LE CEIPI EN RAPPEL
DE 1995 À 1998, Jean Casault et son épouse Hélène Dupont ont dirigé le Centre d’études et d’informations sur les phénomènes Inexpliqués (CEIPI) à Hull.
Durant cette période, plusieurs Documents CEIPI ont été rédigés à partir des enquêtes et des travaux du Centre et remis aux trois cent soixante huit membres de l’organisation au cours des rencontres mensuelles qui se tenaient à l’Auberge des Gouverneurs de Gatineau.
C’est donc avec beaucoup de plaisir que le CEO vous offre les meilleurs articles de l’époque QUI SERONT NUMÉROTÉS afin d’éviter toute confusion.  Voici donc  LE CEIPI EN RAPPEL.
( Parmi le personnel sur le terrain, nous tenons à souligner l’excellent travail de Richard Gilbeault, Gilles Latour, Denis Marquis,Robert Fontaine, Ginette Blais, Guy Tremblay, Liliane Blanchette, René Pigeon, François Grégoire, Dr Howard Schacter, Ginette Deschamps, Sylvie Patrice, et plusieurs autres qui savent que nous pensons encore à eux !
CEIPI en rappel (1)
Document CEIPI Numéro 18 avril 1997
L’EXISTENCE ENIGMATIQUE DE BERNARD
Une enquête de Jean Casault et Hélène Dupont
Nous avions rendez-vous avec un autre témoin ce soir-là, malheureusement sa nervosité fit que la régression hypnotique ne fut pas un succès.  Ce dernier toutefois avait demandé à son ami Bernard et sa jeune femme enceinte de huit mois, Chantal, d’être sur place.  Leur présence fit la différence car c’est en discutant que nous avons découvert le côté très énigmatique de son existence.
“Je suis content d’être ici parce que depuis que je suis haut comme ça, il se passe des affaires impossibles et c’est rendu que ça m’obsède, particulièrement ce qui s’est passé l’été dernier”, dit Bernard.
Il a 25 ans, il sera bientôt le jeune papa d’une petite fille et ce petit couple est rassurant.  Ils sont calmes, s’expriment très bien, leurs idées sont aussi claires que leurs souvenirs et rien dans leur propos, leur ton, leur non-verbal, ne vient chatouiller l’oreille paranoïaque de l’enquêteur sur le terrain que je suis.  Les événements décrits par Bernard n’ont pas été racontés dans l’ordre chronologique mais, pour les besoins de la cause nous allons vous les présenter à partir du début.
UN TEMPS MANQUANT OBSÉDANT
Si un jour les spécialistes veulent s’intéresser au cas de Bernard, il est fort probable qu’ils concluent par la négative à un syndrome pathologique quelconque.  Bernard souffre de temps manquant qui peuvent varier de quelques minutes à près d’une heure.  La caractéristique troublante de son malaise repose toutefois dans le fait que d’aucune façon cela le rend dysfonctionnel.  Non seulement ce phénomène n’a-t-il jamais été nuisible à son endroit mais, au contraire on peut même affirmer que sa vie a été sauvée à plusieurs reprises.  Il est important de mentionner que tout ce qui est ressorti de l’entrevue et de la régression hypnotique a un caractère paranormal plutôt qu’extraterrestre si je puis dire.  Nous n’insisterons pas sur chaque épisode.  Ils sont trop nombreux et récurrents.  Toutefois qu’il soit su que selon Bernard, DEUX FOIS PAR ANNÉE au printemps (fin mai) et durant le temps des Fêtes, il est victime d’événements étranges mais que tout au cours de l’année, à intervalles irréguliers, il vit des pertes de temps.  Il peut marcher sur le trottoir et soudainement se retrouver à un ou deux coins de rue de là.  L’espace entre les deux est vide de temps.  C’est un black out total comme il l’affirme lui-même.
LA MORT TRAGIQUE D’UN AMI
“J’avais environ 5 ou 6 ans.  Nous étions stationnés sur une base militaire dans l’ouest du pays. Cette nuit-là j’ai fais un rêve extrêmement bizarre.  Je me voyais grimper sur le toit d’un camion 18 roues.  J’avançais avec lui quand soudain un des lampadaires m’a frappé au niveau du cou. Je me suis réveillé en sursaut.  Je suis allé à la fenêtre et là, dehors dans le stationnement, je vis mon meilleur ami, debout sur un dix-huit roues, je suis devenu blanc.  C’est alors qu’il a levé la tête et qu’un lampadaire l’a frappé au cou.  J’ai crié, je suis descendu en courant en bas pour avertir ma mère.  Je n’ai plus dormi de la nuit.  Les policiers étaient partout, tout le monde était énervé et personne ne comprenait ce qui se passait.  Ils ont trouvé mon ami, mort.  C’est depuis ce temps-là que tout a commencé.”
Nous avons demandé à Bernard s’il est possible qu’il ait vu l’incident tragique puis que plus tard il ait rêvé à cela en s’impliquant lui-même.  Bernard nous a juré que non puisque son souvenir est très précis : “Non, c’est pas comme ça que cela s’est passé.  J’ai raconté mon rêve à tout le monde et je me souviens très bien de la réaction des policiers qui n’ont pas fait attention à ce que je disais.  Je n’avais que 5 ans après tout”.  Cet événement n’a pas été exploré sous hypnose.
1800 LIVRES DE PRESSION SANS AUCUNS DOMMAGES
Plus tard alors qu’il avait 7 ans, Bernard s’est retrouvé sous les roues d’un station wagon rempli de matériaux de construction.  Les roues arrières ont passé sur ses genoux.  Conduit de toute urgence à l’hôpital, le médecin put constater la trace des roues sur le pantalon de l’enfant mais le retourna chez lui au grand désespoir de sa mère.  Aucune fracture, pas un bleu, pas une égratignure.  Rien à comprendre.  Cet événement n’a pas été exploré sous hypnose.
L’APPARITION MYSTÉRIEUSE D’ARMES BLANCHES
Il avait 19 ans.  Avec son ami Paul du même âge, ils se sont retrouvés dans un endroit isolé près d’un bois et la nuit venant, ont décidé de faire un feu.  Ils ont ramassé un peu de bois sec, l’ont allumé et se sont mis à parler en grillant une cigarette une bière à la main.  C’est alors qu’une demi-douzaine de pouilleux se sont approchés.  Ils ont demandé des cigarettes, de la bière et se sont éloignés.  À peine quelques minutes se sont écoulées avant leur retour.  Plus menaçants, ils ont réclamé du hash.  Les deux jeunes n’avaient pas de hash et la discussion s’est détériorée.  C’est alors qu’un des types est parti pour revenir de sa voiture avec une arme de poing.  Ici, le récit va subir une modification selon qu’il est narré sous hypnose ou à froid.  Bertrand affirme qu’il a frappé l’un des hommes avec une hache et que son ami Paul a fait de même avec une matraque.  Sous hypnose la matraque devient une baïonnette.  Les deux jeunes se sont alors enfuis en automobile, ont renversé deux de leurs assaillants et conduit le véhicule à très vive allure sur un chemin de gravier.  Ils ont ensuite pris l’autoroute en sens inverse et ont dérapé pour se retrouver dans un fossé.  Plus tard les policiers, déjà à la recherche des individus, établiront la chance miraculeuse qu’ils ont eu de ne pas être abattus à bout portant.  Incapable de répondre d’où provenaient la hache et la matraque, ces armes mystérieusement apparues dans leurs mains ne seront jamais retrouvées.  “Je n’ai pas de hache, ni chez-moi, ni dans ma voiture et je sais très bien que Paul n’a pas de matraque et encore moins de baïonnette.”  Mais l’incident ne s’arrête pas là.  Les deux jeunes hommes et les policiers sont retournés sur les lieux de l’incident puis à l’endroit où la voiture s’est immobilisée.
C’est alors qu’un des policiers a dit : “Il y a quelque chose de pas normal les gars.  On voit les traces latérales des pneus qui dérapent et vous voyez la bande de ciment ici qui sépare les deux voies ? Pas de traces de choc sur le ciment, pas de traces dans l’herbe, pas de traces nulle part et la voiture est là-dedans.  Votre véhicule s’est envolé ?”  Effectivement, selon les policiers, spécialisés dans ce genre de situations, le véhicule aurait du effectuer plusieurs tonneaux au contact de la bande de ciment puisque le véhicule était de côté lorsqu’il a dérapé.  Il n’existe aucune trace entre le point de non-contact et le fossé.  Pour que le véhicule passe au-dessus de la sorte, il aurait fallu créer un effet de rampe ce qui selon les lieux est totalement inexistant.  Sous hypnose, Bernard a pu noter que la hache était vieille, rouillée et que la matraque de son ami était en fait une longue baïonnette.  Mystère total.  Bernard a su plus tard qu’un des bandits est présentement dans le coma, un autre est mort et les quatre derniers sont toujours en prison pour différents crimes commis.  Si une force inconnue est intervenue pour sauver la vie de ces deux jeunes, c’est qu’elle avait sans doute de bonnes raisons de croire que ces gaillards n’étaient pas de simples petits voyous.  Notez également que l’ami de Bernard a vécu là, la première et la dernière expérience du genre.
UN INVISIBLE SAUVEUR
