Pour en savoir davantage sur comment vous procurer les livres de Jean Casault
Cliquez ici
Hallucinations visuelles
On entend souvent l’expression « Il a halluciné! » lorsqu’on cherche une explication conventionnelle à une observation d’ovni par un quidam. L’hallucination visuelle est extrêmement rare et ne se produit jamais sans qu’un élément très spécifique ne soit présent. Les gens normaux qui ne souffrent d’aucune pathologie mentale ou neurologique et qui ne sont sous l’influence d’aucun produit – le mot le dit – hallucinogène, n’ont jamais de visions spectaculaires de personnes ou d’objets qui n’existent pas dans la réalité. Les gens fonctionnels comme vous et moi n’hallucinent pas! L’hallucination est toujours induite par un ou plusieurs éléments chimiques très particuliers et que l’on retrouve dans les drogues dures, particulièrement le LSD soit l’effet d’un champignon connu, l’ergot du seigle et duquel on a extrait l’acide lysergique. Elle est certes moins populaire de nos jours que durant les années 70 mais elle existe encore. C’est sans contredit la drogue hallucinogène la plus efficace mais historiquement les visions engendrées ont ce fameux caractère psychédélique bien connu de formes floues, de couleurs fortes et de perceptions dites kaléidoscopiques. L’objet infographié en page couverture illustrant une observation survenue en février 83 à Grand-mère n’aurait jamais été halluciné aussi clairement. Voici plutôt ce qui en est.
La kétamine est un anti-douleur qui peut également causer des hallucinations. Il est particulièrement utilisé par les amateurs de cocaïne (qui ne produit aucune hallucination) mais aussi sous prescriptions par des gens souffrant de violentes douleurs chroniques.
La psilocybine contenue dans près de quatre-vingt sortes de champignons naturels qu’on retrouve en forêt est également utilisée sous diverses formes pour induire des hallucinations. Le peyolt, le Salva Divinorium, le datura, la belladone, la mandragore, l’ayahuasca et l’iboga sont des plantes dont la consommation entraîne des hallucinations. Elles ont toutes un caractère très onirique et non défini.
L’acétone et autres solvants, modifiés ou pas, sont en mesure également de provoquer certaines visions qu’on peut qualifier d’hallucinations. Le gamma-hydroxybutyrate ou GHB, appelée aussi la drogue du viol peut occasionner ces réactions.
6% des adultes de 18 à 64 ans vont toucher au moins une fois à ce type de produit. Ce n’est donc pas un phénomène social épidémique. L’éthylisme très avancé causant un delirium tremens peut provoquer des hallucinations, ce qui a donné naissance à l’expression : « Il a bu jusqu’à en voir des éléphants roses ». La seconde cause d’hallucinations visuelles est une maladie mentale psychotique comme la schizophrénie mais parfois aussi la maladie de Parkinson, certaines formes d’épilepsies et il arrive que de graves problèmes de glycémie peuvent causer des hallucinations et il en est de même pour la narcolepsie. Au cours de votre entretien, ces questions sensibles n’étant pas incluses dans le formulaire, vous devrez apprendre de votre témoin s’il souffre de ces problèmes graves. La vie toute entière du sujet est perturbée, il est conscient de son état, sa famille, ses amis le sont, et il est le plus souvent traité pour ces malaises profonds. Son comportement est détectable et en général les gens qui souffrent de ces graves maladies ne cachent pas leur état et savent qu’ils sont sujets à des hallucinations ou autre effets. Un des exemples démontré par le cinéma à cet égard et qui est le plus près de la réalité est «A Beautiful Mind » avec Russell Crowe. Contrairement aux hallucinations induites par des drogues et qui ont un caractère onirique déformé, de véritables personnes connues de lui apparaissaient régulièrement à ses côtés, mais son comportement à leur égard trahissait l’existence de sa maladie.
Mais une hallucination visuelle n’est pas systématiquement organisée. Ce ne sont pas toujours des formes précises et lorsque c’est le cas, on parle de zoopsie, soit des animaux déformés, effrayants, énormes et menaçants ou de couleurs en kaléidoscope ou plus communément appelées psychédéliques comme déjà dit. Il existe aussi une classification qui se regroupe sous le syndrome de Charles Bonnet, très rare et qui survient surtout chez les gens très âgées. Toutefois, ce malaise bien réel est associé à une quasi cécité ou une vision profondément perturbé, le glaucome ou autres.
C’est votre jugement, votre perspicacité qui vous aidera à déterminer si le témoin était ou pas sous l’influence d’une prise d’éléments chimiques ou d’une crise psychotique. Aucun questionnaire ne peut y parvenir, c’est en discutant longuement, amicalement, que vous parviendrez à déterminer ce qu’il en est et de faire part de vos doutes dans l’appréciation de la crédibilité du témoin. Utilisez votre principe de résonance, votre intuition !
L’hallucination collective est un mythe. Certains chercheurs tentent de nous convaincre que plusieurs témoins qui voient un ovni sont victimes d’hallucination collective. Puisqu’il est déterminé de manière formelle qu’un être humain ne souffrant d’aucune pathologie grave et n’étant pas sous l’influence d’éléments chimiques hallucinogène n’a pas d’hallucination, il va de soi qu’une communauté de gens réunis ensemble sont encore moins susceptibles d’en être victime. Et certainement pas de la même vision.
En fait c’est le terme hallucination dans l’expression hallucination collective qui cause problème. A la rigueur on peut parler d’impression collective. L’exemple le plus classique et le plus souvent cité est celui de gens réunis sous une thématique très précise. A titre d’exemple vous êtes au cinéma et vous regardez le film « The Day After Tomorrow » alors que durant plusieurs séquences tout le monde gèle dans ce film. Il est possible que malgré les 25 degrés celsius dans la salle vous ayez un peu froid. C’est une impression! On parle alors aussi d’une transe hypnotique légère induite par une suggestion provenant de l’ambiance générale du film à l’effet que toute cette neige, cette glace, les effets spéciaux aidant, vous devriez avoir froid.
