux anges. La position du CEO est très claire. Pour le moment, le comportement des ovnis, le phénomène des enlèvements, des contactés constituent une base de données insuffisante pour déterminer la finalité dans l'absolu de l’ensemble du phénomène. D’une part, l’ovni semble provenir parfois d’une fenêtre ouverte d’une autre dimension et l’enlevé raconte que ses ravisseurs sont d’une autre planète. Déliter l’un pour favoriser l’autre est une erreur monumentale et inversement. C’est donc dire que pour le moment, il est possible d’envisager une origine extraterrestre utilisant des corridors spatio-temporels au lieu de parcourir des milliers d’années-lumière dans notre propre dimension. Que dire aussi de la possibilité non négligeable d'une origine intraterrestre s'ajoutant aux autres ?

 

La physique quantique est toute jeune et nous ne connaissons absolument rien de la technologie réelle utilisée par ces visiteurs. Toutes les hypothèses en cours pourraient donc être rayées d’un trait. Le DEA reconnaît toutefois que le débat est passionnant et qu’il ne devrait pas s’arrêter! Il ne doit toutefois, en aucun cas hypothéquer par cette division d’ordre quasi philosophique l’effort actuel de recherche et d’enquêtes.

Soyez très exigeant avec votre témoin, patient, avenant et tout, sans le bousculer ou l’irriter, mais assurez-vous que ce qu’il dit dans ses mots est ce qu’il a vu! Ne vous contentez pas d’à peu près du genre : gros comme une assiette, de la forme d’un ballon et lumineux comme la lune mais jaune comme une banane! Gros comme quelle type d’assiette et tenue à bout de bras ou sur la table de la cuisine à vingt pieds de lui, quel ballon, de soccer, de football? Et c’est quoi ça jaune banane? Une banane n’est pas lumineuse alors trouvez une autre analogie, travaillez pour le témoin et avec le témoin afin de donner une image claire et précise et attention les dessins ne suffisent pas! Les termes soucoupes, disques, ballon, effilée, pointu, etc. ne suffisent pas. Il faut être plus précis et n’oubliez pas que l’objet peut avoir changé de forme comme ce fut le cas pour le témoin Jean Lavergne à Shawinigan et les observations de Hessdalen en Norvège. Dans quelle séquence? Bref, pour vous aider à saisir tout ça, imaginez que votre rapport d’enquête servira de scénario de base à Steven Spielberg pour faire un film et que vous serez payé un quart de million s’il saisit tout du premier coup!!!  Faites comme SVP!

Traces et matériel

 

Contrairement  aux enquêteurs formés par d’anciennes organisations ufologiques nous ne disposons pas de matériel pouvant permettre certaines mesures de radioactivité sur le terrain. Dans quelques cas, il est possible qu’une radioactivité résiduelle ou même plus importante soit décelable. Des traces peuvent être visibles affectant l’environnement dont les végétaux et une analyse peut-être requise. Or depuis les années 80, les atterrissages sont devenus extrêmement rares mais, il en existe encore. Il est impératif de ne pas attendre inutilement pour effectuer la collecte des éléments dans le cas notamment d’éléments à être analysés. 

 

Idéalement, utiliser des bocaux de verre ou à la rigueur des sacs de plastique refermables. Ne touchez pas aux éléments avec vos mains nues, utilisez une pince, une truelle ou des gants. Prélevez trois échantillons dans la zone affectée, trois autres en-dehors du périmètre affecté et ce à une distance d’au moins 10% de la taille de la zone affectée et une troisième série de trois à 50%. Ceci afin de confirmer ou pas une différence entre ces échantillons : les uns affectés, les autres pas. Identifiez bien vos prélèvements. Placez-les au réfrigérateur.  Si les traces sont très anciennes et peu visibles il est inutile de perdre du temps mais indiquez-le dans votre rapport. 

 

Soyons réalistes toutefois ! Il est peu probable que vous soyez confrontés à une telle situation. Au Québec au niveau de l’output, on compte un pourcentage extrêmement bas de RR II. La possibilité existe toutefois. Des coûts importants sont associés à ces analyses et le sérieux de la démarche doit être démontré. Deux dossiers en fait sont connus depuis les années 60. L'Affaire Chapeau et l'Affaire Ste-marie de Monnoir. 

