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( Dessins de Hélène Dupont repris par EDC Studio)

21 février 2011

Code 3289

AFFAIRE ANGIE (suite  Loup-Garou)

Une enquête de Jean Casault et de Hélène Dupont

 

 

 

EXPÉRIENCE D'ESPACE MANQUANT

 

Comme chacun sait, il est fréquent pour certains témoins de vivre une expérience de temps manquant. Un OVNI est observé, il est 18h00, l'observation dure une dizaine de minutes et le témoin réalise qu'il est 19h30. Dans le cas qui nous concerne, l'expérience est différente. Vers le mois de septembre 1990, William, Angie et leur fille sont à bord de leur véhicule. Ils se rendent, comme c'est le cas souvent, chez leurs amis du Lac Cayamant (c'est de là qu'ils revenaient dans l'affaire de l'homme-loup un mois plus tard). Ils ont quitté la maison peu après le souper. Pour se rendre chez leurs amis, ils doivent emprunter une côte assez abrupte d'une longueur d'un peu plus d'un kilomètre. Au moment ou ils arrivent à quelques pieds du haut de la côte... ils réalisent qu'ils sont au bas de celle-ci.

 

Éberlués, ils se regardent tous les trois, se demandent ce qui ce passe, s'interrogent, confirment à trois qu'ils étaient bien arrivés en haut et trouvent mystérieux qu'ils sont à nouveau au bas de la côte. Aucun des trois n'argumente, c'est-à-dire que ce n'est pas un ou deux d'entre eux qui constate le phénomène mais LES TROIS. Ce point est important. L'affaire reste là. Un mois plus tard c'est l'homme-loup qui viendra les troubler bien que cette fois, ils ne sont que deux.


Les années passent. Des phénomènes lumineux étranges viendront leur rappeler à l'occasion qu'ils semblent être la cible de manifestations incompréhensibles, mais ils n'ont aucune ressource pour se vider le cœur. C'est alors que l'annonce de la formation du CEIPI attire leur attention. Habitués d'entendre l'animateur de CJRC, ils décident de lui faire confiance et William entre en communication avec moi. Ce qui n'a toutefois pas été mentionné dans cet article est la tentative d'hypnose pour revivre l'événement de la côte. Un échec. Toutefois il est à noter qu'après avoir terminé la discussion, William, les yeux rougis a dit : Il y avait une forme, une forme sombre, ovale en haut de la côte. Quant à Angie, le ton hésitant a ajouté : Il y a une seule chose qui me revient à l'esprit : « Lâchez ma fille » Ce n’était donc pas un échec total..


Un mois plus tard, Hélène et moi avons rencontré à nouveau William et Angie. Aucune séance dhypnose. Le but de la visite était de les aider à éclairer une autre série de manifestations. À l'état de veille, depuis une semaine, ils voient distinctement des scènes étranges. C'est Angie qui est la plus affectée. Par bribes sauvages, des images s'imposent à elle.

 

Quant à son mari il n'en a qu'une seule. Or aujourd’hui en 2011 je peux expliquer ce qui s’est passé à l’époque. L’hypnose peut avoir un effet retardateur et c’est après-coup, quand l’intellect au repos n’est plus sur la défensive que certains souvenirs peuvent alors remonter à la surface. J’aimerais appuyer mes dires en revenant sur un point important. William et Angie ,en 1995 n’ont guère d’intérêt pour la télévision et certes pas les émissions américaines qui à cette époque sont les seules à diffuser des émissions à saveur ufologique comme Sightings par exemple. Ils n’ont jamais vu cette émission et ne captent que deux stations de toute manière. Ils n’ont jamais lu un seul livre autre que la Bible et certes pas un livre sur les ovnis.

 

SOUVENIRS RESSURGIS

 

Donc il n'y a rien d'anormal ici. Il est faux de prétendre que l'hypnose est l'unique façon de se souvenir d’évènements enfouis dans la mémoire. Parfois il suffit d'accepter le simple fait d'avoir vécu une expérience étrange et d'en parler ouvertement pour que des souvenirs resurgissent par bribes. Le CEO enseigne d’ailleurs une technique d’entrevue cognitive dans le Guide de l’enquêteur ufologique.