Vous êtes membre d’une organisation dont le leader extrêmement charismatique est en train de s’exprimer sur la scène. Il évoque des images, des situations avec une aisance, un charme et une adresse hors du commun. Il est alors possible qu’une partie sensible de l’auditoire éprouve des sensations communes de type kinesthésique. Mais de là à VOIR des choses qui n’existent pas et de tous VOIR la même chose, il y a un énorme fossé à combler. Certaines rencontres grand public avec un chanteur ou un musicien peuvent également causer cette impression collective. Cela dit, malgré la consommation de drogues douces et dures et la thématique bien évidente des festivals de style Woodstock, personne n’a rapporté d’hallucinations collectives organisées lors de ces évènements.
fatima
L’exemple de Fatima est le plus souvent cité pour décrire l’hallucination collective typique. Cette formidable bêtise vient du simple fait qu’aux yeux des scientifiques, il est impossible que le soleil se soit mis danser mais que si 80,000 personnes disent le contraire c’est donc qu’ils ont tous halluciné ! Il est maintenant su et connu que ce fameux soleil avait toutes les caractéristiques du vol d’un ovni en plein ciel. Il va sans dire que pour plusieurs scientifiques, les ovnis n’ayant pas plus de substance qu’un soleil qui danse, cela ne change donc rien à leurs conclusions. On vous l’a dit : les scientifiques nous rattraperont quand tout sera connu !
L’impression collective peut exister mais pas l’hallucination collective qui n’a justement aucun fondement scientifique. Un groupe de gens qui se connaissent ou ne se connaissent pas et qui se trouvent à un endroit donné et qui voient un ovni ne sont pas réunis ensemble pour assister à cet évènement, il n’y a pas de thématique et encore moins de leader charismatique. S’il n’y a rien dans le ciel alors quand bien même un meneur crierait à s’époumoner qu’il y a un énorme objet lumineux dans le ciel, les autres vont hausser les épaules et mentalement lui souhaiter un prompt rétablissement.
Si par contre quelqu’un croit avoir vu un objet lumineux furtif et qu’il n’y est plus, il est possible qu’une recherche assidue du ciel associé à un léger phénomène d’aberration optique (comme nous le verrons plus loin) puisse causer une certaine confusion. Mais il est impossible de contaminer ainsi les gens. Certains adeptes de la théorie de la perception, croient qu’on peut faire voir des choses qui n’existent pas « comme ça » en claquant des doigts.  De nombreux membres d’associations ufologiques ont souvent organisé des soirées d’observations dont les miennes. Un tel évènement devrait, au nom de cette théorie engendrer à tout coup un bel exemple d’hallucination collective - si tant une telle chose existe - mais c’est le plus souvent une grande déception et uniquement le plaisir de s’être retrouvés ensembles et d’avoir pu observer quelques satellites ou des étoiles filantes sans plus. Mais si éventuellement une observation collective devait être effectuée et que sa description colle bien dans l’ensemble, l’hallucination collective est à exclure totalement parce que une fois de plus : elle est virtuellement et physiquement impossible.
Illusions ou effets optiques
Lorsque vous visionnez certaines images ou que vous observez le travail d’un magicien de la rue vous êtes souvent placés en face d’une illusion. Or, l’observation d’un ovni dans le ciel ou au sol peut être une illusion lorsque la distance et la taille de l’objet sont telles qu’il est alors possible de confondre cet objet ou ce phénomène connu avec un objet étrange. Puisque dans la très grande majorité des cas il s’agit d’observations d’une catégorie particulière soit les lumières nocturnes ou les disques de jour, LN-DD, cela ne concerne pas l’enquêteur qui utilisera ce Guide de l’Aide enquêteur du CEO.
Toutefois, il est quand même utile de savoir que fixer une étoile dans le ciel fait en sorte qu’elle se met en mouvement soudainement et que cette aberration est causée non pas  par l’étoile, mais par un effet optique causé par l’œil qui glisse d’un point à l’autre, entraînant l’étoile avec lui. Faites-en l’expérience et lorsque vous en aurez assez de ces mouvements, faites en sorte de placer votre étoile derrière une cible fixe, comme un poteau, le coin de la maison et c’est alors qu’elle ne bougera plus.
Landing spot
Il en va de même de ces points lumineux minuscules qui atteignent rapidement une taille impressionnante pour subitement disparaître. Très souvent, il s’agit d’un avion dont le landing spot vient de s’allumer et qui se dirige droit sur vous. Il bifurque et cette lumière forte disparaît donnant l’illusion qu’un ovni est apparu et disparu devant vos yeux. Ce genre de rapport est évidemment très fréquent dans les secteurs à quelques kilomètres à la ronde d’un aéroport. You tube est infesté par des centaines de vidéos de ce genre.
D’autres illusions sont associées à des troubles de la vision. Un myope qui ne porte pas ses verres au moment d’une observation verra l’objet lumineux décupler sa taille et perdre autant de sa densité lumineuse. Un fractionnement de l’image est également inévitable. Assurez-vous que votre témoin, myope, portait ses verres, particulièrement si l’observation s’est déroulée de nuit. Une vision tubulaire quant à elle fait en sorte que le témoin ne perçoit que la partie centrale d’une observation sans aucune vision périphérique et qui plus est, sera très sensible à l’éblouissement. Dès lors, il se dira aveuglé par l’objet alors qu’à vos yeux à vous, il n’en serait rien.  Le scotome central est l’inverse ce qui ne pose pas vraiment un problème puisqu’il y aurait un objet droit devant lui et il ne le verrait tout simplement pas
Le nystagmus est un déplacement involontaire de l’œil. Le témoin jure qu’un objet pourtant fixe se déplace dans le ciel. Contrairement à l’aberration optique décrite plus haut et qui touche tout le monde, celle-ci est plus grave et englobe l’ensemble d’une scène et non un seul objet.  Mais en général, les gens qui souffrent de ces conditions savent très bien ce qui en est. De plus, ces conditions sont permanentes et affectent constamment leur vision et non par un beau soir, unique dans leur vie, sur le bord d’un lac.