Il avait 22 ans.  Un accident automobile venait de se produire et les blessés gisaient sur la route. Ambulanciers et policiers commençaient à se présenter.  Bernard entre-temps avait pris sur lui de contrôler le trafic.  En plein milieu de la rue, il faisait signe aux véhicules de ralentir.  C’est alors qu’il s’est retrouvé au sol à six pieds de l’endroit où il se trouvait au même moment qu’un camion passait à toute vitesse.  “Je serais mort, c’est sûr !”  Nous avons pu établir qu’une grippe d’acier l’a entouré tout juste avant de se retrouver au sol et qu’en se retournant, il n’y avait absolument personne, ni près, ni plus loin.  Sous hypnose l’événement a pris une toute autre tournure.
C : Bernard tu vas maintenant revenir au moment précis, tout juste avant d’être projeté au sol.  Au compte de trois. 1... 2... 3... Maintenant gèle cette image, ralentis l’action.  Qu’est-ce que tu ressens ?
B : ...on me prend à bras le corps...
C : Est-ce que tu vois des mains autour de toi ? (Cette question n’est pas suggestive puisque le témoin a déjà exprimé par sa réponse qu’une personne, on, l’agrippe fortement.)
B : oui... hey !
C : Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que tu vois quelqu’un ?
B : Oui... oui... c’est Lorette... c’est Lorette ...
C : Qui est Lorette ?
B : C’est ma grand-mère !
C : Elle était sur les lieux ?
B : Non, elle est morte depuis deux ans.
Après la session, Bernard est livide, presque paralysé et n’arrive pas à croire qu’il a fini par se souvenir que sa grand-mère serait celle qui lui a sauvé la vie.  Son épouse Chantal est secouée tout comme les deux autres personnes qui assistent à la régression. Voilà un dossier qui en 2012 à de très nettes résonances d’Intelligences Supérieures à l’œuvre.
QUAND DIX MINUTES DEVIENNENT UNE HEURE
L’incident suivant s’est déroulé l’an passé (1996) vers le mois de mai.  Bernard et Chantal demeurent maintenant à Gatineau, mais ils ont vécu longtemps près de St-Bruno dans la région de Montréal et visitent régulièrement cette région.  Le dimanche soir, ils reprennent le chemin du retour.  Ce dont se souvient clairement Bernard sans l’aide de l’hypnose est intriguant. “En sortant de la rue de St-Bruno on tombe sur la 30 puis, on tourne à gauche pour aller prendre la 10.  Là, il y a un orage de lumières qu’un aveugle ne pourrait pas manquer.  Qu’il pleuve, qu’il neige, la nuit ou le jour c’est une intersection très éclairée.  Je connais ce coin-là par coeur pour l’avoir fait 4 fois par jour pendant 6 ans.  Du coin à l’intersection, ça prend 15 minutes.  Ni plus ni moins, trafic pas trafic.  Ce soir-là on est parti vers 8 heures puis, après la première sortie, je sais qu’il reste dix minutes pour atteindre l’intersection de la 10.  C’est alors que Chantal et moi on a réalisé qu’on était rendu à la sortie Salaberry-Valleyfield qui se trouve à deux minutes passé l’intersection.  C’est là que Chantal a regardé l’heure.  Ça faisait plus d’une heure qu’on était parti.  Je capotais parce que pour une fois, j’étais pas le seul à vivre ça.  Chantal aussi voyait bien que ce n’était pas normal.”
Ce témoignage prend tout son importance dans le simple fait que deux adultes vivent SIMULTANÉMENT un important épisode de temps manquant.  Ce fut le seul sujet de conversation tout au cours du voyage de retour.
Sous hypnose, Bernard a révélé trois faits nouveaux.  Il a d’abord indiqué l’heure avec précision : “Il est 8h37”, dit-il avec autorité.  Puis, il s’étonne de ne voir aucun véhicule.  Selon Bernard l’autoroute 30 est très achalandée à toute heure du jour et du soir et en tout temps de la semaine.  Le pire c’est le dimanche.  Pas un seul véhicule ! Nous retrouvons Bernard sous hypnose au moment ou il réalise qu’il a dépassé l’intersection.  Je le fais revenir en arrière en insistant pour qu’il voie l’intersection.  Peine perdue.  C’est alors qu’en essayant de nouveau, son visage grimace.
C : Qu’est-ce qui se passe ?
B : C’est blanc... tout est blanc...
C : Qu’est-ce qui est blanc ?
B : Tout.  Dehors c’est blanc, un blanc intense, c’est comme s’il y avait une feuille de papier au tour de l’auto.
Tous mes efforts pour en savoir plus sont restés vains.  J’ai donc ramené Bernard au point de départ, nous avons revécu l’épisode du blanc puis 30 secondes après...
B : Je ne vois plus rien.
C : Le blanc est parti ?
B : Oui, mais je ne vois rien... je suis... je suis aveugle... je ne vois plus Chantal, ni l’auto ni rien, c’est complètement noir.
Nous avons mis un terme à la session en prenant soin d’activer une suggestion post-hypnotique de réceptivité pour la prochaine session prévue en avril. ( Qui ne s’est jamais réalisée…)
UN RÊVE QUI DURE DEPUIS 20 ANS
Nous avons longuement discuté ensemble avant de nous quitter et avons appris que Bernard fait un curieux rêve depuis l’âge de 4 ans.  Toujours le même, trois soirs de suite, deux scénarios puis plus rien.
“À chaque année vers le printemps, pendant trois soirs, je fais le même rêve.  Le premier soir, je marche une rue en gravier, il y a une maison en flammes, j’entre.  Il y a deux enfants couchés, un bébé à gauche et une petite fille plus âgée à droite.  Au fond, il y a la mère.  Je sauve les enfants mais la mère est comme collée au lit et je peux pas la sauver.  La maison s’écroule sur elle et je sais qu’elle est morte.
Le deuxième soir même scénario.  Mais le troisième soir, je sauve la mère et se sont les enfants qui meurent.  C’est comme ça depuis 20 ans.  J’ai fais des recherches et cette rue serait à Gatineau, reliant le boulevard St-René au boulevard Lorrain.  C’est une scène qui se passe il y a très longtemps parce qu’il y a encore des voitures à chevaux.  J’ai su qu’un incendie avait emporté une famille.
Vous avez sans doute noté que le thème de la mort revient souvient.  Selon Bernard, c’est en rapport avec une vie antérieure.
Le manque de temps, ( tout le monde avait un emploi régulier)  l’abondance de dossiers très chauds ( avec l’aide de la radio CJRC l’apport était considérable) et la peur étreignant très souvent les témoins après une première rencontre ( ils ne veulent pas en savoir davantage) a fait en sorte que de nombreuses personnes ont disparues comme ça, nous privant de dossiers complets.
LE CEIPI EN RAPPEL (2)
L’AFFAIRE ROSWELL
DOCUMENT CEIPI NUMERO 2 (1995)
Un article de Jean Casault
Le CEIPI est conscient d’un fait très important concernant la connaissance de ce dossier par nos membres.  Certains ont suivi le tout depuis la parution en 1980 du livre de Berlitz et Moore .  D’autres n’ont appris l’existence de cette histoire que tout récemment en regardant le film de ROSWELL avec Martin Sheen et Kyle MacLachland.  Certains n’ont encore du dossier qu’une information très réduite et de ce fait sont sans doute plus que sceptique (et avec raison...) face à cette histoire d’OVNI écrasé et dont les militaires auraient conservé les débris en plus de pratiquer des autopsies sur des petits hommes à la peau grise et aux yeux énormes.  Pour toutes ces raisons nous n’avons d’autre choix que de faire cohabiter ensemble dans ce document les éléments de base du dossier et les révélations les plus récentes.
Plusieurs chercheurs de tous les pays industrialisés ont accordé un intérêt considérable envers l’Incident de Roswell.  Des ouvrages ont été publiés à cet effet .  La plupart des ouvrages traitant des OVNIs et datant des années 1980 jusqu’à nos jours ont également un important chapitre consacré à Roswell.  Il n’y a plus rien de banal dans cette histoire.  Il existe également une pétition qui parcourt le monde entier via la totalité des groupes de recherches et qui constitue en soi un excellent résumé du dossier.  Il s’agit de LA DÉCLARATION DE ROSWELL.  Elle a été mise au point par MM.Kent Jeffrey de Fairfax en Californie, Joachim Koch et Hans-Juergen Kyborg d’Allemagne.  L’intérêt de Kent Jeffrey dans cette histoire vient de son père qui connut très bien le Commandant William Blanchard.  Ce dernier est le grand responsable derrière la publicité si redoutée par Washington autour de l’incident.
( A NOTER QUE DEPUIS LA PARUTION DE CET ARTICLE Kent Jeffrey s’est retiré du projet)
Résumé des faits rapportés dans l’Affaire Roswell
Lorsque le 4 juillet 1947 un fermier du nom de Mac Brazel découvrit dans son champ les débris et le cratère causé par l’écrasement d’un appareil quelconque, il fit part de sa découverte aux sheriff du Comté de Chavess Georges Wilcox.  Celui-ci alerta le département des incendies et les militaires.  Le Major Jesse Marcel fut dépêché sur les lieux mais  passa d’abord par le bureau du Sheriff.  Il inspecta les débris et revint aussitôt vers son Commandant qui lui ordonna de se rendre avec un officier de l’Intelligence, Sheridan Cavitt, sur les lieux même de l’écrasement.  À leur retour, en matinée, avec une pleine cargaison de débris le major reprit l’avion en direction de Fort Worth.