L’auteur ne s’attend donc pas à faire trente-cinq « aller-retour » dans les laboratoires d’analyses privés du Québec au cours de l’année à venir. Il est toutefois prudent de vous enquérir auprès du témoin (ce que le CEO fera de toute évidence si une affaire vous est expédiée) avant de vous déplacer. Si cela se produit, munissez-vous de l’équipement de base indiqué plus haut et prévenez immédiatement l’auteur qui vous a délégué le dossier de sorte qu’une amorce de communication puisse s’établir avec les gens responsables des analyses.

 

Voici le matériel que vous devriez avoir en tout temps lors d’une enquête.
 Boussole : Indispensable pour indiquer dans votre diagramme la position exacte de l’objet par rapport avec le témoin.
 Portable : Si vous possédez un ordinateur portable muni d’un lien Wi-Fi ne l’oubliez pas à la maison en vous rendant chez le témoin. Et inversement! Vous aurez ainsi accès à de nombreuses données qui pourraient vous être utiles.
 Appareil numérique : De nos jours, il est facile de se procurer ces appareils à faible coût et tout bon enquêteur sur le terrain se doit de se déplacer avec l’un d’eux. L’appareil permettra de prendre une photo du témoin qui évidemment fera l’objet d’autant de discrétion que son identité et ses coordonnées. Si le lieu de l’observation est à proximité, de jour, il est essentiel de prendre une photo dans l’axe de vision du témoin. Vous devenez ses yeux. L’analyste doit alors avoir devant lui une représentation angulaire précise et par la suite, il sera possible par l’enquêteur, guidé par le témoin d’indiquer sur la photo, la taille et la forme de l’objet. Il en va de même des traces au sol qui doivent être impérativement photographiées avec un objet de référence usuel comme une main, un pied, une pièce de monnaie, etc. 

 

Profitons de cette thématique pour rappeler que si un jour vous êtes vous-même témoin d’une observation et que votre appareil est doté d’une option vidéo, ne faites pas l’erreur si commune qu’on retrouve à foison sur You tube de filmer l’objet sans un support quelconque. Calez vos coudes sur un objet fixe et solide et suivez les mouvements de l’objet sans faire sauter d’un millimètre l’objectif. De plus, assurez-vous de toujours avoir un objet de référence dans la visée, soit un arbre, un poteau, un édifice ou une personne.

Si vous zoomer, dites-le à la caméra et ramenez le zoom à sa position initiale sans bouger ce qui n’est pas toujours facile puisque le zoom décuple la sensibilité de l’image aux tremblements, aux secousses, aux vibrations, même les plus faibles. Il est important de spécifier à la caméra que vous effectuez un zoom de sorte qu’on ne confonde pas le mouvement artificiel causé par le zoom avec le mouvement réel de l’objet.

S’il y a d’autres témoins près de vous, filmez leurs réactions quelques secondes. Mise en garde : surveillez votre langage. Certains documents visuels ont été retirés de reportages à la télévision en raison des propos tenus comme ce fut le cas à CTV le 29 septembre 2010 :  « What the f…». Petit truc : si l’objet que vous filmez part de l’extrême gauche vers la droite, plantez vos pieds vers l’extrême droite de sorte que vous n’ayez à bouger que le haut du corps en suivant son évolution. Pour une photo, il est tout aussi essentiel d’avoir un objet de référence dans la visée de l’objectif. 