lueurussismiques
Le dédoublement du soleil ou le parhélie est également une illusion causée par l’atmosphère. Il a toutefois le mérite d’être immense et directement associé à l’observation du soleil lui-même.
parphelie
Il existe un grand nombre de phénomènes lumineux naturels plutôt évanescents. Ils sont spectaculaires mais en général d’aspect fantomatiques et n’ont pas la substance d’un objet solide. Pour en nommer quelques-uns : l’Arc de Parry, de Lowitz, feux de St-Elme, halos solaires ou lunaires, aurores boréales, inversion de température, lueurs sismiques etc.
Feu de st elme
(Rappel : Toutes ces illustrations sont de Jean Lavergne de Digifilm.ca. Reproduction interdite)
Les lueurs sismiques ont fait l’objet de quelques études voulant que les observations d’ovni coïncident avec les secousses sismiques. Le problème avec cette théorie c’est qu’elle peut à la rigueur expliquer quelques observations de type LN mais sans plus et qui plus est, s’il existe une carte de secousses sismiques à partir des relevés officiels, il n’existe aucune carte officielle d’observations d’ovnis. A l’époque, alors qu’il dirigeait le CEIPI, le DEA a dressé une carte des observations de l’année 1996 dans la région de l’Outaouais pour ensuite déterminer les secousses sismiques qui pourraient avoir eu un lien. Aucune secousse même légère, de 3 sur l’échelle Richter n’a été enregistrée des jours avant et après les observations. Par contre, lors de secousses plus importantes, aucune observation d’ovni n’a été rapportée. Ce n’était qu’une petite étude sans grande valeur scientifique, mais elle n’allait certes pas dans le sens de la Théorie OVNIS-Lueurs sismiques.
Nous ignorons le nombre réel d’observations d’ovni puisque c’est un très faible pourcentage de gens qui acceptent de s’avancer pour en témoigner. Ils le font peut-être auprès de corps policiers qui n’en tiennent pas compte et n’iront certes pas en informer la presse. Ils le font auprès d’amis qui évitent le sujet et à l’occasion, ils vont en parler à un media local qui le plus souvent, tout comme les policiers, n’en tiendront pas compte. C’est du cas par cas. Quant aux organismes ufologiques, ils sont rares, n’ont pas pignon sur rue sinon via le web et là encore, très peu de gens connaissent ces sites. Si on considère que nous sommes près de 7 millions d’individus au Québec, il serait intéressant de savoir combien parmi eux savent qu’il existe des organismes comme le CEO. Et là encore, ils le sauraient que cela ne signifie nullement qu’ils vont prendre le temps de les contacter. D’autant plus que ces groupes pourraient très bien juger sur le banc de la valeur de leur témoignage et déterminer qu’il s’agit sans doute d’une méprise. Ils pourraient très bien ne pas se tromper. Les méprises sont nombreuses. Voyons cela.
Méprises
Certains dédoublements  d’objets, des mirages occasionnés par une inversion de température, un ballon-sonde, une montgolfière, un dirigeable, un avion, un hélicoptère, un parachute, un oiseau, un vol de plusieurs oiseaux vont parfois être identifiés comme des ovnis. Il va de soi que dans un tel cas de figure, votre témoin n’est pas un observateur émérite. Vous devez toutefois poser vos questions en tenant compte de cette possibilité. Bien que nous ayons mentionné au début de ce document que la culture générale s’est grandement améliorée depuis 63 ans, l’ignorance de certaines personnes est parfois surprenante, voire affolante. Il y a quelques années un témoin nous disait qu’il y avait comme un trait au centre de l’objet rond. Nous avons dit : « Vous voulez dire comme Saturne? »  Il a répondu que ça ne tournait pas. En insistant, croyant qu’il avait mal compris, il a répondu « Ah! Saturne. C’est quoi Saturne? »  Un témoin à qui on demandait s’il croyait que de la radioactivité se dégageait de l’objet, a répondu : « Non, il n’y avait aucune musique ». Un autre a appris en 2004 qu’il y avait des satellites dans le ciel ! Et que non, les étoiles ne font pas ça….
Un autre a expliqué que c’est la première fois de sa vie qu’il voyait un avion faire du surplace. Après une vingtaine de minutes on lui a fait le dessin d’un objet qu’il a aussitôt identifié avec une grande fierté. Sous nos yeux, il avait… un  hélicoptère. Il n’avait jamais vu ça de sa vie, pas plus dans la réalité que dans un livre, un magazine ou à la télévision. Cela peut sembler incroyable mais c’est ainsi. Il y a encore de très nombreuses personnes qui se demandent quelle est la nature du scintillement de certaines étoiles comme Sirius ou  qui sont surpris par la taille imposante de Jupiter ou Vénus.
Ne prenez donc jamais pour acquis que votre témoin peut immédiatement identifier ces objets célestes ou appareils connus. Encore une fois, c’est en parlant avec lui, en jasant de choses et d’autres qui n’ont pas nécessairement un lien avec son observation que vous pourrez évaluer le quotient de culture générale de votre témoin. Ne vous fiez pas non plus sur ses degrés scolaires. Encore récemment, un jeune informaticien de 26 ans nous démontrait son ignorance crasse en clamant qu’il n’y avait que deux premiers ministres au Canada : celui du Fédéral et celui au Québec! Affolant! Qu’il ignore qu’il y ait un Premier ministre dans chaque province n’a théoriquement aucune incidence sur son éventuelle observation d’un ovni, mais cela indique que vous devriez vérifier s’il a déjà vu un dirigeable, au moins en photo!!! Alors oui, nous maintenons que la culture générale s’est améliorée au Québec et ailleurs depuis 60 ans, mais il y a encore énormément de zones sombres et d’ignorance classique. Le CEO ne juge pas ces gens qui vivent malgré cela une existence paisible, ils n’ont tout simplement d’intérêt que pour... ce qui les intéresse et par rapport à d’autres c’est bien peu. Il deviendra donc essentiel pour vous, dans votre rencontre avec le témoin de le faire parler, d’échanger avec lui sur des sujets autres que son observation afin, comme déjà dit et nous le répétons, d’établir son quotient de culture générale, non pas dans le but d’humilier cette personne, mais dans le but de déterminer si son observation est celle d’un objet ou d’un phénomène connu de presque tout le monde… sauf lui!