Un peu plus tard sur l’heure du midi le Commandant William Blanchard donna ordre au sous-lieutenant Walter Haut d’émettre un communiqué de presse. Nous sommes le 8 juillet 1947. Un commandant de base américaine est un officier dont les responsabilités sont très élevées.  Ses décisions peuvent avoir des conséquences sérieuses.  Deux officiers reviennent d’un site présumé d’écrasement d’un appareil et ramènent avec eux des débris qui sont aussitôt expédiés à Fort Worth au Texas.  Avant même que l’avion ne décolle, ce Commandant émet un communiqué de presse faisant allusion à la récupération d’un disque volant  aussi appelée par le public et la presse soucoupe volante.  Arrêtez-vous sur ce simple fait et pensez-y !
Le CEIPI considère que ce qui suit détermine la motivation naturelle de tout chercheur curieux de pousser très loin l’Affaire Roswell.  Le communiqué de presse indiquait en toutes lettres que les forces armées américaines venaient de capturer les débris d’un DISQUE VOLANT.  Le communiqué fut expédié en mains propres aux journaux locaux et aux postes de radio qui à l’époque avaient la charge de transmettre les nouvelles aux agences.  Frank Joyce de la station KGFL lut le communiqué mais ne fit rien.  Il attendit que Haut soit de retour à la Base et lui demanda si c’était du sérieux. Il eut comme réponse de Haut qu’effectivement le communiqué venait du bureau du Commandant Blanchard.  Joyce envoya donc le communiqué.
Pendant ce temps, le Général Clemence McMullen à Washington appela au téléphone le Colonel Thomas DuBose à Forth Worth.  DuBose était le chief of Staff du Général Roger Ramey.  Dubose reçut l’ordre de McMullen de prévenir Ramey de tout mettre en oeuvre pour “quash the flying saucer story by creating a cover story, and to send some of the crash materiel immediatly to Washington.”  Dans les heures qui suivirent le Général Ramey convoqua une conférence de presse à Fort Worth et montra aux journalistes déçus les restants d’un ballon sonde.  Or, les grands journaux de l’est du pays n’ont pas eu le temps d’avoir la première nouvelle de Haut que la dépêche de Ramey était déjà sortie.  La Presse, en 1947, n’avait aucune raison de douter de la parole d’un Général à l’effet qu’une petite erreur (celle du Major Jesse Marcel) avait été commise.  D’autant plus que le Major Marcel était à ce moment-là à Forth Worth et reçut l’ordre de ne pas dire un mot à cette conférence de presse.  L’affaire était jouée, le dossier clos et plus personne n’en parla jusqu’à ce qu’en 1980, le Major Jesse Marcel sorte du silence.
À noter que les témoins suivants n’ont pas été cités par des chercheurs qui ont entendu d’autres chercheurs mais qu’ils se sont exprimés EUX-MÊMES en personne et aux dates indiquées plus bas aux chercheurs Randles et Schmitt.  Il s’agit :
n des enfants de Mac Brazel le fermier qui retrouva les débris (février 1989, octobre 1989, septembre 1990, septembre 1991)
n Sheridan Cavitt l’officier d’intelligence qui accompagna le Major Jesse Marcel sur les lieux de l’écrasement (janvier 1990, mars 1993, juin 1994.)
n Glenn Dennis, propriétaire d’un salon mortuaire qui s’est rendu par erreur à la Base de Roswell à la suite de multiples appels des militaires sur la façon de préserver des cadavres.  Plus tard ils ont demandé s’il disposait de cercueils pouvant accommoder des corps d’environ... 4 pieds de longueur (novembre 1990, janvier 1991, mars 1991, septembre 1991, mars 1992, avril 1992, septembre 1992, février 1993, mai 1993, août 1993).
n L’Officier supérieur Thomas DuBose.  C’est lui, répétons-le, qui à Fort Worth reçut l’ordre de McMullen de saborder la version OVNI et d’inventer une histoire pour masquer la vérité (août 1990, octobre 1991).
n L’Officier Walter Haut.  C’est le sous-lieutenant qui fut chargé de rédiger un communiqué de presse attestant que les forces armées venaient de capturer une soucoupe volante (avril 1989, août 1989 janvier 1990 et juillet 1990 et 1994).
n Jesse Marcel Jr.  Il est le fils du Major Marcel qui au retour du site de l’écrasement s’arrêta chez lui pour montrer à sa femme et son fils les incroyables propriétés du métal récupéré. Son fils qui en conserva un morceau fut obligé dans les jours qui suivirent de remettre ce morceau à son père lequel le remit aux autorités par ordre de ses supérieurs (août 1989, mai 1990, juillet 1990, juin 1991, novembre 1993, juin 1994).
La liste s’allonge alors que près de 300 personnes mêlées de près ou de loin à cette histoire ont accepté après 40 ans de silence de s’exprimer.  Quant au Major Jesse Marcel, il s’est confié directement aux auteurs du premier ouvrage cité plus haut et publié 10 ans plus tôt que les derniers mentionnés.  Tous les chercheurs ont témoigné de la grande crainte des témoins de parler même après 40 ans.  Tous disent avoir reçu des menaces très claires de la part des autorités militaires.  Plusieurs témoins sont décédés avant d’avoir pu être rejoint par les chercheurs dont le Major Jesse Marcel.
Kent Jeffrey a donc déclaré que de l’avis de son père, qui a travaillé avec Blanchard au milieu des années soixante, cet officier était extrêmement méticuleux et d’une grande efficacité.  Jeffrey est d’avis que jamais un tel homme, commandant d’une base militaire opérationnelle et chargée de dossiers secrets aussi importants que la bombe atomique (c’est le 509th Bomb Group de Roswell qui fut chargé de délester la Bombe A sur le Japon) n’aurait déclaré publiquement et à la presse que ses hommes venaient de capturer une soucoupe volante.
C’est la position ferme du CEIPI qu’il est ridicule et absurde de soutenir qu’un officier supérieur pourrait commettre une telle bêtise.  Le Major Marcel était lui-même au fait de tout ce qui pouvait avoir un lien direct avec les expériences militaires touchant notamment le nucléaire.  Lui-même n’aurait pu commettre une telle erreur.  Toutefois, en admettant qu’un doute soit survenu dans l’esprit de ces militaires sur la nature réelle de l’objet, en admettant que Blanchard, Marcel et les autres officiers ne savaient pas s’il s’agissait ou pas d’un ballon-sonde ou d’un ballon destiné à détecter les ondes sonores d’une explosion atomique, JAMAIS le commandant de la Base n’aurait pris le risque d’émettre un communiqué porteur de conséquences aussi lourdes.
En d’autres termes si Blanchard était un raté, un incompétent et un officier insouciant comment expliquer qu’il soit devenu Général trois étoiles à Washington ? Le Commandant a émis un communiqué de presse officiel des Forces Armées américaines à l’effet que ses hommes venaient de capturer un disque volant, a flying saucer.  Cela suffit pour alerter nos sens.  Quant aux déclarations du Général Ramey et les autres plus récentes de l’USAF sur la nature du ballon Mogul, ce n’est à notre avis que la perpétuation d’une censure gigantesque.
ROSWELL ET LA CIA
Cet organisme de contre-espionnage est l‘objet de centaines d’ouvrages laissant supposer qu’il est capable de tout pour arriver à ses fins.  Tout y passe depuis le cover-up des UFOS jusqu’à l’assassinat de Kennedy, l’Affaire Watergate, l’Irangate et selon certains le retrait de Ross Perot de la scène politique américaine.  D’autres agences du même acabit sont visées et le monde des OVNIs regorge d’allusions à leur interférence : qu’il s’agisse des MIBs (Men in black) des fameux hélicoptères noirs qui survolent les lieux fréquentés par les OVNIs ou du Majestic-12, ce super-groupe secret chargé de conserver le secret le plus absolu sur Roswell et l’ensemble du phénomène ufologique.
Qu’une chose soit très claire ! Il est très facile de faire porter tous les péchés du monde à des organismes dont on ne sait rien.  Un témoin qui ne veut plus parler, un enquêteur qui cesse ses activités, des dossiers introuvables s’expliquent trop souvent par l’intervention de ces agents secrets.  Le CEIPI en a l’expérience ! Lors d’une enquête, un individu se prétendant mercenaire et agent de la CIA nous a révélé que des observations d’UFOS avaient été faites par les militaires canadiens en Bosnie.  Aucune vérification ne pouvant être faite sur ses allégations nous n’avons publié aucune information et nous ne le ferons pas.  Deux semaines plus tard, après avoir discuté de la chose avec des représentants de la revue militaire FORCES il semble que le personnage soit connu comme étant un bizarre qui a nettement tendance à fabuler.  Son comportement quelque peu paranoïaque, ses brusques sursauts à la moindre sonnerie de téléphone nous ont clairement fait comprendre que nous avions affaire à l’équivalent du pauvre type que l’on retrouve dans le fameux film La Totale,  repris en anglais sous le titre True Lies. Chez les militaires on leur donnent le nom de Wannabe. Ou qui auvait voulu être !
Plus récemment, quelques personnes sachant que j’allais être présent à la conférence de Montréal (novembre ) sont venus me voir et m’ont clairement dit : “Est-il vrai que tu avais abandonné la recherche sur les OVNIs à cause de problèmes avec le Gouvernement” ?  “Je n’ai jamais entendu parler de cette histoire.  J’ai cessé mes activités publiques sur les OVNIs en 1975 pour des raisons purement personnelles qui n’ont rien de bien extraordinaires”.
