L'IMMENSE ET IMPOSSIBLE OBJET DE CAPLAN 


Une enquête spectrale de Nathalie Desforges et André Pilon

 

 

 

 À première vue Réjeanne Bélanger paraissait une personne solide et sûre d’elle.  Sortant de sa voiture elle nous fit signe de la suivre vers le lieu de la “rencontre”.  C’est alors que nous l’avons suivit en auto vers le lieu de l’incident à l’intersection du chemin des Érables qui mène de Caplan à St-Alphonse (petite localité où vit Mme Bélanger) et le rang 2.  Nous nous sommes arrêtés à cet endroit et l’enquête commençait.  À partir de là, Nathalie et moi  laissions Mme Bélanger nous raconter son inquiétante rencontre du 13 avril 1996 vers 3h20 du matin.  Voici sa déposition :

 

“J’ai fini mon travail, samedi soir dernier à la cantine et j’ai repris le chemin du retour: la route des Érables qui relie Caplan à St-Alphonse. J’ai regardé le cadran de la voiture qui affichait 3h20.J’étais absorbée par la route mais j’ai remarqué quand même une drôle de lumière très brillante dans le ciel, à l’ouest de la route d’où j'étais.  Je me disais que c’était pas grand chose, un avion sûrement.  Quelques secondes plus tard, à deux kilomètres de Caplan, la lumière est devenue de plus en plus immense... Une immense chose avec des milliers de petites lumières rouges entourant des hublots, ou je ne sais pas quoi, se  plaçait juste devant mon auto au-dessus du lampadaire dans un silence total.  La chose, avant de se stabiliser, s’est balancée d’un côté et puis hop ! elle s’est mise à planer, immobile juste devant mon auto. Surprise et effrayée,  je voulais déguerpir vers Caplan mais je ne pouvais pas.  Je restais là, incapable de bouger mes membres, j’étais paralysée de la tête au pied, seuls mes yeux pouvaient remuer. C’était horrible, un vrai cauchemar.  Je ne veux plus revivre ça !

 

Je me sentais épiée, surveillée par quelque chose que je ne peux pas dire.  J’avais peur d’être aspirée par cette chose.  Je la vois comme si c’était hier, cette chose était immense, haute comme deux maisons avec un nez qui ressemblait à celui d’un avion concorde, mais abaissé, en forme de spatule, plein de lumières.  La chose était tellement immense qu’elle débordait dans les champs voisins.  Je suis restée plantée là, paralysée dans ma voiture, pas capable de bouger le moindre petit doigt et je ne me souviens pas si la voiture fonctionnait ou la radio.  Mais mon auto n’avançait plus, ça je m’en rappelle.  J’avais peur d’être aspirée, c’est la plus grande peur que j’avais à ce moment là.  Et puis, une ou deux minutes plus tard la chose a disparue à une vitesse incroyable vers St-Siméon laissant derrière elle une lueur en trait qui a disparu aussitôt, montant vers le haut à une vitesse folle.  À cet instant précis j’ai perdu conscience pour me réveiller au 7e rang (elle a eu un frisson), 9 Km plus loin.  Ce sont les feux arrières d’une voiture qui m’ont ramenée à la réalité.

...JE ROULAIS À 140 KM/H...

Je m’aperçue alors que je roulais à 140km/h et c’est là que j’ai foutu les breaks.  J’étais affolé, qu’est-ce qui m’arrive que je me disais... j’avais peur, je voulais rattraper la voiture qui était devant mon auto mais elle prenait un chemin à gauche pas du tout éclairé alors pas question d’aller dans ce chemin.

Je repartie et j’ai roulé aussi vite que j’ai pu vers ma maison à St-Alphonse.  Avant de débarquer de mon auto j’ai entrevu le cadran de bord qui indiquait... 3h50 du matin alors qu’il aurait dû afficher 3h35 du matin.  Je roule pas si lentement que ça, je roule vite après mon travail... 15 à 20 minutes que je me rappelle... pas de bon sens.

UN TROU NOIR DANS MA TÊTE...

Un trou noir dans ma tête, c’était effrayant... jamais auparavant cela s’est produit.  Mon regard s’est porté vers le lampadaire en face de chez-nous et un froid m’a parcouru tout le dos.  Je ne peux pas dire pourquoi.  Je suis rentrée dans ma maison comme un coup de vent tout en fermant la porte à clef.  Ensuite, j’ai pris une douche en prenant bien soin de fermer tous les stores de la maison.  J’avais peur qu’ils m’aient suivie jusqu’à ma maison. Après la douche, j’ai dû prendre deux atasol pour dormir.  Cette nuit là a été très courte, j’ai dormi quatre ou cinq heures en tout.  J’étais tellement énervée... Le lendemain matin, j’ai dit à mon mari que j’avais vu une soucoupe volante.  Sur le coup il ne m’a pas cru.  Voyant que mon mari ne me croyait pas, c’était trop. Je me suis mise à pleurer.  Après quelques minutes mon mari m’a cru car il ne m’a jamais vu dans cet état.  Je ne suis pas de celles qui fait des dépressions.