Vous devrez faire preuve de tact et de savoir-faire de sorte que votre témoin n’ait pas l’impression que vous le prenez pour un ignorant, ce que personne n’aime, même les ignorants. Lui demander de but en blanc s’il a déjà vu un hélicoptère n’est pas très adroit. Nous avons déjà commis ce genre d’erreur auprès d’un fermier (préjugé?) à qui nous avons demandé si son objet n’était pas un petit avion à basse altitude. Le fermier en question se révélait être un pilote d’une agence gouvernementale… à la retraite et heureux de son retour à la terre. Oups! L’expression de son visage nous a fait passer à un autre appel!
avions
Les avions sont identifiables par les ailes et le son. La nuit ils voyagent avec des feux de position rouge et vert clignotants et parfois une lumière blanche très forte à l’avant et une autre à l’arrière. Le son peut survenir surtout après le passage de l’avion à moins qu’il ne soit à 35,000 pieds.
L’hélicoptère est un pensez-y bien. On ne voit pas ses ailes puisqu’il n’en a pas. Ses rotors tournent à très grande vitesse et sont quasi invisibles. Il peut être doté d’équipement secondaire qui modifie son apparence et très souvent il est porteur de projecteurs lumineux extrêmement puissants. Il est très bruyant de proche et le son est très caractéristique et ne ressemble à aucun autre. Son flop flop flop à basse vitesse notamment ne trompe personne. Par contre, observé d’assez loin, par vent contraire, illuminé, faisant du sur-place il peut effectivement induire un témoin dans l’erreur. Mais dans notre cas, observé à moins de 150 mètres c’est peu probable. Mais toujours possible.
helicoptere
Flares. On a prétendu que la célèbre observation de Phœnix en Arizona était en fait le lancement de plusieurs fusées éclairantes ou flares à partir d’avions de chasse. Ce sont des dispositifs similaires à ceux que l’on utilise sur la route pour signaler un accident. Ils sont maintenus quelques instants dans les airs par un petit parachute et chutent doucement vers le sol.
Ils sont très brillants et dégagent inévitablement une fumée grise ou noire, visible tout juste au-dessus de la fusée éclairante en raison de la luminosité dégagée. Il arrive qu’on puisse voir le parachute. Leur déplacement horizontal est fortement improbable à moins qu’un vent latéral assez fort agisse sur eux. Ils peuvent être vus n’importe où!
Le ballon-sonde ne nous intéresse pas ici, il vole en très haute altitude et devient alors une observation de type DD soit un disque diurne. Il suffit de se rappeler qu’ils peuvent être de couleur blanche, grisâtre, jaune, ou parfois métallisée. Certains sont petits et d’autres sont énormes. Au bout d’un filin on retrouve des appareils de mesure, sombres ou métallisés. Ils peuvent être très impressionnants lorsque le Soleil frappe directement sur l’objet alors même que le Soleil est couché au sol. Il n’émet aucun son et son déplacement est causé par la poussée des vents qui soit dit  en passant peuvent être différents au sol qu’en altitude.
Ballons. Ce sont des ballons de fête, individuel ou en grappes adoptant parfois des tailles importantes. C’est le déplacement plus ou moins lent et continue sans mouvements brusques, accélération ou décélération qui trahit leur nature propre.
Lanternes Thaï ou Chinoises. C’est le canular estudiantin par excellence. Un sac vert ou orange dont la base est munie de languettes de balsa sur laquelle on dépose une bougie simule une petite montgolfière. Silencieux, ils se déplacent doucement et peuvent atteindre des altitudes surprenantes. Individuels ou en groupes.  Au Nouvel An 2011 le DEA a pu observer le passage rapide de 6 d’entre elles à Tampa Bay en Floride. Aux jumelles, il a pu distinguer le sac de plastique et la flamme. De nombreuses personnes autour continuaient pourtant de parler de UFOS!
Le dirigeable est un cylindre blanc ou parfois argenté et règle générale, il porte sur son flanc une inscription géante comme c’est le cas pour le célèbre dirigeable GOODYEAR. Sa propulsion est bruyante mais uniquement lorsqu’il est très près. Les dirigeables sont rares et leur présence est habituellement soulignée puisqu’ils participent généralement à des activités importantes et fortement médiatisées. Sa vitesse réelle autant que relative est lente. Il modifie peu son altitude et toujours en une longue ascension linéaire horizontale et jamais franchement verticale.
Ce dirigeable n’existe pas encore mais quand il verra le jour, il donnera quelques sérieux maux de tête aux ufologues. Voyageant à plus de 174 km/h, l’aerocraft ML866 n’a pas fini de nous faire entendre des histoires de vaisseaux-mères!
La montgolfière est facilement identifiable. Théoriquement, tout comme le dirigeable, le vol de nuit n’est pas autorisé. Vu de près, on voit la flamme du réservoir et on entend le son caractéristique de la combustion. Les occupants sont très humains, installés dans un panier situé tout juste sous le ballon.
Parachute, parapente, avions ultra-légers sont très connus et facilement identifiables, il est donc inutile d’insister sur leur description. Par contre, il existe dans certains coins du pays des organisations qui font du parachute nocturne avec des fusées éclairantes. La voilure demeure visible mais cela peut grandement prêter à confusion.
Rappelez-vous que tout objet motorisé émet un bruit très facile à capter sauf lorsqu’il évolue dans un environnement déjà très bruyant. Seul un objet motorisé, donc bruyant, peut évoluer à grande vitesse et modifier sa trajectoire. Il en va de même des petits modèles d’avions, d’hélicoptères et de drones. Ils sont très bruyants. Certains de ces modèles dont les hélicoptères, peuvent être lumineux la nuit. Mais bruyants.
Les oiseaux. Ils peuvent causer des surprises. Un voilier d’oies blanches, entre autres, circulant à basse altitude sous les lumières de la ville peut être interprété comme un ovni triangulaire mais attention il ne faut pas exagérer !  Il existe une énorme différence entre un objet lumineux et un objet illuminé. Ce dernier ne produit pas sa propre luminosité il ne fait que refléter celle provenant d’une source assez intense. Le ventre d’une oie blanche se prête à cela mais pas au point de paraître lumineux.