Matériel vidéo : Filmer l’entretien avec votre témoin peut causer un malaise même s’il accepte. Chaque fois que vous aurez à manipuler cet appareil il va se souvenir qu’il est filmé et cela peut modifier son comportement et affecter la qualité de son dialogue. À vous de voir!
 Enregistreuse : Avec l’accord du témoin, il est souhaitable que l’ensemble de votre entretien soit enregistré. Erreur fréquente à éviter : l’appareil n’enregistre plus faute de piles ou d’espace.
 Vêtements : Pensez à vous vêtir en fonction d’une sortie prolongée à l’extérieur si le témoin vous invite à voir le site d’observation. La pluie et le froid sont à considérer. Prévoyez aussi des couvre-chaussures, bottes, etc. puisque vous ne connaissez pas la nature du terrain.
 Valise : Procurez-vous une de ces petites valises sur roulette de style bagage de cabine autorisé dans laquelle tout votre équipement sera prêt incluant des copies de formulaires, votre papier quadrillé, stylos, crayons de couleur, boussole, appareil numérique, jumelles, lumière de poche, piles de rechange, etc.
 Matériel alternatif : Un télémètre laser peut-être utile mais le coût peut aller de 250$ à plus de 600$. Détecteur de radiations, de métaux, détecteurs de variations de champs magnétiques nous paraissent inutiles ici compte tenu du coût, de l’apprentissage et de la possibilité élevée de commettre des erreurs notamment avec des lectures de champs magnétiques provenant de sources permanentes, cycliques ou aléatoires.

Un inventaire de ces sources constitue une tâche importante et complexe. De plus comme déjà dit, la probabilité d’utiliser ce matériel est mince. Toutefois, si vous maîtrisez ces appareils et que l’acquisition de ce dernier est dans vos moyens, allez-y! Ce serait d’ailleurs une excellente idée d’indiquer dans votre CV si ce n’est déjà fait que vous disposez de ce matériel et que vous avez une formation adéquate en indiquant laquelle. Noter cependant que le CEO ne peut fournir cet équipement. 

L’hypothèse des témoins sélectionnés

L’étude de nombreux dossiers d’observations d’ovnis a convaincu l'auteur de l’existence d’une réalité qui n’est presque jamais discutée dans les forums ufologiques. La Nouvelle Ufologie ne fait pas l’unanimité. Si l’enquête d’un dossier permet de déterminer les paramètres physiques d’une observation qu’en est-il des paramètres psychologiques et spirituels. Réunis sous le terme de dynamique psychospirituelle ces paramètres posent la question suivante : pourquoi un tel est-il témoin et pas l’autre?  C’est à cette question que veut répondre l’ufologue de la Nouvelle Ufologie.

Nous pourrions répondre à cela qu’il existe des éléments méconnus. Est-ce la race du témoin, son âge, sa condition sociale, sa position géographique, le hasard? Ce sont de bonnes réponses mais l’échantillonnage actuel couvre à peu près tout le monde alors peut-on également se demander si le témoin n’a pas déjà un lien inconscient ou psycho-spirituel avec eux?  Ce n’est pas tant d’un lien de contact privilégié dont il est question ici, évoquant le fait que les témoins aient été Choisis ou qu’ils sont des Élus! Il est question d’un lien émotionnel tissé autant dans la peur que dans la joie. Pour mieux comprendre ce dont il s’agit, l’enquêteur doit donc aller plus loin que d’établir la mesure exacte entre le témoin et l’objet observé. Il doit approfondir l’impact psychologique qu’a pu avoir cette observation et ne pas hésiter à faire ressortir les éléments dits spirituels (et non religieux) qui ont pu naître de cette rencontre.

 

La question est de déterminer si cette rencontre n’est pas due au hasard. Étaient-ils déjà présents ces éléments et si oui ont-ils été renforcés? Rarement le témoin authentique ne s’avancera pour en parler avec vous surtout s’il ne vous connaît pas. Il faudra le cuisiner avec beaucoup de patience, d’adresse, de compassion et de compréhension.
Allons plus loin. Si la lecture des dernières lignes vous rendent inconfortable, alors comme déjà dit, il vaut mieux que vous ne cherchiez pas à développer cet aspect de la recherche. Faites remplir l’annexe prévue à cette fin toutefois. Par contre, si vous ressentez une résonance quelconque alors vous êtes bien placé pour explorer cette hypothèse et de transmettre vos impressions à l'auteur. 