DEUX PETITES PLAIES

Quelques heures s’étaient écoulées, un mal de tête effrayant me pris, je me suis dirigé alors vers la salle de bain et j’ai remarqué en me regardant dans le miroir que j’avais  deux gales de part et d’autre du front.  Deux petites gales.  Je ne comprenais rien.  Comment je me suis fais cela sans m’en apercevoir ? Ça c’est un grand mystère.  Puis au bout de quelques jours, les gales sont tombées pour ne laisser que deux petits trous à la place.  Et finalement les trous ont disparus.

INCROYABLE MES JAMBES...

Chose curieuse aussi avant cet incident, je me faisais traiter pour mes jambes qui me faisait souffrir.  Les médecins me traitaient avec de la cortisone pour atténuer le mal de mes jambes.  Incroyable ! Mais  pendant trois mois je n’avais plus mal aux jambes après que j’ai vu cette chose. Aujourd’hui mes jambes me font un peu mal mais je n’ai plus besoin de traitement à la cortisone.  Je peux marcher normalement et plier mes jambes à volonté, chose que je ne pouvais faire avant cette rencontre.  Depuis, j’ai toujours une crainte lorsque je regarde les lampadaires.  J’ai peur que la chose revienne un jour et m’aspire...”

L'ENQUÊTE...

Mme Réjeanne Bélanger semble être une personne honnête.  Nous avons eu une longue conversation avec elle et son mari dans leur maison à St-Alphonse pour conclure sans nul doute, que se sont d’honnêtes citoyens.  À noter que Mme Bélanger affirme n’avoir jamais lu quoi que ce soit sur le phénomène ufologique. Par contre, elle a visionné comme la plupart d’entre nous des films relatant la présence d’extraterrestres sur terre.

De plus, Rénald Blais de la station de radio CHNC de New Carlisle a été le premier à recueillir le témoignage de Mme Bélanger et à peine diffusé, d’autres témoins de Pointe-à-la-Croix à Port-Daniel confirment les dires de cette dame. Toujours selon Rénald Blais, alors que des détails de Mme Bélanger n’ont pas été diffusés en onde, comme les fenêtres entourées de points rouges, des personnes de Pointe-à-la-Croix et de Paspébiac les décrivent exactement dans les moindres détails que Mme Bélanger.  Tous ces témoins qui n’ont aucun lien entre eux confirment davantage son récit et lui ajoute de la crédibilité.

Le besoin s’en faisant sentir nous nous sommes rendus au poste de la Sûreté du Québec d’où après plusieurs petits coups de sonnerie, un policier d’âge mûr vint nous répondre.  On lui a demandé si en avril 1996 il n’avait pas reçu d’appel concernant un objet bizarre évoluant dans le ciel de Caplan.  Le policier visiblement nerveux répondit qu’il avait reçu effectivement plusieurs appels provenant de Caplan, Pointe-à-la-Croix, Paspépiac et d’autres petites villes avoisinantes. Nous lui avons demandé la liste des appels concernant ce fameux samedi, 13 avril 1996 et il nous a fait savoir que la liste des appels serait trop longue à localiser dans les fichiers.  Après maintes tentatives pour les avoir et voyant le refus catégorique du policier nous avons détourné la question en lui demandant si, toujours dans la nuit de ce fameux samedi, il n’avait pas reçu d’appel d’une certaine Mme Réjeanne Bélanger.  Il a répondu par l’affirmative et a même ajouté que Mme Bélanger est une personne sérieuse.

En effet, nous avons constaté qu’elle était bien connue dans le coin comme une femme avec une tête sur les épaules. N’ayant pas en main cette liste, nous avons quitté à contre coeur le poste de police tout en remerciant le policier qui s’est montré disons-le quelque peu discret.  Protocole exige...

Après vérification auprès des aéroports, il n’y a rien eu d’anormal sur les radars cette nuit du samedi 13 avril 1996.

À LA LOUPE...

