DOSSIER OVNI VIMY RIDGE 1968-09-22
Enquête effectuée par Jean Casault
A la douce mémoire de Benoît Grégoire
Des détails supplémentaires m’ont été fournis suite à la parution de ce dossier une deuxième fois dans mon livre « CE DONT JE N’AI JAMAIS PARLÉ » En effet, en novembre 2010, le directeur des Opérations Techniques Jean Lavergne et moi-même nous sommes rendus à Black Lake afin de filmer une entrevue avec Yolande Grégoire. Simultanément, Pauline Mongrain actuellement au sein de l’AQU a confirmé par la suite les propos de Benoît que devait me rapporter Yolande au cours de notre rencontre. Ce fut tout un choc pour moi . Revoyons d’abord les faits.
Le 22 septembre 1968
Benoît, comme plusieurs résidents du secteur est un employé de la mine d’amiante. Ce dimanche soir, ils sont allés rendre visite à des amis à Disraéli et il regarde l’heure. Il est temps de rentrer. La route est assez longue merci et le matin vient vite. Benoît et Yolande n’ont pas consommé d’alcool. «  Jamais la semaine et le dimanche soir, c’est comme la semaine » explique Yolande avec un visage aimant sur son mari.
Ils roulent sur la 112, l’avenue Roy, qui les mènent vers Black Lake au nord. « Par chez-nous quand il fait noir c’est comme rouler dans le fond d’un encrier » nous explique Benoît. « On voit beaucoup plus d’étoiles qu’en ville » C’est sans doute pour cette raison que son regard fut attiré par un mouvement dans le ciel. Les deux voient passer, au niveau de l’horizon un gros point lumineux, de gauche à droite. Quand ce dernier se scinde en plusieurs autres points lumineux de même taille, Benoît est estomaqué. Ce n’est pas normal. Il réalise alors que ces objets se dirigent sans aucun doute dans la vallée plus bas sur sa droite. Pour en avoir le cœur net, il décide de prendre un chemin de traverse en direction de Vimy Ridge à l’est, mais Yolande ne veut rien entendre. Il est tard, on ne sait pas c’est quoi, ça ne nous regarde pas, on rentre à la maison. Mais la curiosité de Benoît l’emporte sur l’inquiétude de Yolande.
La raison est fort simple. Si les objets s’étaient volatilisés, il n’aurait pas insisté, mais ce n’est pas ce qui se produit. Ce qui aurait pu être le fractionnement d’une météorite comme cela se produit de temps à autre n’a plus rien à voir avec ce phénomène. Les objets qui se sont détachés du premier orbitent maintenant autour de celui-ci, comme un petit système solaire. L’un d’eux semble maintenant se diriger vers le village mais il bifurque brusquement vers le Mont Caribou à l’ouest.
Un ballet dans le ciel
Le chemin qu’emprunte Benoît l’emmène directement au-dessus de la vallée. Il fait très noir et il ne discerne pas les montagnes devant lui mais il sait qu’elles y sont. Dans le ciel, c’est un ballet hallucinant de quinze objets au total qui se déroule sous leurs yeux. Comme des lucioles géantes, les objets volent dans tous les sens, s’immobilisent, repartent, change de trajectoire ce qui rend Benoît Grégoire extrêmement nerveux. Yolande est stupéfaite. Ils ne comprennent pas ce qu’ils voient. Cela ne fait aucun sens. Benoît a immobilisé le véhicule et il en est descendu. Il se frappe les cuisses et crie très fort à son épouse : « Mais c’est quoi ça ? C’est quoi ? »  Il remonte dans son véhicule. Marie ne proteste plus, et que c’est inutile. Son mari ne rentrera pas tranquillement à la maison. Effectivement il poursuit sa route et se rend chez les Dupuis, des amis de toujours qui demeurent tout près. Il est tard, environ 22h00 mais tant pis, il faut qu’ils voient ça.
Échange de signaux
Ils sont maintenant six avec les enfants des Dupuis à observer l’incroyable spectacle. Ce qui exclut le chien qui hurle à mort et le chat qui, terrorisé, vient de disparaître dans le bois. De très longues minutes s’écoulent, le ballet fantastique se poursuit et Dupuis se décide enfin à rentrer pour alerter la Sûreté du Québec et ses voisins. Quand il ressort, Benoît lui dit : «  Ils échangent des signaux, regarde, c’est ça, regarde, lui s’allume plus fort et l’autre lui répond » Sans prévenir personne, Benoît saute dans son véhicule et se met à peser frénétiquement sur les freins. «  Je me suis dit, moi aussi je vais leur envoyer des signaux » nous dira-t’il non sans une certaine fierté.