 

Cette hypothèse part du principe découvert par le docteur John E Mack lors de ses travaux auprès de plus de deux cent expérienceurs qui ont suivi la rencontre de 1992 au M.I.T.  Parce qu’il n’a pas hésité à sonder l’esprit, l’âme et le cœur de ses sujets, Mack s’est rendu compte que ces gens vivent une autre vie avec ces êtres étranges. C’est colossal comme découverte mais elle a des pieds d’argile puisque peu de chercheurs dans ce secteur en sont arrivés aux mêmes conclusions et son instigateur est maintenant décédé depuis 2004. 

Toutefois, l'auteur a constaté que lorsqu’on pose certaines questions très précises au témoin, avec une approche appropriée, il révèle des états d’âme survenus pendant et le plus souvent après l’observation et qui sont très étonnants et qui vont même déboucher sur des changements de comportements majeurs de la part du témoin. En d’autres termes, l’observation aura été plus qu’une observation. Beaucoup plus! Cela dit, il est important que vous soyez au fait d’un curieux phénomène concernant les enquêteurs.

C’est Budd Hopkins qui a soulevé ce point et il n’a pas été contredit par ses pairs. Selon lui, chaque ufologue semble attirer ses propres témoins en fonction de ce qu’il édicte comme théorie. Un ufologue convaincu que les E.T sont hostiles aura une proportion plus élevée de témoins de RR IV qui vont témoigner en ce sens qu’un autre qui n’abonde pas dans ce sens et pas en raison d’un tri quelconque mais d’une sorte «  d’attirance ». 

Un ufologue convaincu que les ovnis viennent d’une autre dimension aura une forte proportion de dossiers de Type RR I dans ce sens et ainsi de suite. Au tout début, nous étions sceptiques face à cette réalité énoncée par Hopkins. Puis, nous nous sommes rendu compte que plusieurs témoins étaient effectivement axés dans cette direction. La chose a été discutée auprès de différents psychologues et nous en sommes arrivés à la conclusion suivante.

Un témoin cherche à raconter son histoire à celui qui saura l’écouter et l’éclairer. En parcourant Internet, en visionnant des entrevues sur You tube ou à la radio ou à la télévision, il tombe sur un ufologue qui, sans qu’il s’en rende compte, aborde le sujet sous son angle à lui. C’est donc à ce dernier qu’il va se confier et pas à celui qui aborde le phénomène sous un angle opposé ou entièrement différent. Un enquêteur qui ne fait jamais connaître sa position parce qu’il n’a pas un support médiatique pour ce faire, ne connaîtra pas ce genre de situations. En tant que responsable chargé de vous déléguer certains dossiers éventuellement, il est donc probable que vous ayez à composer avec des témoins qui inconsciemment ou consciemment partagent la vision de l’auteur en l’occurrence Jean Casault. 

Votre rôle sera donc d’effectuer votre enquête non seulement en mettant de côté votre «  petite idée » mais également celle de l’auteur et du témoin qui à de grandes chances d’avoir des points en commun avec celle de l’auteur. Ce n’est pas un handicap d’avoir sa « petite idée », mais de savoir que le terrain est en quelque sorte moulé d’avance, ce sera à vous de prendre vos précautions et d’être le plus objectif possible. A l’inverse, si vous ne partagez pas du tout la vision de l’auteur, vous ne devez pas laisser cette force d’opposition manœuvrer vos faits et gestes et corrompre votre enquête. Bref, comme le bouddhisme zen l’enseigne, pour remplir un verre d’eau claire et limpide il faut d’abord le vider de celle qui y stagne! 

 

On aura compris qu’un « témoin sélectionné » pourrait avoir subi une expérience dont il n’est pas conscient. Selon le Docteur Richard Boylan, qui a effectué une compilation d’une vingtaine d’indices qui peuvent déterminer si une personne est un expérienceur expérimenté, chacun de ces signes a été noté chez ces gens, après qu’il a été déterminé qu’elles ne souffraient d’aucune pathologie, mais cela demeure aléatoire et sujet à discussion. Boylan lui-même affirme qu’aucune étude scientifique ne peut encore être menée compte tenu de l’échantillonnage. À cela nous avons ajouté quelques remarques provenant de nos propres recherches, inspirées de celles de Budd Hopkins et du docteur John E Mack. Ceci n’est pas un formulaire ou une série de questions mais une compilation qu’il serait bon de lire et relire, de sorte que lors de votre entretien avec le témoin un petit drapeau rouge se hisse soudainement!