En divisant l’incident que Mme Bélanger a vécu cette nuit-là on constate sept étapes cruciales.  
Première étape :

Apparition d’une lueur au loin à la gauche de la route d’où elle circulait.  L’objet se met au travers de la route coupant ainsi le chemin à Mme Bélanger qui inexplicablement subit une paralysie.  Seuls ses yeux pouvaient bouger.

Deuxième étape :

Observation d’un OVNI avec pleins de carreaux pointillés rouges fixes et d’un nez en forme de spatule.  L’objet avait un contour flou.  L’engin en question pourrait être entouré d’un gaz ce qui indique probablement qu’il utilisait un système de propulsion MHD s’apprêtant à partir.  Il ne faut pas oublier qu’elle avait dit : “la chose disparaît à une vitesse incroyable laissant derrière elle une lueur en trait...”. Un engin propulsé par le système MHD a un contour flou et se déplace à une vitesse fantastique soudaine et silencieuse. L’objet en question, avant de se stabiliser, a comme glissé sur le côté avant de s’immobiliser ce qui indique que la chose utilise l’antigravité.

Troisième étape :

Après avoir vu la chose partir, elle s’évanouit.  En spéculant, la lueur en trait qu’elle a aperçu lorsque l’engin a quitté les lieux pourraient être un flot lumineux provoquant une NARCOSE qui agit sur l’ensemble du système nerveux et provoque un sommeil profond.  Ce qui veut aussi dire perte plus ou moins complète de la sensibilité générale du corps de la même façon que l’effet de l'anesthésie générale.

Quatrième étape :

Elle reprend conscience : “Ce sont les feux arrières d’une voiture qui m’ont ramené à la réalité.  Elle prenait un chemin à gauche pas du tout éclairé alors...”.  Cette voiture en question ne serait-ce pas, toujours en spéculant, un hologramme de rupture du sommeil profond dans lequel Mme Bélanger était plongée pour la réveillée ? En d’autres termes, cette voiture pourrait être une vision induite dans le cerveau de Mme Bélanger pour la sortir de son état de torpeur.  Ou ne serait-ce qu’une voiture réelle conduite par un être humain réel qui se trouvait là par hasard ?  Les dés sont lancés...

Cinquième étape :

En arrivant à la maison, Mme Bélanger constate un temps perdu d’environ 15 minutes.  Nathalie et moi pensons que Mme Bélanger aurait passé ce temps perdu de 15 minutes à bord de la chose qu’elle décrivait avoir vu.

Sixième étape :

En entrant dans sa maison elle ferme tous les stores et verrouille toutes les portes. Elle avait terriblement peur qu’ils la suivent jusqu’à sa maison. Qu'ils, employé par Mme Bélanger pourrait sûrement signifier les êtres à bord de la chose.  Et de surcroît une peur mystérieuse du lampadaire placé devant sa maison lui donnait des frissons.  Étant donné que la chose est venu se stabiliser juste au-dessus du lampadaire, ce dernier par association avec l’OVNI provoque possiblement des réminiscences brèves de son court séjour dans la chose amenant ainsi les frissons qu’elle éprouve.

Septième étape:

Le lendemain matin de la rencontre, Mme Bélanger remarque qu’elle a deux gales de part et d’autre du front.  Quelques jours après, ils tombent laissant à la place deux minuscules trous de faible profondeur.  En posant toutes sortes de question en rapport avec l’incident nous avons conclu que Mme Bélanger  ne s’est pas infligée elle-même ces marques sur le front.  Les petits trous ont disparu quelques jours sur le front de Mme Bélanger.

Que pouvons nous déduire de ces marques sur son front ?  On peut s’aventurer à dire que ces marques auraient été les conséquences d’un appareil quelconque muni d’aiguilles solides ou émettant un mince faisceau pour étudier la structure du cerveau.  Ici, nous émettons une hypothèse sous toutes réserves.  Chose remarquable, ses jambes ont complètement guéri au cours des trois mois suivant l’incident.  Serait-ce l’effet par inadvertance d’un champ magnétique et d’un flux d’ondes inconnus émis par l’OVNI en question au travers lequel Mme Bélanger s’y trouvait ?  Ou bien serait-ce que les occupants de la chose auraient accompli  un geste humanitaire? Ceci reste à voir...

Toujours est-il que Mme Bélanger au moment de notre enquête avait toujours peur des lampadaires.  Ses jambes lui faisaient moins mal qu’auparavant et qu’elle n’avait pas eu de cauchemars de quoi que ce soit après son incident dans la nuit du 13 avril 1996. 

En dehors des conclusions de ces deux enquêteurs je ne peux m'empêcher de classer cette affaire comme une rencontre spectrale. L'immensité d'un tel objet encore une fois ne peut passer inapercue.