Des milliers de petits miroirs et… des policiers inquiets.
Évidemment en 1968 personne n’a de caméra vidéo ou de téléphone cellulaire pour capter les images et la mode de trimballer ou même de posséder un appareil photo n’est pas encore arrivée. Mais des jumelles ça ils ont ! Yolande se rue vers la voiture et crie à Benoît : «  Arrête , arrête ça, ils foncent sur nous autres » En effet un des objets se dirige droit sur eux et Dupuis confiera : «  Dans mes longue-vue on aurait dit que c’était des milliers de petits miroirs » parce que très rapidement l’objet plane au-dessus de leur tête à quelques centaines de mètres. Les témoins se retournent brusquement. Du haut de la pente, des lumières blanches s’approchent. Ce sont deux véhicules de la Sûreté du Québec. Près de quarante personnes sont maintenant sur le terrain de M.Dupuis. Il est 23h30. L’objet retourne rejoindre les siens et devient un point rouge. Les policiers descendent de leur véhicule et demandent aux gens de reculer, au cas ou ces objets soient radioactifs (sic). Les heures passent et le ballet cosmique se poursuit mais occupe maintenant un plus grand espace dans le ciel avec un nombre réduit d’objets. Certains témoins se lassent et quittent. Les Grégoire , les Dupuis et les policiers entrent dans la résidence. On fait du café, des sandwichs et profitant du brouhaha des discussions qui vont bon train, Benoît Grégoire sort à l’extérieur et décide de regagner à pied la route principale. Mais pour cela il doit traverser la voie ferrée.
Comme une feuille morte qui se balance
Benoît a décidé d’entreprendre seul cette expédition parce qu’il est sous le coup d’une forte émotion. Il essaie de comprendre. Près de quinze objets lumineux et silencieux qui s’échangent des signaux, répondent aux siens, s’aventurent au-dessus d’eux, les policiers qui parlent de radiations, il n’est pas fou, à un moment il y avait bien quarante autres personnes sur place. Il ne comprend pas. Il pense à tout cela quand une lumière crue attire son attention sur la voie ferrée. Un train ? À cette heure-ci et qui ne fait aucun bruit ?. Il patiente quelques instants, son cœur bat la chamade. Trop c’est trop. Il est ahuri. Devant lui, à un mètre à peine au-dessus des rails s’avance un objet de la taille d’une voiture. Bleuâtre, ayant la forme d’un œuf sur le côté, il évolue comme une feuille morte dans le vent, se balançant gracieusement de gauche à droite.. Brusquement, comme s’il venait de se heurter à un mur invisible, l’objet s’immobilise. Il bascule sur son axe et projette en direction du Mont Caribou un faisceau lumineux et soudain à très grande vitesse va regagner sa place avec les autres objets au-dessus de la vallée. Benoît Grégoire sait maintenant que ce qu’il voit ne vient pas d’ici «  De toute ma vie je n’ai jamais rien vu qui ressemble à cela et je ne le reverrai jamais » C’est cette observation qui fit que Benoît Grégoire accepta de nous rencontrer la première fois lorsqu’il prit connaissance par la radio qu’une équipe d’enquêteurs de Québec opéraient dans le secteur.
L’agent Yves Poulin de la Sûreté du Québec
Cette même nuit, il est une heure trente du matin quand l’agent Yves Poulin de la brigade criminelle du détachement de la SQ de Thetford Mines reçoit l’appel de ses collègues à son domicile. Il me racontera : «  C’était très gros, ce que c’était je n’en ai aucune idée mais c’était très gros, ovale en forme de hublot et des hublots il y en avait, six je dirais, c’était immense ». Des années plus tard deux autres policiers de la SQ qui ont exigé l’anonymat se présenteront à la station CJRP de Québec où je présente une série radiophonique sur les ovnis. Deux grands gaillards, solides, en civil mais qui s’identifient avec leur plaque confirment point par point, selon leur angle de vue ce qu’ils ont observés. «  On sait une chose. Ces affaires-là ne venaient pas