Ceci dit la CIA existe ! Elle a des ramifications partout dans le monde, elle est extrêmement active et bénéficie d’un budget colossal.  Ses ordres viennent de la National Security Council où l’on retrouve entre autres le président américain et quelques autres personnalités de très haut niveau.  Le rapport qu’on peut établir entre la CIA et les événements Roswell est fort simple.
Si comme nous le croyons, un vaisseau d’origine non terrestre s’est bel et bien écrasé dans le désert du Nouveau Mexique en 1947 et que les débris ainsi que les occupants ont été récupérés par les militaires, il est d’une évidence nette que les services d’intelligence ont eu un rôle clef dans la stratégie adoptée pour contrôler l’opération et l’information.  Est-il possible que la bévue monstre de Blanchard d’émettre un communiqué de source militaire à la presse faisant état de la capture d’une soucoupe volante soit à l’origine du pressant besoin par Washington de centraliser désormais ce genre d’informations? Le crash de Roswell s’est produit au début du mois de juillet 1947.  Durant la guerre, les États-Unis utilisaient les services de l’Office of Strategic Services mis sur pied par Roosevelt et démantelé par Truman.  Celui-ci ordonna la mise en place le 22 janvier 1946 d’une organisation qui devint la Central Intelligence Group.  À cette époque ce sont les militaires qui contrôlaient les services d’intelligence et non pas des civils comme c’est le cas depuis février 1953 alors qu’Allen Dulles prenait la relève.  En juin 1946, l’Amiral Souers est remplacé à la tête du CIG par le Général Vanderberg auquel succède en mai 1947 l’Amiral Hillenkoetter.  Voilà ou cela devient intéressant.
Toujours à cette époque, les forces militaires de l’air, de mer et de terre ont tous leurs services de renseignements sous la coupe des secrétaires d’État dont le poste est supérieur à celui d’un Général ou d’un Amiral.  C’est ce qu’on appelle la chaîne de commandement.  Pour remédier aux rivalités entre les services, aux rapports contradictoires expédiés à Washington et pourrions-nous ajouter aux bévues de certains, le National Security Council (NSC) mis alors sur pied la Central Intelligence Agency (CIA) en septembre 1947, soit deux mois après l’Affaire Roswell.  Les rivalités, les rapports contradictoires, bref le foutoir de l’époque sont-ils justement responsable de cette bévue d’un Commandant militaire non au fait des procédures à suivre ? Il va de soi qu’une telle erreur serait impensable de nos jours mais rapportons-nous en 1947 et voilà que tout devient possible voire même probable.
Si les rapports de MIBs et d’hélicoptères sont peut-être davantage du domaine de la légende ou de l’exagération parfois théâtrale, les méthodes des agents de la CIA ne le sont pas.  Bien qu’ont ait pu jamais le prouver de façon certaine, l’assassinat politique en missions spéciales n’est pas un mythe.  Ceci dit rapportons-nous aux plus récentes accusations portées contre la CIA dans l’Affaire Roswell et les autres dossiers chauds du genre.  Comme rapporté dans le DOCUMENT CEIPI No. 1, il existe des agents de désinformation au sein du gouvernement, dont la tâche est de réduire à néant la crédibilité de la recherche ufologique.  Nous avons cité le nom de Richard Doty notamment.  Mais là encore, pouvons-nous affirmer qu’il s’agit d’une pratique courante, c’est à dire d’une méthode privilégiée par les agents de la CIA, selon ses directives ?
Lorsqu’on lit sur cet organisme rien ne semble indiquer que la désinformation serait une méthode réelle ou existante.  Rien toutefois n’empêche de croire que cela serait une pratique courante mais de source journalistique rien ne l’affirme.  En fait, les activités décrites par les experts et les observateurs touchent davantage l’espionnage électronique, l’espionnage classique et bien sûr les enquêtes visant à démasquer d’éventuels agents doubles.  Rien n’a jamais été officiellement dit sur la désinformation.
Tout cela vient de changer.  Dans son édition du 13 novembre 1995, le très sérieux magazine TIME livre en page 46 un excellent reportage de leur correspondant à Washington Douglas Waller.  Une semaine auparavant un scandale venait d’éclater alors que la CIA remettait au Congrès son rapport sur l’étendue des dommages crées à la CIA par l’espion soviétique agent double, Aldrich Ames.  C’est alors qu’on découvrit que la CIA utilisait une technique baptisée de feeding.
On découvrit que la CIA tout comme le KGB utilisait régulièrement et intensément ce feeding de désinformation dans le but de déstabiliser l’ennemi.  Le feed consiste à fournir à l’ennemi de véritables informations sensibles et pouvant nuire à celui qui les donne mais garantissant de la sorte un attachement à la source.  Celle-ci, confiante n’hésite pas alors à accepter toutes les informations subséquentes lesquelles sont évidemment fausses et destinées à créer le chaos et la confusion chez l’ennemi.  Pour le lecteur, il n’y a rien de bien surprenant dans ce scénario qu’il visionne dans les plus mauvais films d’espionnage, mais pour Douglas Waller du Time, ces révélations viennent de démontrer à coup sur que la désinformation est une pratique courante et très répandue.
Il n’y a qu’un petit pas à franchir pour admettre que si les services secrets utilisent cette méthode pour l’ennemi, ils l’utilisent pour le chercheur ufologique qui n’est rien d’autre qu’un ennemi à son tour de la stabilité des États-Unis.  Si le mandat confié par le NSC à la CIA est de faire en sorte que les UFOs demeure above top secret comme l’indique le rapport du canadien Wilbert Smith, (voir DOCUMENT CEIPI No. 1) il est clair que la désinformation est alors une arme de premier choix.
Fut-elle appliqué sur-le-champ, dès 1947 ? Nous croyons que non.  La CIA en était à ses premières expériences mais une autre date reste en mémoire : Tout comme la création de la CIA est comme par hasard située dans le temps à deux mois des événements de Roswell, un autre grand changement au sein de l’agence survient lui, un mois après une autre situation mettant les OVNIs en cause :  le Jury Robertson.  Nous avons fait état de ce dernier dans le précédent DOCUMENT CEIPI.  La nomination d’un civil à la tête de la CIA, Allan Dulles, coïncide avec les conclusions du Jury Robertson.  C’est de cette époque que datent les premiers rapports pouvant être associés à une pure et fort habile désinformation.  Au lieu de simplement s’attarder à debunker les UFOs en ridiculisant les témoins voilà que sont apparus des rapports d’OVNIs extraordinaires provenant de témoins tout aussi incroyables.  Faisant front commun mais sous une étiquette différente, ces personnages ont considérablement nuit à l’image ufologique dans le monde : Adamski, Bethurum et Fry notamment mais la liste s’allonge jusqu’à nos jours.  La démonstration est désormais chose faite : la CIA a toujours pratiqué la désinformation et le fait encore de nos jours pour nuire à la crédibilité de la recherche ufologique.
Nous avons déjà identifié l’agent désinformateur de la CIA William Moore.  C’est ce dernier qui a signé le livre sur Roswell avec Charles Berlitz, c’est lui qui a falsifié les documents prouvant l’existence du Majestic-12 mais son subterfuge n’a pas duré puisqu’il était démasqué en 1989.
Les agents désinformateurs sont nombreux et vont devenir de plus en plus habiles.  La recherche va devenir de plus en plus ardue et nous ne pouvons que redoubler de méfiance.  La presse américaine n’a certes pas apprécié d’être bernée par ce William Moore lorsqu’il montra ses documents en conférence de presse dont la célèbre émission Nightline repris le tout sur ABC avec l’animateur Ted Koppel.  L’auteur Withley Strieber, victime d’abduction a cité Moore dans son ouvrage paru en 1987, avant que cela ne soit un fait connu.  Il en paie encore les conséquences.  Il est clair que le but de William Moore était de livrer une information sensible au public (Roswell) pour ensuite la ridiculiser avec un fatras de faux documents sous lequel il allait sombrer entraînant avec lui, dans un suicide spectaculaire de sa carrière, toute l’affaire Roswell.  Il a échoué.  Heureusement.
Moore s’est ensuite lancé dans une série de fraudes commerciales et s’est finalement associé avec Larry Flynt, éditeur du magazine Hustler. Les OVNIs mènent à tout !
. The Roswell Incident. Charles Berlitz et William L.Moore. NY Berkley Books 1988 (réédition
. The Government’s Secret Quest for extraterrestrials. NY Simon & Shuster 1991. Howard Blum Clear Intent: The government cover-up of the UFO experiences. NJ.Prentice Hall 1984. Lawrence Fawcett & Barry J.Greenwood Above Top Secret. NY Morrow 1988. Timothy Good. The UFO crash at Roswell et The Truth about UFO Crash at Roswell. Avon Books. Kevin Randles & Donald R.Schmitt.  Il existe également un ou plusieurs chapitres sur ce sujet dans presque tous les ouvrages publiés depuis 1988 sur les UFOS.