Note : Tous les articles sur ce site peuvent être partagés avec autant de gens que vous le désirez. Ils ne doivent toutefois pas être altérés ou modifiés et le crédit à l’auteur et au site porteur doivent être clairement identifiés. Merci 

argaiv1511

Code 1937

GUIDE DE L'ENQUÊTEUR UFOLOGIQUE (3)

En vertu de la Loi sur le droit d’auteur, ce document est automatiquement protégé. Le droit d’auteur interdit à quiconque de copier ce document en partie et ne peut être diffusé qu’en totalité, intégralement avec les crédits appropriés. 

 

Dites NON  au piratage 



Un texte de Jean Casault du Centre d’Étude sur les Ovnis.

 

Illustrations de Jean Lavergne de  Digifilm.ca

Hallucinations visuelles

 Illusions

 Méprises 

 

 

Hallucinations visuelles

On entend souvent l’expression « Il a halluciné! » lorsqu’on cherche une explication conventionnelle à une observation d’ovni par un quidam. L’hallucination visuelle est extrêmement rare et ne se produit jamais sans qu’un élément très spécifique ne soit présent. Les gens normaux qui ne souffrent d’aucune pathologie mentale ou neurologique et qui ne sont sous l’influence d’aucun produit – le mot le dit – hallucinogène, n’ont jamais de visions spectaculaires de personnes ou d’objets qui n’existent pas dans la réalité. Les gens fonctionnels comme vous et moi n’hallucinent pas!

L’hallucination est toujours induite par un ou plusieurs éléments chimiques très particuliers et que l’on retrouve dans les drogues dures, particulièrement le LSD soit l’effet d’un champignon connu, l’ergot du seigle et duquel on a extrait l’acide lysergique. Elle est certes moins populaire de nos jours que durant les années 70 mais elle existe encore. C’est sans contredit la drogue hallucinogène la plus efficace mais historiquement les visions engendrées ont ce fameux caractère psychédélique bien connu de formes floues, de couleurs fortes et de perceptions dites kaléidoscopiques.  Voici plutôt ce qui en est.

La kétamine est un anti-douleur qui peut également causer des hallucinations. Il est particulièrement utilisé par les amateurs de cocaïne (qui ne produit aucune hallucination) mais aussi sous prescriptions par des gens souffrant de violentes douleurs chroniques. 

 

La psilocybine contenue dans près de quatre-vingt sortes de champignons naturels qu’on retrouve en forêt est également utilisée sous diverses formes pour induire des hallucinations. Le peyolt, le Salva Divinorium, le datura, la belladone, la mandragore, l’ayahuasca et l’iboga sont des plantes dont la consommation entraîne des hallucinations. Elles ont toutes un caractère très onirique et non défini. 
L’acétone et autres solvants, modifiés ou pas, sont en mesure également de provoquer certaines visions qu’on peut qualifier d’hallucinations. Le gamma-hydroxybutyrate ou GHB, appelée aussi la drogue du viol peut occasionner ces réactions.

 

6% des adultes de 18 à 64 ans vont toucher au moins une fois à ce type de produit. Ce n’est donc pas un phénomène social épidémique. L’éthylisme très avancé causant un delirium tremens peut provoquer des hallucinations, ce qui a donné naissance à l’expression : « Il a bu jusqu’à en voir des éléphants roses ». La seconde cause d’hallucinations visuelles est une maladie mentale psychotique comme la schizophrénie mais parfois aussi la maladie de Parkinson, certaines formes d’épilepsies et il arrive que de graves problèmes de glycémie peuvent causer des hallucinations et il en est de même pour la narcolepsie. Au cours de votre entretien, ces questions sensibles n’étant pas incluses dans le formulaire, vous devrez apprendre de votre témoin s’il souffre de ces problèmes graves. La vie toute entière du sujet est perturbée, il est conscient de son état, sa famille, ses amis le sont, et il est le plus souvent traité pour ces malaises profonds. Son comportement est détectable et en général les gens qui souffrent de ces graves maladies ne cachent pas leur état et savent qu’ils sont sujets à des hallucinations ou autre effets.

Un des exemples démontré par le cinéma à cet égard et qui est le plus près de la réalité est «A Beautiful Mind » avec Russell Crowe. Contrairement aux hallucinations induites par des drogues et qui ont un caractère onirique déformé, de véritables personnes connues de lui apparaissaient régulièrement à ses côtés, mais son comportement à leur égard trahissait l’existence de sa maladie.
Mais une hallucination visuelle n’est pas systématiquement organisée. Ce ne sont pas toujours des formes précises et lorsque c’est le cas, on parle de zoopsie, soit des animaux déformés, effrayants, énormes et menaçants ou de couleurs en kaléidoscope ou plus communément appelées psychédéliques comme déjà dit. Il existe aussi une classification qui se regroupe sous le syndrome de Charles Bonnet, très rare et qui survient surtout chez les gens très âgées. Toutefois, ce malaise bien réel est associé à une quasi cécité ou une vision profondément perturbé, le glaucome ou autres. 

C’est votre jugement, votre perspicacité qui vous aidera à déterminer si le témoin était ou pas sous l’influence d’une prise d’éléments chimiques ou d’une crise psychotique. Aucun questionnaire ne peut y parvenir, c’est en discutant longuement, amicalement, que vous parviendrez à déterminer ce qu’il en est et de faire part de vos doutes dans l’appréciation de la crédibilité du témoin. Utilisez votre principe de résonance, votre intuition !

L’hallucination collective est un mythe. Certains chercheurs tentent de nous convaincre que plusieurs témoins qui voient un ovni sont victimes d’hallucination collective. Puisqu’il est déterminé de manière formelle qu’un être humain ne souffrant d’aucune pathologie grave et n’étant pas sous l’influence d’éléments chimiques hallucinogène n’a pas d’hallucination, il va de soi qu’une communauté de gens réunis ensemble sont encore moins susceptibles d’en être victime. Et certainement pas de la même vision. 

En fait c’est le terme hallucination dans l’expression hallucination collective qui cause problème. A la rigueur on peut parler d’impression collective. L’exemple le plus classique et le plus souvent cité est celui de gens réunis sous une thématique très précise. A titre d’exemple vous êtes au cinéma et vous regardez le film « The Day After Tomorrow » alors que durant plusieurs séquences tout le monde gèle dans ce film. Il est possible que malgré les 25 degrés celsius dans la salle vous ayez un peu froid. C’est une impression! On parle alors aussi d’une transe hypnotique légère induite par une suggestion provenant de l’ambiance générale du film à l’effet que toute cette neige, cette glace, les effets spéciaux aidant, vous devriez avoir froid.