d’ici. » Pas plus que l’agent Poulin ils n’ont fait de rapport officiel. «  Dans des circonstances comme celles-là on n’est pas obligés de le faire ( ?) » Dans la semaine suivant l’observation, des chasseurs des Forces Armées survolèrent en grand nombre le secteur de Vimy Ridge. Pauline Mongrain ufologue du C.R.U Centre de recherche d’ufologie, a par la suite effectué durant les années 90 de nombreuses démarches auprès des organismes gouvernementaux pour en savoir plus sur l’Affaire Grégoire. Elles se sont terminées de manière abrupte lorsque malgré la Loi d’Accès à l’information elle s’est fait répondre par un préposé du Ministère de la Défense que dans ce cas, certains documents ne peuvent être déclassifiés en fonction de la sécurité nationale…. Il existe encore des sceptiques qui prétendent que météorites, étoiles filantes, foudre en boule et coïncidences viennent tout expliquer. Rappelez-vous la devise du sceptique accompli : « Les ovnis n’existant pas, tout ce qui tend à démontrer le contraire est donc faux »: Cet évènement changera la vie des Grégoire. Ils en parleront toute leur vie !
Une Nouvelle rencontre
Yolande Grégoire en novembre 2010 sur les lieux de l'observation
En novembre 2010, tel que mentionné plus haut, je revois Yolande après de longues années. Benoît est décédé au début des années 2000 alors que j’étais en France. J’avais bien fais une petite visite de courtoisie mais personne n’avait vraiment le cœur à l’ufologie et nous n’avons rien abordé de tel. Mais cette fois c’est différent.
Alors que Jean Lavergne qui m'accompagne pour filmer l'entrevue se prépare Yolande me dit alors avoir confié un élément de leur observation à Pauline Mongrain venue la visiter entretemps. Après coup Pauline, sachant fort bien que j’avais publié mon enquête sur cet évenement depuis belle lurette lui a demandé : «  Mais pourquoi ne pas en avoir parlé à Jean , c’est gros cette affaire-là ». Pauline lui a répondue et m’a donné exacte,ment la même réponse; «  Jean , Benoît et moi, à l’époque on s’est dit que ce qu’on t’avait raconté était suffisamment incroyable pour que tu nous prenne pour des fous. Benoit avait très peur de ca. Il travaillait à la mine….les enfants, tu sais… » J’ai tout compris. En 1969, voir des créatures étranges se mouvoir à proximité d’une auge lumineuse comme un néon n’était pas très ordinaire. Même de nos jours.
Jean Lavergne directeur des opérations techniques du CEO au travail
Selon Pauline, confirmé par Yolande Grégoire voici ce qu’il aurait finalement raconté :Écoutez,   moi ce que Benoît m'a raconté c'est ceci :
Lieu de l'observation de Vimy-Ridge par les Grégoire mais également d'une expérience exceptionnelle pour moi, telle que je la relate dans mon dernier ouvrage :CE DONT JE N'AI JAMAIS PARLÉ en page 58.
« Lorsque je suis retourné sur le chemin avec Mr Dupuis nous avons vu un espèce d'auge très lumineuse dans le champ. J'ai dit à M Dupuis que j’allais éteindre les lumières de l'auto. On s’est arrêtés et  j'ai pris mes jumelles. Il y avait une petite éclaircie au-travers des arbustes,  là j'ai aperçu 2 ou 3 êtres de petites taille qui semblaient chercher quelque chose autour de ce néon ou de cette auge, ils portaient des combinaisons foncées. L’extérieur de l'engin  paraissait fait de plusieurs miroirs de différentes grandeur, et là je crois que l'on s'est aperçu que je les observaient car il y en a un qui m'a regardé  puis  tout s'est éteint d'un coup , je ne peux préciser si M Dupuis les a vu , car je suis le seul à avoir pris les jumelles ... Je n'en ai pas parlé à M Dupuis .
Pauline ajoute : « M Grégoire n'avait pas beaucoup de détails sur cette information car il m'a toujours dit que tout cela s'était passé assez vite .. petite taille et habit fonçé , aucun autre détail »
Voilà donc une RR-1 qui se transforme brutalement en RR-lll
Un grand merci à Yolande, Luce sa fille et Pauline Mongrain. Voilà un des beaux fleurons de l’ufologie québécoise qui se pare d’une toute nouvelle dimension.
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argaiv1939