Code  7209

argaiv1939

 

LA CRÉATURE DE THURSO

Une enquête de Jean Casault

Dessin de Richard Guilbeault

Témoin recherché

Au cours de l’émission radiophonique Le Journal du Midi diffusée à CJRC en 1990, j’ai eu l’occasion de mener une enquête sur un cas particulièrement troublant.  Le CEIPI vise deux objectifs en publiant ce dossier : le faire partager avec ses membres et RETROUVER le témoin principal qui depuis cette date a disparu de la région.  Afin de régler ce dernier point nous soulignons qu’il s’agit d’un ancien résident de Thurso qui opérait depuis peu un petit restaurant à l’entrée du village.  Il semble que le décès prématuré du père du témoin soit à l’origine du départ de ce monsieur et sa famille.  Aux dernières nouvelles il résidait à Gatineau.  Malheureusement le pseudonyme du témoin a été malencontreusement classé dans les dossiers du Journal du Midi au détriment de sa véritable identité.

Hypothèse des ballons

Avant même de décrire la scène il importe de mentionner que la seule explication qui ait été fournie, autre que celle d’un OVNI conventionnel, a été fournie par un journaliste du Droit, François Gagnon. Selon lui, l’objet observé était un ballon air walker provenant d’une promotion commerciale.  Il s’agirait d’un concessionnaire automobile de Buckingham.  Le gérant des ventes de l’époque n’a pas été retrouvé.  Veuillez tenir compte de cette explication en parcourant le texte qui suit.

Il a failli quitter la route !

Samedi le 6 octobre 1990 à 18h00, le témoin roule dans son véhicule en direction ouest sur la route 148 (direction opposée de Montréal sur une route de rencontre à une voie).  Il vient de quitter la municipalité de Thurso et se dirige vers Masson.  Son trajet longe la rivière des Outaouais.  Il est accompagné de son épouse, de ses enfants et d’un jeune homme de 15 ans.  Il maintient une vitesse de 95 km/h.  À quelques mètres de la Ferme Pagé, le témoin voit sur sa gauche à quelque 1500 pieds devant lui un curieux objet flottant dans les airs à une altitude approximative de 50 pieds, qu’il évalue en estimant qu’il était à une fois et demie la hauteur d’un poteau de téléphone.

Au premier coup d’œil l’objet semble être une baudruche avec deux pattes.  Le témoin se rend compte “que ce n’est pas normal”.  L’objet se déplace dans le sens contraire, c’est-à-dire vers l’est, du côté sud de la route.  Lorsque son véhicule arrive à la hauteur de l’objet il tente de le suivre des yeux dans son rétroviseur mais n’y arrive pas.  Il n’a encore fait part à personne de son observation.  Après 300 mètres il fait demi-tour et revoit l’objet mais cette fois il est à sa gauche ce qui signifie que l’objet est passé du côté Nord de la route.  Il accélère à grande vitesse pour le rattraper ce qu’il parviendra à faire au bout d’un kilomètre.  Sa famille commence à s’agiter et lui demande ce qui se passe.  L’objet a diminué d’altitude. Les autres voient bien l’objet qui le fascine mais ne sont pas inquiets.  Il roule encore un second kilomètre (direction EST) et finit par dévier en quittant presque la route. C’est son épouse qui le ramène à l’ordre en lui demandant de “cesser tout de suite avant qu’un accident ne survienne”.  Il n’entend rien et poursuit sa course à plus de 115 km/h.  Impatienté, il klaxonne violemment, avec insistance pour attirer l’attention de l’objet.  La manœuvre réussit, l’objet s’immobilise.

Le facteur vent

À ce point du récit il est important de faire quelques mises au point.  Le véhicule a parcouru deux kilomètres à près de 115 km/h AVANT DE RATTRAPER L’OBJET.  Cela signifie qu’à partir du moment ou le véhicule a fait son demi-tour, l’objet avait déjà une forte avance d’où l’évidence d’une vitesse comparable à celle d’un véhicule automobile.  Environnement Canada a confirmé qu’au soir du 6 octobre, vers 18h00, le vent soufflait dans la Vallée de l’Outaouais à une vitesse de 22 km/h en provenance du sud-ouest.  Un ballon se serait donc déplacé vers l’est-nord-est à cette vitesse puisque aucune rafale n’a été signalée.  Pour parcourir deux kilomètres à cette vitesse il faut plus de cinq minutes.  Le véhicule du témoin l’a parcouru en moins de soixante secondes.  Donc s’il eut s’agit d’un ballon, le témoin aurait fait deux kilomètres pour ensuite attendre quatre minutes pour que le ballon passe de nouveau à sa hauteur.  Ce n’est pas ce qui s’est passé, bien au contraire, il a fallu deux bonnes minutes au véhicule avant de rattraper l’objet qui pour voyager à cette vitesse aurait du être poussé par des vents beaucoup plus violents.