 

Parfois, une personne peut démontrer un seul de ces signes ou plusieurs à la fois. Aucune conclusion définitive ne peut en être tirée mais, il va de soi que cette liste est un bon indicateur d’une possible expérience d’un témoin, particulièrement s’il a été en contact avec un ovni de type RR I.

 

Après un phénomène inexpliqué qui survient : fatigue extrême ou anxiété, la certitude d’une présence qui rend anxieux. Il s’agit en somme d’un fragment de conscience qui subsiste et qui pourrait provenir d’une peur manifestée dans les premiers instants de l’expérience. Ou dans les derniers instants. (40 est-Jacques et Lucie)
 Réaction forte de peur quand confronté à des objets, des images, des histoires, des films associés aux OVNIs ou aux extraterrestres.
 Après un phénomène inexpliqué, insomnie persistante ou de très forts cauchemars.
 Éveil systématique entre 3 et 4 heures du matin sans aucune raison. C’est d’ailleurs un des signes les plus fréquents comme si le cerveau réagissait à un réflexe quelconque.
 Un intérêt anormal et quasi obsessionnel pour les OVNIs sans raison apparente. Notez qu’il est par contre tout à fait normal qu’un sujet soit obsédé s’il a observé un ovni de près. Ce signe est donc à surveiller plus particulièrement chez des gens qui ont ressenti une présence plutôt que d’avoir été un témoin direct.
 Le même intérêt mais qui se manifeste par une lecture maniaque ou le visionnement de films, sans raison apparente. Par exemple, dans votre cas ce serait différent compte tenu de votre implication directe en ufologie en tant qu’enquêteur tout comme vous seriez extrêmement intéressé sur tout ce qui concerne les taux de changes si vous étiez courtier en valeurs mobilières.
 Toujours après un phénomène inexpliqué : irritabilité ou brusque changement d’humeur.
 Bleus, égratignures survenus durant la nuit sans explication valable. Ces marques ne demeurent pas très longtemps et le témoin est frustré de ne pas pouvoir les exhiber. (Sisi- Daphnée)
 Cicatrices inexplicables en des endroits étranges et qui apparaissent subitement.
 Sensation ou démonstration d’avoir perdu des heures. En général la démonstration est plus nette lorsque le témoin était en déplacement. Départ de Québec à 14 heures arrivée à Montréal à 18 heures avec la certitude que le voyage n’a pris que deux heures et demi. (Dossier Porte-Avion)
Subit changement d’attitude face aux réalités du quotidien. Le radicalisme du changement est important ici. Très souvent le témoin cherche à retrouver sa normalité et lutte contre cette apparente indifférence. Même que plus haut allant de la conscience sociale et politique à une subite prise de conscience planétaire.
 Le principe de l’unicité. 
 Profond sentiment d’affinité avec des étrangers qui disent avoir été expérienceurs.
 Sentiment de détenir un message télépathique. Le ton sur lequel le témoin vous annonce cela ne doit avoir aucune connotation prophétique, associée à un sentiment de supériorité face à vous ou le reste des gens. En d’autres termes si le sujet demeure très humble face à cette impression cela dénote un peu plus de crédibilité.
 Sentiment de cohabiter avec quelqu’un d’autre : peut aussi être une délusion schizophrénique, soyez très vigilant sur le comportement de votre témoin.
 Soudaine habilité psychique.

Attrait soudain et inexplicable pour des sujets religieux, philosophiques, Nouvel âge et sentiment d’unicité. Mais attention, il peut s’agir aussi d’un attrait tout aussi soudain mais pour des causes toutes autres. L’expérience avec une IS explique Whitley Strieber est l’équivalent de 20 ans de méditation!!!