16 mai 2012

Code 8526

DOSSIER OVNI VIMY RIDGE 

Enquête effectuée par Jean Casault 

(Illustration EDC Studio : Éric Dorion)

Collaborateur précédent et actuel dans ce dossier Pauline Mongrain de l'AQU



A la douce mémoire de Benoît Grégoire

Des détails supplémentaires m’ont été fournis suite à la parution de ce dossier une deuxième fois dans mon livre « CE DONT JE N’AI JAMAIS PARLÉ » En effet, en novembre 2010, le directeur des Opérations Techniques Jean Lavergne et moi-même nous sommes rendus à Black Lake afin de filmer une entrevue avec Yolande Grégoire. Simultanément, Pauline Mongrain actuellement au sein de l’AQU a confirmé par la suite les propos de Benoît que devait me rapporter Yolande au cours de notre rencontre. Ce fut tout un choc pour moi . Revoyons d’abord les faits.

Le 22 septembre 1968

Benoît, comme plusieurs résidents du secteur est un employé de la mine d’amiante. Ce dimanche soir, ils sont allés rendre visite à des amis à Disraéli et il regarde l’heure. Il est temps de rentrer. La route est assez longue merci et le matin vient vite. Benoît et Yolande n’ont pas consommé d’alcool. «  Jamais la semaine et le dimanche soir, c’est comme la semaine » explique Yolande avec un visage aimant sur son mari.

Ils roulent sur la 112, l’avenue Roy, qui les mènent vers Black Lake au nord. « Par chez-nous quand il fait noir c’est comme rouler dans le fond d’un encrier » nous explique Benoît. « On voit beaucoup plus d’étoiles qu’en ville » C’est sans doute pour cette raison que son regard fut attiré par un mouvement dans le ciel. Les deux voient passer, au niveau de l’horizon un gros point lumineux, de gauche à droite. Quand ce dernier se scinde en plusieurs autres points lumineux de même taille, Benoît est estomaqué. Ce n’est pas normal. Il réalise alors que ces objets se dirigent sans aucun doute dans la vallée plus bas sur sa droite. Pour en avoir le cœur net, il décide de prendre un chemin de traverse en direction de Vimy Ridge à l’est, mais Yolande ne veut rien entendre. Il est tard, on ne sait pas c’est quoi, ça ne nous regarde pas, on rentre à la maison. Mais la curiosité de Benoît l’emporte sur l’inquiétude de Yolande.

La raison est fort simple. Si les objets s’étaient volatilisés, il n’aurait pas insisté, mais ce n’est pas ce qui se produit. Ce qui aurait pu être le fractionnement d’une météorite comme cela se produit de temps à autre n’a plus rien à voir avec ce phénomène. Les objets qui se sont détachés du premier orbitent maintenant autour de celui-ci, comme un petit système solaire. L’un d’eux semble maintenant se diriger vers le village mais il bifurque brusquement vers le Mont Caribou à l’ouest.

Un ballet dans le ciel

Le chemin qu’emprunte Benoît l’emmène directement au-dessus de la vallée. Il fait très noir et il ne discerne pas les montagnes devant lui mais il sait qu’elles y sont. Dans le ciel, c’est un ballet hallucinant de quinze objets au total qui se déroule sous leurs yeux. Comme des lucioles géantes, les objets volent dans tous les sens, s’immobilisent, repartent, change de trajectoire ce qui rend Benoît Grégoire extrêmement nerveux. Yolande est stupéfaite. Ils ne comprennent pas ce qu’ils voient. Cela ne fait aucun sens. Benoît a immobilisé le véhicule et il en est descendu. Il se frappe les cuisses et crie très fort à son épouse : « Mais c’est quoi ça ? C’est quoi ? »  Il remonte dans son véhicule. Marie ne proteste plus, et que c’est inutile. Son mari ne rentrera pas tranquillement à la maison. Effectivement il poursuit sa route et se rend chez les Dupuis, des amis de toujours qui demeurent tout près. Il est tard, environ 22h00 mais tant pis, il faut qu’ils voient ça.