Son véhicule s’est immobilisé comme le ferait un bateau !

Nous reprenons le récit au moment ou le témoin rattrape l’objet, klaxonne violemment pour que l’objet s’immobilise.  Au moment ou cela se produit, le témoin affirme avec insistance que son véhicule s’est immobilisé de lui-même. “J’ai relâché l’accélérateur et la voiture s’est immobilisée aussitôt, sans que j’aie à freiné, sans que le moteur décompresse”.  J’ai longuement insisté auprès de lui et de sa femme pour comprendre le sens de ses paroles.  Quand un véhicule est lancé à 115 km/h et qu’on relâche l’accélérateur, il s’immobilise après avoir roulé sur son élan sur une distance pouvant atteindre une centaine de mètres.  “C’était comme un bateau qui file à toute vitesse et s’écrase dans l’eau.  Ça s’est fait en douceur je n’ai jamais vu ca.”  Son épouse m’a déclaré qu’elle ne sait pas si son mari a appliqué les freins  parce que son regard n’était pas dirigé vers les pédales, elle reconnaît néanmoins que l’arrêt fut remarquablement doux compte tenu de leur vitesse initiale.

Les enfants jusque là indifférents sont pétrifiés

Le témoin est donc à son tour immobile en plein centre de la voie.  Aucun autre véhicule ne circule à ce moment et personne n’arrive à se souvenir si depuis le début de la course ils en ont croisé un seul, deux ou plusieurs.  “Il n’y en avait pas lorsque j’ai fais demi-tour en tout cas” d’affirmer le témoin.  L’objet est maintenant à la hauteur des fils électriques de l’autre côté de la route du côté Nord.  C’est alors que le moment spectaculaire survient.  L’objet pivote sur son axe sans toutefois que les jambes ne bougent.  Sa forme est curieuse.  Après plusieurs tentatives de comparaisons c’est l’un des enfants qui finit par dire :  “comme un California raisin” ! On se souvient de cette publicité où l’on voit des raisins danser sur deux pattes agitant leurs bras.  Voici la description exacte qu’ils en font et qui est illustré dans ce document.  Toutefois, essayer de visualiser la scène avant de voir le dessin.   C’est une technique que nous enseignons à nos enquêteurs et qui permet de mesurer à quel point le témoin est précis dans ses descriptions.  Le corps n’a pas de bras ni de tête ou alors celle-çi ne fait qu’un avec le tronc.


Deux longues jambes minces pendent mollement sous lui.  Elles ont aux trois quarts une grosse articulation très visible et les jambes se terminent par un très gros pied droit et un pied gauche plus petit de couleur très sombre.  Les jambes sous le genou semblent molles alors qu’au-dessus elles sont très rigides.  La tête tronc est d’une couleur indéfinissable qui pourrait tirer sur le brun-jaune.  C’est quelque part vers le haut de cette forme qu’une lumière rouge très intense apparaît.  Les témoins vont définir celle-ci comme non terrestre.  Je n’ai rien pu obtenir d’autre comme explication.  Impatienté, on me répondra “qu’une lumière non terrestre c’est quelque chose qu’on a jamais vu avant”... J’ai tout de même pu établir qu’à ce moment le soleil était encore dans le ciel mais derrière l’objet.  Ils n’étaient toutefois pas gênés par celui-ci. 

Les yeux de tous sont rivés sur cette lumière qui émane de la créature.  Pas un mot n’est échangé dans la voiture.  Les enfants jusque là indifférents sont pétrifiés.  L’épouse dit alors: “regarde son ventre”.  À noter qu’à ce point ci tous sont convaincus que cet objet était vivant.  Le témoin a alors posé ses yeux sur le ventre de la chose pour constater que celui ci était lumineux mais d’un mélange indéfinissable de vert-lime.  C’est alors que la lumière rouge diminue d’intensité et tous constatent qu’elle provient en fait de deux énormes yeux très ronds. Les jambes ont un peu plus d’un mètre de long, elles sont assez larges soit 15 cm aux cuisses et de 25 cm aux mollets.  La tête tronc fait environ un mètre de large par un peu plus d’un mètre de longueur.  Les yeux sont de la grosseur d’une tasse de café.  C’est la seule occasion au cours de laquelle la créature a été vue de face.

“Fichez-moi la paix !” 

Dès que la lumière rouge provenant des yeux s’est éteinte, la créature reprend sa course vers l’est tout en s’éloignant vers l’intérieur des terres.  Le témoin a vécu quelque chose de particulier qu’il m’indique à ce moment mais il raconte ne pas en avoir parlé au moment ou cela est survenu.  Il affirme qu’au moment ou la lumière rouge est devenu très intense, il a non pas entendu, mais ressenti une sorte de message dans sa tête lui disant : “fichez-moi la paix”.  L’épouse du témoin confirme avoir ressentie très clairement la même chose.  Les enfants n’ont rien ressenti.  La créature n’est plus là.  Elle se dirige en dehors du circuit routier.  Le témoin la voit de loin il s’emballe et roule sur plus de trois kilomètres à grande vitesse.  Il perd la créature de vue derrière des vallons.  Trois autres kilomètres plus loin il la retrouve et accélère en atteignant une vitesse qu’il ne veut pas me dire sachant que par la suite j’irai enquêter auprès de policiers qui furent également témoins.  Il est comme ça le témoin ! La créature maintient une course parallèle et se déplace À LA MÊME VITESSE que le véhicule du témoin.

 

 Celui-ci voit alors une vieille route qui pénètre dans les terres.  Il s’y engouffre et en tournant vers la droite se retrouve dans un cul de sac.  Il fait demi-tour et reviens sur la 148.  Depuis qu’il s’est arrêté pour voir la créature, il a fait près de dix kilomètres et se rapproche du village de Thurso.  La créature est en vue.  Soudain les enfants s’esclaffent.  Ils ont vu une scène que les parents n’ont pas eu la chance d’observer. Selon eux la créature s’est immobilisée au-dessus d’un troupeau de vaches et a accompli un summersault qui a dispersé le troupeau en un temps record.  Mais le témoin a autre chose en tête.  Il sait que très souvent des policiers se cachent près d’une station de propane pour coincer les automobilistes trop pressés.  Ayant déjà goûté à leur médecine il pense ne pas se tromper. Effectivement ils y sont.  Il s’arrête.  Tout le monde raconte leur histoire en même temps mais les policiers se mettent à rire.

Une expérience terrifiante  

Les policiers savent très bien que le témoin n’est pas sous l’effet de l’alcool mais ils s’amusent à ses dépens. C’est alors que les blagues cessent.  La créature vient de refaire surface, à 150 mètres d’eux.  Elle passe entre la route et l’usine MacLaren située tout près.  Les policiers constatent la forme étrange et son comportement mystérieux.  Ils se lancent à sa poursuite.  En entrant dans le village de Thurso ils perdent la créature de vue.  Ils tournent à gauche sur la 3l7 et aussitôt la voit de nouveau.  Ils ne sont plus seuls.  Une demie-douzaine de véhicules est immobilisée et les gens sont sur le pavé observant la créature dans le ciel.  Elle est à environ 50 mètres dans le ciel.

 Lorsqu’elle traverse la route 3l7 de gauche à droite, soit d’ouest en est, elle pivote lentement sur son axe “pour qu’on ne voie pas son visage” diront les témoins, une observation qu’avait fait notre témoin principal auparavant. Le témoin en a assez, il doit être à Masson et il est en retard.  De toute façon il est bouleversé.  Les policiers prennent la relève.  J’ai rencontré ces derniers et voici ce qu’ils m’ont rapporté.  Ils ne riaient plus en observant  la chose avec des jumelles et l’un des deux dira plus tard qu’il s’agissait d’une expérience terrifiante.  Quand on viendra plus tard lui raconter qu’un journaliste prétend qu’il a vu un ballon de fête avec des jambes de papier, son expression et son langage n’auront aucune équivoque.

La créature cesse d’évoluer vers l’est et se dirige franc Nord.  Les policiers rapporteront le même incident que les enfants concernant l’effet de la créature sur les vaches quand la chose pivote de haut en bas.  Noter qu’au cours de toutes ces observations pas un son n’a été entendu en provenance de la créature. Les policiers interrogés sont Stéphane Filiatraut et Jacques Bélanger.  Ils ont admis avoir été admonesté par leur chef pour avoir parlé de cette observation.  Il n’y a plus de service de police à Thurso, il est donc difficile de les retracer. 