Vous êtes membre d’une organisation dont le leader extrêmement charismatique est en train de s’exprimer sur la scène. Il évoque des images, des situations avec une aisance, un charme et une adresse hors du commun. Il est alors possible qu’une partie sensible de l’auditoire éprouve des sensations communes de type kinesthésique. Mais de là à VOIR des choses qui n’existent pas et de tous VOIR la même chose, il y a un énorme fossé à combler et qui ne le sera jamais. Certaines rencontres grand public avec un chanteur ou un musicien peuvent également causer cette impression collective. Cela dit, malgré la consommation de drogues douces et dures et la thématique bien évidente des festivals de style Woodstock, personne n’a rapporté d’hallucinations collectives organisées lors de ces évènements.  Jamais !

L’exemple de Fatima est le plus souvent cité pour décrire l’hallucination collective typique. Cette formidable bêtise vient du simple fait qu’aux yeux des scientifiques, il est impossible que le soleil se soit mis danser mais que si 80,000 personnes disent le contraire c’est donc qu’ils ont tous halluciné ! Il est maintenant su et connu que ce fameux soleil avait toutes les caractéristiques du vol d’un ovni en plein ciel. Il va sans dire que pour plusieurs scientifiques, les ovnis n’ayant pas plus de substance qu’un soleil qui danse, cela ne change donc rien à leurs conclusions. On vous l’a dit : les scientifiques nous rattraperont quand tout sera connu !

L’impression collective peut exister mais pas l’hallucination collective qui n’a justement aucun fondement scientifique. Un groupe de gens qui se connaissent ou ne se connaissent pas et qui se trouvent à un endroit donné et qui voient un ovni ne sont pas réunis ensemble pour assister à cet évènement, il n’y a pas de thématique et encore moins de leader charismatique. S’il n’y a rien dans le ciel alors quand bien même un meneur crierait à s’époumoner qu’il y a un énorme objet lumineux dans le ciel, les autres vont hausser les épaules et mentalement lui souhaiter un prompt rétablissement. 

Si par contre quelqu’un croit avoir vu un objet lumineux furtif et qu’il n’y est plus, il est possible qu’une recherche assidue du ciel associé à un léger phénomène d’aberration optique (comme nous le verrons plus loin) puisse causer une certaine confusion. Mais il est impossible de contaminer ainsi les gens. Certains adeptes de la théorie de la perception, croient qu’on peut faire voir des choses qui n’existent pas « comme ça » en claquant des doigts.  De nombreux membres d’associations ufologiques ont souvent organisé des soirées d’observations dont les miennes.

Un tel évènement devrait, au nom de cette théorie engendrer à tout coup un bel exemple d’hallucination collective - si tant une telle chose existe - mais c’est le plus souvent une grande déception et uniquement le plaisir de s’être retrouvés ensembles et d’avoir pu observer quelques satellites ou des étoiles filantes sans plus. Mais si éventuellement une observation collective devait être effectuée et que sa description colle bien dans l’ensemble, l’hallucination collective est à exclure totalement parce que une fois de plus : elle est virtuellement et physiquement impossible.

Illusions ou effets optiques

Lorsque vous visionnez certaines images ou que vous observez le travail d’un magicien de la rue vous êtes souvent placés en face d’une illusion. Or, l’observation d’un ovni dans le ciel ou au sol peut être une illusion lorsque la distance et la taille de l’objet sont telles qu’il est alors possible de confondre cet objet ou ce phénomène connu avec un objet étrange. Puisque dans la très grande majorité des cas il s’agit d’observations d’une catégorie particulière soit les lumières nocturnes ou les disques de jour, LN-DD, cela ne concerne pas l’enquêteur qui utilisera ce guide de l’enquêteur du CEO.

Toutefois, il est quand même utile de savoir que fixer une étoile dans le ciel fait en sorte qu’elle se met en mouvement soudainement et que cette aberration est causée non pas  par l’étoile, mais par un effet optique causé par l’œil qui glisse d’un point à l’autre, entraînant l’étoile avec lui. Faites-en l’expérience et lorsque vous en aurez assez de ces mouvements, faites en sorte de placer votre étoile derrière une cible fixe, comme un poteau, le coin de la maison et c’est alors qu’elle ne bougera plus.

 

Il en va de même de ces points lumineux minuscules qui atteignent rapidement une taille impressionnante pour subitement disparaître. Très souvent, il s’agit d’un avion dont le landing spot vient de s’allumer et qui se dirige droit sur vous. Il bifurque et cette lumière forte disparaît donnant l’illusion qu’un ovni est apparu et disparu devant vos yeux. Ce genre de rapport est évidemment très fréquent dans les secteurs à quelques kilomètres à la ronde d’un aéroport. You tube est infesté par des centaines de vidéos de ce genre.

D’autres illusions sont associées à des troubles de la vision. Un myope qui ne porte pas ses verres au moment d’une observation verra l’objet lumineux décupler sa taille et perdre autant de sa densité lumineuse. Un fractionnement de l’image est également inévitable. Assurez-vous que votre témoin, myope, portait ses verres, particulièrement si l’observation s’est déroulée de nuit. Une vision tubulaire quant à elle fait en sorte que le témoin ne perçoit que la partie centrale d’une observation sans aucune vision périphérique et qui plus est, sera très sensible à l’éblouissement. Dès lors, il se dira aveuglé par l’objet alors qu’à vos yeux à vous, il n’en serait rien.  Le scotome central est l’inverse ce qui ne pose pas vraiment un problème puisqu’il y aurait un objet droit devant lui et il ne le verrait tout simplement pas 

Le nystagmus est un déplacement involontaire de l’œil. Le témoin jure qu’un objet pourtant fixe se déplace dans le ciel. Contrairement à l’aberration optique décrite plus haut et qui touche tout le monde, celle-ci est plus grave et englobe l’ensemble d’une scène et non un seul objet.  Mais en général, les gens qui souffrent de ces conditions savent très bien ce qui en est. De plus, ces conditions sont permanentes et affectent constamment leur vision et non par un beau soir, unique dans leur vie, sur le bord d’un lac. 

Le dédoublement du soleil ou le parhélie est également une illusion causée par l’atmosphère. Il a toutefois le mérite d’être immense et directement associé à l’observation du soleil lui-même.

Il existe un grand nombre de phénomènes lumineux naturels plutôt évanescents. Ils sont spectaculaires mais en général d’aspect fantomatiques et n’ont pas la substance d’un objet solide. Pour en nommer quelques-uns : l’Arc de Parry, de Lowitz, feux de St-Elme, halos solaires ou lunaires, aurores boréales, inversion de température, lueurs sismiques ici bas etc. 