Échange de signaux

Ils sont maintenant six avec les enfants des Dupuis à observer l’incroyable spectacle. Ce qui exclut le chien qui hurle à mort et le chat qui, terrorisé, vient de disparaître dans le bois. De très longues minutes s’écoulent, le ballet fantastique se poursuit et Dupuis se décide enfin à rentrer pour alerter la Sûreté du Québec et ses voisins. Quand il ressort, Benoît lui dit : «  Ils échangent des signaux, regarde, c’est ça, regarde, lui s’allume plus fort et l’autre lui répond » Sans prévenir personne, Benoît saute dans son véhicule et se met à peser frénétiquement sur les freins. «  Je me suis dit, moi aussi je vais leur envoyer des signaux » nous dira-t’il non sans une certaine fierté.

Des milliers de petits miroirs et… des policiers inquiets.

Évidemment en 1968 personne n’a de caméra vidéo ou de téléphone cellulaire pour capter les images et la mode de trimballer ou même de posséder un appareil photo n’est pas encore arrivée. Mais des jumelles ça ils ont ! Yolande se rue vers la voiture et crie à Benoît : «  Arrête , arrête ça, ils foncent sur nous autres » En effet un des objets se dirige droit sur eux et Dupuis confiera : «  Dans mes longue-vue on aurait dit que c’était des milliers de petits miroirs » parce que très rapidement l’objet plane au-dessus de leur tête à quelques centaines de mètres. Les témoins se retournent brusquement. Du haut de la pente, des lumières blanches s’approchent. Ce sont deux véhicules de la Sûreté du Québec. Près de quarante personnes sont maintenant sur le terrain de M.Dupuis. Il est 23h30. L’objet retourne rejoindre les siens et devient un point rouge. Les policiers descendent de leur véhicule et demandent aux gens de reculer, au cas ou ces objets soient radioactifs (sic). Les heures passent et le ballet cosmique se poursuit mais occupe maintenant un plus grand espace dans le ciel avec un nombre réduit d’objets. Certains témoins se lassent et quittent. Les Grégoire , les Dupuis et les policiers entrent dans la résidence. On fait du café, des sandwichs et profitant du brouhaha des discussions qui vont bon train, Benoît Grégoire sort à l’extérieur et décide de regagner à pied la route principale. Mais pour cela il doit traverser la voie ferrée.

Comme une feuille morte qui se balance

Benoît a décidé d’entreprendre seul cette expédition parce qu’il est sous le coup d’une forte émotion. Il essaie de comprendre. Près de quinze objets lumineux et silencieux qui s’échangent des signaux, répondent aux siens, s’aventurent au-dessus d’eux, les policiers qui parlent de radiations, il n’est pas fou, à un moment il y avait bien quarante autres personnes sur place. Il ne comprend pas. Il pense à tout cela quand une lumière crue attire son attention sur la voie ferrée. Un train ? À cette heure-ci et qui ne fait aucun bruit ?. Il patiente quelques instants, son cœur bat la chamade. Trop c’est trop. Il est ahuri. Devant lui, à un mètre à peine au-dessus des rails s’avance un objet de la taille d’une voiture. Bleuâtre, ayant la forme d’un œuf sur le côté, il évolue comme une feuille morte dans le vent, se balançant gracieusement de gauche à droite.. Brusquement, comme s’il venait de se heurter à un mur invisible, l’objet s’immobilise. Il bascule sur son axe et projette en direction du Mont Caribou un faisceau lumineux et soudain à très grande vitesse va regagner sa place avec les autres objets au-dessus de la vallée. Benoît Grégoire sait maintenant que ce qu’il voit ne vient pas d’ici «  De toute ma vie je n’ai jamais rien vu qui ressemble à cela et je ne le reverrai jamais » C’est cette observation qui fit que Benoît Grégoire accepta de nous rencontrer la première fois lorsqu’il prit connaissance par la radio qu’une équipe d’enquêteurs de Québec opéraient dans le secteur.

L’agent Yves Poulin de la Sûreté du Québec

Cette même nuit, il est une heure trente du matin quand l’agent Yves Poulin de la brigade criminelle du détachement de la SQ de Thetford Mines reçoit l’appel de ses collègues à son domicile. Il me racontera : «  C’était très gros, ce que c’était je n’en ai aucune idée mais c’était très gros, ovale en forme de hublot et des hublots il y en avait, six je dirais, c’était immense ». Des années plus tard deux autres policiers de la SQ qui ont exigé l’anonymat se présenteront à la station CJRP de Québec où je présente une série radiophonique sur les ovnis. Deux grands gaillards, solides, en civil mais qui s’identifient avec leur plaque confirment point par point, selon leur angle de vue ce qu’ils ont observés. «  On sait une chose. Ces affaires-là ne venaient pas d’ici. » Pas plus que l’agent Poulin ils n’ont fait de rapport officiel. «  Dans des circonstances comme celles-là on n’est pas obligés de le faire ( ?) »