 

 Sentiment d’avoir un contact quelque part dont on s’ennuie, sentiment d’affection pour un être qui n’existe pas dans la réalité quotidienne du témoin.
 Sens d’avoir une mission.
 Urgence de se rendre en un endroit précis sans aucune raison valable. Sentiment d’avoir un frère ou une sœur qui n’existe pas dans la réalité. Aussi un fils ou une fille.
 Sentiment profond d’appartenir à une autre race d’avoir un Home ailleurs, de ne pas appartenir à la terre.
Vertus du travail sur le terrain
Une étude approfondie des relations industrielles démontre qu’il existe très souvent un problème majeur au niveau de l’écart d’expertise entre les travailleurs sur le terrain et les analystes d’un comité de stratégie au dernier étage. Qu’il s’agissent des militaires, des policiers, des travailleurs ordinaires, des fonctionnaires ou de tout autre corps professionnel ou autre, cet écart est à l’origine de la très grande majorité des problèmes sociaux qui affectent le monde du travail. Les gens sur le terrain vivent leur travail, ceux du dernier étage connaissent leur travail.
Chacun va souvent camper sur ses positions sous prétexte que le premier tire son expertise d’une présence bien réelle et soutenue sur le terrain qui est le théâtre même des opérations alors que le second prétend être mieux en mesure de diriger ces opérations parce qu’il a accès a des informations privilégiées et une vue d’ensemble qui lui permet de voir la forêt et non l’arbre sur lequel l’autre cogne. 

 

En ufologie, le problème est facile à résoudre. Les seuls bons éléments sont donc ceux qui travaillent sur le terrain et dans ce domaine cela signifie ceux qui parlent directement aux témoins, rencontrent les témoins, testent les témoins, éprouvent leur crédibilité, fouille, cherchent, reviennent et reviennent encore, prennent le téléphone, saute sur le clavier pour un courriel et retourne voir le témoin. 

Le travail est là et pas ailleurs. L’ufologie c’est 99.9% de témoignages, c’est donc 99.9% de travail avec l’auteur de ce témoignage et cela s’appelle un témoin. Écumer le Web, discuter d’ufologie devant une bière avec des copains, en parler avec des connaissances, répondre à des questions, commenter tout et n’importe quoi sur Facebook, des blogs ou des forums c’est sympathique, mais ça ne fait avancer rien ni personne et c’est même parfois assommant de les subir. Il n’y a qu’une seule manière de faire avancer l’ufologie et c’est de travailler directement et fréquemment avec le plus grand nombre de témoins possibles.

Votre perception de l’ufologie risque même d’être grandement affectée, dans un sens ou un autre. C’est exactement la différence qui existe entre un amateur de films policiers et un véritable policier qui se retrouve sur une scène de crime authentique. Il y a plusieurs années de cela alors que l’auteur était journaliste affecté à la couverture policière, il s’est retrouvé à la morgue. On venait de retrouver le corps d’une femme noyée depuis trois mois.  L’élément qui a tout changé, faisant de cette expérience un véritable coup de poing à l’estomac fut… l’odeur et le bruit du corps qu’on retourne sur une surface d'acier inoxydable. Jamais plus l’auteur n’a regardé un « cadavre » dans un film policier de la même façon!

Cela demande un sens aigu de relations avec autrui, une certaine sensibilité qui va bien au-delà de l’analyse rigoureuse des données. L’enquêteur acquiert une formidable expérience personnelle en côtoyant de près ses témoins, en fait il acquiert la seule expérience valable qui soit en ufologie, de là le peu d’intérêt que vous pouvez avoir envers ceux et celles qui méprisent ou ridiculisent cette discipline alors même qu’ils n’ont jamais rencontré de leur vie l’ombre d’un témoin, se contentant de lire des rapports diffusés sur Internet. 

Le formulaire qui suit est un accessoire, un outil de travail, mais l’essence même de votre travail de laquelle va se dégager la qualité réelle de l’enquêteur en devenir que vous êtes, réside dans votre capacité de rencontrer un homme, une femme, voire un enfant et d’extraire de son récit non seulement le maximum d’informations, mais ce qui se loge derrière cette étrange rencontre. Ne perdez jamais de vue, que la personne devant vous est peut être entrée en contact direct avec une réalité technologique et/ou une forme de vie totalement étrangère à la nôtre. Ce n’est pas rien!

SEPTIÈME et dernière  PARTIE