Feu de Saint Elme

Les lueurs sismiques ont fait l’objet de quelques études voulant que les observations d’ovni coïncident avec les secousses sismiques. Le problème avec cette théorie c’est qu’elle peut à la rigueur expliquer quelques observations de type LN mais sans plus et qui plus est, s’il existe une carte de secousses sismiques à partir des relevés officiels, il n’existe aucune carte officielle d’observations d’ovnis. A l’époque, alors qu’il dirigeait le CEIPI, l'auteur a dressé une carte des observations de l’année 1996 dans la région de l’Outaouais pour ensuite déterminer les secousses sismiques qui pourraient avoir eu un lien. Aucune secousse même légère, de 3 sur l’échelle Richter n’a été enregistrée des jours avant et après les observations. Par contre, lors de secousses plus importantes, aucune observation d’ovni n’a été rapportée. Ce n’était qu’une petite étude sans grande valeur scientifique, mais elle n’allait certes pas dans le sens de la Théorie OVNIS-Lueurs sismiques.   

Nous ignorons le nombre réel d’observations d’ovni puisque c’est un très faible pourcentage de gens qui acceptent de s’avancer pour en témoigner. Ils le font peut-être auprès de corps policiers qui n’en tiennent pas compte et n’iront certes pas en informer la presse. Ils le font auprès d’amis qui évitent le sujet et à l’occasion, ils vont en parler à un media local qui le plus souvent, tout comme les policiers, n’en tiendront pas compte. C’est du cas par cas. Quant aux organismes ufologiques, ils sont rares, n’ont pas pignon sur rue sinon via le web et là encore, très peu de gens connaissent ces sites. Si on considère que nous sommes près de 7 millions d’individus au Québec, il serait intéressant de savoir combien parmi eux savent qu’il existe des organismes comme le CEO.

Et là encore, ils le sauraient que cela ne signifie nullement qu’ils vont prendre le temps de les contacter. D’autant plus que ces groupes pourraient très bien juger sur le banc de la valeur de leur témoignage et déterminer qu’il s’agit sans doute d’une méprise. Ils pourraient très bien ne pas se tromper. Les méprises sont nombreuses. Voyons cela.

Méprises

Il y a quelques années un témoin nous disait qu’il y avait comme un trait au centre de l’objet rond. Nous avons dit : « Vous voulez dire comme Saturne? »  Il a répondu que ça ne tournait pas. En insistant, croyant qu’il avait mal compris, il a répondu « Ah! Saturne. C’est quoi Saturne? »  Un témoin à qui on demandait s’il croyait que de la radioactivité se dégageait de l’objet, a répondu : « Non, il n’y avait aucune musique ». Un autre a appris en 2004 qu’il y avait des satellites dans le ciel ! Et que non, les étoiles ne font pas ça….Il y a encore des gens sur facebook qui décrivent l'évolution d'un satellite mais jurent que cela n'en est pas un !

Certains dédoublements  d’objets, des mirages occasionnés par une inversion de température, un ballon-sonde, une montgolfière, un dirigeable, un avion, un hélicoptère, un parachute, un oiseau, un vol de plusieurs oiseaux vont parfois être identifiés comme des ovnis. Il va de soi que dans un tel cas de figure, votre témoin n’est pas un observateur émérite. Vous devez toutefois poser vos questions en tenant compte de cette possibilité. Bien que nous ayons mentionné au début de ce document que la culture générale s’est grandement améliorée depuis 1947, l’ignorance de certaines personnes est parfois surprenante, voire affolante.

Un autre a expliqué que c’est la première fois de sa vie qu’il voyait un avion faire du surplace. Après une vingtaine de minutes on lui a fait le dessin d’un objet qu’il a aussitôt identifié avec une grande fierté. Sous nos yeux, il avait… un  hélicoptère. Il n’avait jamais vu ça de sa vie, pas plus dans la réalité que dans un livre, un magazine ou à la télévision. Cela peut sembler incroyable mais c’est ainsi. Allez sur le terrain vous verrez bien. Il y a encore de très nombreuses personnes qui se demandent quelle est la nature du scintillement de certaines étoiles comme Sirius ou  qui sont surpris par la taille imposante de Jupiter ou Vénus.

Ne prenez donc jamais pour acquis que votre témoin peut immédiatement identifier ces objets célestes ou appareils connus. Encore une fois, c’est en parlant avec lui, en jasant de choses et d’autres qui n’ont pas nécessairement un lien avec son observation que vous pourrez évaluer le quotient de culture générale de votre témoin. Ne vous fiez pas non plus sur ses degrés scolaires. Encore récemment, un jeune informaticien de 26 ans nous démontrait son ignorance crasse en clamant qu’il n’y avait que deux premiers ministres au Canada : celui du Fédéral et celui du Québec! Affolant! Qu’il ignore qu’il y ait un Premier ministre dans chaque province n’a théoriquement aucune incidence sur son éventuelle observation d’un ovni, mais cela indique que vous devriez vérifier s’il a déjà vu un dirigeable, au moins en photo!!!

Alors oui, nous maintenons que la culture générale s’est améliorée au Québec et ailleurs depuis 60 ans, mais il y a encore énormément de zones sombres et d’ignorance classique décourageante. L'auteur ne juge pas ces gens qui vivent malgré cela une existence paisible, ils n’ont tout simplement d’intérêt que pour... ce qui les intéresse et par rapport à d’autres c’est bien peu. Il deviendra donc essentiel pour vous, dans votre rencontre avec le témoin de le faire parler, d’échanger avec lui sur des sujets autres que son observation afin, comme déjà dit et nous le répétons, d’établir son quotient de culture générale, non pas dans le but d’humilier cette personne, mais dans le but de déterminer si son observation est celle d’un objet ou d’un phénomène connu de presque tout le monde… sauf lui!

Vous devrez faire preuve de tact et de savoir-faire de sorte que votre témoin n’ait pas l’impression que vous le prenez pour un ignorant, ce que personne n’aime, même les ignorants. Lui demander de but en blanc s’il a déjà vu un hélicoptère n’est pas très adroit. Nous avons déjà commis ce genre d’erreur auprès d’un fermier (préjugé?) à qui nous avons demandé si son objet n’était pas un petit avion à basse altitude. Le fermier en question se révélait être un pilote d’une agence gouvernementale… à la retraite et heureux de son retour à la terre. Oups! L’expression de son visage nous a fait passer à un autre appel! 