Dans la semaine suivant l’observation, des chasseurs des Forces Armées survolèrent en grand nombre le secteur de Vimy Ridge. Pauline Mongrain ufologue du C.R.U Centre de recherche d’ufologie, a par la suite effectué durant les années 90 de nombreuses démarches auprès des organismes gouvernementaux pour en savoir plus sur l’Affaire Grégoire. Elles se sont terminées de manière abrupte lorsque malgré la Loi d’Accès à l’information elle s’est fait répondre par un préposé du Ministère de la Défense que dans ce cas, certains documents ne peuvent être déclassifiés en fonction de la sécurité nationale…. Il existe encore des sceptiques qui prétendent que météorites, étoiles filantes, foudre en boule et coïncidences viennent tout expliquer. Rappelez-vous la devise du sceptique accompli : « Les ovnis n’existant pas, tout ce qui tend à démontrer le contraire est donc faux »: Cet évènement changera la vie des Grégoire. Ils en parleront toute leur vie !

Une Nouvelle rencontre

Yolande Grégoire 

En novembre 2010, tel que mentionné plus haut, je revois Yolande après de longues années. Benoît est décédé au début des années 2000 alors que j’étais en France. J’avais bien fais une petite visite de courtoisie mais personne n’avait vraiment le cœur à l’ufologie et nous n’avons rien abordé de tel. Mais cette fois c’est différent.Alors que Jean Lavergne qui m'accompagne pour filmer l'entrevue se prépare Yolande me dit alors avoir confié un élément de leur observation à Pauline Mongrain venue la visiter entretemps. Après coup Pauline, sachant fort bien que j’avais publié mon enquête sur cet évenement depuis belle lurette lui a demandé : «  Mais pourquoi ne pas en avoir parlé à Jean , c’est gros cette affaire-là ». Pauline lui a répondue et m’a donné exacte,ment la même réponse; «  Jean , Benoît et moi, à l’époque on s’est dit que ce qu’on t’avait raconté était suffisamment incroyable pour que tu nous prenne pour des fous. Benoit avait très peur de ca. Il travaillait à la mine….les enfants, tu sais… » J’ai tout compris. En 1969, voir des créatures étranges se mouvoir à proximité d’une auge lumineuse comme un néon n’était pas très ordinaire. Même de nos jours.

Avec Jean Lavergne directeur des opérations techniques du CEO nous sommes allés rencontrer Yolande pour une entrevue filmée. Elle nous a confirmé avoir rapporté  à Pauline les propos de Benoît :




Lieu de l'observation de Vimy-Ridge par les Grégoire mais également d'une expérience exceptionnelle pour moi, telle que je la relate dans mon ouvrage :CE DONT JE N'AI JAMAIS PARLÉ .

« Lorsque je suis retourné sur le chemin avec Mr Dupuis nous avons vu un espèce d'auge très lumineuse dans le champ. J'ai dit à M Dupuis que j’allais éteindre les lumières de l'auto. On s’est arrêtés et  j'ai pris mes jumelles. Il y avait une petite éclaircie au-travers des arbustes,  là j'ai aperçu 2 ou 3 êtres de petites taille qui semblaient chercher quelque chose autour de ce néon ou de cette auge, ils portaient des combinaisons foncées. L’extérieur de l'engin  paraissait fait de plusieurs miroirs de différentes grandeur, et là je crois que l'on s'est aperçu que je les observaient car il y en a un qui m'a regardé  puis  tout s'est éteint d'un coup , je ne peux préciser si M Dupuis les a vu , car je suis le seul à avoir pris les jumelles ... Je n'en ai pas parlé à M Dupuis .Pauline ajoute : « M Grégoire n'avait pas beaucoup de détails sur cette information car il m'a toujours dit que tout cela s'était passé assez vite .. petite taille et habit fonçé , aucun autre détail »Voilà donc une RR-1 qui se transforme brutalement en RR-lllUn grand merci à Yolande, Luce sa fille et Pauline Mongrain. Voilà un des beaux fleurons de l’ufologie québécoise qui se pare d’une toute nouvelle dimension.

 

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