 

LA VISION DE WILLIAM


C'est une vision obsédante qui revient constamment : un plancher, un pilier et un plafond. Les trois semblent moulés ensemble comme si le pilier était en fait le prolongement du plancher et du plafond. Aucune soudure, aucune séparation. Il n'y a pas de couleur précise bien qu'il croit qu'il pourrait s'agir d'un métal poli. Hélène l’a reproduit et William a approuvé avec ferveur l’exactitude du dessin. «  J’en ai froid dans le dos » a-t-‘il ajouté.


LES VISIONS D'ANGIE

Elle voit deux tables et deux lumières par-dessus. L'ensemble, à l'image de la vision de William est moulé à même le plancher. Il n'y a personne sur les tables. Pas de décor visible et rien d'autre qui attire son attention.


Puis, elle est couchée nue sur une table. Elle voit comme une seringue de plastique blanc qui entre dans sa narine droite et cause une douleur à son cerveau, douleur qu'elle ressent d'ailleurs chaque fois qu'elle parle de ce sujet à l'état d'éveil. Elle ressent la présence d'un cerceau autour de sa tête. Du côté de l'oeil elle voit sa fille, nue, à un âge qui correspond à l'année 1990. Deux êtres s'affairent à ses côtés, à la hauteur de son bassin. Ils s'en éloignent avec un petit contenant. C'est là jure-t-elle que vient la phrase : " Lâchez ma fille"


 


Elle voit une planète dans l'espace avec autour un anneau. Elle identifiera plus tard la planète Saturne. Par contre il aura fallu que je lui montre une photographie de Saturne. Elle ignorait que cette « chose » existait.


Ici elle voit une tête. Elle ne voit que du nez à la bouche jusqu'à la taille. Elle voit un costume uni gris, avec des épaulettes. L'être parle mais la bouche ne bouge pas. Elle retient ceci : Ales gens sont malades parce que leur système immunitaire est affaibli par la contamination particulièrement celle causée par le monoxyde de carbone. L'homme a perdu le sens de sa survie et ne peut arrêter le danger qui le guette. Les animaux ont conservé ce sens mais pas l'homme. Angie ne sait pas ce qu’est du monoxyde de carbone. William par contre le sait. Ce n'est que plus tard que les ufologues constateront à quel point l'environnement est une préoccupation constante chez les ravisseurs. Moi-Même à cette époque j'ai grimacé en regardant Hélène ayant l'air de dire : " On s'en fout du monoxyde de carbone !!!". C'était en 1996 !



Elle voit l'être au complet. Elle croit discerner un autre être assis à une console avec des symboles.



 

( Dessin de Hélène Dupont repris par EDC Studio)

 

À nouveau sur deux tables, elle et sa fille. Ça descend. Elles se retrouvent dans une caverne de roc et sur un mur il y a une cavité et derrière une paroi de verre, de l'eau et des poissons. Ils sont faits sur le long. Derrière elle des arches de pierre et des tunnels qui semblent ne jamais finir. C'est la première fois (encore aujourd'hui) qu'une scène de ce genre est évoquée.

Elle voit deux êtres dont un qui semble très âgé. Il est salué par un plus jeune. Ils portent des tuniques blanches. Elle ressent une grande paix intérieure. Derrière eux d'immenses pyramides et au loin deux OVNIs qui flottent au-dessus d'une ville très lointaine aux allures modernes. Le ciel au-dessus de cette ville est jaune.


Ces visions ne sont pas le fruit d'une importation d'images puisque les témoins ne sont pas contaminés par la lecture ou la télévision. Ce ne sont pas des images floues mais très précises et rapides.

 

SESSION D’HYPNOSE

 

La première ayant partiellement échoué je tente de nouveau. On revient sur l’homme-lkoup. Rien de nouveau sinon que sa terreur est évidente. Elle parle de marques étranges sur le corps, de déplacements d’objets et de phénomènes lumineux mais rien de tout cela ne s’est produit avant ou pendant les visions qui suivent. Elles sont le résultat d’une profonde méditation. Notez cependant que sous hypnose, Angie rapporte beaucoup plus de matériel, ce qui laisse supposer que les visions sont en fait des souvenirs d’un événement vécu dans un temps et une époque encore impossible à déterminer. C’est alors qu’elle dit monter dans un chariot. Je ne saisis pas bien. Elle insiste et parle d’un chariot comme ceux qui existent dans les mines. Le chariot n’avance pas il recule et soudain, elle se cambre et le chariot devient plutôt comme un œuf.