Les avions sont identifiables par les ailes et le son. La nuit ils voyagent avec des feux de position rouge et vert clignotants et parfois une lumière blanche très forte à l’avant et une autre à l’arrière. Le son peut survenir surtout après le passage de l’avion à moins qu’il ne soit à 35,000 pieds. 

L’hélicoptère est un pensez-y bien. On ne voit pas ses ailes puisqu’il n’en a pas. Ses rotors tournent à très grande vitesse et sont quasi invisibles. Il peut être doté d’équipement secondaire qui modifie son apparence et très souvent il est porteur de projecteurs lumineux extrêmement puissants. Il est très bruyant de proche et le son est très caractéristique et ne ressemble à aucun autre. Son flop flop flop à basse vitesse notamment ne trompe personne. Par contre, observé d’assez loin, par vent contraire, illuminé, faisant du sur-place il peut effectivement induire un témoin dans l’erreur. Mais dans notre cas, observé à moins de 150 mètres c’est peu probable. Mais toujours possible. Méfiez-vous aussi des hélicoptères-jouets électriques devenus populaires ces temps-ci. certains ont en option des rotors multicolores et illuminés.

 

On a prétendu que la célèbre observation de Phœnix en Arizona était en fait le lancement de plusieurs fusées éclairantes ou flares à partir d’avions de chasse. Ce sont des dispositifs similaires à ceux que l’on utilise sur la route pour signaler un accident. Ils sont maintenus quelques instants dans les airs par un petit parachute et chutent doucement vers le sol. 

Ils sont très brillants et dégagent inévitablement une fumée grise ou noire, visible tout juste au-dessus de la fusée éclairante en raison de la luminosité dégagée. Il arrive qu’on puisse voir le parachute. Leur déplacement horizontal est fortement improbable à moins qu’un vent latéral assez fort agisse sur eux. Ils peuvent être vus n’importe où!

Le ballon-sonde ne nous intéresse pas ici, il vole en très haute altitude et devient alors une observation de type DD soit un disque diurne. Il suffit de se rappeler qu’ils peuvent être de couleur blanche, grisâtre, jaune, ou parfois métallisée. Certains sont petits et d’autres sont énormes. Au bout d’un filin on retrouve des appareils de mesure, sombres ou métallisés. Ils peuvent être très impressionnants lorsque le Soleil frappe directement sur l’objet alors même que le Soleil est couché au sol. Il n’émet aucun son et le déplacement est causé par la poussée des vents qui soit dit  en passant peuvent être différents au sol qu’en altitude.

Les ballons de fête, individuel ou en grappes adoptant parfois des tailles importantes. C’est le déplacement plus ou moins lent et continue sans mouvements brusques, accélération ou décélération qui trahit leur nature propre.

Lanternes Thaï ou Chinoises. C’est le canular estudiantin par excellence. Un sac vert ou orange dont la base est munie de languettes de balsa sur laquelle on dépose une bougie simule une petite montgolfière. Silencieux, ils se déplacent doucement et peuvent atteindre des altitudes surprenantes. Individuels ou en groupes.  Au Nouvel An 2011 l'auteur a pu observer le passage rapide de 6 d’entre elles à Tampa Bay en Floride. Aux jumelles, il a pu distinguer le sac de plastique et la flamme. De nombreuses personnes autour continuaient pourtant de parler de UFOS!

Le dirigeable est un cylindre blanc ou parfois argenté et règle générale, il porte sur son flanc une inscription géante comme c’est le cas pour le célèbre dirigeable GOODYEAR. Sa propulsion est bruyante mais uniquement lorsqu’il est très près. Les dirigeables sont rares et leur présence est habituellement soulignée puisqu’ils participent généralement à des activités importantes et fortement médiatisées. Sa vitesse réelle autant que relative est lente. Il modifie peu son altitude et toujours en une longue ascension linéaire horizontale et jamais franchement verticale. Ils ne sont pas autorisés à voler de nuit.

Ce dirigeable n’existe pas encore mais quand il verra le jour, il donnera quelques sérieux maux de tête aux ufologues. Voyageant à plus de 174 km/h, l’aerocraft ML866 n’a pas fini de nous faire entendre des histoires de vaisseaux-mères! mais encore faut-il qu'il fasse son apparition.

La montgolfière est facilement identifiable. Théoriquement, tout comme le dirigeable, le vol de nuit n’est pas autorisé. Vu de près, on voit la flamme du réservoir et on entend le son caractéristique de la combustion. Les occupants sont très humains, installés dans un panier situé tout juste sous le ballon.

Parachute, parapente, avions ultra-légers sont très connus et facilement identifiables, il est donc inutile d’insister sur leur description. Par contre, il existe dans certains coins du pays des organisations qui font du parachute nocturne avec des fusées éclairantes. La voilure demeure visible mais cela peut grandement prêter à confusion.

Rappelez-vous que tout objet motorisé émet un bruit très facile à capter sauf lorsqu’il évolue dans un environnement déjà très bruyant. Seul un objet motorisé, donc bruyant, peut évoluer à grande vitesse et modifier sa trajectoire. Il en va de même des petits modèles d’avions, d’hélicoptères et de drones. Ils sont très bruyants. Certains de ces modèles dont les hélicoptères, peuvent être lumineux la nuit. Mais bruyants. mais comme déja dit, une nouvelle génération de batteries ultra-perfomantes va nous compliquer la vie sous peu si ce n'est déja fait, mais ca ne restera touijouras que des LN.

Les oiseaux. Ils peuvent causer des surprises surtout sur les photos numériques et peuvent prendre des allures d'OVNI que c'en est un fléau. D'autre part un voilier d’oies blanches, circulant à basse altitude sous les lumières de la ville peut être interprété comme un ovni triangulaire mais attention il ne faut pas exagérer !  Il existe une énorme différence entre un objet lumineux et un objet illuminé. Ce dernier ne produit pas sa propre luminosité il ne fait que refléter celle provenant d’une source assez intense. Le ventre d’une oie blanche se prête à cela mais pas au point de paraître lumineux.

 

QUATRIÈME PARTIE