Une semaine plus tard je recevais confirmation d’un couple qui prétend avoir fait une observation similaire le même jour à 16h00 alors que l’objet se dirigeait également vers l’Est.  L’enquête n’a pas permis d’établir de lien avec une promotion quelconque qui aurait eu lieu en amont de la scène.  De toute façon il semble évident qu’un ballon air walker ne peut aucunement correspondre à cette chose, ni de près ni de loin ne serait-ce qu’en tenant compte de la vitesse du vent et de la mention très claire des policiers à l’effet que l’objet avançait de manière contrôlée, pouvant s’immobiliser, reprendre sa vitesse initiale etc.  Le CEIPI a tendance à donner une note élevée de crédibilité à la capacité des policiers de la route d’évaluer ce genre de détails.

Une peur viscérale

Dans les semaines qui ont suivi, le témoin principal m’a avoué ressentir une très grande nervosité, voire par moments une peur viscérale.  Locataire d’un commerce il a finit par s’en départir et le décès de son père n’y serait pas étranger.  Lorsque j’ai offert à ce monsieur l’opportunité de reprendre son récit sous hypnose il a laissé échapper une phrase intéressante : “Je ne suis pas certain de vouloir me rappeler de tout”.  Or ce qui est curieux c’est qu’il se souvient parfaitement de tout.  Chaque détail revient avec précision même après avoir raconté l’observation une dizaine de fois.  À quoi fait-il allusion, nous l’ignorons.  Les ressources actuelles du CEIPI qui n’existaient pas à l’époque explique notre volonté de retrouver ce témoin. 

http://www.youtube.com/watch?v=74BmswW4wWc&feature=related   (CE DOCUMENT YOUTUBE ILLUSTRE UNE OBSERVATION TRÈS ETRANGE. UN DES TÉMOINS PRINCIPAL DE THURSO A ÉTÉ CONTACTÉ EN 2012. SELON LUII, C'EST EXACTEMENT CE QUI AURAIT ÉTÉ VU A THURSO EN 1990.

Thurso revisité

(Le dossier suivant est une mise à jour survenue plus tard dans le document CEIPI Numéro (4)

Une enquête menée conjointement par Jean Casault et Richard Guilbeault

CRÉATURE ? BALLONS ? OVNI ?

 

Le 6 octobre 1990, un homme, sa femme et trois enfants étaient tous témoins du passage d'une forme étrange sur la route 148 entre Thurso et Masson.  Comme l'indiquait le document CEIPI No. 2, nous étions à la recherche de ce témoin afin de compléter l'enquête.  Nous avons finalement appris que ce dernier est décédé récemment.  La veuve du témoin était encore sous le choc et n'a pas voulu revenir sur l'incident afin de ne pas éveiller le souvenir du disparu.  Nous offrons toutes nos condoléances à cette dame et ses enfants pour cette perte cruelle.  Le témoin n'avait pas 50 ans.

Depuis la parution de ce dossier nous avons pu retracer plusieurs autres témoins qui malheureusement ont tout été très fermes sur un point : leur anonymat.  Toutefois, par le biais du CEIPI il est possible à tout autre chercheur d'un organisme reconnu ou d'un journaliste de rencontrer ces témoins dans la mesure ou ils s'engagent eux aussi à conserver l'anonymat de ces témoins.  Ils ont tout évoqué le traitement pitoyable du Journal le Droit dans les jours qui ont suivi l'observation pour justifier cette réaction.

UN OBJET SOLIDE

Les deux nouveaux témoins les plus crédibles dans cette histoire sont André et le policier qui fut abordé par le tout premier témoin tel qu'indiqué dans le DOCUMENT CEIPI No. 2.  

Ce qui suit est le rapport intégral du policier à partir de son rapport d'événement officiel que nous avons recueilli.

A : Dans ce dossier on a reçu un appel à 18h31 de statut A (témoin décédé) qui nous a interceptés à l'intersection de la route 148 et du rang 4.  À ce moment il se met à nous flasher les lumières et stationne son camion dans le milieu de l'intersection.  Il s'en vient à la course et il semble très nerveux.  Il nous dit qu'il vient de voir un extraterrestre (ovni). On a trouvé ça drôle, mais pas lui.  

Il était très sérieux et nous montre l'objet mais c'était  à environ 500 pieds de nous étant donné que ça semblait se diriger vers le nord-est.  J'ai donc décidé d'aller vers le nord par la route 317.  Rendu à l'entrée du bois en longueur, on s'est stationné, car la chose venait droit vers nous mais elle a changé de direction et monter vers le nord ce que nous avons fait aussi.  Rendu à la route 317 intersection du rang 5 on s'est arrêté sur l'=accotement et quelques véhicules étaient déjà là.  Une des personnes qui était arrêté avait des longues vues et a regardé la chose.  Presque au même moment, statut B (André P.) sortait lui aussi ses longues vues et je lui demande de me les prêter ce qu'il fit.  Mais la chose a accéléré rapidement comme si elle ne voulait pas être vu et plus loin elle s'immobilisa au-dessus d'un troupeau de vacheS et celles-ci ont couru dans tous les sens comme si elles avaient peur de quelque chose.  Serait-ce la chose qui dégageait quelque chose ? Étant donné que la chose se dirigeait toujours nord-est, j'ai décidé d'aller prendre le rang 7 est pour aller faire un tour par la montée du Gore mais, rendu près de l'intersection 317 et rang 7 on a perdu la chose et on ne la plus revue par la suite.

La chose roulait comme une girouette allant dans toutes les directions et à différentes hauteurs.  Cela variait beaucoup.  Statut A m'a dit que la chose s'est tournée de son côté lorsqu'il a klaxonné et a arrêté, ce qu'il a fait lui aussi.  Selon moi c'est une chose qui ne vit pas ici.  Ça ne ressemblait en rien à un humain ou un animal en tout cas rien que je connaisse.  On aurait dit l'accouplement d'une tortue avec une grenouille, à cause du corps en carapace et des pattes.  C'est aussi une chose qui ne voulait pas être vue car elle roulait presque toujours de reculons (important de retenir ce point).  J'ai contacté l'aéroport du plan pour savoir s'il n'a pas capté quelque chose au radar dans la région de Thurso mais ce fut négatif mais on m'a dit qu'un rapport serait transmis à une personne qui travaille en ce qui concerne les OVNIs pour... (texte illisible) Canada... (IL APPERT QUE C'EST TRANSPORT CANADA.

Pour terminer, je suis sûr que ce n'est pas un ballon soufflé à l'hélium étant donné sa trajectoire changeante et sa variation de vitesse.  Mais je ne peux vraiment pas dire ce que j'ai vu dans le ciel ce soir et c'est la même chose pour mon copain de travail.

DÉCLARATION STATUTAIRE

Les documents qui suivent sont la retranscription exacte des déclarations recueillies par le policier dans les jours qui ont suivi l'incident.  Il s'agit en somme de son enquête.  Ces documents sont considérés comme Loi sur la preuve au Canada Ch.E-10 art 38".  Voici le rapport du statut B soit André P. que le CEIPI a rencontré en décembre dernier.  Sa déclaration est en tout point identique à ce que vous allez lire.

André P.

A Je, André P... déclare solennellement que le 90.10.06 vers 18h32 je revenais vers Thurso sur la route 317 sud et à l'intersection du rang 5 ouest j'ai vu quelque chose voler.  Par la suite vous êtes arrivés (policiers) et là j'ai tournÉ de bord, le véhicule qui me suivait a aussi arrêté.  J'ai sorti mes longues vues et j'ai regardé la chose.  J'ai vu comme un genre de carapace vert et quand je la regardais, elle se tournait de côté comme pour que je ne la voie pas.  Je l'ai regardé pendant environ une minute ou deux et ensuite j'ai donné mes longues vues aux policiers.  J'ai remarqué que la chose a passé au-dessus des vaches dans le champ et elles se sont dispersées comme si elles avaient peur.  Par la suite je vous ai suivis dans le rang 7. 

Q : Croyez-vous que c'était vivant ?

R : J'imagine car le vent était sens contraire. ( ce point est l'élément clef de l'enqûete, qui a été confirmé et qui élimine de ce fait toute objet flottant sous la poussée du vent.