Angie est en transe semi-profonde. Je la ramène à cette méditation et lui demande de me décrire le chariot dans lequel elle s’est vue monter. “Ce n’est pas un chariot” dira-t-elle aussitôt, “C’est un oeuf”. En fait, il s’agit d’un siège ayant la forme d’un oeuf coupé en deux et vertical. Il est parfaitement moulé au corps. Deux êtres ayant le corps entièrement blanc se tiennent chaque côté et l’accompagne dans un voyage “sur place mais à reculons”. Le dessin d'Hélène qu'elle verra après l'hypnose aura son approbation assortie d'une moue de dégoût. Sur place signifie qu’elle n’a jamais ressenti de mouvement ni dans un sens ou dans l’autre. De reculons d’autre part signifie qu’elle reculait ou alors que les images semblaient arriver en provenance de l’arrière.


MES ANCÊTRES !

La première vision est celle de son grand-père décédé en 1968. Il est dans son cercueil. Soudain, il se soulève à demi et la regarde droit dans les yeux. Angie voit le tout en noir et blanc. Elle n’éprouve aucune peur. Elle recule, tout devient noir (comme entre chaque séquence à venir) et elle voit un amérindien. Cette fois la scène est en couleur. L’homme a les cheveux assez longs aux épaules. Sa tête est encerclée par un bandeau noir autour duquel se trouvent une série de plumes blanches avec un contour noir. Aux bras, il a de petits colliers en bâtonnets qui forment un V. Au cou, il porte trois colliers dont un représente un aigle. Il est vêtu de peaux et portes des bottes de fourrures blanches. Il est dans la neige.


La scène suivante est celle d’un trappeur. Il a quarante ans environ, la barbe longue et les cheveux également. Il a un chapeau de fourrure et une veste de peau. Il est également dans la neige. Il se dirige vers une cabane en haut d’une colline. Dans le toit, à l’extérieur, il y a un grand bout de bois sur lequel il accroche son gibier. Noir. Effet de reculement. Cette fois c’est une famille, très pauvre semble-t-il, qui vit dans une vieille cabane dont le plancher semble en terre battue. La femme est près du “poêle à chevreuil” et l’homme est assis à une table fait de rondins. Dans un berceau de bois, dort un bébé. La scène de l’amérindien est la seule qui ait été vue en couleurs.


C’est alors que semble sortir de nulle part un être blanc aux grands yeux noirs.



( Dessin de Hélène Dupont repris par EDC Studio)

 

Il s’ensuit une visite très particulière à l’intérieur d’une immense salle métallique, grise en apparence et surmontée de poutrelles avec des trous. On y retrouve des boites carrées surmontées de cubes transparents dans lesquels flottent des bébés d’apparence humaine. Une fenêtre donnant sur un extérieur brumeux fait dire à Angie qu’elle n’est pas sur un vaisseau mais sur Terre ou ailleurs... Le mot Pégase lui vient à la bouche. Angie persiste à dire qu’elle connaît très bien ces êtres (une constante chez les enlevés, mais qui ne sera vraiment connue que plus tard et Angie n’a jamais lu un seul ouvrage sur la question.). Pégase ne lui dit absolument rien et bien honnêtement à cette époque, bien que sachant qu'il s'agissait d'.une créature mythologique je ne savais pas qu'il s'agissait aussi d'une constellation.


J’essaie de ramener Angie dans la grande salle grise mais, il n’en ressort rien de nouveau. Toutefois, lorsqu’elle évoque la présence de l’oeuf à l’intérieur de cette salle, il nous vient à l’idée de lui faire explorer cet aspect. “C’est une machine du temps” insiste-t-elle, une machine qu’elle utiliserait souvent. Elle voit des scènes qui remontent à l’ancienne Égypte et décrit ce qu’elle y voit. C’est alors qu’elle s’écrie : “C’est moi !” Elle a 16 ans, elle s’appelle Aïda et son père est marchand d’esclave. Après plusieurs questions, le nom Néfertiti lui vient à l’esprit. Angie admettra son ignorance plus tard que l’Opéra d’Aïda de Verdi, écrit sous la guidance de l’égyptologue Mariette a connu un échec cuisant de sa présentation il y a quelques années au Stade Olympique de Montréal.


Quant à Nefertiti, la Reine du Nil, elle est la deuxième femme égyptienne la plus connue depuis Cléopâtre. Même si Angie affirme ne jamais avoir vu ces noms (ce qui est bien possible), il n’est toutefois pas impossible qu’ils aient logé quelque part dans sa mémoire.

 


Je n’ai pas eu de nouvelles de William et Angie depuis 2004. Ils ne vivent plus ensemble.