Q : À quelle distance le plus proche l'avez-vous regardé ?

R : Environ 60 pieds.

Q : Quelle forme avez-vous vu ?

R : C'était plutôt raboté. ( Ce mot signifie que l'objet était parsemé d'aspérités ou de bosses)

Q : Était-ce fait comme un humain en ce qui concerne la forme physique ?

R : Largeur et épaisseur étaient pratiquement égale donc pas comme un humain.

Q : Quelle grandeur lui donnez-vous ?

R : Plus de 7 pieds.

Q : Avez-vous vu une tête ?

R : Non pas de tête on aurait dit que c'était à l'intérieur de son corps. 

Q : Était-ce gazeux ?

R : Non c'était opaque.

Q : La vitesse ?

R : On aurait dit quelques milles à l'heure mais à votre arrivée cela a accéléré.

Q : Est-ce un genre de ballon ?

R : Non j'en suis sur, le ballon aurait été dans la direction du vent.

Q : Quelle direction ça avait ? 

R : Nord est.

Q : La photo du Droit ressemble-t-elle à ce que vous avez vu ?

R : Pas du tout.

Q : Cela faisait du bruit ?

R : Non pas du tout.

Q : Avez-vous quelque chose à rajouter ?

R : C'est pas un ballon, c'est pas une chose normale.  J'ai jamais vu ça avant.

Q : Cette déclaration est libre et volontaire ? 

R : Oui. 

 

D'autres déclarations statutaires sont en notre possession.  Le policier a effectué un travail remarquable mais il serait excessivement long de tout rapporter dans ce document.  Nous vous présentons donc quelques extraits en excluant le rapport du statut A, lequel a fait l'objet du DOCUMENT CEIPI No 2.  

Suzanne E. 

A...déclare solennellement.  Une forme ovale, grandeur humaine.  Je ne pouvais apercevoir sa tête ni de bras.  Pour moi c'était comme une grosse oreiller qu'on aurait bourré, donc de forme ovale et de couleur foncée, des jambes ballotantes, celles-ci étaient de grandeur humaine, mais également inégales, je n'ai pas remarqué s'il avait des pieds.  Je ne peux pas affirmer que cette chose était vivante cependant je peux dire que ça ne ressemble en rien aux ballons vus dans les journaux cette semaine.  Je peux certifier que ce n'est pas un ballon, un cerf-volant ou quelque chose du genre... libre et volontaire?

Maurice P.

Déclare solennellement... une forme d'homme et deux grandes jambes dont une était plus grosse que l'autre.  Il allait tranquillement et en ligne droite et il avait des pieds.  Le corps avait l'air rough comme un gars qui fait des haltères.  Pas vu de tête, je l'ai vu comme de dos.  Le corps ressemblait à une carapace de tortue mais la tête comme rentrée à l'intérieur.  Ce n'était pas un ballon ça c'est sur.  C'était foncé, peut être gris très foncé.  Je l'ai vu à 80 pieds de distance et 80 pieds dans les airs.  Ça allait nord-est.  Ça ne ressemble pas pantoute à ce que j'ai vu dans le Droit, mais pantoute.  C'était opaque, ça ne menait pas de train.  Il allait pas vite mais s'est arrêté dans le milieu du champ comme s'il ne savait plus quoi faire.  Ce n'était pas une chose normale. 

Gilles G.

A...mais plus nous approchions plus nous pouvions constater que ce n'était pas un ballon ou cerf volant.  Il s'est immobilisé quelque 5 secondes et on pouvait très bien voir la forme d'un être humain, sans tête avec des jambes qui ne ressemblait pas être droit comme nous au bout duquel il y avait deux gros pieds.  L'objet me paraissait de couleur foncée avec les jambes plus pâle.  Ma première impression était qu'il s'agissait d'un être vivant dans une bien fâcheuse position. On l'a suivi et il roulait à environ 30 km heures.  Tous les ballons et toutes les explications dans les journaux ne font aucun sens et n=ont rien à voir avec ce que j'ai vu. 

En terminant voici quelques ajouts provenant du rapport d'enquête de Richard Guilbeault du CEIPI auprès du policier en question.

C Couleur de l'objet : brun vert foncé. 

C Surface de l'objet : carapace de tortue métallique. 

C Vitesse variable avec arrêts et accélérations en variant d'altitude. 

C Vitesse maximale atteinte 100 km/h.

C Direction : de franc est à nord-est

POINTS LES PLUS IMPORTANTS 

Seul le témoin aujourd'hui décédé et son épouse auraient vu l'objet de face.  Cela explique la présence de lumières rouges et d'un vert fluo.  TOUS LES TÉMOINS s'accordent sur le comportement de l'objet.  La vitesse maximale enregistrée par le policier est de 100 km/h heure. 

Trois témoins s'accordent sur le dessin avec quelques différences : le policier, Maurice P. et André P.  Tous les témoins ont pris connaissance des photos et explications du journal le Droit dans les jours qui ont suivi et aucun n'approuve ce qu'ils ont lus.  Tous les témoins s'entendent à dire que d'aucune façon un ou des ballons peuvent expliquer ce qu'ils ont vu.  Parmi les témoins on retrouve un restaurateur, un réparateur de machinerie lourde, une enseignante, un agent de la faune, deux policiers et trois enfants. Noter que le journaliste n'a rencontré ni les témoins ni les policiers...

SYNDROME DE MAGELLAN

Nous avons déjà expliqué en quoi consiste le syndrome de Magellan, soit l'incapacité pour plusieurs personnes de voir ou percevoir un objet qu'ils n'ont jamais vus auparavant.  Dans le cas qui nous intéresse ici voyons comment nous pouvons expliquer les différences de perception entre les témoins en ce qui a trait à l'objet selon les uns et la créature selon les autres. 

Si je demande à trois personnes d'observer le passage d'un Boeing 747 et de le décrire à un illustrateur, les trois dessins devraient se ressembler même si les trois témoins ont vu l'avion sous des angles différents, par exemple de face, du dessous ou de côté.  L'illustrateur familier avec cet avion n'aura guère besoin de détails pour finaliser son travail.  Par contre, si je place mes trois témoins devant une oeuvre d'art moderne et qu'ils ont deux ou trois minutes pour l'observer sous des angles différents le travail de l'illustrateur sera complexe et difficile.  N'ayant jamais vu cette oeuvre, cette sculpture, ils n'ont aucune référence mnémonique, c'est-à-dire qu'ils n'ont aucune autre mémoire de l'objet que celle qui leur a été accordée.  L'angle étant différent, l'impression artistique variant d'une personne à l'autre nous aurons droit à trois illustrations entièrement différentes et des descriptions du genre : On aurait dit une femme penchée sur un enfant... une demi-lune... des lignes courbes élégantes qui ne veulent rien dire... etc...

Les témoins de Thurso n'ont jamais vu l'objet ou la créature auparavant: on a parlé d'une forme humaine, d'un gros oreiller, d'une tortue géante, d'un réservoir, etc... Ils ont tous raison et tort à la fois.  Il aurait fallu que la chose se pose et soit examinée de près sous tous les angles par tous les témoins, qu'ils échangent entre eux leur impression pour qu'ensuite un illustrateur puisse reproduire le plus exactement possible ce qu'ils ont vu ce qui évidemment ne s'est pas produit. Par contre je vais certes me fier davantage à leurs témoignages visuels qu'au témoignage émotif et très amateur d'un journaliste qui ne bouge pas de son bureau pour écrire un article qui se moque d'eux !

Il est peu probable que la chose ait été vivante, mais un fait demeure, l'objet était solide, massif, propulsé et non poussé par le vent (vitesse et direction).  Il ne peut s'agir d'un engin terrestre puisque ni le Canada et les États-Unis ne disposent encore d'un appareil  silencieux à vitesse lente capable de lutter contre la gravité.  Il s'agirait là de la découverte du siècle et il y a fort à parier que les tests seraient effectués dans le plus grand secret et non au-dessus du village de Thurso.

Qu'était la chose de Thurso ? Le mystère demeure entier mais plus jamais il ne sera question de ballons !

 

 

  

Vous avez aimé cet article. Allez le commenter sur la page Facebook de l'auteur et PARTAGEZ-LE.  Vous pouvez également consulter sur le site de l'auteur ses plus récentes parutions en librairie. Jean Casault est ufologue, métaphysicien  et auteur depuis 1966.